Zéro place! Une initiative de la Table de concertation des groupes de femmes GÎM

Au cours des derniers mois, la Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie-les-Îles-de-la-Madeleine s’est intéressée à l’enjeu du manque de places en services de garde dans la région. Bien que cet enjeu existe depuis plusieurs années dans certains territoires, la pandémie a sans aucun doute accéléré et accru cette problématique et les besoins des familles en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Puisque les femmes sont affectées de façon plus importante par l’impossibilité d’avoir une place en service de garde pour leurs enfants lorsqu’elles en ont besoin, la Table de concertation des groupes de femmes GÎM a créé un micro-site où elles s’expriment sur les conséquences financières, personnelles et professionnelles du manque de place en services de garde.

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Monsieur le Ministre, cessez de prendre les femmes en otage

Cette lettre est parue dans La Presse du 23 septembre 2020

Elle est consignée par de nombreuses organisations et personnes, dont le Réseau des Tables de groupes de femmes du Québec

 

Monsieur le Ministre, depuis 18 mois, les responsables de services éducatifs (RSE) en milieu familial subventionné revendiquent des conditions de travail décentes. En effet, leur revenu équivaut actuellement à un salaire horaire de 12,42 $, soit un salaire en dessous du salaire minimum. Elles demandent une subvention équivalente à un salaire horaire de 16,75 $, ce qui correspond – seulement – au premier échelon pour une éducatrice non qualifiée en centre de la petite enfance (CPE).

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Sans garderie, c’est le retour aux chaudrons pour les femmes de Chaudière-Appalaches!

Lévis, le 21 septembre 2020 – Des centaines de familles de Chaudière-Appalaches se retrouvent sans service de garde aujourd’hui. Après avoir fermé leurs portes pour une journée complète le 1er septembre dernier, les responsables de service de garde (RSG) en milieu familial de Chaudière-Appalaches déclenchent une grève générale illimitée. Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches rappelle que cette profession est pratiquée essentiellement par des femmes et que les métiers traditionnellement féminins relatifs au travail du care, tels les RSG, sont socialement dévalorisés.  Dans le cas des RSG, ce sont des femmes que l’on maintient dans des conditions précaires avec un salaire moyen net de 27 000 $ par année.

Cette revendication légitime des RSG et l’impact de cet arrêt de service met aussi en lumière la fragilité de la place des femmes sur le marché du travail.

  • En 2018, les femmes de la région de Chaudière-Appalaches gagnaient 77 % du salaire des hommes (ISQ, 2019). Lorsqu’un salaire est à sacrifier au sein d’un ménage pour qu’un parent reste à la maison avec les enfants, c’est généralement le moins élevé, donc bien souvent celui de la femme.
  • En Chaudière-Appalaches, 70 % des familles monoparentales ont à leur tête une femme (Statistique Canada, 2017).Difficile d’imaginer la situation, voire le casse-tête, de ces femmes qui se retrouvent sans garderie du jour au lendemain!
  • En Chaudière-Appalaches, près de 30 % des femmes travaillent dans le domaine de la vente et du service (SCF, 2019). Comment est-ce possible pour ces femmes de concilier le fait qu’elles n’ont plus de service de garde, avec l’impossibilité pour elles de faire du télétravail étant donné la nature de leurs emplois? Et c’est sans compter leur impossibilité de prendre des congés.
  • En Chaudière-Appalaches, 23 % des femmes travaillent dans le domaine des affaires, de la finance et de l’administration. Dans ce cas, le télétravail est possible. Or, un grand nombre de petites, moyennes et grandes entreprises de la région sont encore réfractaires à cette forme de travail et ajoutent des contraintes tels que la surveillance numérique à distance et l’ajout d’heures de travail pour compenser le supposé « manque de productivité ».

Finalement, devant un tel constat, comment est-il possible d’inclure les femmes dans une relance économique pour la région de Chaudière-Appalaches? Selon la directrice du Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches : « Cette situation sociale causée par le manque de places en garderie et la grève des RSG est un recul majeur pour les femmes de notre région qui ne peuvent pas être actives à leur juste capacité, car elles ont encore une fois la charge de la famille sur leurs épaules. Le gouvernement doit reconnaître que les RSG effectuent un travail important et exigeant. Les soutenir dans l’obtention de meilleures conditions de travail est une question d’égalité femmes-hommes. »

Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) est un regroupement régional de (23) groupes de femmes qui travaille à la défense des droits et à l’amélioration des conditions de vie des femmes.

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Source :
Karine Drolet et Katherine Tardif
Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches
418 831-7588
www.femmesca.com

Faites le « PARI d’une couverture neutre! »

Trois-Rivières et Longueil, le 15 septembre 2020 – Tandis que le projet « Plus de femmes en politique ? Les médias et les instances municipales, des acteurs clés! » touche à sa fin, la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM), la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie (TCGFM) et leurs partenaires en dévoilent aujourd’hui les dernières réalisations : une série de quatre capsules-vidéo, ainsi qu’une étude approfondie relatant l’expérience des politiciennes face à leur couverture médiatique.

La TCGFM, la TCMFM et l’UQAM ont organisé ce 15 septembre 2020 un événement virtuel commun visant à la présentation de ces réalisations, au cours duquel la parole a été donnée à deux politiciennes qui ont pu faire le lien entre le contenu de l’étude, celui des capsules-vidéo, et leur propre expérience.

