Une augmentation à saveur amère

Montréal, le 19 juin 2018 – Le Regroupement des organismes de défense collective des droits (RODCD) accueille avec une certaine amertume l’augmentation des subventions accordées aux groupes en défense collective de droits soutenus par le Fonds d’aide à l’action communautaire autonome (FAACA). En effet, depuis quelques jours, divers groupes à travers le Québec ont commencé à recevoir, au compte-gouttes, des lettres les informant que leur financement à la mission sera augmenté de 12,7% pour l’année 2018-2019, et qu’ils recevront les années subséquentes une indexation de 1% jusqu’en 2023. Après plus de 10 ans à réclamer une augmentation de leur financement à la mission ainsi que l’indexation au coût de la vie, l’arrivée de ces sommes est accueillie de façon plutôt mitigée par les groupes en défense collective des droits. Ce 2,2 M$ d’argent neuf permettra sans doute aux groupes de prendre un peu d’oxygène. Toutefois, pour Louise Paré, porte-parole du Comité de coordination du RODCD, « c’est une goutte d’eau qui est loin de répondre à des besoins qui n’ont fait qu’augmenter aux cours des dernières années. Les organismes œuvrant en défense collective des droits revendiquent en effet une hausse de 40M$ de l’enveloppe qui leur est dédiée. »

De plus, le ministre a choisi de hausser le financement des groupes d’un pourcentage uniforme. Cette méthode favorise les groupes qui ont déjà un meilleur financement, et cristallise encore une fois les inégalités entre les groupes les moins et les mieux financés. Rappelons que les organismes en défense collective de droits se sont clairement opposés à plusieurs occasions à cette méthode de répartition. Pour le RODCD, il était impératif de soutenir davantage les groupes les moins bien financés. « Un organisme qui survit avec 30 000 $ par an, pour payer sa travailleuse, son loyer, les activités avec ses membres et l’ensemble des autres coûts, n’y arrive tout simplement pas. Avec 3810$ de plus par an, il aura à peine plus de marge de manœuvre, mais ne réussira toujours pas à remplir pleinement sa mission, il aurait dû recevoir plus. » s’insurge Mme Paré.

Par ailleurs, l’annonce d’une indexation de 1% par année représente une petite avancée pour les groupes en défense collective de droits. Mieux vaut ça que rien du tout! « Malheureusement, le ministre Blais ne semble pas savoir que la hausse des coûts de fonctionnement est souvent plus élevée que celle du coût de la vie. En plus, cette dernière varie chaque année. En plafonnant l’indexation à 1% pour les 5 prochaines années, le ministre continue d’appauvrir les groupes à petit feu… » s’exclame la porte-parole du RODCD.

Pour le RODCD et ses membres, le ministre François Blais a raté une belle occasion de corriger certaines iniquités historiques au niveau du financement. Il a plutôt choisi de ne pas tenir compte de l’expertise et de la volonté du milieu communautaire à rechercher des solutions mieux appropriées à la réalité et aux enjeux auxquels sont exposés les groupes au quotidien. Finalement, le RODCD tient à rappeler au ministre que les organismes qu’il représente ont pour mission de défendre les droits collectifs de la population, dont bénéficie la société dans son ensemble. Bien que souvent les groupes sont amenés à accompagner les individus dans des processus de défense de leurs droits individuels (notamment en raison d’un manque de ressources adéquates dans le réseau des services publics), il est primordial de maintenir les acquis de l’action collective, avec un financement et une reconnaissance adéquates, en accord avec la mission de base des organismes en défense collective des droits.

Dans ces circonstances, le RODCD ne peut qu’applaudir très modestement cette première hausse de financement accordée aux groupes de défense collective des droits depuis dix ans. Les groupes de défense collective des droits travaillent jour après jour avec les citoyenNEs afin de défendre, de faire reconnaître et d’appliquer des droits humains aussi fondamentaux que le droit au logement, à la sécurité financière, à l’environnement, les droits des femmes, des minorités de genre, des familles, des consommateurs, des ainéEs, des personnes en situation de handicap, de pauvreté, etc.

