Pour une action concertée en violence sexuelle

Dans le cadre de son projet « Pour une action concertée en violence sexuelle au Centre-du-Québec », la Table de concertation du mouvement des femmes du Centre-du-Québec a tenu une journée des Premières nations le 11 octobre.

Cet événement, réunissant une quarantaine de professionnels autochtones et allochtones, a permis de présenter les ressources disponibles pour les victimes de violence sexuelle au Centre-du-Québec, notamment dans les communautés d’Odanak et de Wôlinak. Isabelle Paillé, de Femmes Autochtones Québec, a sensibilisé les participantEs à l’intervention en contexte autochtone. Des activités de concertation, ponctuées de références culturelles des Premières nations, ont conclu la journée.

Rose Elmonde Clarke reçoit le prix Rita-Prévost-Whittom

Gaspé, mercredi le 8 novembre 2017 – La Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine remet cette année le prix Rita-Prévost-Whittom à madame Rose Elmonde Clarke, mairesse de Grosse-Île, pour son implication politique et son engagement dans sa communauté.

L’exemple de madame Clarke a de quoi inspirer. Unilingue francophone à son arrivée dans cette communauté anglophone de l’archipel, elle a su s’allier la confiance de ses concitoyen-ne-s, qui viennent de reconduire son mandat pour une troisième fois. Longtemps impliquée bénévolement auprès des aîné-e-s, ainsi que pour la prévention de la toxicomanie, elle est généreuse et disponible, et sait relever les défis. Seule femme pendant 8 ans à la table de la Communauté maritime des Îles, elle prend sa place et défend ses dossiers avec engagement.

Le prix Rita-Prévost-Whittom vise à faire connaître des femmes élues de passion qui prennent part activement au développement de leur communauté et de leur région. Elles se distinguent par leur engagement, leur leadership, leur créativité et leur détermination. Elles tiennent lieu de modèles pour les autres femmes, à qui elles inspirent la passion et l’importance de l’implication en politique. Ce prix a été nommé en l’honneur de Mme Rita Prévost-Whittom, première femme élue à titre de mairesse dans la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, en 1975, à Paspébiac ouest.

Dans le contexte des élections municipales de dimanche dernier, la remise du prix a permis de souligner l’importance de la participation politique des femmes, un milieu où elles sont encore sous-représentées. Selon les données préliminaires, la situation des femmes a timidement progressé dans la région Gaspésie-les-Îles. Alors que 31,7%1 des élu-e-s étaient des femmes aux élections municipales de 2013, les femmes représenteraient cette année 35,5%2 de nos conseils municipaux. 13 des 44 municipalités seraient maintenant paritaires, alors qu’une seule municipalité ne compte aucune femme sur son conseil. Même si la situation s’améliore, il reste toutefois du travail à faire pour lever les obstacles auxquels les femmes se heurtent, et les avancées vers la parité sont lentes.

La Table de concertation des groupes de femmes oeuvre à favoriser l’engagement des femmes en politique depuis de nombreuses années, par le biais de ce prix reconnaissance, mais également en réalisant des activités et du matériel de mobilisation et de visibilité. Nous tenons à féliciter toutes les personnes élues de la Gaspésie-les-Îles, et particulièrement les femmes qui font le choix de se lancer en politique.

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1 Femmes et élections municipales 2013, UMQ,
https://umq.qc.ca/index.php?gf-download=02%2F2017%2Ffemmes-et-elections-mamot-2013.pdf&form-id=8&field-id=10&hash=4bf7bfddc2f142c1e77fab1070ff597985ccf06abb627031e4eeca3c15dd19d9

2 https://twitter.com/mftremblay/status/927587755638575104

Contact et informations:

Arielle Paiement, chargée de projet de la Table de concertation des groupes de femmes GIM,
418-391-7815
arielle.paiement@femmesgim.qc.ca
www.femmesgim.qc.ca
https://www.facebook.com/Atablemesdames/

Les groupes de femmes de la région dénoncent les effets de la pauvreté sur la santé des femmes

Communiqué

Les groupes de femmes de la région dénoncent les effets de la pauvreté sur la santé des femmes

Québec, le 17 octobre 2017 – En cette Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, à l’issue de la publication récente du rapport Se mobiliser pour la santé des femmes de la région de la Capitale-Nationale ! , le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (Portneuf-Québec-Charlevoix) dénonce les effets pervers de la pauvreté sur la santé des femmes.

