Description

Communiqué : Portrait de santé des femmes de la Mauricie et du Centre-du-Québec

COMMUNIQUÉ | Portrait de santé des femmes 2021: des interventions prioritaires pour les femmes de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Description

Trois-Rivières, le 21 juin 2022. Dans le cadre de leur plan d’action « Santé et bien-être des femmes 2021-2023 », les Tables de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie et du Centre-du-Québec présentent un premier « Portrait de santé des femmes de la Mauricie et du Centre-du-Québec ». Résultat d’une démarche collaborative avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux Mauricie-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) et plusieurs partenaires issus du milieu communautaire des deux régions, ce document se veut être un outil de référence pour identifier et mieux répondre aux besoins spécifiques des femmes sur ces territoires.

À l’automne 2020, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) annonçait le lancement de son plan d’action en santé et bien-être des femmes. C’est donc dans le cadre de la mesure 5 de ce plan ministériel « Financer des projets régionaux de collaboration et de concertation ayant un impact sur la santé et le bien-être des femmes visant à consolider les partenariats entre le réseau de la santé et des services sociaux et le réseau communautaire travaillant en santé et bien-être des femmes » que les deux Tables ont décidé de porter conjointement et en partenariat avec le CIUSSS MCQ leur plan d’action régional en santé et bien-être des femmes pour les deux régions administratives de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

La 1ère réalisation inscrite dans ce plan d’action, une fois le comité de travail mis en place, le Portrait de santé des femmes de la Mauricie et du Centre-du-Québec, visait à documenter les enjeux relatifs à la santé et au bien-être des femmes et identifier les priorités d’actions à développer.

Les résultats des analyses qualitatives et quantitatives présentés dans ce portrait, permettront aux partenaires de la région œuvrant dans la mise en œuvre d’actions et d’interventions auprès des femmes, d’orienter leurs projets en fonction des réalités et besoins recensés. Pour Joanne Blais, directrice de la TCMFM, il apparaît essentiel « de renforcer les collaborations et la communication entre les organismes communautaires au sein des deux régions, mais aussi avec le CIUSSS MCQ. Ce maillage territorial permettra d’assurer un meilleur continuum dans le soutien offert aux femmes ».

Des actions ciblées pour répondre à des constatations alarmantes

Le rapport fait état d’un isolement plus important chez les femmes. Plusieurs facteurs y contribuent : la pauvreté, l’isolement géographique, la mobilité, l’accessibilité aux services et l’absence d’accès aux technologies numériques. De plus, le rapport établit clairement que la santé mentale des femmes est visiblement plus fragilisée. La diminution des contacts sociaux, combinée à un marché du travail ébranlé et un risque de précarité augmenté viennent ajouter à la charge mentale ressentie. On note par ailleurs une prévalence des troubles anxiodépressifs plus élevée (7,7% de femmes contre 4,8% des hommes) et une augmentation de la consommation d’antidépresseurs, notamment chez les femmes âgées de 65 ans et plus. Il ressort également que les violences conjugales, physiques, psychologiques, verbales, sexuelles ou économiques se sont accentuées. Une détresse nettement plus accrue, exacerbée par la pandémie. Rappelons ici l’augmentation de 76,9% du nombre de féminicides en 2020 ou des 7 000 appels de plus reçus par SOS Violence conjugale.

À la lecture des constatations issues des analyses des résultats, émane une série de recommandations pour lesquelles les deux Tables de concertation vont, dans les prochaines années, mettre en place des actions prioritaires concertées, notamment auprès des femmes plus isolées, vieillissantes et/ou en situation de précarité :

  • Lutter contre l’isolement, notamment pour les femmes plus isolées géographiquement, économiquement, par manque de mobilité ou en raison d’un manque d’accès au numérique ;
  • Contribuer à contrer les problématiques de santé mentale en facilitant les échanges et les rassemblements et en promouvant l’accès à des ressources de santé mentale adaptées;
  • Favoriser l’accompagnement et la réintégration dans l’emploi.

