Bilan campagne UNE BOUCHÉE POUR L’ÉGALITÉ !

Gatineau, le. 21 janvier 2020 – Dans le cadre des 12 jours d’action pour l’élimination des violences faites aux femmes le Comité régional de la Marche mondiale des femmes en Outaouais (CRMMFO) a lancé une Campagne intitulée : Une bouchée pour l’égalité ! Cette campagne de sensibilisation qui s’est déroulée du 25 novembre (Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes) au 6 décembre (Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes) avait pour objectif de sensibiliser et informer la population de l’Outaouais à la Marche mondiale des femmes qui aura lieu le 17 octobre 2020.

Du 25 novembre au 6 décembre inclusivement, 11 restauratrices et 1 spécialiste du dessert de la région ont remis une partie du prix d’un des plats de leur menu ou de leur création au CRMMFO. Les fonds amassés serviront à organiser une activité régionale ainsi qu’à faciliter la participation à l’action nationale qui aura lieu le 17 octobre 2020. Les restaurants participants sont :

La Maladroite; Les Filles de Laurier; Fine & Futés; Café des Artistes; LaLa Bistro; Le Bistro Montebello;Chez Fatima; Biscotti & cie; La Belle Verte; Choux Choux; L’Artisan du Dessert

La députée provinciale de Hull, madame Maryse Gaudreault a participé également à cette campagne en faisant un don au CRMMFO. Le montant total amassé dans le cadre de cette campagne est de : 2450.75 $

Nous tenons à remercier très chaleureusement Madame Maryse Gaudreault ainsi que les restaurants et artisane qui ont participé à cette campagne. Leur participation dénote de leur intérêt vis-à-vis la lutte pour l’élimination des violences basées sur le genre et pour l’amélioration des conditions de vie de toutes les femmes et les filles.

Le Comité régional de la marche mondiale des femmes en Outaouais est issu de plusieurs organismes de la région qui travaillent ensemble pour améliorer les conditions de vie des femmes, il est coordonné par l’Assemblée des groupes de femmes d’interventions régionales qui est la table régionale des groupes de femmes de la région de l’Outaouais : www.agir-outaouais.ca

La Marche mondiale des femmes est un mouvement international féministe né au Québec suite à la Marche du pain et des roses de1995 qui lutte contre la pauvreté et les violences envers les femmes. Ainsi, depuis l’an 2000, chaque 5 ans sont organisés mondialement au Québec et régionalement des activités pour sensibiliser les gouvernements aux discriminations et aux problèmes vécus par les femmes.

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Mélissa Beaulieu
Chargée de projet et des communications
819 665-1771
communications.agir@bellnet.ca 

Pour une représentation équitable des femmes de toutes les régions

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec était à Québec, le 23 janvier 2020 dans le cadre des consultations particulières sur le projet de loi 39 Loi établissant un nouveau mode de scrutin de la Commission des institutions.

À cette occasion, trois représentantes du Réseau ont pris la parole pour défendre une égalité différenciée et pluraliste et faire des recommandations afin de contrer la sous-représentation des femmes dans les lieux de pouvoir.

Ces recommandations, colligées dans un mémoire déposé dans le cadre des consultations, sont le fruit d’une réflexion collective faite par le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) en collaboration avec les tables de groupes de femmes membres de ce regroupement.

Le Réseau des Tables y déplore notamment l’absence, dans le projet de loi à l’étude, de mesure permettant véritablement de corriger le déficit démocratique et le déni de justice que constitue la sous-représentation politique des femmes ainsi que de mesure spécifique tenant compte du croisement de diverses oppressions que les femmes peuvent vivre.

Pour pallier ces écueils, le Réseau des Tables propose 11 mesures structurelles afin d’assurer que les femmes puissent détenir des postes décisionnels dans notre système politique et ainsi, exercer le pouvoir de concert avec les hommes.

Quatre autres propositions, visant à bonifier la part proportionnelle mixte compensatoire du mode de scrutin à l’étude et à favoriser un exercice de réflexion démocratique éclairé sur le mode de scrutin se trouvent également dans le mémoire que vous pouvez télécharger ici.

