Communiqué du Comité Pare-Chocs

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

Des électrochocs imposés à une dame de 82 ans soulèvent l’indignation

MONTRÉALle 2 mai 2022 /CNW Telbec/ – Le Comité Pare-Chocs, l’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec et le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec ont récemment pris connaissance d’un jugement de la Cour supérieure du Québec qui autorise un centre hospitalier à faire subir à une dame de 82 ans, contre son gré, un maximum de douze séances d’électroconvulsivothérapie (électrochocs).

Le jugement prévoit aussi :

  • Les soins requis à l’administration de ces traitements, soit l’anesthésie générale et l’utilisation du Curare (anesthésiant qui bloque les contractions musculaires évitant des fractures pendant la convulsion) ;
  • L’utilisation de mesures de contention chimiques et/ou physiques, en cas d’opposition physique et afin d’assurer sa sécurité et/ou celle d’autrui, conformément aux règles de l’art ;
  • L’administration d’un traitement pharmacologique visant à atténuer les effets secondaires et indésirables que pourrait développer madame suite à l’administration des traitements d’électroconvulsivothérapie, l’anesthésie générale ou le Curare ;

Et ultimement :

  • En cas de refus, ORDONNE à tout agent de la paix, ambulancier ou toute autre ressource d’assister la partie demanderesse, les représentants de tout autre établissement impliqué dans l’exécution du jugement à intervenir, sur simple demande verbale de ceux-ci, et ce, quel que soit le lieu où se trouve la partie défenderesse ;

Le Comité Pare-Chocs est sidéré par ce jugement. Le traitement par électrochocs, sans consentement, constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant selon le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture. 1,2 Pour Doris Provencher, « ce n’est pas un soin, obliger cette femme à subir des électrochocs contre son gré. Pour moi, c’est un cas flagrant de maltraitance dans le sens de la loi québécoise, car ce geste va très probablement causer du tort et de la détresse chez cette dame. »

Nous avons une preuve supplémentaire de l’incapacité du ministère de la Santé et des Services sociaux à adopter une posture qui respecte la dignité humaine en psychiatrie. Au mois de juin dernier, une lettre faisant état des préoccupations du Comité quant à l’absence de surveillance dans l’utilisation des électrochocs a d’ailleurs été acheminée au ministre de la Santé M. Christian Dubé. C’est le silence radio depuis ce temps.

Depuis son introduction dans les années trente, le recours aux électrochocs demeure controversé autant sur le plan social que scientifique. Il peut causer des dommages allants des problèmes de mémoire et cognitifs jusqu’au décès. Actuellement, ce sont aux personnes les plus « vulnérables » de la société que ce traitement est administré.

Pour dénoncer cette situation, le comité Pare-Chocs tiendra le 7 mai prochain à Montréal, veille de la fête des Mères, la quatorzième édition de son rassemblement annuel contre les électrochocs.

  1. Torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Note du Secrétaire général p. 14 et 16
  2. Rapport du Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, Juan E. Méndez p.16

Comité Pare-Chocs : Ghislain Goulet, 514 912-6975  –  514 525-5060; AGIDD-SMQ, Doris Provencher, 514 770-2728 – 514 523-3443

Offre d’emploi – organisatrice féministe politique

Offre d’emploi

ORGANISATRICE FÉMINISTE POLITIQUE

(Coordonnatrice)

 

Le Réseau des Tables est issu de la volonté des Tables régionales de groupes de femmes d’agir en concertation. Tout en étant une structure souple et respectueuse de l’autonomie de chaque Table régionale, le Réseau permet l’échange d’expertises et d’analyses féministes, favorise les prises de position politique et soutient l’action collective de ses membres en faveur de l’égalité pour toutes les femmes. Implanté dans toutes les régions du Québec, le Réseau regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes qui représentent plus de 400 groupes et 150 membres individuelles.

RÔLE

Sous la responsabilité de la coordonnatrice générale, l’organisatrice politique et féministe s’assure de la coordination et de la mise en œuvre des projets qui lui sont assignés.

PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DU RTRGFQ

Les dossiers et les mandats spécifiques sont déterminés en équipe lors des moments de planification, sous  un principe de co-coordination. Cette dernière réfère à la philosophie qui anime notre organisme, c’est-à-dire une approche féministe et communautaire basée sur la concertation entre les différentes personnes impliquées dans sa gestion. Sa mise en application doit refléter la souplesse et la confiance mutuelle qui caractérisent le processus décisionnel du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec et l’importance de favoriser des relations de travail harmonieuses pour le bien-être de toutes.