Ce rapport du Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale et de la Chaire Claire-Bonenfant montre en effet que la pauvreté constitue un déterminant clé, voire le premier fil conducteur de la santé des femmes.

La pauvreté : toutes les facettes de la vie en sont affectées

C’est particulièrement vrai pour les femmes. Par exemple, le manque de logements sociaux impose aux familles, et principalement aux femmes, de choisir entre consacrer une très large part de leurs revenus à leur loyer ou à vivre dans des logements peu dispendieux, pas toujours des plus sécuritaires, souvent impropres, et dommageables pour leur santé. La pauvreté influence également la qualité de l’alimentation des personnes, ce qui a un effet direct sur leur santé. La charge de travail découlant de l’articulation travail-famille et de la proche aidance repose toujours, comme on le sait, davantage sur les épaules des femmes, ce qui les amène parfois à réduire leur temps d’emploi, voire à quitter un emploi, ce qui accroît la vulnérabilité des femmes face à la pauvreté. Vivre dans des conditions de pauvreté engendre également des effets sur la santé mentale : les femmes affectées par la pauvreté expriment davantage de détresse, s’éloignent de leur réseau social et du marché du travail, ce qui génère un cercle vicieux contribuant à les maintenir dans la pauvreté.

La pauvreté a bel et bien un sexe !

Les indicateurs économiques montrent la persistance des inégalités entre les sexes. Encore aujourd’hui, « les femmes touchent en moyenne 0,87$ pour chaque dollar gagné par les hommes » . Bien que le taux de chômage de la région de la Capitale-Nationale soit très bas, cela ne signifie pas pour autant que les emplois créés soient des emplois stables et bien rémunérés qui permettent aux personnes de combler leurs besoins. Les familles monoparentales et les personnes seules sont particulièrement vulnérables à la pauvreté. Les femmes âgées, qui ont consacré leur vie active à prendre soin de leurs proches et qui n’ont pas occupé d’emploi, sont également exposées à la pauvreté à leur retraite.

De l’urgence d’agir

Il est crucial d’agir sur les déterminants sociaux de la santé et d’éviter les « solutions rapides », comme de médicamenter des problèmes dont les causes sont sociales. Il est également capital de favoriser l’accès aux soins de santé gratuits et de qualité, ainsi que de mieux soutenir les organismes communautaires, qui travaillent auprès des femmes de la région afin de leur permettre de trouver des solutions adéquates pour maintenir leur santé et sortir de la pauvreté.

«Plus de femmes en politique… ?»: Un projet multisectoriel

Vendredi dernier avait lieu une conférence de presse annonçant Plus de femmes en politique? Les médias et les instances municipales, des acteurs clés! Piloté par la Table concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM), ce projet vise à proposer des solutions facilitant l’intégration des femmes en politique municipale. Parmi les partenaires, mentionnons le Groupe des médias étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (GME UQTR).

Tenue au 1060 rue Saint-François-Xavier à Trois-Rivières, les conférenciers étaient Jean-Philippe Charbonneau (GME UQTR); la journaliste et auteure Pascale Navarro; Joanne Blais, directrice de la TCMFM; Carmen Massé, mairesse de Saint-Elzéar-de-Témiscouata. Cette dernière représente la région du Bas-Saint-Laurent, dont la TCMF est partenaires de l’initiative. En tant que politicienne, madame Massé a affirmé l’importance de briser les mentalités quant à la place des femmes en politique.

De son côté, madame Blais a expliqué que Plus de femmes… est un projet dont la finalité est de recommander aux médias et aux municipalités l’adoption d’une attitude positive quant à l’engagement politique des femmes. Madame Navarro, auteure du livre Femmes au pouvoir : les changements nécessaires, affirme que le problème de l’intégration de celles-ci est systémique. Elle a donné en exemple les commentaires sur l’apparence physique.

