Budget 2017 : Quand mettre de l’ordre veut dire jeter les acquis par les fenêtres…

Montréal – 30 mars 2017 Si le budget 2017 est plutôt orienté vers l’éducation et la santé, il va sans dire que ces miettes ne compensent en rien les coupures subies ces trois dernières années. Les femmes et les familles continueront d’étouffer. Faudrait-il éduquer le gouvernement actuel sur l’importance de l’égalité de fait entre les femmes et les hommes pour la bonne santé économique du Québec ?
Trente (30) millions sur cinq ans est prévu pour l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes, dont cinq millions ont déjà été engagés pour la dernière année. C’est bien peu pour un Québec qui affirme dans son plan économique que « l’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur fondamentale de la société québécoise, et ce, tant sur les plans économique que social. »
« Le gouvernement du Québec manque de leadership en matière d’égalité. Ce dernier a les moyens pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes et cesser de creuser les inégalités entre les femmes, et ce, pour l’ensemble du Québec. Souhaitons que la prochaine stratégie Agir pour l’égalité entre les femmes et les hommes montre ces moyens, en particulier dans la reconnaissance de l’expertise des groupes de femmes. » indique Mélanie Sarazin, présidente de la Fédération des femmes du Québec.
En effet, la Stratégie en matière d’égalité et son plan d’action, continuent de se faire attendre. Pire, il n’y aucune augmentation des sommes consacrées au programme À égalité pour décider et aux Accords de partenariat pour la concertation régionale en matière de condition féminine, qui visent l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les régions du Québec.
Contrairement à ce que les groupes communautaires et de femmes constatent au quotidien sur le terrain, le ministre Leitão continue d’affirmer qu’il n’y a jamais eu de coupures. « Les libéraux font des choix socioéconomiques qui ont des conséquences directes sur les femmes et les groupes marginalisés. » indique Manon Monastesse, directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes. À plusieurs reprises, le ministre des Finances a rappelé les gestes nécessaires afin de remettre de l’ordre dans la maison et que son gouvernement a fait exactement ce qu’il avait promis afin d’équilibrer le budget de la province. Cependant, il a toujours nié que ces choix ont eu pour impacts l’augmentation des inégalités et de la précarisation de la situation des femmes et des populations les plus marginalisées. De plus, les groupes de femmes qui travaillent auprès de ces populations voient encore une fois une stagnation de leur financement puisqu’aucune augmentation des sommes consacrées à l’action communautaire autonome n’est prévu dans ce budget.
Si le budget fédéral donne espoir en matière d’analyse différenciée selon les sexes, celui du Québec désespère les groupes de femmes : aucun engagement de prendre en compte les réalités différentes des hommes et des femmes. Pourtant depuis plus de 20 ans, le gouvernement du Québec s’est engagé internationalement à appliquer une telle analyse.

Le gouvernement a présenté mardi un plan économique sur cinq ans. Or, il serait surprenant que l’égalité soit atteinte à l’intérieur de ces cinq ans. « Où est la réelle volonté politique du gouvernement du Québec en matière d’égalité ? » questionne Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice au Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec.

-30-

Porte-parole : Anne St-Cerny, Relais-Femmes, 514-878-1212 poste 1303. Cellulaire : 438-874-1072
Signataires :
Action santé Femmes (RQASF) – Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale (AMHFEVVC) – Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas) – Au bas de l’échelle (ABE) – Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF) – Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) – Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT) – Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) – Fédération des femmes du Québec (FFQ) – Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF) – Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) – Femmes autochtones du Québec (FAQ) – L’R des centres de femmes du Québec (L’R) – Régime de retraite par financement salarial des groupes communautaires et de femmes (RRFS-GCF) – Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC) – Regroupement Naissance-Renaissance (RNR) – Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) – Relais-femmes de Montréal – Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ) – Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) – Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ)

L’égalité pour toutes les femmes: une valeur fondamentale. Vraiment?

COMMUNIQUÉ Pour diffusion immédiate

Longueuil, le 30 mars 2017 – Plus tôt cette semaine, le gouvernement libéral dévoilait le budget provincial pour l’année 2017-2018. Il est difficile d’y retrouver une réelle volonté gouvernementale pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes, puisque pour les cinq prochaines années, seulement 30M$ seront consacrés à la prochaine Stratégie Agir pour l’égalité entre les femmes et les hommes. La vision que ce gouvernement a pour enrayer les discriminations systémiques, qui affectent les femmes, soulève de nombreuses incompréhensions et de nombreux questionnements.