Le RODCD rassemble 21 regroupements nationaux, représente et défend les intérêts de près de 320 groupes en défense collective des droits partout au Québec. Il est reconnu par le gouvernement pour être son interlocuteur privilégié en la matière.

 

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Pour information : Robert Théoret, coordonnateur du RODCD

Téléphone : 514-715-0699

Courriel : rodcdcoordination@yahoo.ca

L’annonce de Monsieur Couillard et le féminisme de Monsieur Trudeau

Montréal, le 9 mars 2018. Au lendemain de la journée internationale des droits des femmes, les membres du G13 sont sceptiques quant aux annonces faites hier par le Premier ministre du Québec en tournée en France.

D’abord, le Premier ministre annonce qu’il proposera bientôt une loi-cadre sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette initiative fait suite à une demande de longue date de nos groupes et nous la saluons. Nous nous questionnons toutefois sur la nécessité de procéder à une telle annonce, aussi importante, en terre étrangère. D’ailleurs, quelle place sera accordée à la consultation si le gouvernement souhaite adopter la loi rapidement?

Par ailleurs, le premier ministre a déclaré que son gouvernement travaillera au développement d’un indice égalité. Cet indice est prévu dans la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes vers 2021, adoptée récemment par le gouvernement du Québec et grandement questionné par nos groupes. En effet, la création d’un indice d’égalité n’est pas suffisante; il faut plutôt parler d’indices afin de refléter les diverses réalités des femmes. Nous réaffirmons que, s’il peut être intéressant de disposer d’un tel indice, il ne saurait en rien remplacer l’utilisation systématique de l’analyse différenciée selon les sexes (ADS+) à chaque étape de la production des politiques publiques. Nous pensons qu’il vaudrait mieux s’atteler à respecter des engagements déjà pris dans les précédents plans d’action, plutôt que de pelleter vers l’avant des indices vides de sens. Rappelons que le Québec dispose de plans d’action en matière d’ADS+, dont l’application demeure malheureusement fantomatique.

Pendant ce temps, ailleurs au pays, soulignons les efforts consentis pour intégrer l’analyse différenciée selon les sexes (nommée ACS+ ailleurs au Canada) dans le budget fédéral. La volonté d’enchâsser cet exercice dans une loi permet d’espérer des changements systémiques. Il serait intéressant également que la fiscalité soit passée à la loupe. Nous avons espoir que cet outil pourra corriger les inégalités, notamment salariales, que les femmes vivent de leur entrée sur le marché du travail jusqu’à leur retraite. Nous le réclamons depuis longtemps et espérons que cela pavera la voie pour le gouvernement du Québec qui résiste à réaliser une telle analyse malgré le fait qu’il s’y soit engagé dans sa politique en égalité il y a déjà plus de 10 ans. Force est de constater une autre contradiction entre nos paliers de gouvernements.

Insistons sur le fait que la création d’un ministère entièrement dédié à la condition féminine par le gouvernement Trudeau est une revendication historique des groupes de femmes. Ainsi, un budget serait spécifiquement alloué aux questions liées à l’autre moitié de la population. Or, les sommes annoncées ne permettront pas de compter sur de grandes avancées. 100 millions $ sur 5 ans, c’est bien peu pour remédier aux inégalités structurelles.

Ainsi, nous aurons l’occasion de continuer de célébrer les avancées pour les femmes, car l’égalité est encore loin d’être atteinte pour toutes les femmes.

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Source et info

Sylvie Lévesque

Directrice générale
FAFMRQ, (514) 710-6661

Qui sommes-nous?

Le Groupe des 13 est une table de concertation de près de 20 groupes et regroupements provinciaux féministes.

