Plus de femmes en politique : qu’en est-il de la couverture médiatique des politiciennes?

Le 19 septembre 2018 – C’est aujourd’hui qu’a eu lieu le dévoilement de deux études complémentaires, réalisées dans le cadre du projet Plus de femmes en politique? Les médias et les instances municipales, des acteurs clés ! L’événement s’est déroulé en présence de plusieurs membres des milieux universitaire, communautaire et politique, dont la rectrice de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Mme Magda Fusaro, et de la conseillère associée à la mairesse et élue de ville dans Ville-Marie, Mme Sophie Mauzerolle.

Moins de femmes en politique, encore moins dans les médias
Dans l’étude Les représentations médiatiques des femmes aux élections municipales, réalisée par des chercheuses de l’UQAM, soutenues par la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie (TCGFM) et le Service aux collectivités (SAC) de l’UQAM, 1110 articles de la presse écrite et de médias communautaires écrits francophones du Québec ont été recensés. L’objectif était de mieux comprendre dans quelle mesure et de quelles manières les candidates aux postes de mairesses et de conseillères de ville ont été représentées dans les médias lors des dernières élections municipales en 2017.

Les chercheuses observent que l’espace médiatique occupé par les hommes est disproportionné par rapport à celui occupé par les femmes. De plus, une analyse qualitative de la couverture des candidates permet de constater que l’accent a été mis sur les qualités et les capacités traditionnellement féminines de celles-ci. Selon les chercheuses, cela a contribué à reproduire des stéréotypes de genre et à perpétuer des attentes différenciées envers les candidates et les candidats.

Consultez l’étude

Journaux universitaires : des représentations genrées équilibrées
Dans l’étude La politique vue par les journaux étudiants universitaires québécois : des représentations genrées équilibrées, menée par des chercheuses de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), soutenues par la Table de concertation des groupes de femmes de la Mauricie (TCMFM) et le Groupe des médias étudiants (GME) de l’UQTR, 400 documents ont été analysés afin de mieux comprendre la représentation des femmes impliquées tant en politique municipale qu’en politique étudiante et universitaire, entre 2011 et 2017.

Les chercheuses concluent que le genre influence peu la couverture faite par les médias étudiants. Toutefois, certaines représentations de leadership véhiculées au sein des articles analysés reproduisent parfois des attentes stéréotypées envers les femmes. En outre, des différences de traitement ont été observées, notamment lorsqu’il y a personnalisation des conflits interpellant des femmes politiques. Ces dernières recevant à ces occasions des critiques plus personnelles et plus virulentes.

Consultez le sommaire de l’étude

Des pistes de solutions à identifier en collaboration avec le milieu journalistique
Ces études complémentaires dessinent un portrait nuancé de la couverture médiatique des politiciennes. Pour aller de l’avant, en plus d’identifier les bons coups des médias en matière de représentations des femmes, les chercheuses proposent des recommandations au milieu journalistique. En effet, de concert avec les médias, la TCGFM, la TCMFM, le GME de même que la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent, partenaire de ce projet, souhaitent trouver des pistes de solutions pour un traitement neutre et égalitaire des femmes qui participent à la vie politique de leur communauté.

Ce projet, financé par Condition féminine Canada, se poursuivra jusqu’en 2020. Les activités prévues cet automne permettront d’entamer un dialogue avec les membres des médias. Au menu, un événement provincial à l’attention des journaux universitaires du Québec ainsi que des participations au congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et à un 6 à 8 de l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ).