Réforme de scrutin : Si le gouvernement impose un référendum, qu’il le fasse en 2021

Montréal, le 20 janvier 2020 – À la veille des consultations devant la commission parlementaire sur le projet de loi 39 établissant un nouveau mode de scrutin, la Coalition pour la réforme électorale maintenant ! invite le gouvernement et les partis à la coopération afin de bonifier significativement le projet de loi qui est sur la table. La Coalition souhaite aussi clarifier sa position à l’égard du référendum dont les dispositions sont détaillées dans les amendements déposés par la ministre de la justice Sonia LeBel, le 5 décembre dernier.
Pour Marie-Andrée Gauthier, co-porte-parole de la Coalition et Coordonnatrice générale du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec, « nous sommes très heureuses de constater que le gouvernement maintient le cap sur la réforme du mode de scrutin. Il a déposé un projet de loi dans les délais et a établi une commission parlementaire devant laquelle plus d’une trentaine de groupes et d’experts ont été invités à présenter des mémoires. Maintenant, il va falloir que tout cela débouche sur une vraie réforme du mode de scrutin qui va avoir un impact réel sur notre système démocratique. Or, il est clair que le projet de loi qui est sur la table n’est pas satisfaisant et doit être profondément bonifié. Nous avons toutes et tous fait nos devoirs pour amener des propositions très concrètes en commission sur bon nombre de points, comme des mesures structurelles pour une représentation paritaire, diversifiée et équitable pour les régions. C’est maintenant aux partis et au gouvernement d’être à l’écoute et d’agir en concertation de manière à apporter les corrections qui s’imposent pour aboutir à un système électoral juste et équitable ».

Par ailleurs, nous tenons à réitérer que nous considérons que le gouvernement a les moyens et la légitimité nécessaires pour mener à bien cette réforme sans imposer de référendum. Il dispose d’une confortable majorité parlementaire avec l’appui des deux partis d’opposition signataires de l’entente transpartisane de 2018. Cependant, s’il continue à vouloir imposer une consultation référendaire sur la question, le premier ministre doit alors assumer ses responsabilités et surtout faire les choses correctement.

« François Legault s’est clairement engagé par le passé à adopter un nouveau mode de scrutin avant les élections de 2022, a rappelé le président de la CSN et co-porte-parole de la coalition, Jacques Létourneau. Pour nous, il est clair que les députés de l’Assemblée nationale ont toute la légitimité nécessaire pour adopter cette réforme sans avoir à passer par la voie référendaire. Si le gouvernement tient absolument à soumettre la question à la population, qu’il s’engage à appuyer activement sa réforme, en s’engageant clairement dans le camp du OUI, et qu’il tienne un référendum avant la prochaine campagne électorale afin que nous puissions avoir un débat franc et éclairé sur la question. La réforme du mode de scrutin est un enjeu beaucoup trop important pour être abandonné aux aléas partisans d’une campagne électorale. »

La Coalition pour la réforme électorale maintenant ! a pour objectifs de promouvoir un vaste mouvement populaire en faveur de la réforme électorale partout au Québec, d’informer et de sensibiliser largement la population aux enjeux de cette réforme et d’amener le gouvernement à tenir ses promesses et de renforcer la démocratie au Québec. La Coalition regroupe plus de soixante-dix organismes et réseaux issus de tous les secteurs de la société civile répartis sur l’ensemble du territoire québécois, qui représentent plus de 2,1 million de membres actifs dans plus de 12 000 organisations.

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SOURCE : Coalition pour la réforme électorale maintenant !

CONTACT : 
Julie Sion, responsable des communications, MDN
514 360-1998 / julie.sion@democratie-nouvelle.qc.ca

La TCMFCQ présente la campagne « Sexisme, pas ici. Le début de la fin des inégalités »

D’une durée de deux ans, la campagne de sensibilisation de la Table de concertation du mouvement des femmes Centre-du-Québec (TCMFCQ) a pour but de sensibiliser les centricoises et centricois de 18 ans et plus sur ce qu’est le sexisme et ses différentes formes, de ses impacts sur les victimes, de proposer des solutions pour agir contre le sexisme et d’encourager les organismes, les entreprises et même les élu.e.s qui s’engageront dans leur milieu par des actions concrètes.