Les membres du Groupe des 13

  • Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
  • Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)
  • Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF)
  • Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
  • Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
  • Fédération des femmes du Québec (FFQ)
  • Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF)
  • Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN)
  • Femmes autochtones au Québec (FAQ)
  • L’R des centres de femmes du Québec
  • Réseau d’action des femmes handicapées (DAWN-RAFH) Canada
  • Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ)
  • Regroupement Naissance-Renaissance
  • Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC)
  • Regroupement québécois des CALACS (centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)
  • Relais-femmes
  • Réseau d’action pour la santé des femmes
  • Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) –  Femmes de la diversité sexuelle
  • Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

L’égalité des droits des femmes au cœur de l’Assemblée nationale

Dans le cadre du mandat d’initiative sur la place des femmes en politique initiée par la Commission des relations avec les citoyens, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes a déposé un mémoire incluant des recommandations à mettre en place le plus rapidement possible.

Pour accéder à notre mémoire, Memoire_RTRGFQ_placedesfemmes.

Le présent mémoire est le fruit d’une réflexion collective faite par le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) en collaboration avec plusieurs tables de groupes de femmes membres de ce réseau.

En premier lieu, le RTRGFQ fera un portait des femmes à l’Assemblée nationale en faisant ressortir des données régionales quant à la représentativité des femmes au sein des éluEs. Si les statistiques parlent d’elles-mêmes pour l’Assemblée nationale, elles sont encore plus troublantes en ce qui a trait à la présence des femmes députées dans les régions, étant parfois complètement absentes. Ce portrait résume bien la préoccupation du RTRGFQ et donne du crédit à ce mémoire sur l’importance d’avoir une meilleure représentation des femmes en politique.

Par la suite, le RTRGFQ se penchera sur les obstacles qui freinent la pleine participation des femmes en politique. Plusieurs études effectuées au cours des dernières années par les tables de groupes de femmes ont permis d’identifier diverses causes ayant un degré d’impact différent pour les femmes. Nous en ferons l’énumération dans cette section. Une attention particulière sera portée au traitement médiatique octroyé aux femmes candidates ou élues.

Une section importante du mémoire sera consacrée à la proposition de différentes avenues pour soutenir les femmes à faire le saut en politique. Nous commencerons par présenter les mesures qui ont déjà fait leurs preuves par le passé, mesures par lesquelles les tables de groupes de femmes ont développé une expertise. Nous poursuivrons en faisant un éventail des mesures qui nous semblent les plus porteuses pour l’atteinte de l’égalité à l’Assemblée nationale.

Le RTRGFQ est d’avis que des changements systémiques se font sur plusieurs années, voire des décennies. Ainsi, nous soutiendrons dans nos recommandations pour les mesures les plus pertinentes, la nécessité de miser sur des programmes qui permettent le déploiement de mesures récurrentes et ce, tant pour maintenir l’expertise des tables régionales de groupes de femmes et du RTRGFQ que pour venir en appui aux femmes qui veulent se porter candidates et aux femmes élues. Nous exprimerons également notre souhait de voir le Directeur général des élections du Québec se pencher sur le mode de scrutin actuel et sur des mesures incitatives pour favoriser la participation des femmes en politique.

En conclusion, nous réitérerons notre volonté à travailler avec tous ceux et celles qui ont à coeur l’égalité à l’Assemblée nationale.

Pour visionner notre passage en consultation particulière, http://m.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-74783.html 

Élections municipales 2017 : une marche à pas de tortue vers des candidatures paritaires et diversifiées

 Communiqué – Pour diffusion immédiate

 Longueuil, 16 octobre 2017 – En cette période électorale, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec et la Fédération des femmes du Québec (FFQ) soulignent la lenteur de la progression vers la parité et la diversification de la classe politique.

Avant le déclenchement des élections, seulement 17 % des municipalités étaient dirigées par une mairesse et les femmes (128) n’occupaient que 32 % des postes comme conseillères municipales. « Chaque élection, depuis 2005, ne nous fait gagner que 2% de plus de femmes candidates, tant globalement que pour les postes de conseillères et de mairesses. À ce rythme, cela nécessitera encore deux générations avant de voir les municipalités québécoises gouvernées autant par des femmes que par des hommes » souligne Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec.

Selon les données du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT), l’on ne que verra 19.8% de femmes briguer les postes de mairesses et 33.3% de conseillères, pour un portrait global de 31,3% de candidates à travers le Québec. L’on peut déjà prédire que la parité ne sera pas atteinte.