Renseignements et demandes d’entrevues : Anik Veilleux, conseillère en relations de presse, UQAM, 514 987-3000, poste 5184, veilleux.anik@uqam.ca

LOGOS

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Sources :

Joanne Blais
Directrice, Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM)
819-386-2191
info@tcmfm.ca

David Ferron
Directeur général, Groupe des médias étudiants (GME) de l’UQTR
819-269-3885
dg.cfou@uqtr.ca

Audrey Gosselin Pellerin
Agente de projet, Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie (TCGFM)
514-222-5268
info@tcgfm.qc.ca

Brigitte Michaud
Coordonnatrice, Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent (TCGFBSL)
418-556-6051
tcgfbsl@gmail.com

Anik Veilleux
Conseillère en relations de presse, Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications, UQAM
Tél. : 514 987-3000, poste 5184
veilleux.anik@uqam.ca 
www.salledepresse.uqam.ca

Et les femmes dans tout ça?

Communiqué de presse – Pour diffusion immédiate

Et les femmes dans tout ça?

Longueuil, 19 septembre 2018 – Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) a un souhait très cher dans le cadre de ces élections électorales au Québec : qu’elles tiennent compte des spécificités des femmes des 17 régions administratives du Québec!

Précisément, soulignons qu’une caractéristique commune est la féminisation de la pauvreté. Nous croyons que pour éviter l’entrée dans la pauvreté et pour en favoriser la sortie, il faut des mesures. Force est de constater que cet enjeu n’est pas prioritaire dans le cadre de cette présente campagne puisqu’on constate que les partis en parlent très peu. Rien de bien surprenant puisque la majorité des quatre principaux partis n’ont même pas pris en considération les enjeux spécifiques vécus par les femmes dans leurs plateformes. Comment alors pourrait-on s’attendre à des mesures spécifiques? D’autant plus pour un enjeu comme la pauvreté qui suppose d’apporter des changements à la racine du problème, donc des changements structuraux. « Nous avons toutefois espoir que les candidat.es de toutes les circonscriptions pourraient prendre à bras le corps cette problématique et exposer publiquement les mesures que compte entreprendre leur parti une fois élu au pouvoir » affirme Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice au RTRGFQ.

Nous croyons que les actions gouvernementales à venir devraient contenir des mesures pour favoriser l’autonomie économique des femmes. Ce concept fait référence tant à l’autonomie financière des femmes, basée sur leur revenu de travail rémunéré, qu’à l’ensemble des programmes de sécurité sociale auxquelles elles peuvent avoir accès.

Équité interrégionale

Nous interpellons également les candidat.es sur leur positionnement quant à la régionalisation des actions d’un gouvernement élu. Quelles seront leurs mesures pour s’assurer d’atteindre l’égalité pour toutes les femmes? En ce sens, nous souhaitons que le développement de toutes les régions du Québec soit équitable donc qu’il inclue toutes les femmes et particulièrement celles vivant à la croisée d’oppressions dont la voix est très souvent ignorée. Au-delà de la décentralisation des pouvoirs promise par plusieurs partis, quel rôle jouera le gouvernement auprès de toutes nos régions? « Nous souhaitons que des balises nationales claires soient instaurées afin d’assurer un arrimage efficient et structuré; nous souhaitons une équité interrégionale et la consolidation des structures et mécanismes régionaux » renchérit la coordonnatrice du RTRGFQ.

Peu de jours nous séparent du jour du scrutin, mais nous réitérons notre confiance en des discussions citoyennes où seront réellement abordés les enjeux qui touchent spécifiquement les conditions de vie des femmes.

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes, il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

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Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice info@reseautablesfemmes.qc.ca

438-874-1072

 

La reproduction des stéréotypes sexuels contribue au décrochage scolaire

 

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

 La reproduction des stéréotypes sexuels contribue au décrochage scolaire

Le Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCLD), le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, Relais femmes, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et le comité éducation du Conseil central Montréal métropolitain (CCMM-CSN) unissent leurs voix pour demander aux partis politiques de s’éloigner des discours publics qui reconduisent des perceptions stéréotypées pour s’engager à mettre en place des mesures favorisant l’égalité entre les sexes en éducation et la réussite éducative de tous les jeunes du Québec.