CHAMPS DE RESPONSABILITÉ ET TÂCHES PRINCIPALES

  1. Communications
  • Contribuer à la rédaction et à la diffusion publique des positionnements de l’organisation
  • Alimenter les réseaux sociaux
  • Coordonner les travaux de refonte du site web
  1. Représentations communautaires et politiques
  • Développer et maintenir les relations partenariales du Réseau des Tables
  • Représenter l’organisme auprès des partenaires ou coalitions
  1. Gestion de projet
  • Assurer la coordination et la mise en œuvre du projet
  • Préparer et animer les rencontres du comité de suivi du projet
  • Soutenir les réflexions et la définition des diverses composantes du projet
  • Participer à la rédaction de rapports, de redditions de comptes et de demandes financières
  1. Vie associative
  • Effectuer la liaison avec les membres
  • Accompagner les membres du regroupement selon les besoins
  • Participer et contribuer à l’organisation des assemblées générales régulières et annuelles
  • Utiliser les moyens nécessaires pour faire circuler l’information parmi les membres
  • Assumer l’organisation des réunions de ses comités de travail : élaborer des propositions d’ordre du jour, convoquer les réunions, s’occuper de la logistique, préparer l’animation et les outils s’y rattachant, rédiger les procès-verbaux et comptes rendus, assurer les suivis
  • Coordonner et animer des comités
  1. Veille stratégique
  • Documenter les réalités en condition féminine et produire des documents au besoin, tel que des outils d’éducation populaire autonome féministe
  • Préparer des analyses politiques, dégager des enjeux et des stratégies dans le but de favoriser la prise de décision
  • Rédiger des avis et des mémoires
  1. Mobilisation
  • Élaborer des stratégies d’action et de mobilisation avec les membres du regroupement

 

En plus d’obtenir une expérience unique et enrichissante, l’organisatrice féministe politique aura l’occasion d’approfondir ses connaissances sur le mouvement des femmes et de participer à la gestion féministe de l’organisme. De plus, elle pourra développer ses capacités d’analyses et de réflexions critiques, tout en contribuant à l’action collective en défense des droits des femmes.

 

Qualifications requises : Formation en communication ou en sciences sociales, en lien avec l’emploi ou toute combinaison de formation et d’expérience pertinente sera examinée.

Expériences : un minimum de 2 ans d’expérience en lien avec la description des fonctions et des tâches.

Connaissances : Réseaux sociaux, Word press, féminisme intersectionnel, enjeux condition féminine, mouvement des femmes et communautaire.

Qualités personnelles : Autonomie, polyvalence, faire preuve de confidentialité, avoir de bonnes aptitudes pour les relations personnelles, esprit d’initiative et avoir un esprit critique, avoir une bonne capacité d’adaptation, être capable de travailler en équipe, être capable de déterminer ses priorités.

Bonnes capacités rédactionnelles.

Confortable avec les stratégies de rédaction et les relations publiques.

 

Conditions :

  • L’entrée en poste est prévue au mois de juin 2022, date à déterminer.
  • Salaire et avantages sociaux : entre 26.87$ et 32.03$, selon notre politique salariale. Possibilité d’adhérer à un régime d’assurances collectives et à un régime de retraite, sous certaines conditions.
  • Entre 30h et 35h par semaine, à convenir. Contrat de deux ans, avec possibilité de renouvellement.
  • Ce poste peut se réaliser entièrement en télétravail; c’est pourquoi il est ouvert aux femmes de toutes les régions du Québec.
  • Pouvoir se déplacer sur le territoire du Québec.

Faire parvenir votre curriculum vitae accompagné d’une lettre de motivation expliquant votre intérêt à travailler au sein d’un organisme féministe au plus tard le 9 mai 2022 à l’adresse courriel suivante : rtrgfq@gmail.com. Prière d’indiquer OFFRE D’EMPLOI dans l’objet du courriel.

Les entrevues auront lieu dans la semaine du 16 mai 2022, en personne ou par visioconférence selon votre situation géographique. Seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées. L’entrée en poste se ferait idéalement au début du mois de juin 2022.

Le Réseau est activement engagé dans un processus visant à favoriser l’embauche de femmes historiquement marginalisées et qui font face à des barrières systémiques à l’emploi (racisme, homophobie, transphobie, capacitisme ou toute autre oppression / discrimination ). Le Réseau souhaite encourager les candidatures de femmes appartenant à un ou plusieurs groupes discriminés. Ces candidatures seront priorisées. Si vous le désirez, vous pouvez inscrire cette appartenance dans votre candidature.

Pour télécharger notre offre d’emploi en PDF, cliquez ICI.

Le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec signe cette lettre ouverte du Comité Accès Garderies

Le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec joint sa voix aux 70 organisations qui demandent au gouvernement du Québec de redonner l’accès aux services de garde subventionnés aux familles demandeuses d’asile. Téléchargez la lettre du Comité Accès Garderies en cliquant ICI ou consultez leur communiqué en cliquant ICI.

 

Discrimination dans l’accès aux services de garde depuis 2018 : c’est assez !