Selon Francyne Ducharme, directrice de la TCMFCQ, « le développement d’interventions en prévention et promotion de la santé et du bien-être, ainsi que le support à des projets politiques en ce sens, sont des priorités communes pour répondre non seulement au vécu des organismes dans leurs milieux, mais aussi aux besoins spécifiques des femmes sur l’ensemble des deux territoires ».

Le « Portrait de santé des femmes de la Mauricie et du Centre-du-Québec » est disponible en ligne au www.tcmfm.ca sous l’onglet « Projets en cours ».

Les Tables de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont des regroupements régionaux féministes de défense collective des droits qui ont pour mission de favoriser la concertation et d’agir sur les questions mettant en jeu les intérêts et les conditions de vie des femmes.

– 30 –

Source : Joanne Blais, Directrice de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie, 819 372-9328 ou 819 386-2191, info@tcmfm.ca

Communiqué : action choc pour le droit à l’avortement

Communiqué de presse

Journée mondiale d’action pour la santé des femmes: Action choc pour le droit de toutes les femmes à l’avortement et à la santé!

Québec, 28 mai 2022 – Le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (RGF-CN) a appelé les femmes à prendre part à une action choc sur la terrasse Dufferin. En cette Journée mondiale d’action pour la santé des femmes, le RGF-CN revendique pour toutes les femmes un meilleur accès à l’avortement, ainsi qu’un réel accès à des services sociaux et de santé publics, gratuits, universels et de qualité sur l’ensemble du territoire.

Par cette action choc et symbolique, les femmes ont choisi de transformer leurs corps en messages politiques afin de rappeler leur droit de pleinement contrôler leur corps et leur maternité.  « Par cette action, nous souhaitons créer une image forte et puissante qui démontre toute la violence que ces attaques à l’avortement constituent pour les femmes et pour leur intégrité physique et morale. C’est leur vie que l’on met en danger lorsqu’on attaque le droit à l’avortement », s’insurge Élise Landriault-Dupont du RGF-CN.

Le droit à l’avortement attaqué au Canada aussi

Le RGF-CN se positionne en solidarité avec les femmes, les personnes trans et non-binaires des États-Unis afin de dénoncer haut et fort les attaques au droit à l’avortement qu’elles subissent. « Nous tenons à contrecarrer l’influence qu’une telle décision pourrait avoir au Canada. Et bien que les attaques contre ce droit soient nombreuses ici aussi, il est important de rappeler que la jurisprudence établit clairement la légitimité du droit à l’avortement au Canada » poursuit la porte-parole. Rappelons qu’à pareille date l’an dernier, le Parti conservateur du Canada a défendu un projet de loi à la Chambre des communes visant à limiter l’accès à l’avortement, son 7e projet de loi depuis 2007.

Plusieurs obstacles nuisent au droit à l’avortement au Canada : les temps d’attente; les lois restrictives de certaines provinces; les distances à parcourir et les inégalités d’accès selon le lieu de résidence; la disponibilité de la pilule abortive; le statut migratoire des femmes. L’accès réel à l’avortement varie beaucoup d’une région à l’autre du Québec et du Canada.

Dans la grande région de la Capitale-Nationale, il n’y a qu’une clinique pour desservir toute la population. Le temps d’attente pour avoir un rendez-vous peut aller jusqu’à 4 ou 5 semaines. De plus, au Québec, la méthode non chirurgicale (pilule abortive) n’est pas facilement accessible : les délais d’attente et les restrictions imposées par le Collège des médecins du Québec en limitent son utilisation. 61 % des Québécoises ne connaissent pas l’existence de cette option.

L’accès réel à tous les soins de santé

Le RGF-CN, de concert avec le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec, est préoccupé par l’avenir du réseau de la santé actuellement fissuré de toute part. La surcharge des travailleuses du système de la santé et des services sociaux; le manque de volonté politique en ce qui a trait à la sécurisation culturelle des personnes autochtones; la difficulté pour les femmes ayant un handicap d’avoir accès à certains services de santé ou services sociaux; l’absence de couverture pour les femmes à statut migratoire précaire; le délestage vers le privé et le milieu communautaire; tout cela doit cesser.