Le décrochage scolaire des garçons existe. Il est préoccupant et il faut s’en occuper, mais les solutions promues dans l’espace public selon lesquelles il faut adapter l’école aux « gars » qui aiment bouger et qui ont besoin de modèles de virilité vont à l’encontre des données scientifiques (voir notamment Bouchard et al. 2003, Guerry, 2016, Chouinard 2018, Solar, 2018, TCMFCQ et Raby, 2014). Plus encore, ces solutions occultent complètement le décrochage des filles et cristallisent des stéréotypes qui nuisent à l’égalité entre les femmes et  les hommes.

Les mesures ciblées vers la réussite des garçons en respect de leur identité masculine constituent un obstacle à la réussite éducative de tous les jeunes et à l’égalité entre les sexes. Nous souhaitons que l’ensemble des partis politiques s’engagent, conformément aux données fournies par le milieu de la recherche, à mettre en place des mesures visant à éliminer la reproduction des stéréotypes sexuels par le système d’éducation et à favoriser la réussite de tous les jeunes au Québec.

La recherche scientifique nous indique que les garçons et les filles qui adhèrent le plus aux stéréotypes sexuels décrochent plus. De surcroît, les garçons auraient tendance à plus adhérer aux stéréotypes associés au sexe masculin puisque ceux-ci sont encore perçus comme valorisants (au détriment des garçons qui ne s’y reconnaissent peut-être pas et de la reconnaissance de la diversité des genres).

Soulignons aussi que la majorité des élèves qui décrochent sont issus des classes sociales défavorisées; l’indice de défavorisation serait un facteur de risque de décrochage plus important que le sexe.

On aurait donc intérêt à s’attarder à l’amélioration des conditions de vie des familles et à la déconstruction des stéréotypes sexuels. Les données de l’OCDE sur la situation dans d’autres pays où les garçons réussissent autant voire mieux que les filles (États-Unis, Allemagne, Suisse) contredisent l’argument d’un décrochage des garçons dû à la présence massive des femmes dans l’enseignement (Tondreau, 2014). Alors, pourquoi perpétuer cette idée sexiste? À force de dire aux garçons que l’école n’est pas faite pour eux, notamment parce qu’elle est composée majoritairement de modèles féminins, ils risquent fort de la quitter et de développer une pensée sexiste. On doit impérativement s’éloigner des idées visant à promouvoir un modèle de masculinité si l’on veut favoriser la réussite éducative de tous les jeunes.

Et les filles? Elles laissent la scène politique et les médias indifférents, alors qu’elles sont aussi touchées par le phénomène du décrochage scolaire et qu’elles sont beaucoup plus désavantagées dans leur parcours socioéconomique que les garçons. En effet, la vie des décrocheuses est davantage marquée par le rôle traditionnel tant sur le plan de la famille que sur celui du marché du travail : elles sont pour la plupart sans emploi ou occupent des emplois à prédominance féminine souvent dans le secteur des services qui sont moins bien rémunérés que les emplois occupés majoritairement par les hommes. Au Québec, la rémunération annuelle des femmes sans diplôme d’études secondaires est en moyenne de 21 845 $ et de 34 585 $ pour les hommes dans la même situation (ISQ, 2015).

La sous-scolarisation des filles contribue plus largement à la spirale du décrochage scolaire. Encore aujourd’hui, ce sont surtout les femmes qui sont les principales responsables d’accompagner les enfants dans leur cheminement scolaire et leurs apprentissages, ce qui implique notamment le soutien lors de la période des leçons et des devoirs.

Nous souhaitons que les partis s’éloignent des discours publics qui reconduisent des perceptions stéréotypées pour s’engager à mettre en place des mesures favorisant l’égalité entre les sexes en éducation et la réussite éducative de tous les jeunes du Québec.

Signataires :

Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCLD)

 Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

Relais femmes

Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Comité éducation du Conseil central Montréal métropolitain (CCMM-CSN)

 

Contacts :

Marie-Ève Carpentier, Responsable des communications au ROCLD

Tél: 514-660-3761

Adresse courriel : communication@rocld.org

 

Marie-Andrée Gauthier, Coordonatrice du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

Tél : (438) 874-1072

Adresse courriel : info@reseautablesfemmes.qc.ca

 

Familles à la course, une loi-cadre en conciliation famille-travail-études à la rescousse!