Équité entre les régions: une nécessité
Le budget 2017-2018, selon notre lecture, ne prévoit aucune augmentation pour la majorité des programmes en matière d’égalité pour les femmes. Alors que, concrètement pour l’année financière 2016-2017, six régions du Québec n’ont vu aucun de leur projet structurant financé pour accroître la présence des femmes aux prochaines élections municipales. De surcroît, deux régions (Laval et l’Abitibi-Témiscamingue) n’ont reçu aucun financement pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes dans leur région. « Ces exemples illustrent clairement une iniquité régionale qui met à mal la réalisation d’actions dans toutes les régions, pour toutes les femmes. C’est pourquoi il faut que la prochaine Stratégie applique une vision régionale afin qu’il n’y ait pas de perte au niveau des gains acquis par les groupes de femmes en régions.» affirme Francyne Ducharme, de la Table de concertation du mouvement des femmes du Centre-du-Québec.

Les Tables régionales sont également préoccupées par le nouveau programme Fonds d’appui au rayonnement des régions qui octroie davantage de pouvoirs et de responsabilités aux municipalités. Nous questionnons l’octroi de financement qui se fera par l’intermédiaire de comités. À quel rang se trouvera l’égalité? Les Tables régionales de groupes de femmes ont de grandes attentes quant à la prise en compte de l’égalité pour toutes les femmes par les acteurs impliqués dans ce nouveau programme.

Financement des expertes
Comment le gouvernement entend réellement atteindre l’égalité pour toutes les femmes, dans toutes les régions du Québec? À ce jour, aucune mesure régionale assurant la prise en compte de l’enjeu de l’égalité entre les femmes et les hommes n’est prévue. Pour le moment, rien n’indique une réelle prise en considération des Tables régionales de groupes de femmes, qui ont comme mission de travailler à l’égalité pour toutes les femmes en région et possédant l’expertise nécessaire pour le faire. Les Tables sont très inquiètes. D’autant plus que, par exemple, les programmes actuels dédiés à la condition féminine, financent maintenant des ressources réservées aux hommes, des universités et des villes, et ce, au détriment des groupes de femmes. « Au lieu de consolider les efforts des groupes de femmes déjà investis depuis plus de vingt-cinq ans pour favoriser l’égalité des femmes en région, le gouvernement multiplie le nombre de joueurs sans augmenter les enveloppes budgétaires. » clame Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice du Réseau des Tables.

Il est à souligner également qu’il n’y a eu aucune augmentation, ni indexation du financement à la mission des Tables régionales de groupes de femmes du Québec depuis 9 ans. Pourtant le coût de la vie a augmenté de 13,5%. C’est donc dire que, pour une année de plus, nos regroupements régionaux pour défendre les droits des femmes s’appauvriront davantage.

Les actions qui seront déployées dans le cadre de la prochaine Stratégie en matière d’égalité sont attendues avec grande impatience. De plus, il va sans dire que nous espérons grandement que l’étude des crédits nous en révèle davantage sur les tenants et aboutissants de cette Stratégie. L’ancrage de la question de l’égalité devra se traduire également dans un plan d’action répondant aux demandes des groupes de femmes et aux besoins des femmes partout au Québec. Le gouvernement se targue que l’égalité pour les femmes est une valeur fondamentale de la société québécoise. Or, dans les faits, est-ce vraiment le cas?

– 30 –

Le Réseau des Tables régionales de groupe de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes, il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice info@reseautablesfemmes.qc.ca Cellulaire : 438-874-1072 et Francyne Ducharme, porte-parole Téléphone: 819-758-8282

La TCGFM présente à la Marche des femmes à Washington

Longueuil, 23 janvier 2017 – Le 21 janvier dernier, notre agente de communication, Véronique Pronovost, a profité de son expérience personnelle pour représenter la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie (TCGFM) à la Marche des femmes de Washington au sein du contingent canadien. Faisant partie de la cinquantaine de femmes ayant quitté Montréal vendredi soir en autobus, Véronique a  marché en solidarité aux côtés de nos voisines venues des quatre coins des États-Unis pour l’occasion.

Avec l’abrogation prochaine d’Obamacare, les discussions sur le retrait du financement des cliniques de la bannière Planned Parenthood (cliniques de planification familiale) et la multiplication des lois restreignant l’accès à l’avortement, la TCGFM croit que la situation dans laquelle les Américaines se trouvent est hautement préoccupante.
D’une part, Véronique Pronovost affirme que : « Si ces politiques s’avèrent, elles représenteront une perte importante des acquis sociaux qui ont été durement gagnés par le mouvement des femmes à travers l’histoire. »

D’autre part, elle estime que les discours portés par le nouveau président, ayant pour effet de diviser la population et de discriminer certaines parties de la population, pourraient avoir des conséquences de notre côté de la frontière. « Les frontières n’arrêtent pas la diffusion des discours, des valeurs et des idées. Notre proximité géographique pourrait nous jouer des tours. »

Par exemple, elle note la multiplication des groupes anti-immigration et des actes xénophobes, posés envers les femmes musulmanes, rapportés par la presse au cours des derniers mois. « À force de légitimer des discours discriminant les personnes selon leur origine ethnique, leur orientation sexuelle, leur sexe  ou  leur classe sociale (liste non exhaustive), on finit par normaliser la violence à l’égard de certaines tranches de la population. »

À l’issu de cette marche, la TCGFM s’est dite encouragée par la solidarité qu’ont partagée les Nord-Américaines lors de cette journée.