En plus d’être très lente, la progression est très variable d’une région à l’autre. Ainsi, les bulletins de vote du Centre-du-Québec ne compteront que 26,2% de candidates et dans trois autres régions ils n’atteindront même pas 30%. Plus spécifiquement au niveau des postes de mairesses la situation est aussi très variable selon les régions, puisque seulement 2 régions dépassent un maigre 25% de candidates (28,6% pour Laval et 27,4% pour les Laurentides).

Alors qu’à Montréal, des partis se félicitent d’atteindre 19% et 23% de candidatures de « minorités visibles » cela demeure bien en dessous de la réalité démographique. Les données officielles sur les candidatures de personnes racisées ne sont pas disponibles, mais l’existence-même du racisme systémique au Québec et l’absence de démarches prises pour contrer le manque de diversité aux élections précédentes laissent présumer que nous serons aussi déçues pour ce qui est de cet aspect des élections. La société québécoise ne peut plus être gouvernée sans égard à la composition de sa population. “La FFQ s’est déjà prononcée pour l’instauration de mesures permettant d’atteindre la représentation paritaire et d’améliorer la représentation des personnes racisées à l’Assemblée nationale. De tels instruments sont une nécessité également au palier municipal. La diversification de la classe politique ne se réalisera pas par la pensée magique.” ajoute Valérie Gilker Létourneau, vice-présidente aux régions à la FFQ.

C’est ainsi que ces deux organismes féministes de défense collective des droits des femmes se questionnent. Au-delà des chiffres, les résultats aux élections municipales 2017 refléteront-ils la société québécoise actuelle? Comment ces gouvernements, que l’on dit “de proximité”, peuvent-ils prétendre à ce titre si toutes les femmes ne s’y reconnaissent pas? Bref, au-regard des candidatures annoncées, il est légitime de se questionner sur les mesures prises socialement pour qu’il y ait un reflet de la diversité et une présence accrue des femmes en politique, et ce, dans toutes les régions.

Le Réseau des Tables régionales de groupe de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes, il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

La Fédération des femmes du Québec est une organisation féministe autonome qui travaille à la transformation et à l’élimination des rapports sociaux de sexe et des rapports de domination dans toutes les sphères de la vie, en vue de favoriser le développement de la pleine autonomie de toutes les femmes et la reconnaissance véritable de l’ensemble de leur contribution à la société.

Contacts :

Marie-Andrée Gauthier, coordonnatriceinfo@reseautablesfemmes.qc.ca

Cellulaire : 438-874-1072

info@ffq.qc.ca

514-876-0166 (poste 1502)

Erratum – Parcours de la candidate, édition 2017

De malencontreuses erreurs se sont glissées dans l’édition 2017 du Parcours de la candidate.

Il aurait fallu lire, tel que prévu par la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités :

· Résider de façon continue ou non sur le territoire de ma municipalité depuis au moins les 12 derniers mois, le 1er septembre de l’année de l’élection. (Page 19)

· Remettre la liste des personnes qui vous auront fait une contribution supérieure à 50 $. (Pages 21-40-43)

· La LERM prévoit le remboursement de 70 % de vos dépenses. (Pages 21- 23)

Nous sommes désolées des inconvénients que cela a pu vous causer!

Pour avoir accès à la version corrigée, cliquez ici.

Stratégie d’égalité entre les femmes et les hommes : peu de moyens concrets!

 

Stratégie d’égalité entre les femmes et les hommes : peu de moyens concrets!

Montréal, le 29 juin 2017­Les membres du G13, une table de concertation de plus de 20 groupes et regroupements provinciaux féministes œuvrant pour les droits et l’égalité de toutes les femmes, réservent un accueil plutôt mitigé à la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes dévoilée aujourd’hui par la ministre responsable de la Condition féminine, Mme Lise Thériault. En effet, l’approche de financement par projets proposée dans la stratégie pour reconnaître et consolider l’expertise des groupes de femmes ne garantira pas leur pérennité à long terme. Depuis quelques années, nous sommes confrontés à une diminution du soutien du travail de recherche, de défense des droits et de promotion de l’égalité. De plus, le changement du financement des groupes autonomes de femmes a un impact sur les choix démocratiques et autonomes des organisations.