Cette lettre ouverte est proposée par la Coalition pour la conciliation famille-travail-études, composée des principales organisations syndicales québécoises et d’organisations féministes, communautaires et populaires.
Depuis une trentaine d’années, et plus particulièrement au cours de la dernière décennie, la réalité des familles québécoises a fortement évolué. Quotidiennement, elles ont le défi de concilier la famille, le travail et les études. Trop souvent, cette charge de conciliation repose uniquement sur les épaules des parents et, plus particulièrement, sur celles des femmes. Dans un récent sondage réalisé auprès de 3 006 parents québécois, 50 % d’entre eux mentionnaient se débrouiller par eux-mêmes plutôt que de se prévaloir des mesures offertes par leur employeur (sondage Léger réalisé pour le Réseau Québec Famille – févr. 2018). Un tel choix témoigne que la pression sociale encourage les parents à considérer la conciliation famille-travail-études comme étant une responsabilité strictement individuelle plutôt que collective. Nous croyons ainsi qu’une loi-cadre, qui aborderait tout autant le champ du travail et des études et qui s’appliquerait aux secteurs privé, public, parapublic et péripublic, permettrait d’atteindre cet objectif de conciliation et ce, sans appauvrir les familles.
Le monde du travail est en pleine mutation et nécessite chaque jour davantage de flexibilité, de disponibilité et de mobilité imposant ainsi une pression accrue sur les familles qui doivent user de créativité afin d’assurer une planification optimale de leur précieux temps. Dans une société où la majorité des adultes travaillent, et dans le contexte actuel de désengagement de l’État, notamment avec la fin de la tarification unique des services éducatifs à la petite enfance, on demande de plus en plus aux familles de contribuer à la prise en charge de responsabilités collectives. Alors que de nombreuses familles doivent par exemple prodiguer des soins à un proche parent, il n’est pas étonnant qu’elles soient à la course.
Cette conciliation n’est pas que l’affaire des familles ou des femmes ni une question individuelle à régler dans le privé. Celle-ci doit être abordée comme la recherche d’un équilibre entre les responsabilités, contraintes et besoins, non seulement professionnels et familiaux, mais aussi sociaux et personnels. C’est un enjeu de société majeur qui demande que l’on s’y intéresse collectivement. Les employeurs ont, eux aussi, un rôle important à jouer dans l’établissement d’un climat propice à la conciliation des différentes sphères de la vie. D’ailleurs, ils auraient tout intérêt, dans la conjoncture actuelle de plein emploi, à prendre ce virage.
Afin de venir en soutien aux familles, les partis politiques doivent s’engager à mettre en place une loi-cadre contenant de réelles mesures de conciliation famille-travail-études. Avec une telle loi, le gouvernement enverrait un message clair à l’effet que les familles sont au centre de notre économie et que c’est avec elles que nous bâtissons le Québec d’aujourd’hui et de demain!

La liste des membres de la CCFTÉ
● Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)
● Association des parents-étudiants de l’Université Laval (APÉTUL)
● Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS)
● Au bas de l’échelle
● Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
● Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
● Comité de soutien aux parents étudiants de l’UQAM (CSPE-UQAM)
● Confédération des syndicats nationaux (CSN)
● Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
● Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
● Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec
(FAFMRQ)
● Fédération des femmes du Québec (FFQ)
● Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
● Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)
● Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)
● Fédération québécoise des organismes communautaires Famille (FQOCF)
● Regroupement des aidantes et aidants naturels de Montréal (RAANM)
● Regroupement des aidants naturels du Québec (RANQ)
● Regroupement Naissance-Renaissance (RNR)
● Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec
● Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)
● Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