Pour monsieur Charbonneau, la place du GME UQTR au sein de ce projet se justifie car l’UQTR, endroit où les femmes sont majoritaires (66% en 2014 d’après une enquête des Services aux étudiants), accueille une relève s’impliquant éventuellement dans les milieux médiatiques et politiques. Il y voit une opportunité pour sensibiliser la population étudiante à la cause. Preuve que la communauté étudiante est prise en compte, l’étudiante au doctorat en lettres (concentration communication sociale) Carol-Ann Rouillard a été choisie comme auxiliaire de recherche par Mireille Lalancette, professeur associée au projet et travaillant pour le département en lettres et communication sociale. De plus, sa collègue Marie-Claude Morin est agente de projets pour la TCMFM.

Soulignons que l’initiative est rendue possible grâce à une subvention de Condition Féminine Canada (CFC).

 

Source: http://zonecampus.ca/blogue/?p=11746 

La TCGFM présente à la Marche des femmes à Washington

Longueuil, 23 janvier 2017 – Le 21 janvier dernier, notre agente de communication, Véronique Pronovost, a profité de son expérience personnelle pour représenter la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie (TCGFM) à la Marche des femmes de Washington au sein du contingent canadien. Faisant partie de la cinquantaine de femmes ayant quitté Montréal vendredi soir en autobus, Véronique a  marché en solidarité aux côtés de nos voisines venues des quatre coins des États-Unis pour l’occasion.

Avec l’abrogation prochaine d’Obamacare, les discussions sur le retrait du financement des cliniques de la bannière Planned Parenthood (cliniques de planification familiale) et la multiplication des lois restreignant l’accès à l’avortement, la TCGFM croit que la situation dans laquelle les Américaines se trouvent est hautement préoccupante.
D’une part, Véronique Pronovost affirme que : « Si ces politiques s’avèrent, elles représenteront une perte importante des acquis sociaux qui ont été durement gagnés par le mouvement des femmes à travers l’histoire. »

D’autre part, elle estime que les discours portés par le nouveau président, ayant pour effet de diviser la population et de discriminer certaines parties de la population, pourraient avoir des conséquences de notre côté de la frontière. « Les frontières n’arrêtent pas la diffusion des discours, des valeurs et des idées. Notre proximité géographique pourrait nous jouer des tours. »

Par exemple, elle note la multiplication des groupes anti-immigration et des actes xénophobes, posés envers les femmes musulmanes, rapportés par la presse au cours des derniers mois. « À force de légitimer des discours discriminant les personnes selon leur origine ethnique, leur orientation sexuelle, leur sexe  ou  leur classe sociale (liste non exhaustive), on finit par normaliser la violence à l’égard de certaines tranches de la population. »

À l’issu de cette marche, la TCGFM s’est dite encouragée par la solidarité qu’ont partagée les Nord-Américaines lors de cette journée.

Les manifestantes se sont regroupées près du Congrès des États-Unis pour scander leurs messages aux élu-e-s. Crédit photo : Véronique Pronovost.

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Pour plus d’information, veuillez contacter :

Véronique Pronovost

Agente de communications, TCGFM

Téléphone : 450.671.5095

Courriel : v.pronovost@tcgfm.qc.ca

Agir pour les femmes en situation de vulnérabilité

À l’automne 2015, la Table de Concertation de Laval en Condition Féminine (TCLCF) procédait à la publication du Portrait des femmes en situation de vulnérabilité à Laval, fruit d’une vaste consultation auprès des groupes et organisations impliquées auprès des Lavalloises en situation de vulnérabilité. Ce portrait présente les problématiques vécues par les femmes en situation de vulnérabilité à Laval et les défis des organisations présentes sur le territoire dans l’accompagnement et l’intervention auprès des femmes. Depuis la publication du portrait, La TCLCF et les membres du comité aviseur travaillent aux suites à donner à ses recommandations afin d’assurer leur mise en œuvre.

Ainsi, le 28 septembre prochain, la TCLCF entamera une série d’action qui s’échelonneront jusqu’au 31 mars 2017. Tout d’abord, une campagne de sensibilisation s’adressant aux groupes communautaires, aux partenaires et à la population afin de faire connaître les réalités et besoins des femmes en situation de vulnérabilité sera lancée. Cette campagne, d’une durée de dix semaines, souhaite susciter une appropriation collective du portrait, créer une synergie régionale et mobiliser les différentes actrices et acteurs du territoire lavallois en vue d’un colloque sur le sujet.