Avec les politiques de financement actuelles, on favorise davantage le changement des femmes elles-mêmes que le changement de la société. Selon, la ministre Rita de Santis, responsable de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques, « la femme doit assurer son propre bonheur ». Ainsi, l’augmentation de 10,000 $ pour financer les tables régionales des groupes de femmes nous apparaît nettement insuffisante. Il faudra s’assurer que les nouvelles sommes profitent véritablement aux groupes sur le terrain qui, par leur approche globale, apportent un soutien direct aux femmes dans toutes les régions du Québec.

La stratégie cible des groupes de femmes en situation de vulnérabilité, comme les femmes immigrantes ou les femmes handicapées. Toutefois, nous déplorons le peu de mesures spécifiques à leur égard.

Nous tenons toutefois à saluer les principes directeurs qui visent à parvenir à une véritable égalité de fait, et ce dans toutes les sphères de la société. Malheureusement, nous demeurons préoccupées et déçues du peu de mesures qui visent les changements structurels.

Nous saluons la réintroduction des cours en matière d’éducation à la sexualité qui a été longuement revendiquée par les groupes de femmes.

En ce qui concerne la création d’un nouvel « indice québécois de l’égalité » complémentaire à l’analyse différenciée selon les sexes (ADS), il ne doit pas se limiter à des données statistiques, mais tenir compte des impacts des programmes et des mesures sur les difficultés que rencontrent les femmes.

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Source et info : Sylvie Lévesque, 514 710-6661

Les regroupements membres du groupe des 13

  • Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
  • La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)
  • Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF)
  • Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
  • Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
  • Fédération des femmes du Québec (FFQ)
  • Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF)
  • Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN)
  • Femmes autochtones au Québec (FAQ)
  • L’R des centres de femmes du Québec
  • Réseau d’action des femmes handicapées (DAWN-RAFH) Canada
  • Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ)
  • Regroupement Naissance-Renaissance
  • Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC)
  • Regroupement québécois des CALACS (centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)
  • Relais-femmes
  • Réseau d’action pour la santé des femmes
  • Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) – Quebec Lesbian Network
  • Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

Stratégie gouvernementale : l’égalité pour toutes les femmes sera-t-elle atteinte en 2021?

Longueuil, 29 juin 2017 – Les Tables régionales de groupes de femmes du Québec et leur Réseau saluent le dévoilement de la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes, après deux ans d’absence de plan d’action en matière d’égalité pour les femmes au Québec. Une telle stratégie est importante, car il s’agit des orientations gouvernementales permettant de définir l’égalité pour les femmes au Québec.

L’annonce d’un projet de loi-cadre visant l’égalité de fait semble être une volonté de reconnaître que l’égalité entre les femmes et les hommes doit être une priorité au-delà du gouvernement en place. Il est souhaité que l’expertise des groupes de femmes soit reconnue comme incontournable au moment où se tiendront les consultations et qu’éventuellement cette expertise soit financièrement appuyée.

Femmes au cœur des régions

Pour que cette Stratégie puisse se concrétiser, il est essentiel que les actions soient ancrées dans toutes les régions du Québec. D’entrée de jeu, le principe directeur visant à régionaliser la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes est intéressant, mais comment concrètement le gouvernement s’enrichira-t-il des connaissances et des analyses auxquelles contribuent les femmes qui vivent dans les différentes régions? « Bien que les Tables régionales de groupes de femmes soient nommées comme partenaires pour déployer la Stratégie dans toutes les régions, nous attendons les moyens concrets pour mettre en œuvre les volontés gouvernementales. Il faut tout de même souligner que notre expertise a pu se construire grâce à notre autonomie. »  souligne Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec.

Analyse différenciée selon les sexes (ADS)

« Bien que le gouvernement désire inclure une diversité de partenaires pour l’atteinte de l’égalité pour les femmes, il doit s’appuyer d’abord et avant tout sur le mouvement féministe du Québec, et sur l’expertise des groupes de femmes. » poursuit la porte-parole du Réseau des Tables.