Depuis maintenant près de quatre ans, les familles demandeuses d’asile au Québec n’ont plus droit aux services de garde subventionnés. Cette décision, basée sur une  réinterprétation discrétionnaire et non justifiée par le ministère de la Famille de l’article 3 du Règlement sur la contribution réduite, a des répercussions négatives sur un très grand nombre de familles. Les femmes demandeuses d’asile et leurs enfants en paient le prix fort. Sans accès à un service de garde abordable, les mères demandeuses d’asile, plus souvent monoparentales, et plus susceptibles de rester à la maison pour garder leurs enfants, se retrouvent isolées, privées de formation, d’emploi et de revenu. Cette restriction d’accès aux services de garde subventionnés et abordables freine aussi directement l’accès des enfants à des espaces éducatifs et socialisants indispensables.

« Je ne peux pas m’intégrer dans la société, et apprendre le français. Au lieu de cela, je vis de l’aide sociale allouée par le gouvernement en attendant ma date d’audience qui est encore indéterminée. (…) Cette situation a aussi un impact sur mon fils qui ne peut pas socialiser avec les enfants de son âge: il passe ses journées seul avec moi. Tous les autres enfants de son âge vont soit à la prématernelle, soit à la garderie. »
Blessing, mère monoparentale de cinq enfants. Arrivée du Nigéria, elle a dû refuser deux offres d’emploi faute d’accès à un service de garde abordable.

Le Comité Accès Garderies, formé en septembre 2018, a mené de nombreuses démarches auprès du gouvernement du Québec pour alerter sur ces impacts, dont la publication de lettres ouvertes et une pétition signée par plus de 13 000 personnes.

Le 18 février 2019, des représentant-e-s du comité ont finalement obtenu une rencontre avec le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe. Deux demandeuses d’asile y ont participé avec leurs enfants afin de lui exposer les conséquences négatives de cette politique discriminatoire sur leur vie quotidienne et leurs conditions d’intégration. 

En mai 2019, face à l’inaction du gouvernement malgré ces nombreuses démarches, le comité a décidé de se tourner vers les tribunaux. Le travail pro bono d’avocat.es allié.es a permis de déposer une requête à la Cour supérieure afin de remettre en question la constitutionnalité du règlement restreignant l’accès aux services de garde subventionnées. Les 21 et 22 avril 2022, les avocat.e.s du cabinet Melançon Marceau Grenier Cohen, avec une intervention en soutien de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, contestent la constitutionnalité des actions du gouvernement dans ce dossier. Il est encore temps pour le gouvernement d’entendre raison et de respecter les droits et la dignité des familles demandeuses d’asile, avant le procès d’avril.

Le Projet de loi no1 concernant les services de garde éducatifs à l’enfance est encore à l’étude à l’Assemblée nationale. Des député.e.s de l’opposition ont déposé le 23 mars 2022 un amendement afin d’y inclure l’accès aux services de garde subventionnés pour tous les enfants, peu importe le statut d’immigration de leurs parents. Cet amendement, appuyé par Québec solidaire, le Parti libéral du Québec, et le Parti Québécois, a  été rejeté par la Coalition avenir Québec. C’était l’occasion pour le gouvernement d’enfin mettre fin à la discrimination dans l’accès aux services de garde et c’est une honte qu’ils aient refusés de le faire. 

Redonner accès aux garderies aux familles demandeuses d’asile et aux personnes à statut précaire, c’est changer leur vie. Si la pandémie a pu démontrer une chose, c’est que les services de gardes subventionnées sont un service essentiel pour toutes les familles. 

 

Le Comité Accès Garderies demande au gouvernement du Québec de s’engager à : 
1- Redonner l’accès aux services de garde éducatifs subventionnés et aux versements anticipés du crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants aux demandeurs et demandeuses d’asile et autres personnes à statut précaire ;
2- Mettre en place un nombre suffisant de places en CPE qui soient accessibles à tous les enfants, peu importe le statut d’immigration de leurs parents. 

 

Cette lettre du Comité Accès Garderies, est co-signée par les organisations suivantes (en date du 31 mars) :

 