Pour faire suite à la campagne de sensibilisation, la TCLCF vous conviera au colloque régional sur les femmes en situation de vulnérabilité à Laval, qui aura lieu le 25 janvier 2017. Nous vous invitons à ajouter cette date à votre agenda dès maintenant! De plus amples détails vous seront transmis au cours des prochaines semaines. Cette rencontre contribuera à l’approfondissement des problématiques et réalités vécues par les femmes, ce qui permettra l’amorce d’une réflexion sur la mise en œuvre des recommandations pour l’élaboration d’un plan d’action régional.

En prévision du colloque Agir pour les femmes en situation de vulnérabilité à Laval, un guide d’animation sera disponible au même moment que la campagne. Ce guide accompagnera les groupes dans la réalisation d’activité d’éducation populaire visant à donner une voix et un espace aux femmes en situation de vulnérabilité. Ainsi, elles seront incluses dans la démarche en cours et pourront exprimer leur vécu et leurs souhaits.

Afin d’assurer la mobilisation de tous les groupes et partenaires concernés pour donner suite aux recommandations du Portrait des femmes en situation de vulnérabilité à Laval et créer des changements durables au bénéfice des Lavalloises vivant des situations de vulnérabilité, nous comptons vivement sur votre participation.

Semaine 1: 5 octobre

Semaine 2: 12 octobre

Semaine 3: 19 octobre

Semaine 4: 26 octobre

Semaine 5: 2 novembre

Semaine 6: 9 novembre

Semaine 7: 16 novembre  

Semaine 8: 23 novembre

Pour connaître la programmation du colloque qui aura lieu le 25 janvier 2016, cliquez ici.

Pour visiter la page web du projet: http://www.tclcf.qc.ca/agir-pour-les-femmes-en-situation-de-vuln%C3%A9rabilit%C3%A9.html 

 

Philippe Couillard, féministe?

« Si cela veut dire l’atteinte de l’égalité entre les hommes et les femmes tout en laissant une place aux hommes dans le débat, je suis féministe », a affirmé le Premier ministre du Québec en clôture du 4e Forum des idées qui prenait place à Saint-Lambert, en Montérégie, la fin de semaine dernière[1].

Le Forum des idées pour le Québec

Le Forum des idées se veut un endroit non partisan où débattre de points de vue issus de tous les horizons politiques. Si les panélistes invité-e-s présentaient effectivement des propositions de politiques sociales tantôt plus progressistes tantôt plus conservatrices, force a été de constater que l’auditoire elle, était essentiellement d’allégeance libérale. Cela a représenté une limite importante à l’objectif du Forum qui était de regrouper des personnes issues de milieux différents et ayant diverses perspectives politiques afin de faire émaner une myriade de possibilités et de solutions novatrices aux enjeux des inégalités, de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

L’enjeu de l’égalité femme/homme

Une conférence portant sur l’enjeu des inégalités de genre a eu lieu lors de la dernière journée du Forum. Plutôt que d’expliquer en quoi l’égalité entre les femmes et les hommes est une question d’équité, de justice et de démocratie, la conférencière de la firme McKinsey & Company a plutôt décrit en quoi l’atteinte de l’égalité salariale serait profitable économiquement pour la société. Le fait d’ancrer l’enjeu de l’égalité dans une logique de performance économique pose au moins deux problèmes.

D’une part, réduire les enjeux de genre à la question de l’égalité salariale est fort simpliste. L’égalité salariale est certes toujours un enjeu puisque malgré les lois adoptées, plusieurs mécanismes de contournement de ces lois existent. Cependant, dans un Forum sur les idées, qui se veut novateur et tourné vers l’avenir, on se serait attendu à ce que le choix du thème soit un plus d’actualité. Ou à tout le moins à ce que la conférence explique pourquoi, malgré les lois en place, l’égalité salariale n’est toujours pas une réalité pour bien des femmes au Québec en 2016.