Pour ce faire, plusieurs activités seront proposées lors de ces deux années:

Une « alerte » informative sur le sexisme

Des capsules vidéo animées informatives

Des ateliers de formation gratuits

La rédaction d’une charte anti sexiste

Une journée de réflexion sur les impacts du sexisme

Une soirée hommage aux entreprises, organismes ou organisations qui se seront démarqués par leurs actions dans leur milieu (avec des prix)

Une exposition d’oeuvre itinérante créé par les citoyennes et citoyens de la région pour la population

Pour plus d’information, consultez le site de la campagne Sexisme, pas ici.

Plan d’action gouvernemental en matière d’action communautaire : le Réseau présente son mémoire

Le 6 décembre dernier, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec a déposé son mémoire dans le cadre de la consultation sur le futur Plan d’action gouvernemental en matière d’action communautaire (PAGAC).

Le mémoire, intitulé L’atteinte de l’égalité pour toutes les femmes passe par un financement adéquat, une reconnaissance et une valorisation de l’action communautaire autonome pratiquée par les groupes de femmes au Québec présente l’analyse et les recommandations en ce qui a trait aux principaux thèmes de la consultation.

Le mémoire appuie l’ensemble des recommandations formulées par le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) dont le Réseau est membre et présente également une revendication prioritaire concernant l’intégration de l’analyse différenciée sur les sexes intersectionnelle (ADS+) dans le PAGAC. La voici :

Considérant que ce sont majoritairement des femmes qui travaillent dans le milieu communautaire, que le sous-financement des organismes engendre des iniquités salariales et la précarité, que la pauvreté a un sexe au Québec, un outil est nécessaire pour l’actualisation de nos pratiques et afin de tendre vers une société égalitaire. Depuis 1995, le gouvernement du Québec s’est engagé à intégrer l’analyse différenciée selon les sexes intersectionelle (ADS+) de manière transversale.

Que le gouvernement intègre l’analyse différenciée selon les sexes intersectionnelle (ADS+) dans le PAGAC dans l’objectif de considérer les spécificités des travailleusesdes organismes d’action communautaire autonome (OACA) et des personnes qui les fréquentent, soit majoritairement des femmes. Nous nous attendons à ce que les actions et les budgets qui découlent de ce plan d’action soient conséquents, donc qu’une ADS+ aient également été effectuée à l’égard de ces deux objets. Nous tenons à mentionner que les groupes de femmes sont les expertes de cet enjeu. Notre participation à un comité consultatif serait donc attendue.

Vous pouvez télécharger le mémoire en cliquant ici

« L’accès des femmes à l’emploi en Mauricie, une priorité ! » Dévoilement des résultats de l’état de situation LES OBSTACLES À LA PARTICIPATION DES FEMMES À L’EMPLOI

Trois-Rivières, 4 décembre 2019La Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) est fière de présenter les résultats de l’état de situation Les obstacles à la participation des femmes à l’emploi. S’inscrivant dans le cadre du projet L’accès des femmes à l’emploi en Mauricie, une priorité!, qui est en cours depuis septembre 2018, cet état de situation vient mettre fin à la 1re partie du projet et ouvrir sur les pistes de solutions possibles.

La participation des femmes au marché de l’emploi a connu de grands progrès au cours des dernières années. Cependant, il reste de nombreux défis à relever, en particulier dans une région comme la Mauricie qui enregistre un des plus faibles revenus médians de la province et où la concentration de la main-d’œuvre féminine dans les emplois à prédominance féminine est prononcée. Suite à ces constats, la TCMFM, dans le cadre de ce projet, a deux objectifs : développer la concertation autour de l’accès à l’emploi des femmes et appuyer ses partenaires dans le renforcement de leur capacité à mieux répondre aux besoins des femmes en employabilité.