  1. Collectif Bienvenue
  2. Maison d’Haïti
  3. Clinique juridique Solutions Justes de la Mission communautaire de Montréal
  4. Centre de femmes l’Essentielle
  5. Foyer du Monde
  6. Table des groupes de femmes de Montréal
  7. Ligue des droits et libertés
  8. Solidarité sans frontières
  9. Centre Entre-Femmes
  10. L’R des centres de femmes du Québec
  11. ACCÉSSS
  12. Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec
  13. Association de l’OuÏe de l’Outaouais
  14. Réseau des femmes des Laurentides
  15. Mouvement Action-Chômage de Montréal
  16. Coalition d’aide à la diversité sexuelle de l’AT
  17. Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ)
  18. Service jésuite des réfugiés – Canada
  19. Collectif pour un Québec sans pauvreté
  20. Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
  21. Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM)
  22. COMSEP
  23. Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
  24. Hoodstock
  25. RÉCIFS
  26. Organisation populaire des droits sociaux
  27. PLAIDD-BF
  28. Maison d’accueil des nouveaux arrivants-MANA
  29. Collectif Soignons la justice sociale
  30. Confédération des syndicats nationaux (CSN)
  31. Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF)
  32. Table de concertation des groupes de femmes Bas-Saint-Laurent
  33. CALACS de l’Est du BSL
  34. Fédération de la santé et des services sociaux – CSN
  35. Comité d’action de Parc-Extension
  36. Centre de
  37. Femmes du Témiscamingue
  38. Centre de femmes de Shawinigan
  39. Alternative Naissance
  40. Conseil québécois des syndicats universitaires (CQSU-AFPC)
  41. Centre des Femmes du Témiscouata
  42. Comité de solidarité de Trois-Rivières
  43. Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale
  44. Comité BAILS Hochelaga-Maisonneuve
  45. Comité populaire Saint-Jean-Baptiste
  46. Le Pont
  47. Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA)
  48. Service de référence en périnatalité pour les femmes immigrantes de Québec
  49. Maison d’hébergement l’Aquarelle
  50. Fédération des femmes du Québec
  51. Mouvement d’éducation populaire autonome de Lanaudière (MÉPAL)
  52. L’Écho des femmes de la Petite Patrie
  53. Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
  54. Amnistie internationale Canada francophoneCentre de femmes l’Érige
  55. Centre des femmes du Ô Pays
  56. Concertaction femmes Estrie
  57. Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’UQAM (SPPEUQAM)
  58. Oasis des enfants de Rosemont
  59. Y des femmes de Montréal
  60. Clinique pour la justice migrante
  61. Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec
  62. Conseil d’Intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
  63. Action Réfugiés Montréal
  64. Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles
  65. Centre Femmes de la Mitis
  66. Table de concertation de Laval en condition féminine
  67. Centre social d’aide aux immigrants (CSAI)
  68. Pavillon Marguerite de Champlain
  69. Maison L’Aid’Elle
  70. Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI)

Célébration des 20 ans du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec

 

Nous célébrons le 20e anniversaire du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec et toutes celles qui ont contribué à le façonner en rêvant de plus d’égalité, de respect des droits et de justice sociale.

Une graine est semée…

C’est en 1990 qu’a lieu la première rencontre entre des Tables régionales de groupes de femmes. Cette rencontre sème les germes d’une collaboration entre les Tables pour l’amélioration de la qualité de vie des femmes de toutes les régions du Québec. Quelques années plus tard, en 1997, d’autres rencontres ont lieu à l’invitation de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) où les Tables régionales échangent notamment sur leur travail. Plus que jamais, elles ressentent le besoin de se concerter entre elles à partir des réalités communes et des particularités régionales.

Un projet germe…

À la fin de 1998, les représentantes des Tables régionales de groupes de femmes décident d’entreprendre une recherche action sur la possibilité de mettre en place un réseau informel pour répondre plus largement à leur besoin de concertation.

Un consensus solide en ressort : un réseau national de concertation est nécessaire afin de créer un lieu d’échange et briser l’isolement des Tables, se doter d’une vision d’ensemble des régions, déterminer quels sont les dossiers et les luttes qui devraient être portées au niveau national. Une valeur centrale se dégage déjà : le respect de l’autonomie de chacune des Tables.

… et porte fruit!

C’est en 2001 qu’est officiellement incorporé le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec. Ce dernier a pour mission de défendre les droits des femmes au plan national en portant la parole des régions. Son expertise est variée mais se situe plus particulièrement au niveau de l’analyse différenciée selon les sexes et intersectionnelle (ADS+), des instances gouvernementales en condition féminine, du développement régional, de l’accès au pouvoir, de la lutte à la pauvreté, de la santé des femmes et de la Marche mondiale des femmes à laquelle les Tables participent depuis les tout premiers débuts.

Une collaboration florissante

Le Réseau compte sur une équipe de quatre travailleuses en plus de plusieurs comités composés de membres. Équipe, comité et assemblée générale opèrent sur la base des principes de pouvoir collectif horizontal et de gestion collaborative, dans le respect du processus démocratique.

20 ans plus tard, nous continuons de compter les unes sur les autres et de collaborer au bénéfice de toutes.

Faire partie du Réseau, c’est nourrir l’intelligence collective sur laquelle se fonde notre expertise féministe. C’est aussi avoir la capacité de développer des stratégies efficaces, de partager des savoir-faire et de se mobiliser collectivement. Le travail de chacune des Tables permet d’identifier les problématiques émergentes et de connaître les réalités et les spécificités régionales. C’est ce travail de concertation que nous célébrons et qui est d’ailleurs la plus grande force du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec!

