Communiqué : Pour une relance féministe et inclusive

Montréal, le 12 novembre 2020 – En ce jour de mise à jour économique, le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) interpelle la ministre responsable de l’Administration gouvernementale et présidente du Conseil du Trésor, madame Sonia LeBel ainsi que la ministre responsable de la condition féminine, madame Isabelle Charest pour leur demander de ne pas reproduire les erreurs du passé et de proposer une relance juste, c’est-à-dire féministe et inclusive.

« En fait, nous posons trois questions aux ministres : Connaissez-vous les effets de la pandémie sur l’ensemble des femmes au Québec? Votre relance répond-elle aux besoins de toutes les femmes, particulièrement celles affectées par la pandémie? Votre relance limite-t-elle la participation des femmes à la reprise? » explique Linda Crevier, présidente du RTRGFQ. Selon l’organisme et ses allié·e·s, une analyse différenciée selon les sexes et intersectionnelle permettrait de répondre de façon satisfaisante à ces questions et d’éviter les écueils trop souvent vus dans les plans de relance des dernières années où sont priorisés les secteurs d’emplois à majorité masculine et dont on ignore commodément les impacts négatifs sur une partie de la population ou sur l’environnement.

Les mesures d’austérité des dernières années ont causé nombre de problèmes mis en lumière par la pandémie (sous-financement en santé et en éducation, perte de notre filet social menant à un appauvrissement et à davantage d’inégalités sociales, etc.) et la réponse inadéquate des gouvernements face à la crise sanitaire contribue à perpétuer les inégalités sociales dans les régions. Devant ces constats, le RTRGFQ demande aux ministres : à quand un plan de relance réellement bénéfique pour l’ensemble de la société? Afin d’attirer l’attention sur ce questionnement et les solutions qu’elles proposent, les Tables régionales de groupes de femmes tiennent aujourd’hui plusieurs actions d’éclat dans diverses régions du Québec. Leur but : mettre en lumière les réalités singulières que vivent les femmes et les difficultés rencontrées par celles à la croisée d’oppressions et demander qu’elles soient prises en compte par leur gouvernement.

« Ce que nous demandons aux ministres, c’est une relance féministe et inclusive explique Audrey Gosselin Pellerin, coordonnatrice responsable de la vie associative et de la mobilisation au RTRGFQ. Aucune raison ne peut expliquer l’absence de prise en compte des besoins des femmes dans la relance et il serait inacceptable que leur rôle dans cette reprise ne soit pas à la hauteur de leur participation sociale à la lutte contre la pandémie ».

Pour une relance féministe et inclusive

En vue de la mise à jour économique et alors que le gouvernement prépare sa relance, le Réseau des Tables régionales des groupes de femmes du Québec se demande où sont les femmes dans cette reprise? Dans un mémo, il pose trois questions au gouvernement qui a la responsabilité de mettre en œuvre une relance porteuse de solutions pour toutes les Québécoises.

Par des actions d’éclat, des dépôts du mémo aux député.e.s aux quatre coins du Québec et une interpellation des ministres Sonia LeBel et Isabelle Charest, les Tables régionales demandent une relance féministe et inclusive qui soit réellement bénéfique pour l’ensemble de la société.

Lisez notre communiqué

 

Passez à l’action!

Téléchargez les vignettes à partager sur Facebook

Les trois vignettes reprennent le contenu du mémo au gouvernement en format médias sociaux.

Partagez-les à compter du 12 novembre en identifiant la ministre responsable de l’Administration gouvernementale et présidente du Conseil du Trésor, madame Sonia LeBel (@SoniaLeBelCAQ) ainsi que la ministre responsable de la condition féminine, madame Isabelle Charest (@IsabelleCharestBRMI) et en utilisant le mot-clic #relanceféministe

 

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Envoyez-nous des photos de vos actions, nous les partagerons ici et sur les médias sociaux!

Les femmes de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) avec notre mémo devant les bureaux de la ministre Sonia LeBel

Manifeste de la défense collective des droits

Le 28 octobre dernier le Regroupement des organismes en défense collective de droits (RODCD) a dévoilé un Manifeste de la défense collective des droits (DCD) : Les droits, ça se défend, plus que jamais! pour dénoncer le recul des droits depuis la COVID-19 et rappeler le travail des groupes en DCD.