Site internet : https://ccfte.wordpress.com/
Contact : Annik Patriarca, Au bas de l’échelle, 514-270-7863 et cell 438-886-8668

Déclaration de reconnaissance et de soutien aux organismes communautaires montréalais

Le 20 août dernier, la Table des groupes de femmes de Montréal, ainsi que d’autres regroupements de groupes communautaires, était présente à la séance du conseil de ville de la Ville de Montréal au moment de l’adoption d’une Déclaration de reconnaissance et de soutien aux organismes communautaires montréalais. Par la même occasion, Mme Rosannie Filato, Responsable du développement social et communautaire, de l’itinérance, de la jeunesse, de la condition féminine et des sports et loisirs, a annoncé l’intention de la Ville de se doter d’une Politique de reconnaissance et de soutien des organismes communautaires. Préalablement, un mécanisme de consultation devrait être mis en place.

La Ville se dotera d’une Politique de reconnaissance et de soutien aux organismes communautaires montréalais: http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=5798%2C42657625&_dad=portal&_schema=PORTAL&id=30512&ret

Une augmentation à saveur amère

Montréal, le 19 juin 2018 – Le Regroupement des organismes de défense collective des droits (RODCD) accueille avec une certaine amertume l’augmentation des subventions accordées aux groupes en défense collective de droits soutenus par le Fonds d’aide à l’action communautaire autonome (FAACA). En effet, depuis quelques jours, divers groupes à travers le Québec ont commencé à recevoir, au compte-gouttes, des lettres les informant que leur financement à la mission sera augmenté de 12,7% pour l’année 2018-2019, et qu’ils recevront les années subséquentes une indexation de 1% jusqu’en 2023. Après plus de 10 ans à réclamer une augmentation de leur financement à la mission ainsi que l’indexation au coût de la vie, l’arrivée de ces sommes est accueillie de façon plutôt mitigée par les groupes en défense collective des droits. Ce 2,2 M$ d’argent neuf permettra sans doute aux groupes de prendre un peu d’oxygène. Toutefois, pour Louise Paré, porte-parole du Comité de coordination du RODCD, « c’est une goutte d’eau qui est loin de répondre à des besoins qui n’ont fait qu’augmenter aux cours des dernières années. Les organismes œuvrant en défense collective des droits revendiquent en effet une hausse de 40M$ de l’enveloppe qui leur est dédiée. »

De plus, le ministre a choisi de hausser le financement des groupes d’un pourcentage uniforme. Cette méthode favorise les groupes qui ont déjà un meilleur financement, et cristallise encore une fois les inégalités entre les groupes les moins et les mieux financés. Rappelons que les organismes en défense collective de droits se sont clairement opposés à plusieurs occasions à cette méthode de répartition. Pour le RODCD, il était impératif de soutenir davantage les groupes les moins bien financés. « Un organisme qui survit avec 30 000 $ par an, pour payer sa travailleuse, son loyer, les activités avec ses membres et l’ensemble des autres coûts, n’y arrive tout simplement pas. Avec 3810$ de plus par an, il aura à peine plus de marge de manœuvre, mais ne réussira toujours pas à remplir pleinement sa mission, il aurait dû recevoir plus. » s’insurge Mme Paré.

Par ailleurs, l’annonce d’une indexation de 1% par année représente une petite avancée pour les groupes en défense collective de droits. Mieux vaut ça que rien du tout! « Malheureusement, le ministre Blais ne semble pas savoir que la hausse des coûts de fonctionnement est souvent plus élevée que celle du coût de la vie. En plus, cette dernière varie chaque année. En plafonnant l’indexation à 1% pour les 5 prochaines années, le ministre continue d’appauvrir les groupes à petit feu… » s’exclame la porte-parole du RODCD.