À l’occasion notre 20e anniversaire nous avons créé ce visuel. Nous vous invitons à le télécharger et à le mettre en bannière sur votre page Facebook, car après tout, cela fait plus de 20 ans que nous sommes féministes au cœur des régions! <3

 

 

 

 

 

Communiqué : le G13 se prononce sur le budget 2022

Prise de position publique du G13 suite au dévoilement du budget

Budget 2022 : L’égalité pour toutes les femmes n’est pas la priorité de la CAQ

 

Montréal, 23 mars 2022 – Dans son budget 2022-2023, le gouvernement semble avoir fait fi des impacts de la pandémie sur les femmes. Le constat s’impose pour les groupes et regroupements nationaux (membres du Groupe des Treize) alors qu’une Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes est budgétée pour une durée de cinq années, et ce, avec un financement inférieur à celui de la stratégie précédente, qui était déjà nettement insuffisant et structurant. Le dévoilement de quatre objectifs gouvernementaux n’est pas suffisant pour tendre vers l’atteinte de l’égalité pour toutes les femmes! Par cette proposition, quelle valeur le gouvernement accorde-t-il à l’égalité entre les femmes et les hommes et entre toutes les femmes?

« Les récentes consultations menées par le Secrétariat à la condition féminine (SCF) ont montré les nombreux et substantiels enjeux qui préoccupent les mouvements féministes et sur lesquels des mesures gouvernementales sont attendues. Pensons notamment aux enjeux environnementaux, à la régionalisation et au transport collectif. » partage Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice générale au Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec. « L’objectif spécifique de réduire les inégalités pour les femmes vivant de multiples discriminations est intéressant. Toutefois, il est espéré de voir des actions structurantes qui agiront à la racine des systèmes d’oppressions, tels que le racisme, le capacitisme, le colonialisme et la lesbophobie. »

L’annonce de financement, à la hauteur de 7 millions de dollars, pour appuyer des organismes qui ont pour mission de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes est une annonce significative. La reconnaissance de l’expertise des groupes de femmes pour l’amélioration de leurs conditions de vie est attendue. Un tel geste de la part du gouvernement sera fort de sens et contribuera inévitablement à l’égalité pour toutes les femmes.

Dans l’attente d’avoir un ministère des Femmes et de l’Égalité , il est heureux de constater que le Secrétariat à la condition féminine aura davantage de moyens financiers, notamment pour que l’analyse différenciée selon les sexes dans une perspective intersectionnelle (ADS+) soit appliquée de manière transversale au sein de l’appareil gouvernemental.

Les mesures de soutien économique proposées par le gouvernement ne sont pas significatives pour sortir les femmes de la pauvreté; elles ne sont pas suffisamment ambitieuses tout particulièrement pour celles qui vivent des parcours de vie complexes et difficiles. « Il est aberrant que les enjeux criants tels que le manque de places en garderie et la crise du logement ne représentent pas des investissements considérables qui sont nécessaires pour les femmes à la croisée d’oppressions. » renchérit Mme Gauthier.

En matière de violence, il est raisonnable de se demander si les montants annoncés permettront d’accompagner les femmes de manière adéquate.

Les groupes et regroupements nationaux féministes seront au rendez-vous dans les prochaines semaines afin d’obtenir des éclaircissements quant aux chiffres dévoilés. Les différentes stratégies gouvernementales qui les accompagneront sauront être gages de l’importance que le gouvernement actuel accorde aux femmes.

-30 –

Signataires membres du Groupe des Treize (G13) :

Action santé femmes

Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale

Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine

Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail

DAWN-RAFH Canada

Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec

Fédération des femmes du Québec

Fédération des maisons d’hébergement pour femmes

Fédération du Québec pour le planning des naissances

Femmes Autochtones du Québec

L’R des centres de femmes du Québec

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Regroupement Naissance-Respectées

Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel

Relais-femmes

Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec

Réseau des lesbiennes du Québec– Femmes de la diversité sexuelle

Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec

Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes

 

Pour informations :

Marie-Andrée Gauthier

Coordonnatrice générale, RTRGFQ

438-874-1072

info@reseautablesfemmes.qc.ca

 

Téléchargez la version PDF du communiqué en cliquant ICI.

Mémoire : un budget féministe pour 2022

Mémoire présenté par le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec dans le cadre des consultations prébudgétaires 2022-2023

Le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec a déposé un mémoire dans le cadre des consultations prébudgétaires le 11 février 2022. Elle a profité de l’occasion pour insister sur les éléments suivants : le renouvellement de la Stratégie gouvernementale en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, une relance féministe porteuse de justice sociale et davantage de financement pour les organismes communautaires autonomes.