D’autre part, cela envoie comme message que l’égalité à elle seule n’est pas une cause suffisante. Elle doit être rentable pour qu’on s’y attarde. Qu’est-ce que cela veut dire pour les autres types d’enjeux de genre comme la lutte contre les violences envers les femmes qui ne généreront jamais de profit et qui au contraire coûte des millions de dollars annuellement à l’État? L’égalité des femmes ne doit pas être quelque chose que l’on négocie. La correction d’une inégalité historique et systémique devrait suffire comme contrepartie.

Le féminisme de Philippe Couillard

Depuis quelques mois, une nouvelle tendance a émergé : les dirigeants de l’Amérique du Nord se proclament fièrement féministes. Après Justin Trudeau et Barack Obama, Philippe Couillard a choisi le Forum des idées pour affirmer son féminisme devant les médias. Une affirmation qui surprend – pour le moins – compte tenu du bilan de son gouvernement et des effets de certaines de ses politiques économiques et sociales. En effet, plusieurs recherches et essais publiés au cours des dernières années (Aurélie Lanctôt; IRIS; L’R des centres de femmes) démontrent les impacts néfastes des politiques d’austérité du gouvernement Couillard sur les femmes du Québec.

Dans ces conditions, il est difficile de considérer Philippe Couillard comme féministe. Pour être un allié, encore faudrait-il que le Premier ministre commence par accepter d’entendre les critiques qui lui sont adressées par les féministes et qu’il soit à l’écoute des demandes formulées par les groupes de femmes du Québec.

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 Rappelons que la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie est un regroupement d’organismes à but non lucratif, fondé en 1988, qui a pour principale mission l’amélioration des conditions de vie des femmes de notre région sur les plans économique, politique et social.

Pour des renseignements additionnels, prière de contacter:

Véronique Pronovost

Chargée de projet

Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie

514 792-8150

info@tcgfm.qc.ca

[1] Les 4e Forum des idées portait sur les politiques sociales du Québec et se déroulait du 23 au 25 septembre 2016.

Rencontre au Mozambique pour les droits des femmes

Article de Catherine Montambeault, La Tribune, 25 septembre 2016

(Sherbrooke) Depuis la formation des premiers groupes féministes au Québec, les droits des femmes ont grandement progressé. Toutefois, il reste encore un grand bout de chemin à faire pour atteindre l’égalité des sexes, chez nous comme ailleurs sur la planète.

C’est pour cette raison que la Marche mondiale des femmes (MMF), un réseau d’actions mondial né en 2000 à l’initiative de la Fédération des femmes du Québec, oeuvre depuis seize ans à éliminer la pauvreté et la violence envers les femmes.

Lors de sa 10e Rencontre internationale, qui se tiendra à Maputo, au Mozambique, du 11 au 15 octobre prochain, la Sherbrookoise Viviane Doré-Nadeau, directrice de ConcertAction femmes Estrie, sera l’une des quatre Québécoises représentant la province.

« Chaque cinq ans, la MMF organise une grande marche partout à travers le monde, généralement lors de la Journée de la femme. En 2015, des milliers de femmes ont marché à travers le monde sous le thème « Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires », alors lors de la rencontre au Mozambique, on va dresser un bilan de la dernière année et décider ce qu’on veut faire pour 2020. On va aussi regarder ensemble quelles sont les situations politiques dans chacun des pays », explique Mme Doré-Nadeau.

Les revendications émises par la Marche mondiale des femmes ratissent large : ses membres luttent autant pour la protection de l’environnement que contre le militarisme, l’austérité, le conservatisme et le racisme. Mais leurs actions se basent toujours sur cinq valeurs, soit celles d’égalité, de justice, de paix, de solidarité et de liberté.

« On s’attaque surtout aux principaux systèmes d’oppression : le patriarcat, qui fait que les femmes ne sont pas encore à égalité avec les hommes et qu’elles sont toujours payées moins cher, le colonialisme, qui limite les déplacements des peuples autochtones et bouscule leurs façons de vivre, et le capitaliste, qui privilégie les transnationales, instaure des mesures d’austérité et coupe les services publics », indique Viviane Doré-Nadeau.

Et chez nous?

Évidemment, la situation des femmes au Québec est enviable comparativement à d’autres régions du monde, où être née une femme signifie carrément ne pas pouvoir agir sans le consentement de son mari.