Les manifestantes se sont regroupées près du Congrès des États-Unis pour scander leurs messages aux élu-e-s. Crédit photo : Véronique Pronovost.

-30-

Pour plus d’information, veuillez contacter :

Véronique Pronovost

Agente de communications, TCGFM

Téléphone : 450.671.5095

Courriel : v.pronovost@tcgfm.qc.ca

Trois nouvelles générations de femmes pauvres à la retraite

TROIS NOUVELLES GÉNÉRATIONS DE FEMMES PAUVRES À LA RETRAITE

Montréal, le 19 janvier 2017  – « Si le Québec adopte le Scénario Québec proposé dans le document de consultation sur l’avenir du Régime de rentes du Québec, trois nouvelles générations de femmes seront toujours pauvres à la retraite », affirme Mélanie Sarazin, porte- parole des signataires du mémoire et présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ). « Déjà, la réforme adoptée pour le Régime de pensions du Canada dans le reste du Canada est peu généreuse, mais pour la plupart de la classe moyenne, elle donnera tout de même 2 176 $ par année de plus que le Scénario Québec. »

Dans le mémoire présenté devant la Commission des finances publiques aujourd’hui, 21 groupes de femmes et communautaires demandent au gouvernement d’adopter le Scénario RPC afin que les Québécoises et les Québécois à la retraite ne deviennent les cousin-e-s pauvres du Canada. Ces groupes demandent aussi au gouvernement de ne pas adopter les mesures accessoires proposées qui creuseraient davantage l’écart entre les prestations versées au RRQ et celles du RPC, notamment l’augmentation de l’âge d’admissibilité à la retraite, l’introduction d’un facteur de longévité et une plus faible indexation des rentes.

« Nous demandons également que le Québec initie une discussion avec le gouvernement fédéral, les autres provinces et les territoires pour mettre en vigueur la pleine valeur des améliorations entre 2035 et 2040 plutôt qu’entre 2063 et 2072 », explique Ruth Rose, auteure du mémoire et professeure associée en Sciences économiques à l’UQÀM. « Une entrée en vigueur plus rapide permettrait aux personnes aujourd’hui âgées de 46 ans et moins de profiter pleinement de cette amélioration et se financerait en prévoyant une réserve moindre que celle prévue, soit 31 fois les prestations prévues pour 2065. »

Le mémoire réitère aussi la demande du mouvement féministe d’instaurer une mesure d’inclusion dans le RRQ, c’est-à-dire l’octroi de crédits de rentes, basées sur 60% du maximum des gains admissibles, pour les femmes (exceptionnellement un homme) qui ont eu la charge de jeunes enfants. Il rappelle aussi que rien jusqu’ici n’est prévu pour les proches aidantes ayant quitté leur emploi ou réduit leurs heures pour s’occuper d’adultes en raison de l’âge, de la maladie ou d’un handicap.

« Au lieu de couper dans les rentes de conjoint survivant, le Québec doit demander la création d’une commission ou un d’un groupe d’étude fédéral-provincial-territorial pour trouver des façons efficaces et équitables de réduire l’écart de 40% entre les revenus de retraite des femmes et des hommes » insiste Mme Sarazin.

Les groupes signataires demandent aussi des améliorations pour les rentes d’enfant de personne invalide et d’orphelin et les prestations de décès.

Pour lire le mémoire et son résumé : http://cdeacf.ca/sites/default/files/fichiers_attaches/g13_-_memoirerrq2017_-_v2017.01.17_finale.pdf

– 30 –

Pour information :

Mélanie Sarazin, 514-717-4847

Ruth Rose, 514-948-0089

 

Signataires :

Action santé Femmes (RQASF) – Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale (AMHFEVVC) – Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas) – Au bas de l’échelle (ABE) – Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF) – Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) – Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT) – Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) – Fédération des femmes du Québec (FFQ) – Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF) – Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) – Femmes autochtones du Québec (FAQ) – L’R des centres de femmes du Québec (L’R) – Régime de retraite par financement salarial des groupes communautaires et de femmes (RRFS-GCF) – Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC) – Regroupement Naissance-Renaissance (RNR) – Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) – Relais-femmes de Montréal – Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ) – Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) – Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ)

L’atteinte de l’égalité passe par l’éducation

Dans le cadre des consultations publiques sur la réussite éducative du Ministère de l’Éducation, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec a déposé son mémoire.