Le présent état de situation sur les obstacles à la participation des femmes à l’emploi a été mené par le Centre de recherche sociale appliquée (CRSA) et Mme Sandy Torres, selon une méthodologie de recherche exploratoire et qualitative. Le regard analytique posé sur les obstacles à l’emploi a croisé trois sources de savoirs, soit les savoirs théoriques, les savoirs expérientiels (le vécu des femmes) et ceux des milieux de pratique. Concrètement, trois activités ont eu lieu : une revue de littérature ciblée sur les obstacles à l’emploi, en particulier structurels; des groupes de discussion et entrevues réalisés auprès de Mauriciennes, y compris des femmes immigrantes et des femmes autochtones; un forum régional réunissant principalement des partenaires de la TCMFM et des intervenantes et intervenants des secteurs communautaire et public.

 

3 catégories d’obstacles

En s’appuyant sur la littérature recensée, trois catégories d’obstacles ont été définies : les obstacles individuels, soit liés aux motivations, aux compétences, aux perceptions, aux sentiments, à l’état de santé, à la situation familiale, aux caractéristiques individuelles (scolarité, âge, etc.); les obstacles socioculturels, c’est-à-dire de l’ordre des représentations, des stéréotypes, des modèles, des valeurs, etc.; et les obstacles structurels ou liés aux organisations (conditions et milieux de travail, offre et organisation des services, etc.), aux institutions (conception et application des politiques et programmes, etc.), aux systèmes (gestion des ressources humaines, procédures de sélection, etc.).

 

Des pistes de solution

L’état de situation a mené à la mise en évidence de pistes de solution en réponse aux obstacles à l’emploi. Des solutions concernent le milieu du travail, tout particulièrement la conscientisation en entreprise face aux préjugés, mais aussi à la conciliation travail-famille-études-soins et à la culture de performance.  Des propositions visent également une profonde remise en question des conditions de travail. La question des horaires de travail, des services de garde et du travail domestique garde toute son actualité comme élément clé pour faciliter la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. Quelques pistes concernent les programmes, la nécessité de créer des partenariats, ainsi que le besoin de formation continue pour progresser en emploi et d’éducation pour contrer les préjugés et les stéréotypes sexuels. La nécessité d’améliorer les services de transport en commun et de se pencher sur la reconnaissance des expériences acquises à l’extérieur du pays ou en dehors du travail, ainsi que sur le partage équitable de tâches domestiques, ont également été proposés.

 

Un plan d’action régional intersectoriel

L’état de situation des obstacles à l’emploi rencontrés par les femmes a permis de jeter les bases d’un plan d’action intersectoriel visant à améliorer les pratiques collectives liées à la participation de toutes les Mauriciennes à l’emploi. Ce plan d’action comporte deux volets : un volet organisationnel (structurel), comportant des exemples de stratégies, des activités ou des outils visant à améliorer l’organisation de services, l’accès aux ressources ou encore les climats et les conditions de travail; un volet stratégique (politique), comportant des stratégies de communication en lien par exemple avec la diffusion des résultats auprès d’instances décisionnelles concernées.

« Afin de réduire les écarts entre les femmes et les hommes et d’améliorer les conditions de vie de toutes les femmes, la TCMFM propose plusieurs pistes de solution », mentionne Joanne Blais, directrice de la TCMFM. Il appartient à chaque organisation, à la mesure de ses capacités et de ses ressources, de favoriser l’accès à l’emploi des Mauriciennes dans toute leur diversité. Ensemble, rendons les milieux de travail favorables à l’égalité des sexes et à la diversité des cheminements professionnels.

La Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie est un regroupement régional féministe de défense collective des droits qui a pour mission de favoriser la concertation et d’agir sur les questions mettant en jeu les intérêts et les conditions de vie des femmes. Elle regroupe plus de 50 membres (individus et groupes de femmes provenant de différents secteurs d’activités. La réalisation de ce projet est rendue possible grâce au soutien financier du ministère Femmes et Égalité des genres Canada.