Néanmoins, Viviane Doré-Nadeau fait valoir que l’égalité entre les sexes n’est toujours pas une réalité au Québec, et que plusieurs problèmes persistent.

« Ce qu’on remarque beaucoup, c’est que la violence faite aux femmes et la banalisation du viol sont encore très présentes, dit-elle. Heureusement, il y a de plus en plus d’initiatives, comme la campagne « Sans oui, c’est non » dans les universités, qui tentent de sensibiliser les gens à ces problèmes. »

« L’austérité crée aussi un problème pour les femmes, parce qu’elles sont davantage en situation de pauvreté que les hommes, sont moins bien payées. (…) Et puis, quand on regarde la représentation politique des femmes, surtout au municipal, c’est terrible. Je pense qu’il n’y a que 10 % des maires et mairesses qui sont des femmes. C’est la même chose pour les conseillers municipaux : on n’a pas encore dépassé le 30 % d’élues féminines. »

Depuis 2015, Mme Doré-Nadeau dit avoir remarqué « un certain recul par rapport à la facilité d’échange avec les élus politiques », ce qui oblige la MMF à sensibiliser les femmes entre elles plutôt que de faire des revendications au gouvernement.

« Aussi, avant, on avait ce qu’on appelait des féministes d’État, mais maintenant, quand même la ministre de la Condition féminine [Lise Thériault] dit qu’elle n’est pas féministe, on s’inquiète un peu… », déplore-t-elle.

Au retour du Mozambique, ConcertAction femmes Estrie organisera un 5 à 7 pour témoigner des orientations qui guideront les actions de la Marche mondiale des femmes pour les années à venir. Si vous aimeriez être invité, veuillez écrire à direction@concertactionfemmesestrie.org.

 

Source: http://www.lapresse.ca/la-tribune/actualites/201609/25/01-5024215-rencontre-au-mozambique-pour-les-droits-des-femmes.php 

Égalité homme/femme : deux promesses électorales tenues

Les Tables régionales de groupes de femmes et leur Réseau demandent au premier ministre Trudeau d’être proactif

Alma, 25 août 2016 – Conjointement avec le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec, Récif 02 profite de la présence du caucus national du gouvernement libéral à Saguenay pour présenter un bilan provisoire de leur première année au pouvoir en lien avec leurs engagements lors de la campagne électorale. Sur 220 promesses électorales, seulement huit touchaient directement les femmes. Parmi celles-ci: la formation d’un cabinet libéral formé d’un nombre égal de femmes et d’hommes et le lancement d’une enquête publique nationale sur les cas des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées au Canada. Nous reconnaissons que ces deux promesses ont été tenues et que c’est une grande avancée pour les femmes canadiennes.

Le mouvement des femmes a grandement apprécié que le premier ministre Justin Trudeau  proclame sa fierté d’être «féministe» en défendant l’égalité entre les hommes et les femmes à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes et à d’autres moments en cours d’année.

Sans être des engagements électoraux, voici quelques dossiers touchant particulièrement les femmes auxquels le gouvernement fédéral a manifesté une ouverture depuis son arrivée au pouvoir et dont certaines mesures sont déjà mises en place:

  • Allocation canadienne pour enfants : Le gouvernement fédéral a créé une nouvelle allocation canadienne non imposable pour les enfants ce qui représente une avancée importante pour les familles monoparentales selon l’Association des Familles monoparentales et recomposées du Québec.
  • Éducation : Le gouvernement fédéral a instauré un crédit d’impôt sur les fournitures scolaires à l’intention des enseignantEs et des éducateurs-TRICES de la petite enfance, ce qui soutiendra les femmes cheffes de familles monoparentales.
  • Violence faites aux femmes : Le gouvernement fédéral vient tout juste d’annoncer qu’il mettra en place une  Stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe.
  • Discrimination pour les femmes autochtones: Le gouvernement fédéral a entrepris d’éliminer de la Loi sur les Indiens, dont les dispositions dépouillent les femmes autochtones de leur statut lorsqu’elles épousent un non-Autochtone.
  • Programme promotion de la femme : Le gouvernement fédéral est ouvert à l’idée de financer les groupes de femmes en défense collective des droits.
  • Conciliation famille-travail: Le gouvernement fédéral a lancé en mai 2016 une consultation visant à connaître le point de vue des citoyens sur la question de la conciliation travail-famille avant de modifier le Code canadien du Travail.
  • Équité salariale : Le gouvernement fédéral a formé un comité spécial sur l’équité salariale, en élaborant un avis sur un régime fédéral proactif sur l’équité salariale.