Par le biais de ce mémoire, nous souhaitions proposer des actions transversales afin de permettre 1 – l’atteinte du plein potentiel pour tous, filles et garçons, 2 – un contexte propice au développement, à l’apprentissage et à la réussite et 3 – la mobilisation des acteurs et des partenaires autour de la réussite.

Notre désir de transversalité s’appuie sur les mesures énoncées dans la politique Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de faits (2011-2015), où le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) était nommé responsable d’au moins 12 mesures gouvernementales pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes au Québec. La majorité de ces mesures s’inscrivaient sous l’orientation 1 Pour la promotion de modèles et de comportements égalitaires.

À ce jour, nous pouvons tirer quelques éléments de bilan. Le plan d’action prévoyait la diffusion d’une campagne de promotion des rapports égalitaires destinée au grand public, laquelle était prévue pour 2014-2015. À notre connaissance cette campagne n’a pas eu lieu.

Le plan d’action prévoyait de mettre en place chaque année, pour les élèves de l’éducation préscolaire jusqu’à la fin de l’enseignement secondaire, des apprentissages en éducation à la sexualité de façon obligatoire. Il s’agissait d’une des mesures jugées prioritaires par les groupes de femmes. À preuve, depuis #AgressionsNonDénoncées, on a beaucoup entendu la nécessité d’offrir ces cours, de renseigner adéquatement les jeunes sur la notion de consentement. Des demandes en ce sens ont été reprises par la majorité des interlocuteurs lors des consultations sur le plan d’action en matière d’agressions sexuelles. D’abord prévus pour septembre 2012, ces cours ont fait l’objet d’un projet-pilote en 2015. Le contenu a été préparé sans que des groupes comme la Fédération du Québec pour le planning des naissances ou le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel n’y soient associés. Pourtant, ces groupes ont développé une expertise indéniable en cette matière. On prévoyait également que ce cours soit donné par des professeurs qui ne sont pas spécialisés en la matière et pas nécessairement à l’aise avec ces contenus. Cela fait partie des raisons pour lesquels ils ont été décriés par les syndicats d’enseignants. De plus, c’est un ajout à la tâche au moment où des coupes budgétaires sont imposées aux établissements d’enseignement. La nouvelle stratégie contre les violences et l’exploitation sexuelle étant dévoilé, nous décrions l’absence d’une implantation permanente d’un cours d’éducation à la sexualité.

Alors qu’il y a les faits et croyances suivantes :

  • L’école n’est pas valorisée dans certains milieux;
  • L’école peut être traumatisante face à trop d’échecs et entraîner une baisse de l’estime de soi;
  • Le découragement lorsque «raccrocher» veut dire repartir à zéro. Par exemples : reprendre le secondaire 1, franchir toutes les barrières du système;
  • Les difficultés supplémentaires pour les cheffes de familles monoparentales;
  • Le manque d’accès aux services de garde;
  • Le manque d’accès aux transports collectifs;
  • La réponse aux besoins de base est priorisée au détriment de la scolarisation.

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec croit que pour favoriser la réussite scolaire, il importe:

  1. d’opter pour une analyse différenciée selon les sexes;
  2. de lutter contre la pauvreté, de donner aux enfants et aux familles les conditions matérielles et psychologiques qui favorisent l’apprentissage;
  3. de déconstruire les stéréotypes sexuels et sexistes;
  4. de considérer les enjeux du décrochage scolaire chez les filles;
  5. de permettre à tous les enfants de réaliser leur plein potentiel en leur apportant une pluralité de perspectives de carrière;
  6. de favoriser l’autonomie économique des femmes;
  7. de reconnaître les concertations locales et régionales existantes.

 

Pour consulter notre mémoire, L’atteinte de l’égalité passe par l’éducation.

Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome

Le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec souligne avec fierté la Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome, « L’action communautaire autonome, c’est toi, c’est moi, c’est nous! »

 Pierrefonds, le 26 octobre 2016 – Le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec est fier de souligner la Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome (SNV-ACA) qui se tiendra du 23 au 29 octobre, sous le thème « L’action communautaire autonome, c’est toi, c’est moi, c’est nous! ». Que ce soit un organisme communautaire Famille, un comité de solidarité internationale, une maison de jeunes, un centre d’écologie ou autre, les organismes d’action communautaire autonome (ACA) jouent un rôle incontournable dans la société québécoise. Ces organismes offrent des services à la population, mais aussi, ils défendent les droits des personnes et des communautés, dans le but de contribuer au développement et à la justice sociale.

La SNV-ACA met en valeur le travail et les pratiques des quelque 4 000 organismes d’ACA à travers le Québec, qui oeuvrent auprès et avec les personnes aînées, les personnes vivant avec une limitation fonctionnelle ou aux prises avec un défi de santé mentale, les femmes violentées, les collectivités locales et bien plus encore.