Pour le RODCD et ses membres, le ministre François Blais a raté une belle occasion de corriger certaines iniquités historiques au niveau du financement. Il a plutôt choisi de ne pas tenir compte de l’expertise et de la volonté du milieu communautaire à rechercher des solutions mieux appropriées à la réalité et aux enjeux auxquels sont exposés les groupes au quotidien. Finalement, le RODCD tient à rappeler au ministre que les organismes qu’il représente ont pour mission de défendre les droits collectifs de la population, dont bénéficie la société dans son ensemble. Bien que souvent les groupes sont amenés à accompagner les individus dans des processus de défense de leurs droits individuels (notamment en raison d’un manque de ressources adéquates dans le réseau des services publics), il est primordial de maintenir les acquis de l’action collective, avec un financement et une reconnaissance adéquates, en accord avec la mission de base des organismes en défense collective des droits.

Dans ces circonstances, le RODCD ne peut qu’applaudir très modestement cette première hausse de financement accordée aux groupes de défense collective des droits depuis dix ans. Les groupes de défense collective des droits travaillent jour après jour avec les citoyenNEs afin de défendre, de faire reconnaître et d’appliquer des droits humains aussi fondamentaux que le droit au logement, à la sécurité financière, à l’environnement, les droits des femmes, des minorités de genre, des familles, des consommateurs, des ainéEs, des personnes en situation de handicap, de pauvreté, etc.

Le RODCD rassemble 21 regroupements nationaux, représente et défend les intérêts de près de 320 groupes en défense collective des droits partout au Québec. Il est reconnu par le gouvernement pour être son interlocuteur privilégié en la matière.

 

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Pour information : Robert Théoret, coordonnateur du RODCD

Téléphone : 514-715-0699

Courriel : rodcdcoordination@yahoo.ca

Empreintes de femmes

DEPUIS LE 8 FÉVRIER, LE PALAIS DE JUSTICE DE SAINT-JÉRÔME ACCUEILLE EMPREINTES DE FEMMES, UNE ŒUVRE COLLECTIVE CRÉÉE PAR L’ARTISTE PEINTRE MURALISTE SOPHIE STELLA BOIVIN POUR LE RÉSEAU DES FEMMES DES LAURENTIDES (RFL) DANS LE CADRE DE LA MARCHE MONDIALE DES FEMMES 2015.

Plus d’une centaine de femmes ont apposé leur empreinte de main ou de pouce sur la toile réalisée en format 5 pi x 5 pi, en guise d’appui à l’initiative d’ampleur internationale.

L’œuvre a voyagé aux quatre coins de la région des Laurentides, faisant escale au sein de la vingtaine d’organismes membres du RFL.

Lorsqu’elle a été exposée au cours des festivités du 30e anniversaire du RFL, en juin 2017, elle a capté l’attention du député de la MRC Rivière-du-Nord, Rhéal Fortin.

« On sait que les femmes doivent souvent défendre leurs droits devant la cour. Le Palais de justice m’est apparu comme le lieu par excellence pour mettre en valeur cette magnifique œuvre très symbolique. C’est pourquoi j’ai soutenu la démarche pour permettre qu’elle y soit exposée. »

« Empreintes de femmes est le symbole d’un vaste mouvement d’affirmation de femmes solidaires qui luttent pour l’amélioration des conditions de vie de toutes les femmes », souligne Fannie Roy, présidente du RFL. « Nous sommes fières de voir cette réalisation collective exposée dans un lieu qui vise à favoriser le respect des droits individuels et collectifs. » Le RFL tient à remercier Michel Caouette, directeur régional des services judiciaires des Laurentides et du Palais de justice de Saint-Jérôme d’avoir accepté d’accueillir l’œuvre dans son enceinte.

Pour plus de détails concernant l’œuvre Empreintes de femmes : femmeslaurentides.org/acef/toile-participative/

Le Réseau des femmes des Laurentides (RFL) est un regroupement régional qui rassemble et représente 21 groupes et comités de femmes de la région des Laurentides. Il travaille avec ses membres à améliorer les conditions de vie des femmes dans une perspective féministe d’égalité entre les sexes et de justice sociale. www.femmeslaurentides.org

Source: http://www.journalacces.ca/actualite/loeuvre-collective-exposee-palais-de-justice/

Et maintenant?

COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate
8 mars 2018 : Et maintenant ? En action tant qu’il le faudra !
Escuminac, le 7 mars 2018 – Les multiples violences contre les femmes, notamment les violences sexuelles révélées par #moiaussi #metoo et #AgressionNonDénoncée et les nombreux cas de violences conjugales masculines, persistent encore pour toutes les femmes en 2018. Afin de souligner la Journée internationale des femmes, les féministes se mobilisent en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, comme à chaque année, et appellent la population à agir.
Les nombreuses dénonciations des derniers mois ont eu un effet important au sein de la population et dans les faits, la demande pour des services et les besoins exprimés par les victimes et leurs proches est loin de s’essouffler. Il faudra faire beaucoup pour que la société soit en mesure de contrer le fléau de la violence sexuelle, tout comme celui de la violence conjugale. Au cours des prochaines années, il faudra encore sensibiliser et éduquer la population, dénoncer les agresseurs, soutenir et accompagner les victimes, légiférer pour permettre un meilleur système de justice, sévir contre les criminels…
Et maintenant, que faisons-nous pour contrer les violences faites aux femmes ?

  • Osons dire aux victimes : « Je te crois » ; « Tu n’y es pour rien ».
  • Osons dénoncer les violences dont nous sommes témoins et dire à l’agresseur : « Stop ». « C’est assez, je te vois. »
  • Soutenons les organismes locaux et régionaux qui accompagnent et supportent les victimes de violences.
  • Réclamons un système judiciaire mieux adapté et plus humain.
  • Rendons nos milieux de travail plus sécuritaires en instaurant des politiques contre le harcèlement et les agressions sexuelles.

À l’approche des élections provinciales, les beaux discours qui réaffirment que l’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur fondamentale ne font pas disparaître, dans les faits, les inégalités économiques et sociales que subissent les femmes.

  • Réclamons une société exempte de violence pour toutes à nos élu-e-s !

En cette Journée internationale des femmes, la Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine invite toute la population à passer à l’action, et ce, afin que disparaissent toutes les barrières qui freinent les femmes dans leur accès à l’égalité !
Les barrières dressées devant les femmes se perpétuent. Les féministes continuent de lutter pour que disparaissent toutes ces violences. Nous serons féministes tant qu’il le faudra!
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SOURCE : Mireille Chartrand, coordonnatrice
Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine
581 886-4650 – contact@femmesgim.qc.ca