Le Réseau des Tables est fier d’avoir contribué à la rédaction du Manifeste à titre de membre du comité Actions collectives du RODCD.

Le Manifeste est disponible ici et vous êtes invité·e·s à l’appuyer!

Vous pouvez également visionner la vidéo, dans laquelle vous reconnaitrez Audrey Gosselin Pellerin, coordonnatrice responsable de la vie associative et de la mobilisation au Réseau des Tables.

Les groupes communautaires sont invités à partager sur Facebook un exemple concret de recul des droits que leur groupe a observé depuis la COVID, avec le mot-clic #défensededroits et en identifiant le ministre Jean Boulet.

Urgence d’agir : pour un plan d’action en santé et bien être des femmes qui répond vraiment aux besoins des femmes

Visionnez la conférence de presse ici

Montréal, Québec, le 28 octobre 2020 – Les regroupements féministes rassemblés tiennent à saluer la motion unanime prise le 29 septembre dernier, par les membres de l’Assemblée Nationale, qui a fixée à la fin décembre 2020 la date de sortie du Plan d’action en santé et bien-être des femmes (PSBEF). Après cinq ans d’absence, il est plus qu’urgent de sortir ce Plan pour répondre aux besoins des femmes et de prioriser ceux des femmes marginalisées. Nous espérons grandement que cette fois-ci sera la bonne!

« La crise sanitaire a intensifié les inégalités de santé entre les femmes et les hommes, et entre les femmes elles-mêmes, générant un fossé de plus en plus important. Les indicateurs démontrent[1] un recul de près de 20 ans sur la santé et la qualité de vie des femmes dans les 17 régions du Québec. » soulève Marie-Andrée Gauthier, Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec. Les femmes, subissent les contres-coups de la crise et cela exacerbe leurs conditions déjà précaires : difficultés d’accès aux soins (en particulier en périnatalité et contrôle des naissances), soins à domicile chaotiques, conciliation famille – travail – études ardue, rôle de proches aidantes accentué, pertes d’emploi, insécurité économique, problèmes de santé mentale aggravés, hausse des responsabilités familiales, charge mentale, violences de toutes sortes.

Ce recul important lié à la santé des femmes, voire à leur émancipation, s’accentue lorsque ces dernières sont des femmes marginalisées par leur appartenance à une minorité ethnoculturelle, racisées, de la diversité sexuelle, en situation de handicap, itinérantes ou Autochtones. Les barrières pré existantes se sont, avec la crise, érigées en obstacles insurmontables.

Quand les femmes prendront-elles toute leur importance pour les gouvernements en place? Les femmes écopent fortement de l’absence de mesures qui misent sur la prévention et la prise en compte des déterminants de santé. Elles sont essentielles au système en tant que citoyennes et travailleuses actives, et il est plus que temps de répondre adéquatement à leurs besoins.

La sortie du Plan d’action pour la santé et le bien-être des femmes doit être imminente et le budget prévu doit être conséquent aux réalités multiples qui affectent la santé des femmes au Québec. Nous demandons au Ministre Dubé de tout en mettre en œuvre afin de respecter l’engagement de son gouvernement.

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Pour informations et demandes d’entrevue
Éliane Legault-Roy, relationniste
Cell.: 514-692-4762
eliane@beteferoce.com

[1] https://csf.gouv.qc.ca/article/publicationsnum/les-femmes-et-la-pandemie/?utm_source=Cyberimpact&utm_medium=email&utm_campaign=Infolettre-CSF-octobre-2020-v2

Maternité, chômage et discrimination: 6 femmes devant les tribunaux

Lundi le 26 octobre le Réseau des Tables a participé à un point de presse co-organisé par le Mouvement action chômage de Montréal, le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi et le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail.

Vous pouvez revoir la conférence presse ici 

et consulter le dossier de presse, comprenant le communiqué sur le site du MAC.

Cinq revendications et un an d’actions : LA MARCHE MONDIALE DES FEMMES À L’HEURE DE LA PANDÉMIE

Samedi le 17 octobre 2020 – La Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF) tenait ce matin une conférence de presse – s’inscrivant dans le contexte d’un 24h de solidarité féministe partout sur la planète – afin faire le point sur son plan d’action nouvellement adapté au contexte de la pandémie. En cette journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, la grande Marche qui devait avoir lieu à Terrebonne pour marquer la fin d’une année de mobilisations dans toutes les régions du Québec a été reportée à l’année prochaine.