Pour consulter le mémoire complet, téléchargez-le en format PDF en cliquant ICI.

Renouvellement de la Stratégie gouvernementale en matière d’égalité entre les femmes et les hommes

Financement des Tables et du Réseau

Le Réseau et les Tables proposent que le soutien financier prévu soit intégré au financement à la mission. Ce dernier serait donc bonifié avec les éléments suivants:

• 17 ententes sectorielles en égalité, pour chaque région du Québec, impliquant les Tables, afin de déployer en concertation des projets régionaux visant à atteindre l’égalité pour toutes les femmes au Québec (100 000$ par année)

• 17 Accords de collaboration, pour les Tables, afin de consolider et de développer les partenariats dans toutes les régions du Québec pour atteindre l’égalité pour toutes les femmes. (75 000$ pour l’embauche d’une travailleuse à temps plein)

Analyse différenciée entre les sexes intersectionnelle (ADS+)

Nous recommandons :

• Le renforcement des capacités du Secrétariat à la condition féminine afin de déployer l’ADS+ dans l’ensemble des ministères.

• L’application d’une ADS+ aux politiques publiques dans une volonté de corriger les effets négatifs de la pandémie sur les femmes, particulièrement les femmes à la croisée des oppressions ainsi que le dévoilement public de ces analyses permettant de faire le suivi des résultats en matière d’amélioration de l’égalité pour toutes les femmes au Québec.

• L’application d’une ADS+ au budget par un processus de budgétisation sensible aux sexes dans une perspective intersectionnelle ainsi que le dévoilement public de ces analyses permettant de faire le suivi des résultats en matière d’amélioration de l’égalité pour toutes les femmes au Québec.

Relance féministe & Justice sociale (Coalition main rouge)

Le Groupe des 13 revendique que l’investissement social et financier en faveur des femmes dans le plan de relance soit à la hauteur du lourd tribut qu’elles continuent à payer pendant la crise sanitaire et économique de la COVID-19. Le Groupe des 13 revendique que les Québécoises deviennent visibles au moment de la prise des décisions économiques et sociales les concernant, en particulier sur les problématiques exacerbées par la pandémie.

Plusieurs mesures fiscales progressives permettraient de financer adéquatement les Tables régionales de groupes de femmes et la défense des droits de toutes les femmes, tout en réinvestissant dans les autres services publics et les programmes sociaux ainsi que dans la mission des groupes d’action communautaire autonome. Instaurer un impôt sur le patrimoine du 1% des plus riches, réinstaurer la taxe sur le capital pour les banques, augmenter le nombre de paliers d’imposition, imposer davantage les dividendes et les gains en capital, au même titre que les revenus de travail, instaurer un régime public d’assurance-médicaments, augmenter les impôts des grandes entreprises plutôt que de les diminuer, sont autant d’avenues que le gouvernement devrait emprunter pour lutter contre les inégalités sociales et éventuellement atteindre l’équilibre budgétaire sans recourir à des coupures et aux compressions.

Financement des organismes ACA (Engagez-vous)

Dans le cadre des mobilisations de la campagne Engagez-vous pour le communautaire, un « Carton rouge » est remis au Premier ministre François Legault et au ministre des finances Éric Girard, car le gouvernement ne joue pas franc jeu avec les organismes d’action communautaire autonome.

 

Lettre au ministre des Finances

Mise en contexte

C’est en tant que membre de la Coalition Main rouge que le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec a répondu à l’appel et a envoyé une lettre au ministre des Finances, Éric Girard, en vue du prochain budget 2022. Vous pouvez consultez la lettre en PDF ici ou la lire dans les lignes suivantes.

Lettre envoyée

Longueuil, 25 janvier 2022

À : M. Éric Girard, ministre des Finances

Courriel : ministre@finances.gouv.qc.ca

OBJET : Pour un Québec résilient : instaurer une fiscalité plus progressive pour lutter contre les inégalités sociales

Monsieur le ministre,

Alors que vous lancez les consultations prébudgétaires sous le thème «Un Québec résilient et orienté vers l’avenir» , au sortir d’une crise qui a révélé les failles béantes de notre filet de sécurité sociale et de nos services publics, nous vous écrivons pour vous faire part de notre désir que le Québec se donne les moyens de réinvestir durablement dès votre prochain budget. Bien que certains investissements ponctuels aient été annoncés récemment dans certains services publics, le filet social québécois demeure insuffisant et les inégalités sociales qui persistent sont inacceptables pour une société aussi riche que la nôtre. Services centralisés, privatisés, tarifés, femmes larguées par la complexité du réseau et surtout confrontées aux violences commises par les institutions de la santé. L’ensemble des 17 Tables régionales de groupes de femmes et le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec ont justement alerté le Premier ministre à ces entraves au droit à la santé. Le gouvernement doit s’y attaquer pour que toutes les femmes aient rapidement un réel accès à des services sociaux et de santé publics, gratuits, universels et de qualité sur l’ensemble du territoire.