Le Réseau des Tables régionales de groupe de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes, il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

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Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice info@reseautablesfemmes.qc.ca Cellulaire : 438-874-1072

Budget 2017 : Quand mettre de l’ordre veut dire jeter les acquis par les fenêtres…

Montréal – 30 mars 2017 Si le budget 2017 est plutôt orienté vers l’éducation et la santé, il va sans dire que ces miettes ne compensent en rien les coupures subies ces trois dernières années. Les femmes et les familles continueront d’étouffer. Faudrait-il éduquer le gouvernement actuel sur l’importance de l’égalité de fait entre les femmes et les hommes pour la bonne santé économique du Québec ?
Trente (30) millions sur cinq ans est prévu pour l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes, dont cinq millions ont déjà été engagés pour la dernière année. C’est bien peu pour un Québec qui affirme dans son plan économique que « l’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur fondamentale de la société québécoise, et ce, tant sur les plans économique que social. »
« Le gouvernement du Québec manque de leadership en matière d’égalité. Ce dernier a les moyens pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes et cesser de creuser les inégalités entre les femmes, et ce, pour l’ensemble du Québec. Souhaitons que la prochaine stratégie Agir pour l’égalité entre les femmes et les hommes montre ces moyens, en particulier dans la reconnaissance de l’expertise des groupes de femmes. » indique Mélanie Sarazin, présidente de la Fédération des femmes du Québec.
En effet, la Stratégie en matière d’égalité et son plan d’action, continuent de se faire attendre. Pire, il n’y aucune augmentation des sommes consacrées au programme À égalité pour décider et aux Accords de partenariat pour la concertation régionale en matière de condition féminine, qui visent l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les régions du Québec.
Contrairement à ce que les groupes communautaires et de femmes constatent au quotidien sur le terrain, le ministre Leitão continue d’affirmer qu’il n’y a jamais eu de coupures. « Les libéraux font des choix socioéconomiques qui ont des conséquences directes sur les femmes et les groupes marginalisés. » indique Manon Monastesse, directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes. À plusieurs reprises, le ministre des Finances a rappelé les gestes nécessaires afin de remettre de l’ordre dans la maison et que son gouvernement a fait exactement ce qu’il avait promis afin d’équilibrer le budget de la province. Cependant, il a toujours nié que ces choix ont eu pour impacts l’augmentation des inégalités et de la précarisation de la situation des femmes et des populations les plus marginalisées. De plus, les groupes de femmes qui travaillent auprès de ces populations voient encore une fois une stagnation de leur financement puisqu’aucune augmentation des sommes consacrées à l’action communautaire autonome n’est prévu dans ce budget.
Si le budget fédéral donne espoir en matière d’analyse différenciée selon les sexes, celui du Québec désespère les groupes de femmes : aucun engagement de prendre en compte les réalités différentes des hommes et des femmes. Pourtant depuis plus de 20 ans, le gouvernement du Québec s’est engagé internationalement à appliquer une telle analyse.

Le gouvernement a présenté mardi un plan économique sur cinq ans. Or, il serait surprenant que l’égalité soit atteinte à l’intérieur de ces cinq ans. « Où est la réelle volonté politique du gouvernement du Québec en matière d’égalité ? » questionne Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice au Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec.

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Porte-parole : Anne St-Cerny, Relais-Femmes, 514-878-1212 poste 1303. Cellulaire : 438-874-1072
Signataires :
Action santé Femmes (RQASF) – Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale (AMHFEVVC) – Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas) – Au bas de l’échelle (ABE) – Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF) – Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) – Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT) – Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) – Fédération des femmes du Québec (FFQ) – Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF) – Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) – Femmes autochtones du Québec (FAQ) – L’R des centres de femmes du Québec (L’R) – Régime de retraite par financement salarial des groupes communautaires et de femmes (RRFS-GCF) – Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC) – Regroupement Naissance-Renaissance (RNR) – Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) – Relais-femmes de Montréal – Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ) – Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) – Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ)

L’égalité pour toutes les femmes: une valeur fondamentale. Vraiment?