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Communiqué: la TCGFGIM demande plus de places en garderie

À l’attention des médias

 

François Legault et son équipe sont présentement en déplacement dans la région de la Gaspésie pour discuter avec les élu-e-s de la relance économique dans le contexte de la COVID-19. Or, pendant que des discussions se tiennent sur les secteurs à privilégier pour relever l’économie après les mesures de confinement du printemps 2020, des centaines de familles de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine peinent à trouver une place dans un milieu de garde pour leurs enfants. Juste à Gaspé, c’est 185 enfants qui sont en attente d’une place. De nombreuses familles sont contraintes à retarder le retour au travail d’un des deux parents (souvent la mère) pour assurer la garde d’un enfant en âge d’être gardé.

Dans le contexte de la tournée du Premier Ministre dans l’est du Québec, il nous apparaît important que ce dernier soit questionné sur l’incongruité de cette situation. Comment peut-on espérer une relance économique si plusieurs centaines de familles sont contraintes à se passer d’un salaire faute de milieu de garde? Aussi, comment assurer la participation des femmes à cette même relance économique si celles-ci, qui représentent la majorité des personnes qui restent à la maison pour s’occuper des enfants, ne peuvent retourner travailler lorsqu’elles sont prêtes?

À nos yeux, il apparaît essentiel que l’ouverture de milieux de garde représente une partie intégrante du plan de relance économique. La Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine compte travailler sur cette enjeu au cours de la prochaine année. Compte tenu de la visite de François Legault, nous avons cru bon porter cet enjeu à votre attention. »

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Contact médias
Mireille Chartrand
Coordonnatrice
Table de concertation des groupes de femmes GÎM
(581) 886-4650
contact@femmesgim.qc.ca

 

Lisez l’article sur le site de TVA Gaspésie

Merci à toutes les héroïnes au front!

 

Elles se nomment Josée, Nabila, Nadia, Manon, Bahiya, Isabelle, Stéphanie, Léa, Claude, Samia… Elles travaillent principalement dans des secteurs d’emplois où le care (prendre soin) est en vedette. Elles sont, entre autres : éducatrices en services de garde, préposées aux bénéficiaires, infirmières, caissières, inhalothérapeutes, esthéticiennes, coiffeuses, enseignantes, travailleuses sociales, éducatrices spécialisées et on en passe! Elles portent les systèmes de santé et d’éducation en plus du milieu communautaire à bout de bras depuis longtemps déjà. Elles vivent en direct des histoires loin des contes de fées où la misère humaine est au premier plan, dans des systèmes complètement dysfonctionnels où « l’avoir » passe devant « l’être ».

 

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M. Legault, plus que des remerciements: cap vers une société égalitaire!

Ce texte est paru dans l’édition du 9 juin du journal Le Soleil 

Le gouvernement – représenté par une délégation de 14 hommes et quatre femmes – est à dessiner la relance économique. Bien qu’un certain retour à la normale soit souhaité, espérons que nous tirerons des leçons de cette crise.

Bien des belles promesses, d’éloquents remerciements et de beaux discours ont été prononcés par nos leaders et dirigeants. Des applaudissements même! Pourtant, si on mesure la valeur d’une société au traitement qu’elle réserve à ses plus démuniEs, reconnaissons d’emblée que la crise a mis en lumière les failles du système et les changements urgents qui s’imposent.

Intervenantes, professeures, infirmières, préposées, caissières, coiffeuses, mamans, proches aidantes, etc. – mais aussi principales victimes de la pandémie, surreprésentées à l’aide sociale, dans les emplois à temps partiel, en termes de statuts d’immigration précaires, etc. : le travail réalisé par les «anges gardiennes» est incommensurable. Et souvent invisible, autant que dévalorisé. S’il a été mis en lumière ces derniers mois, c’est généralement encore sans le nommer clairement. Par souci d’inclusion sûrement, on a donc surtout évoqué les «anges gardiens».

Il est maintenant temps d’en tirer d’importantes leçons pour passer à autre chose. Voici quelques propositions, loin d’être exhaustives.

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La Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes souligne le 25e anniversaire de la Marche du pain et des roses

Montréal, le 26 mai 2020 – Le4 juin 1995, plus de 800 femmes arrivent à Québec en provenance de Montréal, Longueuil et Rivière-du-Loup. Elles sont accueillies par une foule de 15 000 personnes.  À l’époque, le Québec sort à peine d’une grave récession et plus de 20% des ménages québécois vivent sous le seuil de la pauvreté.  La Fédération des femmes du Québec (FFQ), sous la présidence de Françoise David, décide de lutter pacifiquement contre la pauvreté.  C’est sous le thème du pain et des roses – dupain pour symboliser le travail et de meilleures conditions économiques et des roses pour la dignité – que des centaines de femmes entament cette longue marche.

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Conciliation famille-travail-études et confinement : tirer des leçons de la crise!

MONTRÉAL, le 15 mai 2020 – En cette Journée internationale des familles, la Coalition pour la conciliation famille-travail-études dévoile les grandes lignes des résultats de son questionnaire réalisé entre le 14 et le 23 avril derniers. Plus de 600 personnes provenant d’un peu partout à travers la province ont exprimé leurs préoccupations et défis en termes de conciliation en période de COVID-19. Selon les personnes répondantes, « plus du tiers d’entre elles n’ont pas bénéficié d’accommodements afin de concilier le travail, la famille, les études et la proche aidance. Sans mesures structurantes offertes par l’employeurs, ces dernières ont dû réorganiser complètement leur structure familiale à l’aide de mesures individuelles », a expliqué Sylvie Lévesque, porte-parole de la Coalition. De ces personnes, une majorité aurait souhaité davantage de souplesse au niveau de l’horaire et du rendement demandé et de la réduction du temps de travail sans pénalité.

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