Par la présente, le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec vous demande de faire preuve de plus d’ambition dans votre budget 2022 afin de permettre à nos collectivités d’être plus résilientes face aux prochaines crises, notamment climatique, en misant sans ambiguïté sur l’élargissement et le renforcement des services publics et des programmes sociaux, et en permettant aux organismes d’action communautaires autonomes de répondre pleinement à la mission confiées par les communautés. Nous avons les moyens d’y arriver, tout en amorçant une nécessaire transition écologique, en faisant preuve de plus d’audace sur le plan fiscal.

20 mesures concrètes pour mieux partager la richesse

Nous n’avons pas besoin de créer plus de richesse avant de mieux la redistribuer : la Coalition main rouge identifie, dans le document donc nous vous joignons un résumé, 20 mesures fiscales pouvant atteindre 14 milliards $ par année.

Par exemple, simplement en imposant faiblement (entre 0,5 % et 1 %) le patrimoine du 1 % les plus riches, le Québec pourrait aller chercher jusqu’à 4 milliards $ en argent neuf; établir un système à 9 paliers d’imposition rapporterait 2,5 G$, rétablir la taxe sur le capital des institutions financières ajouterait 862 M$ dans les coffres de l’État et réduire le crédit d’impôt sur les dividendes permettrait une économie de 260 M$.

Bref, des solutions existent pour réduire les inégalités sociales qui s’accroissent, tout en renforçant de manière durable notre filet social

En vous remerciant de porter au dossier de la fiscalité toute l’attention qu’il mérite, Recevez, monsieur le ministre, nos salutations.

Marie-Andrée Gauthier, Coordonnatrice générale RTRGFQ

 

C. c :
Nicole Ménard, Députée de Laporte, Nicole.Menard.LAPO@assnat.qc.ca

Monsef Derraji, Porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie, Monsef.Derraji.NELL@assnat.qc.ca

Ruba Ghazal, Porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de fiscalité, Ruba.Ghazal.MERC@assnat.qc.ca

Martin Ouellet, Porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de finances, Martin.Ouellet.RELE@assnat.qc.ca

Coalition Main rouge, info@nonauxhausses.org

Lettre ouverte au Premier ministre pour le droit des femmes à la santé

Monsieur Legault, le droit des femmes à la santé est en jeu

Linda Crevier, présidente du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ)

La pandémie, et particulièrement Omicron, a poussé à son extrême un système de santé que l’on savait fragile depuis des années. Face à un réseau fissuré de toute part, un examen en profondeur s’impose. Force est de constater qu’il faudra rebâtir notre système différemment. Pour ce faire, les obstacles à l’accessibilité des services sociaux et de santé qui sont longtemps restés dans l’angle mort et qui touchent particulièrement les femmes devront être pris au sérieux par le gouvernement de François Legault.

Services centralisés, privatisés, tarifés, femmes larguées par la complexité du réseau et surtout confrontées aux violences commises par les institutions de la santé. L’ensemble des 17 Tables régionales de groupes de femmes et le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec prennent aujourd’hui le crayon pour alerter le Premier ministre à ces entraves au droit à la santé. Le gouvernement doit s’y attaquer pour que toutes les femmes aient rapidement un réel accès à des services sociaux et de santé publics, gratuits, universels et de qualité sur l’ensemble du territoire.

Des souffrances alimentées par les institutions

Dans les 17 régions du Québec, les groupes de femmes nous rapportent des cas montrant que le réseau de la santé arrive difficilement à prendre en compte l’aspect multidimensionnel des femmes. Par exemple, au sein d’une ressource en santé mentale, une femme rapporte la violence vécue dans un contexte conjugal. Celle-ci se fait blâmer et répondre que son trouble de santé pourrait être la cause de cette violence. Elle est réduite à une seule chose : son état mental. Il en est de même pour une femme confrontée à la grossophobie au sein du réseau. Ses enjeux de santé sont le plus souvent réduits à son poids. Une autre femme voit sa situation médicale banalisée en raison d’un préjugé quant à la plus grande tolérance des femmes noires à la douleur. Cela entraîne des délais dans son diagnostic.

Ces attitudes bien réelles causent des souffrances physiques et psychologiques aux femmes qui les subissent et affectent leur accès à des soins de qualité. L’an dernier, la mort de Joyce Echaquan a mis un visage sur cette forme de violence pernicieuse commise dans ou par une institution. Cette violence institutionnelle met particulièrement en danger la santé et la vie des femmes autochtones, dont plusieurs vivent en situation de vulnérabilité sociale, et de nombreuses autres femmes vivant à la croisée des oppressions.