Nous attendons avec impatience l’avancement de ces dossiers.

Voici d’autres enjeux que les groupes de femmes jugent extrêmement  préoccupants et auxquels le premier ministre Trudeau devrait porter son attention.

  • Environnement: Les militantes de la Marche mondiale des femmes 2015 veulent être entendues sur les impacts des conditions de vie des femmes concernant les oléoducs.
  • Itinérance : Les investissements des nouveaux fonds dans la Stratégie de partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI) sont inadéquats pour toutes les régions du Québec.
  • Logement : Contrairement à ce que souhaite investir le gouvernement Trudeau, 2.3 milliards d’ici 2018, le FRAPRU estime qu’un investissement d’au moins 2 milliards devrait être fait annuellement.
  • Régimes de pensions du Canada/Femmes ayant des revenus modestes : L’entente pour une amélioration du Régime de pensions du Canada (RPC) signée par les ministres des Finances le 20 juin dernier ne donnera pas grand-chose pour la grande majorité des femmes canadiennes » affirme Mélanie Sarazin, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ).
  • Travail domestique : La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) invite le premier ministre Justin Trudeau à honorer son engagement et à poser un geste concret afin d’améliorer le sort des milliers de travailleuses domestiques qui exercent leur profession dans des conditions extrêmement précaires et qui ne bénéficient pas des mêmes droits que les autres travailleurs et travailleuses au pays.

Tous ces enjeux ont un lien direct avec la pauvreté des femmes et c’est pour ces raisons que notre gouvernement doit s’y investir. « Le Réseau et les 17 Tables de concertation des groupes de femmes du Québec reconnaissent qu’il y a une amélioration dans la volonté du gouvernement actuel à prendre en compte les spécificités des femmes pour atteindre l’égalité. Cependant, « il faut demeurer vigilantes et attendre les résultats tangibles. Les Tables poursuivront leur veille pour défendre les droits et intérêts de toutes les femmes », mentionne Madame Francine Rivest, présidente du Réseau.

Audrée Villeneuve coordonnatrice à Récif 02 et porte-parole du Réseau des Tables, rappelle qu’en 1995, à la suite de l’adoption du Programme d’action de Beijing, le gouvernement du Canada s’est engagé sur la scène internationale à appliquer l’analyse comparative entre les sexes. Cette méthode de gestion oblige les gouvernements à évaluer tout programme, politique, mesure ou loi en fonction de son impact sur les femmes et les hommes. Par le fait même, il doit s’assurer que ses décisions ne soient pas défavorables à l’un ou à l’autre sexe. « Nous comptons sur le gouvernement en place pour  mettre en œuvre des lois, politiques et stratégies favorisant l’égalité pour toutes les femmes et mettant fin à la discrimination systémique qui s’exerce contre elles ».

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Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes,  il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

Récif 02 existe depuis mai 1987 et a pour mission la défense des droits et l’amélioration des conditions de vie des femmes. La Table de concertation intervient dans toutes les sphères de la vie sociale, politique, économique et culturelle. Récif 02 rassemble près d’une trentaine de groupes représentant au-delà de 10 000 femmes du Saguenay—Lac-Saint-Jean œuvrant dans divers champs d’action.

Pour information:

Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice
Réseau des Tables
Téléphone : 450-671-5095 Cellulaire : 514-943-7879
info@reseautablesfemmes.qc.ca

Audrée Villeneuve, coordonnatrice
Récif 02
Téléphone : 418 480-8323
audree.villeneuve@recif02.com

La TCMFM et la TCGFL en visite à Manawan!

Séjour avec les femmes Atikamekws réussi! Que de beaux moments de solidarité et de rencontres entre les mauriciennes et ces femmes de cœur. Une amitié est née et permettra la réalisation de projets futurs!

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.