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Source :

Joanne Blais,

Directrice, Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie

Tél. : 819 372-9328 | info@tcmfm.ca

 

Lettre aux ministres : Demande d’enquête spéciale sur le suicide de Madame M au centre de détention Leclerc, logique de criminalisation et d’incarcération des femmes

Montréal le 4 décembre 2019

À l’attention de : Mme Geneviève Guilbeault, Ministre de la Sécurité Publique, Mme Sonia Lebel, Ministre de la Justice, Mme Isabelle Charest, Ministre de la condition féminine, M David Lametti, Ministre de la Justice, Mme Myriam Monsef, Ministre des femmes et de l’égalité des genres

 

Madame la Ministre,

Monsieur le Ministre,

 

En cette période des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes, il nous semble important de parler de celles qui ne sont pas encore crues, celles qui doivent encore faire un travail de survie sans soutien ni reconnaissance de l’État québécois et canadien.

Le 5 novembre à la prison Leclerc, une femme a mis fin à ses jours. C’est le quatrième suicide qui survient dans cette prison pour femmes en l’espace de deux ans. Au moins dix tentatives ont également eu lieu dans la même période.

En tant que féministes, nous constatons que les prisons sont des lieux de reproduction de la violence étatique et institutionnelle, où les femmes sont davantage vulnérables. Nous croyons que le système carcéral, et spécifiquement la prison Leclerc, est un facteur aggravant ayant poussé Madame M à mettre fin à son combat de la façon dont elle l’a fait. Les conditions de son incarcération concluent la funeste épopée d’injustices qu’elle a vécue : l’acharnement des États canadien et états-uniens dans la non-reconnaissance des violences post-séparation de son ex-conjoint violent ainsi que la persécution qu’elle a vécue sur une période de 9 ans de notre système de justice, et enfin la négligence de l’administration québécoise.

“Madame M” était une mère de famille de trois enfants, originaire du Québec, établie aux États-Unis. Elle s’est enfuie avec ses enfants pour retourner au Canada en 2010 pour les protéger de leur père violent. Dix jours après le jugement d’extradition définitif de la Cour Suprême, elle est retrouvée morte dans sa cellule de la prison Leclerc. Loin d’être une séquence vécue sur quelques semaines seulement, Madame M a vécu pendant plus de 9 ans différentes formes de violences étatiques : la non-reconnaissance de celle vécue dans sa relation conjugale ; l’acharnement des gouvernements des Etats-Unis et du Canada pour la punir ; et, finalement, l’internement dans une prison que même le gouvernement fédéral refused’utiliser à cause de sa désuétude. Le personnel formé à la prévention du suicide n’a-t-il pas vu ses poignets cicatrisés lorsqu’elle a été incarcérée ?

Soyons clair.es, c’est en tant que femme dans une société patriarcale que Madame M a enduré une double violence : la violence conjugale et la violence institutionnelle qui la menaçait d’un procès pour “enlèvement” alors qu’elle cherchait à protéger ses enfants, à défaut d’être protégée par les pouvoirs publics.

Malheureusement, l’histoire de Madame M. n’est pas unique. Les femmes ayant vécu des violences interpersonnelles affirment que le système pénal ne protège pas les personnes marginalisées victimes de relations violentes. Le système carcéral lui-même est une forme de violence dans leur vie, qui reproduit la violence sans se préoccuper de leur réalité.  C’est pourquoi aujourd’hui nous exigeons que vous, la Ministre de la Sécurité du Québec, conduise une enquête spéciale sur les conditions de détention des femmes à la prison Leclerc.

 

Veuillez agréer, madame la Ministre, l’expression de nos salutations respectueuses,

 

Gabrielle Bouchard & Gaëlle Fedida

Pour le G13

 

Organisations membres du G13

Formé dès 1986, le G13 est une table de concertation de 20 groupes et regroupements provinciaux de groupes féministes. Il sert de porte-voix pour l’ensemble des réalités diverses que nos groupes représentent : des femmes autochtones, racisées, en situation de handicap, de la diversité sexuelle; des maisons d’hébergement à l’employabilité, des tables de groupes de femmes aux centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, des centres de femmes à la santé sexuelle et reproductive, des organismes de soutien aux familles monoparentales et recomposées, de la défense de droits à la prestation de services, du milieu de vie à l’éducation populaire. Nous représentons plusieurs centaines de groupes et des dizaines de milliers de femmes, souvent parmi les plus vulnérables et marginalisées.