Le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), porteur principal de la Semaine, a l’honneur de compter encore cette année sur la contribution de la comédienne Marilyn Bastien, qui agira à titre de porte-parole pour la SNV-ACA 2016. Après avoir étudié à l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe, Marilyn Bastien fonde le Théâtre du Lys Bleu, une compagnie à vocation sociale qui, à chaque production, verse une partie des profits à un organisme en lien avec le sujet traité dans la pièce de théâtre. La jeune comédienne a toujours cru à un art engagé et solidaire de sa communauté. C’est pourquoi il lui fait plaisir de s’associer à la Semaine nationale de visibilité de l’ACA.

« Les organismes d’ACA sont une ressource précieuse, encore plus dans un contexte où ils sont très sollicités par la population. Il faut voir tout ce qu’ils font, tout ce que ces organismes apportent de beau et de bon au Québec! Et ce en dépit d’un sous-financement chronique », affirme Mme Bastien.

L’action communautaire autonome touche tant de gens, dans toutes les régions du Québec. Du 23 au 29 octobre, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, un fier organisme d’ACA, s’associe au RQ-ACA et à tout le mouvement d’ACA, et invite tous et toutes à participer à des activités de la Semaine, pour célébrer le fait que «  L’action communautaire autonome, c’est toi, c’est moi, c’est nous! ».

 Site web de la SNV-ACA : snvaca.rq-aca.org

Médias sociaux : Facebook / Twitter 

Mot-clic : #SNVACA

 

 

 

Agir pour les femmes en situation de vulnérabilité

À l’automne 2015, la Table de Concertation de Laval en Condition Féminine (TCLCF) procédait à la publication du Portrait des femmes en situation de vulnérabilité à Laval, fruit d’une vaste consultation auprès des groupes et organisations impliquées auprès des Lavalloises en situation de vulnérabilité. Ce portrait présente les problématiques vécues par les femmes en situation de vulnérabilité à Laval et les défis des organisations présentes sur le territoire dans l’accompagnement et l’intervention auprès des femmes. Depuis la publication du portrait, La TCLCF et les membres du comité aviseur travaillent aux suites à donner à ses recommandations afin d’assurer leur mise en œuvre.

Ainsi, le 28 septembre prochain, la TCLCF entamera une série d’action qui s’échelonneront jusqu’au 31 mars 2017. Tout d’abord, une campagne de sensibilisation s’adressant aux groupes communautaires, aux partenaires et à la population afin de faire connaître les réalités et besoins des femmes en situation de vulnérabilité sera lancée. Cette campagne, d’une durée de dix semaines, souhaite susciter une appropriation collective du portrait, créer une synergie régionale et mobiliser les différentes actrices et acteurs du territoire lavallois en vue d’un colloque sur le sujet.

Pour faire suite à la campagne de sensibilisation, la TCLCF vous conviera au colloque régional sur les femmes en situation de vulnérabilité à Laval, qui aura lieu le 25 janvier 2017. Nous vous invitons à ajouter cette date à votre agenda dès maintenant! De plus amples détails vous seront transmis au cours des prochaines semaines. Cette rencontre contribuera à l’approfondissement des problématiques et réalités vécues par les femmes, ce qui permettra l’amorce d’une réflexion sur la mise en œuvre des recommandations pour l’élaboration d’un plan d’action régional.

En prévision du colloque Agir pour les femmes en situation de vulnérabilité à Laval, un guide d’animation sera disponible au même moment que la campagne. Ce guide accompagnera les groupes dans la réalisation d’activité d’éducation populaire visant à donner une voix et un espace aux femmes en situation de vulnérabilité. Ainsi, elles seront incluses dans la démarche en cours et pourront exprimer leur vécu et leurs souhaits.

Afin d’assurer la mobilisation de tous les groupes et partenaires concernés pour donner suite aux recommandations du Portrait des femmes en situation de vulnérabilité à Laval et créer des changements durables au bénéfice des Lavalloises vivant des situations de vulnérabilité, nous comptons vivement sur votre participation.

Semaine 1: 5 octobre

Semaine 2: 12 octobre

Semaine 3: 19 octobre

Semaine 4: 26 octobre

Semaine 5: 2 novembre

Semaine 6: 9 novembre

Semaine 7: 16 novembre  

Semaine 8: 23 novembre

Pour connaître la programmation du colloque qui aura lieu le 25 janvier 2016, cliquez ici.

Pour visiter la page web du projet: http://www.tclcf.qc.ca/agir-pour-les-femmes-en-situation-de-vuln%C3%A9rabilit%C3%A9.html 

 

Philippe Couillard, féministe?