En cette Journée mondiale d’action pour la santé des femmes, nous revendiquons que l’avortement, ainsi que tous les soins de santé et les services sociaux, publics, gratuits, universels et de qualité soient réellement accessibles pour toutes les femmes, et ce, sur l’ensemble du territoire.

 

Le RGF-CN regroupe des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale et travaille la défense des droits et des intérêts de toutes les femmes, l’égalité des femmes entre elles, l’amélioration des conditions de vie.

Lettre ouverte du RGF-CN en réaction à l’annonce de l’arrêt Roe v. Wade au États-Unis

L’avortement est un droit et doit le rester!

La menace au droit à l’avortement qui plane aux États-Unis ces jours-ci ne nous surprend pas, pourtant elle doit vivement et collectivement nous alarmer. Si la Cour suprême américaine venait à invalider l’arrêt « Roe versus Wade » en juin prochain, texte qui constitue le fondement du droit à l’avortement américain, il s’agirait d’un retour en arrière de 50 ans ! Chaque État pourra alors choisir sa propre législation et ce sont 26 États conservateurs qui sont prêts à interdire complétement l’avortement.

Les groupes de femmes, particulièrement les groupes libre choix de partout dans le monde, ne sont pas surpris, travaillant d’arrache-pied depuis des décennies à contrer l’influence des groupes anti-choix et de la droite conservatrice.

Elle ne nous surprend pas mais nous affecte grandement, car la précarité face au droit et à l’accès à l’avortement existe ici aussi. Tous les jours, les groupes anti-choix raffinent leurs stratégies de lobbying et leur fonctionnement pour accroître leur influence. Plus de trente ans après la décriminalisation de l’avortement, cette question a refait surface lors de la dernière campagne électorale fédérale. En mai 2021, le parti conservateur canadien présentait un projet de loi visant à limiter l’accès à l’avortement, son 7e depuis 2007.

Au Québec, on peut penser à la campagne « Ta raison c’est la bonne https://www.taraison.ca/ », première campagne d’information au droit à l’avortement au Québec ; aux nombreuses actions organisées en réponse au mouvement anti-choix ; à l’accompagnement quotidien des femmes, des personnes trans et non-binaires dans un choix libre et éclairé concernant leur santé sexuelle et reproductive.

Pourtant, l’avortement fait partie de la vie de tous et toutes. Au Québec, 1 femme sur 3 aura recours à l’avortement au cours de sa vie. Et au Canada, 1 naissance sur 4 est due à un échec de contraception ! Personne n’est à l’abri d’une grossesse imprévue, mais toutes devraient avoir le choix de la poursuivre ou non.

Tout recul dans le droit à l’avortement constitue non seulement une atteinte aux droits fondamentaux des femmes, des personnes trans et non-binaires, mais également une menace à la santé publique. Rappelons que malgré les lois interdisant les interruptions de grossesse, les avortements continuent. Selon l’Organisation mondiale de la santé, 300 000 femmes meurent chaque année de complications liées à la grossesse et à l’accouchement, notamment en raison d’avortements pratiqués dans de mauvaises conditions de sécurité.

Une question de droit… et d’accès !

Bien que l’avortement soit légal au Canada, il faut rappeler que sa légalité ne constitue pas de facto un accès réel. Plusieurs obstacles limitent le droit à l’avortement au Canada : les inégalités d’accès selon le lieu de résidence, les délais d’attente, les lois restrictives de certaines provinces, l’objection de conscience du personnel médical, le statut migratoire ou la difficulté d’accès à la pilule abortive. Par exemple, dans la grande région de la Capitale-Nationale, il existe une seule clinique pour desservir toute la population, limitant l’accès des femmes vivant à distance de la ville de Québec et pouvant augmenter les délais d’attente.