 

Action santé femmes

Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale

Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine

Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle

Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail

DAWN-RAFH Canada

Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec

Fédération des femmes du Québec

Fédération des maisons d’hébergement pour femmes

Fédération du Québec pour le planning des naissances

Femmes Autochtones du Québec

L’R des centres de femmes du Québec

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Regroupement Naissance-Respectées

Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel

Relais-femmes

Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec

Réseau des lesbiennes du Québec– Femmes de la diversité sexuelle

Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec

Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes

Projet de loi sur l’assurance parentale : des avancées !

Montréal, le 28 novembre 2019 – La Coalition pour la conciliation famille-travail-études accueille favorablement le dépôt du projet de Loi 51 — Loi visant principalement à améliorer la flexibilité du régime d’assurance parentale afin de favoriser la conciliation famille-travail

Selon Gabrielle Pitre, porte-parole de la Coalition : « le ministre du Travail, M. Jean Boulet, a ouvert un dialogue significatif visant à modifier plusieurs mesures du Régime au bénéfice des familles québécoises. Soulignons notamment la bonification des semaines de prestations pour les parents adoptants et dans le cas de grossesses ou d’adoptions multiples. L’allongement des périodes où il sera possible de bénéficier des prestations de maternité et parentales ajoute à la flexibilité du régime. »

La prolongation de la période de prestations de deux semaines dans le cas d’un décès périnatal est un point positif. Toutefois, la Coalition estime qu’un parent qui n’est pas en cours de prestations devrait également pouvoir s’en prévaloir, ajoutant un baume de dignité. L’incitatif, pour les pères, de prendre davantage de semaines de prestations, pourrait encourager un meilleur partage des responsabilités parentales.

La Coalition aurait souhaité que le projet de loi soit plus explicite quant aux augmentations des exemptions relatives au revenu de travail en cours de prestation ainsi que sur la manière d’établir le calcul du revenu hebdomadaire moyen servant à déterminer la prestation.

La Coalition compte participer aux consultations et amènera d’autres propositions pour bonifier le Régime.

La Coalition pour la conciliation famille-travail-études représente près de deux millions de femmes et d’hommes au Québec. Elle est composée des principales organisations syndicales québécoises et des organisations féministes, communautaires et populaires œuvrant à l’amélioration des conditions de travail et de vie des travailleuses et travailleurs, des parents-étudiants ainsi que des proches aidantes et aidants.

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Pour information
Myrna Karamanoukian pour la Coalition
514 572-5454

La TCLCF et la TCVCASL invitent la population à commémorer la mémoire des victimes de Polytechnique

Dans le cadre du 30e anniversaire de la commémoration de la tuerie misogyne de l’école Polytechnique, la TCLCF et la TCVCASL organise un événement commémoratif, au cours duquel le carillon de la place Claude-Léveillée jouera l’oeuvre Lux Aeterna, créée par la compositrice et ondiste Estelle Lemire. L’événement aura lieu le vendredi 6 décembre 2019 de 13h15 à 14h00.

Journée de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes

Le 6 décembre 1989, à l’École Polytechnique de Montréal, 14 femmes ont été assassinées parce qu’elles étaient des femmes. En plus de commémorer la tuerie misogyne de 1989, la journée se veut également un temps d’arrêt, de recueillement et de réflexion, à la mémoire de toutes les femmes victime de violences sexistes notamment:

o   Les plus de 1500 femmes tuées par leur conjoint depuis cette date au Québec

o   Les filles et les femmes autochtones disparues ou assassinées et victime de violences sexuelles

o   Les femmes qui sont victimes de violences économiques, sexuelles, psychologiques, physiques et spirituelles

 

Le 6 décembre est aussi la journée de clôture de la Campagne des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes. Cette campagne, qui commence le 25 novembre, dénonce l’ensemble des violences dont sont victimes les femmes (économique, sexuelle, psychologique, physique et spirituelle). La réflexion et la commémoration font place à un appel à la solidarité pour l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes et entre les femmes elles-mêmes.