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Monsieur le Ministre, cessez de prendre les femmes en otage

Cette lettre est parue dans La Presse du 23 septembre 2020

Elle est consignée par de nombreuses organisations et personnes, dont le Réseau des Tables de groupes de femmes du Québec

 

Monsieur le Ministre, depuis 18 mois, les responsables de services éducatifs (RSE) en milieu familial subventionné revendiquent des conditions de travail décentes. En effet, leur revenu équivaut actuellement à un salaire horaire de 12,42 $, soit un salaire en dessous du salaire minimum. Elles demandent une subvention équivalente à un salaire horaire de 16,75 $, ce qui correspond – seulement – au premier échelon pour une éducatrice non qualifiée en centre de la petite enfance (CPE).

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M. Legault, plus que des remerciements: cap vers une société égalitaire!

Ce texte est paru dans l’édition du 9 juin du journal Le Soleil 

Le gouvernement – représenté par une délégation de 14 hommes et quatre femmes – est à dessiner la relance économique. Bien qu’un certain retour à la normale soit souhaité, espérons que nous tirerons des leçons de cette crise.

Bien des belles promesses, d’éloquents remerciements et de beaux discours ont été prononcés par nos leaders et dirigeants. Des applaudissements même! Pourtant, si on mesure la valeur d’une société au traitement qu’elle réserve à ses plus démuniEs, reconnaissons d’emblée que la crise a mis en lumière les failles du système et les changements urgents qui s’imposent.

Intervenantes, professeures, infirmières, préposées, caissières, coiffeuses, mamans, proches aidantes, etc. – mais aussi principales victimes de la pandémie, surreprésentées à l’aide sociale, dans les emplois à temps partiel, en termes de statuts d’immigration précaires, etc. : le travail réalisé par les «anges gardiennes» est incommensurable. Et souvent invisible, autant que dévalorisé. S’il a été mis en lumière ces derniers mois, c’est généralement encore sans le nommer clairement. Par souci d’inclusion sûrement, on a donc surtout évoqué les «anges gardiens».

Il est maintenant temps d’en tirer d’importantes leçons pour passer à autre chose. Voici quelques propositions, loin d’être exhaustives.

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La Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes souligne le 25e anniversaire de la Marche du pain et des roses

Montréal, le 26 mai 2020 – Le4 juin 1995, plus de 800 femmes arrivent à Québec en provenance de Montréal, Longueuil et Rivière-du-Loup. Elles sont accueillies par une foule de 15 000 personnes.  À l’époque, le Québec sort à peine d’une grave récession et plus de 20% des ménages québécois vivent sous le seuil de la pauvreté.  La Fédération des femmes du Québec (FFQ), sous la présidence de Françoise David, décide de lutter pacifiquement contre la pauvreté.  C’est sous le thème du pain et des roses – dupain pour symboliser le travail et de meilleures conditions économiques et des roses pour la dignité – que des centaines de femmes entament cette longue marche.

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Conciliation famille-travail-études et confinement : tirer des leçons de la crise!

MONTRÉAL, le 15 mai 2020 – En cette Journée internationale des familles, la Coalition pour la conciliation famille-travail-études dévoile les grandes lignes des résultats de son questionnaire réalisé entre le 14 et le 23 avril derniers. Plus de 600 personnes provenant d’un peu partout à travers la province ont exprimé leurs préoccupations et défis en termes de conciliation en période de COVID-19. Selon les personnes répondantes, « plus du tiers d’entre elles n’ont pas bénéficié d’accommodements afin de concilier le travail, la famille, les études et la proche aidance. Sans mesures structurantes offertes par l’employeurs, ces dernières ont dû réorganiser complètement leur structure familiale à l’aide de mesures individuelles », a expliqué Sylvie Lévesque, porte-parole de la Coalition. De ces personnes, une majorité aurait souhaité davantage de souplesse au niveau de l’horaire et du rendement demandé et de la réduction du temps de travail sans pénalité.

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