Journée internationale des femmes

Sherbrooke, 8 mars 2018 – À l’occasion de la Journée internationale des femmes, ConcertAction femmes Estrie (CAFE) et ses membres joignent leurs voix aux milliers d’autres qui s’élèvent pour réaffirmer la nécessité des mobilisations féministes.
Malgré des avancements notables dans plusieurs domaines, les inégalités persistent entre les femmes et les hommes ainsi qu’entre les femmes elles-mêmes. Les décisions du gouvernement libéral appauvrissent de plus en plus les femmes et les personnes marginalisées, les maintenant dans un statut précaire. Les femmes sont encore sous-représentées dans les instances décisionnelles et les lieux dits de pouvoir. Elles vivent plus de violences, occupent des emplois davantage atypiques, gagnent un salaire moins élevé que les hommes et sont confrontées quotidiennement à du sexisme ordinaire et à des discriminations genrées. Il importe de souligner que les structures actuelles maintiennent l’invisibilité des femmes qui vivent à l’intersection de différentes oppressions (femmes racisées et immigrantes, femmes en situation d’handicap, femmes de la diversité sexuelle, femmes autochtones, etc.).
Mobilisation régionale
Les membres de ConcertAction femmes Estrie se sont mobilisées l’an dernier autour de dossiers municipaux urgents pour les femmes : la sécurité, le logement et le transport. En ces temps de campagne pré-électorale provinciale, elles s’unissent à nouveau et travaillent à une plateforme de revendications liée à l’autonomie économique des femmes, au filet social, à la conciliation famille-études-travail, à la santé, à la sécurité et à la place des femmes dans les instances décisionnelles.
Il est impératif que nos gouvernements :
· Appliquent l’analyse intersectionnelle et différenciée selon les sexes (ADS+) et l’intègrent de manière transversale, tant au niveau du portrait, du plan d’action, de la mise en œuvre que de l’évaluation des projets et des programmes;
· Remettent en place un ministère de la Condition féminine provincial;
· Reconnaissent, prennent en considération et soutiennent l’expertise des groupes féministes travaillant sur le terrain, notamment par l’octroi d’un financement adéquat et récurrent.
En ce 8 mars 2018, ConcertAction femmes Estrie encourage et soutient les différentes initiatives féministes visant plus d’égalité, de liberté, de solidarité, de justice et de paix. Nous sommes et nous serons féministes tant qu’il le faudra!
ConcertAction femmes Estrie est un réseau féministe régional, créé pour répondre à des besoins de liaison, de concertation et de solidarité. Avec ses groupes membres, CAFE intervient dans une pluralité de domaines tels la santé, l’éducation, la lutte contre la pauvreté et la violence, le développement social et l’accès aux instances décisionnelles.
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Source :
Marie-Danielle Larocque, agente à la vie associative
T. 819 919-1987 (cell)
info@concertactionfemmesestrie.org | www.concertactionfemmesestrie.org

Féministe tant qu’il le faudra!

Trois-Rivières, le 23 février 2018 – Les multiples violences contre les femmes et notamment les femmes autochtones, les violences sexuelles révélées par #moiaussi, l’impact sexiste du néolibéralisme et des mesures d’austérité dont les coupes dans les services publics, l’absence d’équité salariale pour de nombreuses femmes, la privatisation des services de garde éducatifs, la discrimination systémique en emploi qui persiste pour toutes les femmes et en particulier pour les femmes racisées ou en situation de handicap, le mythe de l’égalité déjà-atteinte : les barrières dressées devant les femmes se perpétuent. Le mouvement féministe continue de lutter pour que disparaissent toutes ces barrières qui les freinent.

À l’approche des élections provinciales, les beaux discours qui réaffirment que l’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur fondamentale ne font pas disparaître, dans les faits, les inégalités économiques et sociales que subissent les femmes. En Mauricie, plusieurs données témoignent encore aujourd’hui de ces inégalités :

  • le revenu d’emploi médian des femmes correspond à 69,9 % de celui des hommes, alors que ce ratio s’établit à 74,9 % au Québec ;
  • le taux d’emploi des femmes est à 52 %, comparativement à 55,6 % chez les hommes ;
  • 29,4 % des femmes travaillent à temps partiel, alors que ce taux est à 13,9 % chez les hommes;
  • les femmes représentent 40 % des conseillers municipaux et 12 % des maires aux dernières élections municipales.

Au Québec :

  • 78 % des victimes de violence conjugale sont des femmes;
  • 86,5 % des victimes d’agressions sexuelles sont des femmes.

Afin de souligner la Journée internationale des femmes, les femmes se mobilisent en Mauricie, comme partout au Québec, et affirment haut et fort qu’elles sont féministes ! Elles envoient ainsi un message politique sans équivoque sur leur volonté de revendiquer une société juste, solidaire et égalitaire.

La Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) interpelle ainsi toute la population à s’impliquer et à revendiquer l’égalité tant qu’il le faudra! Nous sommes et serons féministes tant qu’il le faudra!

La Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie est un regroupement régional féministe de défense collective des droits qui a pour mission de favoriser la concertation et d’agir sur les questions mettant en jeu les intérêts et les conditions de vie des femmes.

P.J. Calendrier des activités 2018

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Source : Joanne Blais, directrice TCMFM 819-372-9328 ou info@tcmfm.ca