Le droit des femmes de contrôler leur corps et leur maternité est fondamental. Aucun recul à cet égard ne peut être toléré, ici ou ailleurs. Tout doit être mis en œuvre pour améliorer les services actuels et faciliter l’accès à l’avortement libre, sécuritaire et gratuit pour toutes les personnes qui doivent y avoir recours, incluant celles qui ne sont pas couvertes par l’assurance-maladie publique, et ce, en respectant le choix de la méthode.

L’avortement est un droit et doit le rester. Nous ne pouvons pas risquer de prendre ce droit pour acquis.

Mélanie Leblanc et Élise Landriault-Dupont, co-coordonnatrices au Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (RGF-CN)

Sylvie Pedneault, directrice générale de S.O.S Grossesse

 – 30 –

Revue de presse

Le Soleil

Le Journal de Québec

Presse-toi à gauche!

Entrevues générées par la publication de la lettre ouverte

Journal de Montréal

QUB radio avec Sophie Durocher – épisode du 5 mai à partir de 2 minutes 30 secondes

LCN en direct le matin – épisode du 5 mai

Communiqué : Jour de la Terre

Communiqué de presse

Rassemblement Jour de la Terre: Bilan de l’inaction climatique

Québec, 22 avril 2022 – En ce Jour de la Terre, des centaines de personnes se sont rassemblées au parc de la Francophonie répondant ainsi à l’appel du Regroupement des groupes de femmes de la Capitale Nationale (RGF-CN) et du Regroupement d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches (RÉPAC 03-12). Ce rassemblement fût l’occasion d’écorcher le bilan du gouvernement de la CAQ en matière de justice sociale et climatique.

Un bilan désastreux pour la CAQ autant dans la lutte aux changements climatiques… 

Après presque quatre ans au pouvoir, force est de constater que l’argent et les profits des entreprises guident le gouvernement de la CAQ plutôt que le bien-être de la population québécoise. «Augmentation des normes de nickel dans l’air pour favoriser les entreprises minières au nom de la transition écologique, un troisième lien qui serait bon pour éviter l’étalement urbain, un ministre de l’environnement qui nous dit qu’il est impossible d’en faire plus pour lutter contre la crise climatique et un autre qui n’hésite pas à sacrifier les caribous pour le seul profit de l’industrie forestière, voilà le véritable visage du gouvernement Legault en matière d’environnement. Cela ne peut se résumer qu’en un mot : ÉCHEC! » dénonce Anne-Céline Guyon de Nature Québec.

… et en matière de justice sociale

En refusant d’agir pour lutter contre la crise climatique et en contribuant au démantèlement de notre filet social, le gouvernement abandonne les populations appauvries et marginalisées qui ont peu de marge de manœuvre pour faire face aux conséquences. “Par exemple, il devient beaucoup plus difficile, voire impossible, pour elles d’échapper aux vagues de chaleur, de faire face à l’augmentation du coût des aliments ou de trouver un nouveau logement lors d’inondations” explique Naélie Bouchard-Sylvain du Regroupement d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches (RÉPAC 03-12).

Les groupes sociaux mobilisés pour revendiquer de vrais changements !

Il est devenu incontournable d’instituer l’analyse d’impacts environnementaux comme une condition préalable à l’élaboration des lois, règlements, politiques, plans d’action, budgets du gouvernement provincial. Il est impératif de bannir les énergies fossiles d’ici 2030, autant en termes de production, de transformation, d’exportation que d’importation. Lutter contre les changements climatiques exige d’améliorer les dessertes de transport en commun et de rejeter le projet de 3e lien autoroutier entre Québec et Lévis. Finalement, le gouvernement devrait taxer la richesse et réinvestir massivement dans le filet social, afin d’assurer des conditions de vie décentes pour toutes et tous.