Les services inadaptés voire refusés à certaines femmes sont un autre exemple de cette violence qui engendre leur exclusion du système de santé et de services sociaux. Des femmes ne peuvent bénéficier de services, telle une mammographie, parce que les équipements ne sont pas adaptés à leur situation de handicap. D’autres se voient refuser l’accès à l’adoption ou à la reproduction assistée en raison de leur contexte de handicap. Par ailleurs, le virage numérique dans l’octroi de services ou la prise de rendez-vous crée une fracture d’accès pour les femmes aînées, celles avec un faible niveau de littératie ou encore celles habitant des territoires où la connexion internet est insuffisante.

Enfin, nous observons au sein du réseau une violence institutionnelle envers son personnel composé d’une majorité de femmes, et dans certaines régions de travailleuses sans-papiers, réfugiées, immigrantes et racisées, aux prises avec des conditions de travail intenables. Le sous-financement historique des services publics a engendré un réseau dont le fonctionnement repose sur la surcharge, la sous-rémunération, la non-reconnaissance voire l’exploitation de leur travail. Ces femmes en paient le prix par leur santé et leur appauvrissement.

Des gains historiques compromis

Ces enjeux vécus par les femmes se tournant vers le système de santé et par celles qui y travaillent s’inscrivent dans un continuum de violences genrées. Les gains pour le droit à la santé et pour l’égalité des femmes qui ont découlé de la mise en place du réseau public de la santé et des services sociaux sont sérieusement compromis.

Il y a un an, à la sortie du Plan d’action en santé et bien-être des femmes, le gouvernement Legault déclarait que leur santé est au cœur de ses préoccupations. Aujourd’hui, nous lui demandons s’il reconnaît les obstacles évoqués et s’il est prêt à agir dès maintenant de manière structurante pour les éliminer. Il est essentiel que le Québec ait des services sociaux et de santé véritablement accessibles aux femmes qui en sont le plus éloignées. Le droit à la santé est en jeu.

 

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Consultez la lettre ouverte dans La Presse ou téléchargez là en cliquant ici.

La CQMMF déclare son appui au mouvement féministe du Chili

2 décembre 2021

Déclaration d’appui au mouvements féministe du Chili

La Marche mondiale des femmes du Québec donne un appui solidaire au mouvement féministe et à la Marche mondiale des femmes du Chili dans cette période électorale où le candidat d’extrême droite Jose Antonio Kast s’attaque aux droits des femmes en mettant de l’avant dans sa plateforme électorale des politiques sexistes, homophobes et racistes.  

Depuis l’an 2000,  la Marche mondiale exige la fin de l’oppression vécue par femmes et dénonce la recherche effrénée du profit menant aux injustices, aux guerres, aux conquêtes et aux violences.

L’élection présidentielle au Chili  donne l’occasion de mettre fin à un régime économique néolibéral responsable d’injustices sociales et économiques dont les femmes sont les premières victimes. 

En ce moment important où les  forces vives féministes et les mouvements sociaux sont engagés dans la présente élection nous leur exprimons notre solidarité et notre appui.

Nous sommes et serons présentes afin d’exercer une vigilance du processus électoral afin que les droits démocratiques soient respectés. 

Votre combat est le nôtre!

Nous serons en marche jusqu’à ce que nous soyons toutes libres

Coordination du Québec de la Marche Mondiale des femmes

Lancement de Femmes & Environnement

Le 15 septembre dernier, le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec a officiellement lancé son micro-site https://femmesetenvironnement.ca/

 

Ce site documente le projet Femmes et environnement qui vise à améliorer la participation des groupes de femmes dans les processus de consultation du BAPE et la prise en compte des enjeux en matière de condition féminine dans les question environnementales et sociales traitées dans les projets soumis à l’analyse du BAPE. Les différentes productions associées au projet y seront déposées.

 

Actuellement, le site présente le premier rapport, soit un portrait-diagnostic des enjeux en matière d’égalité en condition féminine dans les projets soumis au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), et plus largement, dans les questions environnementales et sociales. Il propose également un survol des biais sexistes inconscients auxquels il faut porter attention en tant que décideuses et décideurs publics et actrices et acteurs de la société civile.

 

Femmes et environnement est un projet qui a pris naissance à la croisée des objectifs du Secrétariat à la condition féminine dans le cadre des actions structurantes de la Stratégie pour l’Égalité entre les femmes et les hommes 2021 et de ceux du BAPE qui souhaite faciliter, accroître et diversifier la participation du public. Il s’agit d’un projet financé par le Secrétariat à la condition féminine et qui est mené en collaboration étroite avec les 17 Tables régionales de groupes de femmes à travers le Québec.

 

Nous vous invitons à partager massivement le site et les vignettes que vous trouverez sur nos médias sociaux. N’hésitez pas aussi à les utiliser pour interpeller vos élu·e·s et candidat·e·s !

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