« Si cela veut dire l’atteinte de l’égalité entre les hommes et les femmes tout en laissant une place aux hommes dans le débat, je suis féministe », a affirmé le Premier ministre du Québec en clôture du 4e Forum des idées qui prenait place à Saint-Lambert, en Montérégie, la fin de semaine dernière[1].

Le Forum des idées pour le Québec

Le Forum des idées se veut un endroit non partisan où débattre de points de vue issus de tous les horizons politiques. Si les panélistes invité-e-s présentaient effectivement des propositions de politiques sociales tantôt plus progressistes tantôt plus conservatrices, force a été de constater que l’auditoire elle, était essentiellement d’allégeance libérale. Cela a représenté une limite importante à l’objectif du Forum qui était de regrouper des personnes issues de milieux différents et ayant diverses perspectives politiques afin de faire émaner une myriade de possibilités et de solutions novatrices aux enjeux des inégalités, de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

L’enjeu de l’égalité femme/homme

Une conférence portant sur l’enjeu des inégalités de genre a eu lieu lors de la dernière journée du Forum. Plutôt que d’expliquer en quoi l’égalité entre les femmes et les hommes est une question d’équité, de justice et de démocratie, la conférencière de la firme McKinsey & Company a plutôt décrit en quoi l’atteinte de l’égalité salariale serait profitable économiquement pour la société. Le fait d’ancrer l’enjeu de l’égalité dans une logique de performance économique pose au moins deux problèmes.

D’une part, réduire les enjeux de genre à la question de l’égalité salariale est fort simpliste. L’égalité salariale est certes toujours un enjeu puisque malgré les lois adoptées, plusieurs mécanismes de contournement de ces lois existent. Cependant, dans un Forum sur les idées, qui se veut novateur et tourné vers l’avenir, on se serait attendu à ce que le choix du thème soit un plus d’actualité. Ou à tout le moins à ce que la conférence explique pourquoi, malgré les lois en place, l’égalité salariale n’est toujours pas une réalité pour bien des femmes au Québec en 2016.

D’autre part, cela envoie comme message que l’égalité à elle seule n’est pas une cause suffisante. Elle doit être rentable pour qu’on s’y attarde. Qu’est-ce que cela veut dire pour les autres types d’enjeux de genre comme la lutte contre les violences envers les femmes qui ne généreront jamais de profit et qui au contraire coûte des millions de dollars annuellement à l’État? L’égalité des femmes ne doit pas être quelque chose que l’on négocie. La correction d’une inégalité historique et systémique devrait suffire comme contrepartie.

Le féminisme de Philippe Couillard

Depuis quelques mois, une nouvelle tendance a émergé : les dirigeants de l’Amérique du Nord se proclament fièrement féministes. Après Justin Trudeau et Barack Obama, Philippe Couillard a choisi le Forum des idées pour affirmer son féminisme devant les médias. Une affirmation qui surprend – pour le moins – compte tenu du bilan de son gouvernement et des effets de certaines de ses politiques économiques et sociales. En effet, plusieurs recherches et essais publiés au cours des dernières années (Aurélie Lanctôt; IRIS; L’R des centres de femmes) démontrent les impacts néfastes des politiques d’austérité du gouvernement Couillard sur les femmes du Québec.

Dans ces conditions, il est difficile de considérer Philippe Couillard comme féministe. Pour être un allié, encore faudrait-il que le Premier ministre commence par accepter d’entendre les critiques qui lui sont adressées par les féministes et qu’il soit à l’écoute des demandes formulées par les groupes de femmes du Québec.

-30-

 Rappelons que la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie est un regroupement d’organismes à but non lucratif, fondé en 1988, qui a pour principale mission l’amélioration des conditions de vie des femmes de notre région sur les plans économique, politique et social.

Pour des renseignements additionnels, prière de contacter:

Véronique Pronovost

Chargée de projet

Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie

514 792-8150

info@tcgfm.qc.ca

[1] Les 4e Forum des idées portait sur les politiques sociales du Québec et se déroulait du 23 au 25 septembre 2016.

Rencontre au Mozambique pour les droits des femmes

Article de Catherine Montambeault, La Tribune, 25 septembre 2016

(Sherbrooke) Depuis la formation des premiers groupes féministes au Québec, les droits des femmes ont grandement progressé. Toutefois, il reste encore un grand bout de chemin à faire pour atteindre l’égalité des sexes, chez nous comme ailleurs sur la planète.

C’est pour cette raison que la Marche mondiale des femmes (MMF), un réseau d’actions mondial né en 2000 à l’initiative de la Fédération des femmes du Québec, oeuvre depuis seize ans à éliminer la pauvreté et la violence envers les femmes.

Lors de sa 10e Rencontre internationale, qui se tiendra à Maputo, au Mozambique, du 11 au 15 octobre prochain, la Sherbrookoise Viviane Doré-Nadeau, directrice de ConcertAction femmes Estrie, sera l’une des quatre Québécoises représentant la province.