22 avril, Jour de la Terre

Le Jour de la Terre est une occasion de souligner l’impact catastrophique des changements climatiques au Québec, mais également partout sur la planète. Comme le GIEC l’a répété il y a quelques semaines, les changements climatiques ont un coût humain de plus en plus élevé. Ils affectent plus durement les groupes déjà désavantagés par le système capitaliste et le patriarcat. Il est notamment démontré que les phénomènes climatiques extrêmes ont un impact direct sur l’intensification des violences vécues par les femmes et les filles. “140 millions de filles devront se marier avant leur 18 ans dans la prochaine décennie, un nombre qui risque d’exploser en raison de la pauvreté extrême et de l’insécurité” a expliqué Judy Coulombe, du Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale.

Quelles leçons retenir du premier mandat de l’équipe Legault alors que la session parlementaire touche à sa fin? Pour les groupes mobilisés, les craintes se sont réalisées: on est plus près du déni climatique que des actions pour l’avenir.

– 30 –

Consultez la publication originale du communiqué :

Communiqué : crise du logement en Estrie

Communiqué de presse

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

CRISE DU LOGEMENT : BUDGET RÉVOLTANT !

 

Sherbrooke, le 2 avril 2022 – Les groupes de la société civile demeurent en colère contre le budget déposé par le ministre Girard le mardi 22 mars 2022. Un budget électoraliste qui aura un impact négatif sur l’appauvrissement de la population à faible et moyen revenu puisqu’il n’y a aucune mesure structurante afin de permettre à la population de se sortir la tête de l’eau.

Les 3 milliards 200 millions de dollars garochés par la fenêtre en distribuant un maigre 500 $ non récurrent pour contrer l’inflation auront un impact très modeste sur les augmentations substantielles des coûts liés au logement, à l’alimentation, au transport, etc. En plus, Revenu Québec va se servir en premier pour recouvrir de vieilles dettes. Ainsi, 1,2 million de contribuables n’auront pas accès en totalité ou en partie à leur 500$. Rappelons qu’à Sherbrooke, le coût du logement à lui seul a augmenté dans la dernière année de 8,7 % selon le rapport de la SCHL. Les dernières données nous indiquent qu’au Québec, l’inflation est de 4,7 %. Il est plus que temps de prendre cette crise sociale au sérieux.

Les sommes consenties dans le dernier budget pour respecter la promesse électorale de la CAQ sont nettement insuffisantes ; c’est à peine la moitié des 9600 logements sociaux non réalisés par les gouvernements précédents qui seront complétés. L’annonce du 1er avril du gouvernement du Québec de verser 14.3 millions aurait été donc bienvenue beaucoup plus tôt. Le gouvernement saupoudre ainsi des gouttes dans l’océan tout en annonçant un nouveau programme en habitation de logements locatifs teinté sinon inspiré de la stratégie canadienne du logement mettant fin ainsi au seul programme de logement social, Accès Logis.

Pour régler cette crise qui dure depuis près de 20 ans, nous exigeons la mise en œuvre d’une commission d’enquête publique, indépendante et itinérante qui prendra le temps d’évaluer les besoins réels afin de trouver des solutions à court, moyen et long terme. Il est aussi primordial de réaliser un grand chantier de logement social de 50 000 unités sur 5 ans, comprenant un nouveau programme de HLM de 10 000 unités au Québec.

Ce budget ne vient pas non plus résoudre les problèmes de sous-financement chronique des organismes communautaires, puisque les investissements annoncés pour les organismes en santé et services sociaux couvriront à peine 5% des besoins exprimés en Estrie selon nos calculs. De plus, l’accroissement des inégalités sociales rime avec un plus grand afflux de besoins de la population envers le communautaire et c’est notamment les organismes en défense collective des droits qui verront leur charge de travail augmenter, sans ressource financière supplémentaire réellement significative.

Pour le milieu syndical et étudiant, c’est aussi une déception. Ce gouvernement choisit de creuser le déficit social pour payer une dette qui est largement maîtrisée et il n’investit pas pour assurer une plus grande accessibilité scolaire. Il n’y a rien de concret non plus pour enrayer la crise climatique qui touche et qui touchera davantage les personnes au bas de l’échelle sociale.