 

Trace permanente à Laval

En 2014, lors du 25e anniversaire de la tuerie de Polytechnique, le mouvement des femmes de Laval a émis le souhait de pouvoir installer une trace permanente à la mémoire des victimes de cette tragédie, dans un lieu public symbolique. À la suite d’une demande faite à la Ville de Laval, une collaboration a débuté en 2017 afin d’aller de l’avant avec une telle démarche.

 

Le projet de trace permanente conduit conjointement avec la TCLCF, la TCVCASL et la Ville de Laval prend la forme d’une composition musicale pour le carillon de la place Claude-Léveillée, située aux abords du Campus Laval de l’UdeM.

 

Cette trace permanente sous forme d’œuvre musicale pour chœur et carillon nous permet de nous réunir à chaque 6 décembre pour commémorer la mémoire des victimes de la tuerie misogyne de 14 femmes de l’École Polytechnique de Montréal en 1989 et prendre un temps d’arrêt à la mémoire de toutes les femmes victime des violences sexistes.

 

L’œuvre commémorative se veut aussi empreinte d’espoir et de solidarité dans une optique de lutte contre les violences patriarcales faites aux femmes.

 

Merci de confirmer votre présence par courriel au : tclcf@bellnet.ca ou par téléphone au 450 682-8739

Des féministes se mobilisent pour l’élimination des violences envers les femmes

Sherbrooke, 27 novembre 2019 – La campagne nationale des 12 jours d’action contre les violences envers les femmes est lancée! Du 25 novembre au 6 décembre, les groupes de femmes sont mobilisés dans toutes les régions du Québec et organisent divers événements de sensibilisation auprès de différents milieux. Des engagements et des actions concrètes de la part des gouvernements de tous les paliers sont demandées pour éliminer ces violences sexistes et systémiques qui continuent d’exister malgré les avancées des droits des femmes au Québec et au Canada.

L’incarcération des femmes : une violence méconnue

La criminalisation des survivantes est pourtant l’une des plus grandes violences systémiques envers les femmes. Menacée d’extradition aux États-Unis et incarcérée à chaque procédure juridique, Madame M s’était réfugiée à La Bouée de Mégantic avec ses enfants en 2008 pour fuir la violence du père. Elle s’est enlevé la vie le 5 novembre 2019 lors de sa détention à l’établissement Leclerc, suite à l’échec de ses recours juridiques.

« On a criminalisé Madame M alors qu’elle était une survivante de violence conjugale. Les femmes incarcérées le sont majoritairement pour des crimes liés à la survie, et la moyenne des peines est de deux mois. L’incarcération n’est pas une solution à des problèmes sociaux plus grands : la pauvreté des femmes et les violences à leur égard.» explique Marie-Danielle Larocque, de l’organisme ConcertAction Femmes Estrie (CAFE).

Polytechnique : 30 ans plus tard

Soulignons le 30e anniversaire de commémoration de l’attentat antiféministe de Polytechnique du 6 décembre 1989, au cours duquel 14 femmes sont décédées et 14 personnes blessées, dont 10 femmes. La population est invitée à porter le ruban blanc et à participer aux activités organisées en Estrie :

Les violences envers les femmes sont encore trop nombreuses, notamment envers celles qui vivent à la croisée des oppressions. Elles sont accentuées par les inégalités persistantes entre les femmes et les hommes, mais aussi entre les femmes elles-mêmes. Les 12 jours d’action sont une occasion à saisir pour travailler collectivement à l’élimination des violences envers les femmes et à soutenir les initiatives régionales en ce sens!

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Personne-ressource : Marie-Danielle Larocque, agente à la vie associative et à la mobilisation

ConcertAction Femmes Estrie | 819-563-1987 (bureau) | 819-919-1987 (cell.) | info@concertactionfemmesestrie.org

ConcertAction Femmes Estrie (CAFE) est la table régionale des groupes de femmes, créée pour répondre à des besoins de liaison, de concertation et de solidarité. Avec ses 37 groupes membres, CAFE intervient dans une pluralité de domaines tels la santé, l’éducation, la lutte contre la pauvreté et la violence, le développement social et l’accès aux instances décisionnelles.