« Chaque cinq ans, la MMF organise une grande marche partout à travers le monde, généralement lors de la Journée de la femme. En 2015, des milliers de femmes ont marché à travers le monde sous le thème « Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires », alors lors de la rencontre au Mozambique, on va dresser un bilan de la dernière année et décider ce qu’on veut faire pour 2020. On va aussi regarder ensemble quelles sont les situations politiques dans chacun des pays », explique Mme Doré-Nadeau.

Les revendications émises par la Marche mondiale des femmes ratissent large : ses membres luttent autant pour la protection de l’environnement que contre le militarisme, l’austérité, le conservatisme et le racisme. Mais leurs actions se basent toujours sur cinq valeurs, soit celles d’égalité, de justice, de paix, de solidarité et de liberté.

« On s’attaque surtout aux principaux systèmes d’oppression : le patriarcat, qui fait que les femmes ne sont pas encore à égalité avec les hommes et qu’elles sont toujours payées moins cher, le colonialisme, qui limite les déplacements des peuples autochtones et bouscule leurs façons de vivre, et le capitaliste, qui privilégie les transnationales, instaure des mesures d’austérité et coupe les services publics », indique Viviane Doré-Nadeau.

Et chez nous?

Évidemment, la situation des femmes au Québec est enviable comparativement à d’autres régions du monde, où être née une femme signifie carrément ne pas pouvoir agir sans le consentement de son mari.

Néanmoins, Viviane Doré-Nadeau fait valoir que l’égalité entre les sexes n’est toujours pas une réalité au Québec, et que plusieurs problèmes persistent.

« Ce qu’on remarque beaucoup, c’est que la violence faite aux femmes et la banalisation du viol sont encore très présentes, dit-elle. Heureusement, il y a de plus en plus d’initiatives, comme la campagne « Sans oui, c’est non » dans les universités, qui tentent de sensibiliser les gens à ces problèmes. »

« L’austérité crée aussi un problème pour les femmes, parce qu’elles sont davantage en situation de pauvreté que les hommes, sont moins bien payées. (…) Et puis, quand on regarde la représentation politique des femmes, surtout au municipal, c’est terrible. Je pense qu’il n’y a que 10 % des maires et mairesses qui sont des femmes. C’est la même chose pour les conseillers municipaux : on n’a pas encore dépassé le 30 % d’élues féminines. »

Depuis 2015, Mme Doré-Nadeau dit avoir remarqué « un certain recul par rapport à la facilité d’échange avec les élus politiques », ce qui oblige la MMF à sensibiliser les femmes entre elles plutôt que de faire des revendications au gouvernement.

« Aussi, avant, on avait ce qu’on appelait des féministes d’État, mais maintenant, quand même la ministre de la Condition féminine [Lise Thériault] dit qu’elle n’est pas féministe, on s’inquiète un peu… », déplore-t-elle.

Au retour du Mozambique, ConcertAction femmes Estrie organisera un 5 à 7 pour témoigner des orientations qui guideront les actions de la Marche mondiale des femmes pour les années à venir. Si vous aimeriez être invité, veuillez écrire à direction@concertactionfemmesestrie.org.

 

Source: http://www.lapresse.ca/la-tribune/actualites/201609/25/01-5024215-rencontre-au-mozambique-pour-les-droits-des-femmes.php 

Égalité homme/femme : deux promesses électorales tenues

Les Tables régionales de groupes de femmes et leur Réseau demandent au premier ministre Trudeau d’être proactif

Alma, 25 août 2016 – Conjointement avec le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec, Récif 02 profite de la présence du caucus national du gouvernement libéral à Saguenay pour présenter un bilan provisoire de leur première année au pouvoir en lien avec leurs engagements lors de la campagne électorale. Sur 220 promesses électorales, seulement huit touchaient directement les femmes. Parmi celles-ci: la formation d’un cabinet libéral formé d’un nombre égal de femmes et d’hommes et le lancement d’une enquête publique nationale sur les cas des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées au Canada. Nous reconnaissons que ces deux promesses ont été tenues et que c’est une grande avancée pour les femmes canadiennes.

Le mouvement des femmes a grandement apprécié que le premier ministre Justin Trudeau  proclame sa fierté d’être «féministe» en défendant l’égalité entre les hommes et les femmes à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes et à d’autres moments en cours d’année.