De plus, ce budget ne peut se targuer d’être féministe ! Encore une fois, il y a un sous-financement déconcertant des secteurs propres aux enjeux qui touchent particulièrement les femmes. Sans un budget sensible au genre, il est impossible de mettre en lumière les inégalités qui subsistent entre les femmes et les hommes ainsi qu’entre toutes les femmes. Les femmes continueront de s’appauvrir et de vivre des discriminations systémiques ou du sexisme ordinaire. Depuis 1995, le mouvement des femmes réclame qu’une analyse différenciée selon les genres et intersectionnelle soit appliquée à l’ensemble de l’appareil étatique de manière transversale puisqu’elle a amplement fait ses preuves. Il serait grand temps que le gouvernement passe des paroles à l’action.

Surpris.es, non ; en colère, oui, car les plus grandes oubliées de ce budget sont les personnes à faible et modeste revenu qu’on laisse à elles-mêmes sans outils et sans ressources pour combler minimalement leurs besoins essentiels.

La campagne électorale provinciale se pointe à l’horizon. Les forces communautaires, syndicales, étudiantes, environnementales et féministes seront là pour exiger des partis politiques des engagements pour empêcher un saccage de l’État et du filet social québécois pour que se loger et vivre décemment ne rime plus avec se ruiner !

– 30 –
Communiqué tiré de la publication originale de ConcertAction Femmes Estrie. Téléchargez le communiqué en cliquant ICI.

Lancement de la campagne On a tous.tes un rôle à jouer. Quel est le tien?

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Lancement d’une campagne de sensibilisation régionale en Chaudière-Appalaches

Lévis, le 28 mars 2022 – Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) souhaite rendre public le lancement d’une campagne de sensibilisation régionale sur l’hypersexualisation de la société. Celle-ci est destinée à l’ensemble des élèves du secondaire des quatre centres de services scolaires de la région. Il s’agit d’une initiative menée dans le cadre de l’Entente sectorielle de développement en matière d’égalité entre les femmes et les hommes dans la région de la Chaudière-Appalaches afin de promouvoir des modèles et des comportements égalitaires auprès des jeunes de 12 à 17 ans.

Le projet On a tous.tes un rôle à jouer. Quel est le tien ? est soutenu par le Secrétariat à la condition féminine et les partenaires de l’entente 2022-2024. L’objectif de cette campagne de sensibilisation est d’informer et de sensibiliser les adolescent.e.s à l’omniprésence de de la sexualité dans la sphère publique et des possibles effets que cette pression sociale peut exercer. « Cette campagne est réalisée par et pour les jeunes. Nous voulons les impliquer du début à la fin dans cette action régionale afin d’avoir un projet qui leur ressemble et qui est porteur de sens pour eux.elles. » explique Karine Drolet, directrice générale du RGFCA.

Afin de les inciter à travailler leur esprit critique, les élèves seront amené.e.s à répondre à une question concernant l’hypersexualisation à travers la création d’une œuvre originale, qu’elle soit culturelle, artistique ou sportive. Toutes les œuvres pourront être déposées sur le site internet tonrole.ca. Dans un second temps, les adolescent.e.s seront invité.e.s à voter pour leur œuvre préférée afin de remettre deux grands prix par centre de services scolaire.

Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) est un regroupement régional de (23) groupes de femmes qui travaille à la défense des droits et à l’amélioration des conditions de vie des femmes.

-30-

Source : Caroline Hamel, Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches 418-831-7588 / entente_egalite@femmesca.com

Téléchargez le communiqué en cliquant ICI.

Téléchargez le matériel promotionnel en cliquant ICI.

Communiqué : Lancement d’un nouveau projet s’attaquant à l’âgisme envers les femmes en Chaudière-Appalaches

Lévis, le 9 mars 2022 – Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) souhaite faire l’annonce publique de son nouveau projet STOP à l’âgisme envers les femmes en Chaudière-Appalaches financé par le ministère Femmes et Égalité des genres Canada, plus précisément par le Fonds de réponse et de relance féministes, qui appuie des projets proposant des changements systémiques pour l’amélioration des conditions de vie des femmes.