COMMUNIQUÉ Pour diffusion immédiate

Longueuil, le 30 mars 2017 – Plus tôt cette semaine, le gouvernement libéral dévoilait le budget provincial pour l’année 2017-2018. Il est difficile d’y retrouver une réelle volonté gouvernementale pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes, puisque pour les cinq prochaines années, seulement 30M$ seront consacrés à la prochaine Stratégie Agir pour l’égalité entre les femmes et les hommes. La vision que ce gouvernement a pour enrayer les discriminations systémiques, qui affectent les femmes, soulève de nombreuses incompréhensions et de nombreux questionnements.

Équité entre les régions: une nécessité
Le budget 2017-2018, selon notre lecture, ne prévoit aucune augmentation pour la majorité des programmes en matière d’égalité pour les femmes. Alors que, concrètement pour l’année financière 2016-2017, six régions du Québec n’ont vu aucun de leur projet structurant financé pour accroître la présence des femmes aux prochaines élections municipales. De surcroît, deux régions (Laval et l’Abitibi-Témiscamingue) n’ont reçu aucun financement pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes dans leur région. « Ces exemples illustrent clairement une iniquité régionale qui met à mal la réalisation d’actions dans toutes les régions, pour toutes les femmes. C’est pourquoi il faut que la prochaine Stratégie applique une vision régionale afin qu’il n’y ait pas de perte au niveau des gains acquis par les groupes de femmes en régions.» affirme Francyne Ducharme, de la Table de concertation du mouvement des femmes du Centre-du-Québec.

Les Tables régionales sont également préoccupées par le nouveau programme Fonds d’appui au rayonnement des régions qui octroie davantage de pouvoirs et de responsabilités aux municipalités. Nous questionnons l’octroi de financement qui se fera par l’intermédiaire de comités. À quel rang se trouvera l’égalité? Les Tables régionales de groupes de femmes ont de grandes attentes quant à la prise en compte de l’égalité pour toutes les femmes par les acteurs impliqués dans ce nouveau programme.

Financement des expertes
Comment le gouvernement entend réellement atteindre l’égalité pour toutes les femmes, dans toutes les régions du Québec? À ce jour, aucune mesure régionale assurant la prise en compte de l’enjeu de l’égalité entre les femmes et les hommes n’est prévue. Pour le moment, rien n’indique une réelle prise en considération des Tables régionales de groupes de femmes, qui ont comme mission de travailler à l’égalité pour toutes les femmes en région et possédant l’expertise nécessaire pour le faire. Les Tables sont très inquiètes. D’autant plus que, par exemple, les programmes actuels dédiés à la condition féminine, financent maintenant des ressources réservées aux hommes, des universités et des villes, et ce, au détriment des groupes de femmes. « Au lieu de consolider les efforts des groupes de femmes déjà investis depuis plus de vingt-cinq ans pour favoriser l’égalité des femmes en région, le gouvernement multiplie le nombre de joueurs sans augmenter les enveloppes budgétaires. » clame Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice du Réseau des Tables.

Il est à souligner également qu’il n’y a eu aucune augmentation, ni indexation du financement à la mission des Tables régionales de groupes de femmes du Québec depuis 9 ans. Pourtant le coût de la vie a augmenté de 13,5%. C’est donc dire que, pour une année de plus, nos regroupements régionaux pour défendre les droits des femmes s’appauvriront davantage.

Les actions qui seront déployées dans le cadre de la prochaine Stratégie en matière d’égalité sont attendues avec grande impatience. De plus, il va sans dire que nous espérons grandement que l’étude des crédits nous en révèle davantage sur les tenants et aboutissants de cette Stratégie. L’ancrage de la question de l’égalité devra se traduire également dans un plan d’action répondant aux demandes des groupes de femmes et aux besoins des femmes partout au Québec. Le gouvernement se targue que l’égalité pour les femmes est une valeur fondamentale de la société québécoise. Or, dans les faits, est-ce vraiment le cas?