Sans être des engagements électoraux, voici quelques dossiers touchant particulièrement les femmes auxquels le gouvernement fédéral a manifesté une ouverture depuis son arrivée au pouvoir et dont certaines mesures sont déjà mises en place:

  • Allocation canadienne pour enfants : Le gouvernement fédéral a créé une nouvelle allocation canadienne non imposable pour les enfants ce qui représente une avancée importante pour les familles monoparentales selon l’Association des Familles monoparentales et recomposées du Québec.
  • Éducation : Le gouvernement fédéral a instauré un crédit d’impôt sur les fournitures scolaires à l’intention des enseignantEs et des éducateurs-TRICES de la petite enfance, ce qui soutiendra les femmes cheffes de familles monoparentales.
  • Violence faites aux femmes : Le gouvernement fédéral vient tout juste d’annoncer qu’il mettra en place une  Stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe.
  • Discrimination pour les femmes autochtones: Le gouvernement fédéral a entrepris d’éliminer de la Loi sur les Indiens, dont les dispositions dépouillent les femmes autochtones de leur statut lorsqu’elles épousent un non-Autochtone.
  • Programme promotion de la femme : Le gouvernement fédéral est ouvert à l’idée de financer les groupes de femmes en défense collective des droits.
  • Conciliation famille-travail: Le gouvernement fédéral a lancé en mai 2016 une consultation visant à connaître le point de vue des citoyens sur la question de la conciliation travail-famille avant de modifier le Code canadien du Travail.
  • Équité salariale : Le gouvernement fédéral a formé un comité spécial sur l’équité salariale, en élaborant un avis sur un régime fédéral proactif sur l’équité salariale.

Nous attendons avec impatience l’avancement de ces dossiers.

Voici d’autres enjeux que les groupes de femmes jugent extrêmement  préoccupants et auxquels le premier ministre Trudeau devrait porter son attention.

  • Environnement: Les militantes de la Marche mondiale des femmes 2015 veulent être entendues sur les impacts des conditions de vie des femmes concernant les oléoducs.
  • Itinérance : Les investissements des nouveaux fonds dans la Stratégie de partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI) sont inadéquats pour toutes les régions du Québec.
  • Logement : Contrairement à ce que souhaite investir le gouvernement Trudeau, 2.3 milliards d’ici 2018, le FRAPRU estime qu’un investissement d’au moins 2 milliards devrait être fait annuellement.
  • Régimes de pensions du Canada/Femmes ayant des revenus modestes : L’entente pour une amélioration du Régime de pensions du Canada (RPC) signée par les ministres des Finances le 20 juin dernier ne donnera pas grand-chose pour la grande majorité des femmes canadiennes » affirme Mélanie Sarazin, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ).
  • Travail domestique : La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) invite le premier ministre Justin Trudeau à honorer son engagement et à poser un geste concret afin d’améliorer le sort des milliers de travailleuses domestiques qui exercent leur profession dans des conditions extrêmement précaires et qui ne bénéficient pas des mêmes droits que les autres travailleurs et travailleuses au pays.

Tous ces enjeux ont un lien direct avec la pauvreté des femmes et c’est pour ces raisons que notre gouvernement doit s’y investir. « Le Réseau et les 17 Tables de concertation des groupes de femmes du Québec reconnaissent qu’il y a une amélioration dans la volonté du gouvernement actuel à prendre en compte les spécificités des femmes pour atteindre l’égalité. Cependant, « il faut demeurer vigilantes et attendre les résultats tangibles. Les Tables poursuivront leur veille pour défendre les droits et intérêts de toutes les femmes », mentionne Madame Francine Rivest, présidente du Réseau.

Audrée Villeneuve coordonnatrice à Récif 02 et porte-parole du Réseau des Tables, rappelle qu’en 1995, à la suite de l’adoption du Programme d’action de Beijing, le gouvernement du Canada s’est engagé sur la scène internationale à appliquer l’analyse comparative entre les sexes. Cette méthode de gestion oblige les gouvernements à évaluer tout programme, politique, mesure ou loi en fonction de son impact sur les femmes et les hommes. Par le fait même, il doit s’assurer que ses décisions ne soient pas défavorables à l’un ou à l’autre sexe. « Nous comptons sur le gouvernement en place pour  mettre en œuvre des lois, politiques et stratégies favorisant l’égalité pour toutes les femmes et mettant fin à la discrimination systémique qui s’exerce contre elles ».

– 30 –

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes,  il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

Récif 02 existe depuis mai 1987 et a pour mission la défense des droits et l’amélioration des conditions de vie des femmes. La Table de concertation intervient dans toutes les sphères de la vie sociale, politique, économique et culturelle. Récif 02 rassemble près d’une trentaine de groupes représentant au-delà de 10 000 femmes du Saguenay—Lac-Saint-Jean œuvrant dans divers champs d’action.

Pour information:

Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice
Réseau des Tables
Téléphone : 450-671-5095 Cellulaire : 514-943-7879
info@reseautablesfemmes.qc.ca

Audrée Villeneuve, coordonnatrice
Récif 02
Téléphone : 418 480-8323
audree.villeneuve@recif02.com