Lire la suite

Communiqué : le RGFCA se mobilise pour le communautaire

COMMUNIQUE DE PRESSE

POUR DIFFUSION IMMEDIATE

Mobilisation dans le cadre de la Campagne nationale Engagez-vous pour le communautaire.

Lévis, le 24 février 2022 – Plus de 55 organismes, dont plusieurs groupes de femmes, de Chaudière-Appalaches sont mobilisés aujourd’hui dans le cadre de la Campagne nationale Engagez-vous pour le communautaire. Les travailleuses du Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) y participent activement avec une journée de grève numérique et une manifestation à l’Assemblée Nationale.

Le RGFCA revendique la reconnaissance gouvernementale du filet social. La pandémie a eu des répercussions majeures sur les groupes de femmes et les femmes de la région. « Les femmes font partie des groupes les plus touchés lors de crises sanitaires, économiques et sociales. En plus de soutenir les femmes, il faudra fournir un effort collectif pour se le rappeler afin de mieux prévenir les impacts qu’elles pourraient subir à nouveau lors d’une prochaine crise, peu importe sa nature. » mentionne Karine Drolet, directrice générale au RGFCA.

Les groupes de femmes de Chaudière-Appalaches sont mobilisés dans tous les secteurs d’activités pour répondre aux femmes en difficulté depuis le début de la pandémie: les maisons d’hébergement pour les victimes de violence conjugale, les centres femmes, le centre d’aide et de lutte pour les agressions à caractère sexuel (CALACS de la Rive-Sud), les associations féminines (les fermières, les AFÉAS), les organismes en employabilité féminine, en entrepreneuriat féminin, en habitation, en périnatalité, les comités femmes de syndicats et les agricultrices.

Jamais avons-nous autant compté sur le communautaire pour répondre aux besoins de la population. Le RGFCA demande donc au gouvernement que les organismes communautaires, dont les groupes de femmes, bénéficient davantage de financement à la mission (au lieu du financement par projet) et qu’il soit calculé en fonction de la hausse des coûts de la vie.

Pour consulter le dossier de presse complet, sur le mouvement Engagez-vous pour le communautaire : cliquez ici.

Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) est un regroupement régional de (23) groupes de femmes qui travaillent à la défense des droits et à l’amélioration des conditions de vie des femmes. Cliquez ici pour visiter le site Internet de l’organisme.

– 30 –

Source :
Marie-Eva Lambert, agente de projet
Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches 418-728-7588

Lettre ouverte : Journée internationale pour la justice sociale

Lettre ouverte du Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale à l’occasion de la Journée internationale pour la justice sociale le 20 février 2022

40 ans de négligence… et on s’étonne de l’urgence?

L’heure est au bilan à l’occasion de la Journée internationale pour la Justice sociale qui aura lieu dimanche. Force est de constater que l’écart entre les riches et les personnes appauvries se creuse et atteint des proportions indécentes. Les personnes racisées, les femmes et les personnes ayant des problèmes de santé physique ou mentale sont touchées de plein fouet. Le filet social ne parvient plus à toutes les retenir, ni à fournir les services de base nécessaires à l’ensemble de la population. Il est troué de partout. Il devient urgent de le réparer !

Depuis deux ans, de nombreux problèmes – qui ne datent pas d’hier! – sont devenus critiques, que ce soit le manque de places en garderie, la difficulté à se trouver un logement abordable, la pénurie de main d’œuvre, l’essoufflement du système de santé, le manque de ressources des groupes d’action communautaires ou encore celui du milieu scolaire. La crise de la COVID-19 n’est que le révélateur d’une problématique beaucoup plus grave: l’effritement volontaire des services publics depuis les 40 dernières années.

En effet, les gouvernements successifs des dernières décennies ont saboté le filet social. Ce même filet social, qui empêchait les personnes ayant des « embûches de vie » de sombrer dans la pauvreté (p.ex une mère qui devient cheffe de famille monoparentale après une séparation, une personne victime d’un accident qui ne peut plus travailler, etc.), n’a pas été comblé par les « richesses » créées, qui sont restées dans les poches des plus riches.

Les gouvernements ont diminué les impôts des plus riches et des entreprises, se privant ainsi de millions de dollars à investir dans les services publics. Ils ont coupé dans les services en santé et en éducation (éducation spécialisée, psychologie, orthophonie, physiothérapie, etc.) au nom de la dette et au profit du privé, sans jamais mettre en place des mesures concrètes pour colmater les fuites de capital dans les paradis fiscaux. Puis, le sabotage a continué avec l’investissement massif vers les métiers traditionnellement masculins (construction, ressources naturelles, etc) au détriment des métiers traditionnellement féminins (infirmière, enseignante, éducatrice, etc.). En dévalorisant ces métiers de soin, cela a sans aucun doute contribué à affaiblir le filet social. Aujourd’hui, la population ne peut accéder à des services sans passer par des interminables listes d’attente et alors que les taux d’inflation atteignent des sommets jamais égalés et semblent ne pas vouloir s’essouffler, plusieurs personnes se retrouvent pris à la gorge et passent dans les mailles du filet.

Les inégalités sociales et l’effritement des services publics, parapublics et communautaires ne sont pas des fatalités. Nous avons le pouvoir de nous mobiliser et d’exiger d’autres choix politiques, de prioriser le bien commun à l’accroissement des richesses de quelques-uns! À l’aube d’une crise environnementale qui aura de nombreuses conséquences sur nous tous-tes, c’est à nous de décider et de nous mobiliser pour la justice sociale.

Marie-Ève Fortier, RÉPAC 03-12

Judy Coulombe, Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale

Communiqué : le RGFCA dévoile ses capsules vidéos

COMMUNIQUE DE PRESSE

POUR DIFFUSION IMMEDIATE

Le RGFCA dévoile 11 capsules vidéo présentant les groupes de femmes de Chaudière-Appalaches

Lévis, le 10 février 2022 – Pour faire connaître les groupes de femmes de Chaudière-Appalaches et de présenter leur travail dans la région, le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) dévoilera publiquement 11 capsules vidéo à partir d’aujourd’hui le 10 février 2022.

Ces vidéos mettent en valeur les 23 groupes de femmes de la région, dont 10 représentent leur secteur d’activités soit: l’entrepreneuriat féminin, la périnatalité, les maisons d’hébergement pour les femmes et les enfants victimes de violence conjugale, les centres femmes, les fermières, les agricultrices, les comités femmes de syndicat,

Dans ces magnifiques vidéos, les travailleuses des groupes de femmes présentent la mission, les enjeux et les activités de leur secteur d’activités. Tel que mentionné par la directrice générale du RGFCA, Karine Drolet : « l’objectif de ce projet, c’est que le public découvre ou en apprenne davantage sur les groupes de femmes qui œuvrent dans la région depuis 20 voire même 30 ans ». Elle ajoute que « ces capsules vidéo donneront une visibilité aux groupes de femmes qui sont indispensables pour le filet social de notre région ».

La diffusion publique se fera à partir de la page Facebook du RGFCA. Les capsules vidéo seront diffusées aux dates mentionnées dans le calendrier de diffusion ci-bas. Toutes les capsules vidéo seront publiées initialement sur la page Facebook du RGFCA. Elles seront ensuite disponibles sur le site internet www.femmesca.com, sur la chaîne YouTube et le compte LinkedIn du RGFCA.

Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) est un regroupement régional de (23) groupes de femmes qui travaillent à la défense des droits et à l’amélioration des conditions de vie des femmes.

– 30 –

Source :
Marie-Eva Lambert
Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches 418- 728- 7588
projet@femmesca.com

Trouvez le calendrier de diffusion dans le communiqué en cliquant ICI, ainsi que dans le guide de diffusion des capsules vidéos que vous pouvez trouver ICI.