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Le Réseau des Tables régionales de groupe de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes, il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice info@reseautablesfemmes.qc.ca Cellulaire : 438-874-1072 et Francyne Ducharme, porte-parole Téléphone: 819-758-8282

Trois nouvelles générations de femmes pauvres à la retraite

TROIS NOUVELLES GÉNÉRATIONS DE FEMMES PAUVRES À LA RETRAITE

Montréal, le 19 janvier 2017  – « Si le Québec adopte le Scénario Québec proposé dans le document de consultation sur l’avenir du Régime de rentes du Québec, trois nouvelles générations de femmes seront toujours pauvres à la retraite », affirme Mélanie Sarazin, porte- parole des signataires du mémoire et présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ). « Déjà, la réforme adoptée pour le Régime de pensions du Canada dans le reste du Canada est peu généreuse, mais pour la plupart de la classe moyenne, elle donnera tout de même 2 176 $ par année de plus que le Scénario Québec. »

Dans le mémoire présenté devant la Commission des finances publiques aujourd’hui, 21 groupes de femmes et communautaires demandent au gouvernement d’adopter le Scénario RPC afin que les Québécoises et les Québécois à la retraite ne deviennent les cousin-e-s pauvres du Canada. Ces groupes demandent aussi au gouvernement de ne pas adopter les mesures accessoires proposées qui creuseraient davantage l’écart entre les prestations versées au RRQ et celles du RPC, notamment l’augmentation de l’âge d’admissibilité à la retraite, l’introduction d’un facteur de longévité et une plus faible indexation des rentes.

« Nous demandons également que le Québec initie une discussion avec le gouvernement fédéral, les autres provinces et les territoires pour mettre en vigueur la pleine valeur des améliorations entre 2035 et 2040 plutôt qu’entre 2063 et 2072 », explique Ruth Rose, auteure du mémoire et professeure associée en Sciences économiques à l’UQÀM. « Une entrée en vigueur plus rapide permettrait aux personnes aujourd’hui âgées de 46 ans et moins de profiter pleinement de cette amélioration et se financerait en prévoyant une réserve moindre que celle prévue, soit 31 fois les prestations prévues pour 2065. »

Le mémoire réitère aussi la demande du mouvement féministe d’instaurer une mesure d’inclusion dans le RRQ, c’est-à-dire l’octroi de crédits de rentes, basées sur 60% du maximum des gains admissibles, pour les femmes (exceptionnellement un homme) qui ont eu la charge de jeunes enfants. Il rappelle aussi que rien jusqu’ici n’est prévu pour les proches aidantes ayant quitté leur emploi ou réduit leurs heures pour s’occuper d’adultes en raison de l’âge, de la maladie ou d’un handicap.

« Au lieu de couper dans les rentes de conjoint survivant, le Québec doit demander la création d’une commission ou un d’un groupe d’étude fédéral-provincial-territorial pour trouver des façons efficaces et équitables de réduire l’écart de 40% entre les revenus de retraite des femmes et des hommes » insiste Mme Sarazin.

Les groupes signataires demandent aussi des améliorations pour les rentes d’enfant de personne invalide et d’orphelin et les prestations de décès.

Pour lire le mémoire et son résumé : http://cdeacf.ca/sites/default/files/fichiers_attaches/g13_-_memoirerrq2017_-_v2017.01.17_finale.pdf

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Pour information :

Mélanie Sarazin, 514-717-4847

Ruth Rose, 514-948-0089

 

Signataires :

Action santé Femmes (RQASF) – Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale (AMHFEVVC) – Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas) – Au bas de l’échelle (ABE) – Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF) – Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) – Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT) – Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) – Fédération des femmes du Québec (FFQ) – Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF) – Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) – Femmes autochtones du Québec (FAQ) – L’R des centres de femmes du Québec (L’R) – Régime de retraite par financement salarial des groupes communautaires et de femmes (RRFS-GCF) – Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC) – Regroupement Naissance-Renaissance (RNR) – Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) – Relais-femmes de Montréal – Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ) – Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) – Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ)