Communiqué du G13 – Nouveau Conseil des ministres : une occasion ratée pour François Legault

Montréal, le 21 octobre 2022 — C’est avec déception que le G13, ou Groupe des 13, coalisant dix-neuf regroupements féministes, réagit face au dévoilement du Conseil des ministres non paritaire du 20 octobre dernier.

À l’aube des élections provinciales de 2022, le G13 revendiquait la création d’un ministère des Droits des femmes et de l’Égalité. L’objectif était de se doter de moyens pour atteindre une réelle égalité entre les femmes et les hommes et entre les femmes elles-mêmes en obtenant plus de pouvoirs et de représentativité au sein de l’appareil gouvernemental et une vision d’ensemble des politiques touchant les femmes. Une revendication importante et récurrente qui, malheureusement, n’a pas été prise en compte.

De plus, non seulement un tel ministère n’a pas vu le jour mais nous avons encore une fois, une nouvelle ministre responsable de la Condition féminine. La responsabilité tombe maintenant entre les mains de Martine Biron, également ministre des Relations internationales et de la Francophonie. Comment est-ce possible d’obtenir une structure pérenne pour travailler sur la condition des femmes quand la ministre responsable change constamment?

La parité, pas seulement une question mathématique

Force est de constater que ce nouveau Conseil n’est ni paritaire, ni diversifié. Il compte 16 hommes et 14 femmes, principalement tous et toutes caucasien·nes. Et qu’en est-il des responsabilités? La parité de pouvoir est encore et toujours inexistante. Les postes de ministre de la Justice et de leader parlementaire, le (super) ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, de la Santé, de l’Éducation, des Finances, de l’Environnement… tous confiés à des hommes.

Le G13 salue le retour de Geneviève Guilbault, vice-première ministre et ministre des Transports et de la Mobilité durable, Sonia Lebel, présidente du Conseil du trésor en plus de la nomination de Katéri Champagne Jourdain, nouvellement ministre de l’Emploi. Il est vrai que ces postes ne sont pas négligeables, mais le gouvernement doit faire plus.

Établir une parité et une diversité au sein du Conseil, c’est bien plus qu’une question de chiffres, c’est également une question de répartition équitable des ministères prédominants. C’est incontournable, car l’inclusion des différentes expériences et points de vue est la clé afin d’avoir une représentation juste des diverses réalités et besoins de la population du Québec.

Message envoyé, message reçu

En créant de nouveaux ministères, récemment celui de la Langue française et de la Cybersécurité et du Numérique, à présent des Sports et Loisirs, le gouvernement lance un message clair à la population et aux femmes, qui représentent 51 % de celle-ci : les enjeux qui touchent la condition féminine et l’égalité n’ont pas une importance équivalente aux autres priorités gouvernementales. Le constat est inquiétant pour le G13, tenant compte des inégalités salariales entre les hommes et les femmes, de la récente augmentation des situations de violence et d’exploitation (déjà 12 féminicides et 6 filicides), du recul des femmes sur le marché du travail, de la détérioration de la santé physique et mentale de celles-ci, etc.

Ceci est un premier constat inquiétant pour la lutte aux inégalités. Le G13 demeurera vigilant et invite le gouvernement à prouver à toutes les Québécoises, que l’égalité entre les femmes et les hommes, et entre les femmes elles-mêmes, est bel et bien une priorité au courant des quatre prochaines années.

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Contact média :

Elisabeth VIENS-BROUILLARD | 514 233-8256 | eviens-brouillard@fede.qc.ca

 

Les membres du G13 sont :

Action santé femmes
Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine
Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail
DAWN-RAFH Canada
Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec
Fédération des femmes du Québec
Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
Fédération du Québec pour le planning des naissances
Femmes Autochtones du Québec
L’R des centres de femmes du Québec
Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Regroupement Naissance-Respectées
Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel
Relais-femmes
Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec
Réseau des lesbiennes du Québec- Femmes de la diversité sexuelle
Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec
Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes

 

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Communiqué – Campagne d’alerte sur les entraves au droit des femmes à la santé

Action d’éclat pour l’accès des femmes
aux soins de santé

 

Saint-Lambert, le 19 octobre 2022 – Répondant à l’appel de mobilisation du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec, les Tables régionales de groupes de femmes et des militantes féministes se sont rassemblées aujourd’hui devant le bureau du premier ministre du Québec, à Montréal, afin de réaliser une action d’éclat dénonçant les barrières d’accès aux services sociaux et de santé. Ces militantes ont recréé un jeu de serpents et échelles illustrant symboliquement les embûches qui minent le droit des femmes à la santé.

Les femmes plus durement touchées par les barrières d’accès

Les défis vécus par des personnes de tout horizon pour accéder aux services de santé dont elles ont besoin sont immenses. « Nous voulons mettre de l’avant le fait que les barrières affectent plus durement les femmes puisqu’elles sont les principales utilisatrices du réseau de la santé en plus d’être souvent celles en charge des soins et faisant le lien entre leur famille et les services sociaux et de santé », rappelle Audrey Gosselin Pellerin, organisatrice féministe politique au Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec.

Par ailleurs, pour plusieurs d’entre elles vivant à la croisée d’oppressions, notamment les femmes autochtones, racisées, immigrantes, âgées, de la diversité sexuelle, en situation de pauvreté, ayant des limitations fonctionnelles ou vivant hors des grands centres urbains, les obstacles se croisent et se cumulent. Johannie Marleau-Houle, coordonnatrice du Regroupement de femmes de l’Abitibi-Témiscamingue, insiste sur l’importance d’assurer l’accès à des soins de santé de qualité partout au Québec. « Ne pas investir adéquatement dans les services et réduire l’accès à ceux-ci dans nos régions contribuent à creuser davantage les inégalités déjà très présentes dans la population », fait-elle valoir.

Une direction préoccupante

Le Réseau et les Tables régionales de groupes de femmes saluent la volonté du gouvernement réélu de décentraliser le système de santé afin de mieux répondre aux besoins locaux et régionaux. Toutefois, la vision du premier ministre François Legault en matière de santé est une source de préoccupations. Ainsi, le manque de volonté politique, voire l’aveuglement volontaire, pour remédier aux problèmes persistants quant à la sécurisation culturelle des personnes autochtones est troublant. De plus, la promesse faite durant la campagne électorale d’accentuer le virage vers le privé annonce des jours sombres pour le système de santé public québécois. En effet, les dernières décennies de privatisation néolibérale ont démontré que cela mène à une réduction de l’accès aux services pour les plus pauvres, nuit au développement du système public et coûte plus cher à l’État au final.

De pair avec les 17 Tables régionales de groupes de femmes, le Réseau continuera de revendiquer que toutes les femmes aient rapidement un réel accès à des services sociaux et de santé publics, gratuits, universels et de qualité sur l’ensemble du territoire du Québec.

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec est un regroupement provincial composé des 17 tables régionales de groupes de femmes au Québec. Il s’agit d’un organisme féministe de défense collective des droits travaillant sur les questions touchant les intérêts et les droits des femmes. Le Réseau et les Tables régionales sont en action depuis plus de 20 ans pour favoriser l’égalité pour toutes les femmes.

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Pour information et demandes d’entrevue

Royse Henderson : 514 725-7049 / royse.h@reseautablesfemmes.qc.ca

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Offre d’emploi – Adjointe à l’administration

Offre d’emploi

ADJOINTE À L’ADMINISTRATION

Le Réseau des Tables est issu de la volonté des Tables régionales de groupes de femmes d’agir en concertation. Tout en étant une structure souple et respectueuse de l’autonomie de chaque Table régionale, le Réseau permet l’échange d’expertises et d’analyses féministes, favorise les prises de position politique et soutient l’action collective de ses membres en faveur de l’égalité pour toutes les femmes. Implanté dans toutes les régions du Québec, le Réseau regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes qui représentent plus de 400 groupes et 150 membres individuelles.

RÔLE

La personne qui occupe le poste d’adjointe à l’administration soutient l’équipe de travail en ayant la responsabilité des tâches administratives liées à la gestion du Réseau. Elle participe également à la gestion interne de l’organisation.

PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DU RTRGFQ

La philosophie qui anime notre organisme est l’approche féministe et communautaire basée sur la concertation entre les différentes personnes impliquées dans sa gestion. Sa mise en application doit refléter la souplesse et la confiance mutuelle qui caractérisent le processus décisionnel du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec et l’importance de favoriser des relations de travail harmonieuses pour le bien-être de toutes.

CHAMPS DE RESPONSABILITÉ ET TÂCHES PRINCIPALES

 

  1. Gestion financière
  • Exécuter les tâches de comptabilité (états des résultats, conciliation bancaire, bilan, balance de vérification, petite caisse, facturation, émission des chèques, salaires, dépôts, production de rapports budgétaires, remises gouvernementales, rapport TPS et TVQ, etc.)
  • Classer, codifier et ranger les contrats, les comptes payables (comptes fournisseurs) et différents rapports.
  • Présenter les états financiers à la coordonnatrice générale.
  • Concevoir et compiler, en collaboration avec la coordonnatrice générale, les prévisions budgétaires à partir des estimations des revenus et dépenses des budgets précédents.
  • Préparer les formulaires T4, Relevé 1, les sommaires et autres documents de correspondance gouvernementale selon les procédures et les échéanciers établis.
  • Préparer la documentation et assister les vérificateurs-comptables annuellement.
  • Effectuer les commandes de matériel et les achats.
  1. Gestion administrative
  • Veiller au développement d’outils administratif.
  • Mettre à jour les différents outils de gestion de l’information de l’organisation (base de données, système de classement, etc.).
  • Procéder à la mise à jour et la mise en forme de différents documents et formulaires.
  1. Vie associative
  • Gestion de la cotisation et des documents annuels des membres.
  • Assurer l’organisation logistique des moments de vie associative et démocratiques (assemblées).
  • Rédiger des comptes rendus de réunions, au besoin.

Exigences :

  • Détenir un DEC en administration ou l’équivalent
  • Minimum de 2 (deux) années d’expérience dans un poste similaire
  • Connaissance et sensibilité aux réalités du milieu communautaire et féministe
  • Expérience pertinente en soutien à une équipe
  • Connaissance du logiciel Sage 50
  • Maîtrise de la suite Office
  • Capacité à gérer plusieurs dossiers simultanément
  • Autonomie et initiative
  • Sens de l’organisation, rigueur et gestion des priorités
  • Communication (orale et écrite)
  • Capacité d’adaptation
  • Éthique professionnelle
  • Capacité d’analyse et synthèse de l’information
  • Esprit d’équipe et collaboration

Conditions :

  • L’entrée en poste est prévue à la fin du mois de novembre 2022, date à déterminer.
  • Salaire et avantages sociaux : entre 23,53 $ et 28,03 $, selon notre politique salariale.
  • Régime d’assurances collectives et régime de retraite.
  • 28 heures par semaine. Contrat de deux ans, avec possibilité de renouvellement.
  • Nos bureaux sont situés à Saint-Lambert.
  • Pouvoir se déplacer sur le territoire du Québec.

 

Faites parvenir votre curriculum vitae accompagné d’une lettre de motivation expliquant votre
intérêt à travailler au sein d’un organisme féministe au plus tard le 28 octobre 2022 à l’adresse
courriel suivante : rtrgfq@gmail.com. Prière d’indiquer OFFRE D’EMPLOI dans l’objet du courriel.

Les entrevues auront lieu dans la semaine du 7 novembre 2022, par visioconférence. Seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées.

Le Réseau est activement engagé dans un processus visant à favoriser l’embauche de femmes historiquement marginalisées et qui font face à des barrières systémiques à l’emploi (racisme, homophobie, transphobie, capacitisme ou toute autre oppression / discrimination ). Le Réseau souhaite encourager les candidatures de femmes appartenant à un ou plusieurs groupes discriminés. Ces candidatures seront priorisées. Si vous le désirez, vous pouvez inscrire cette appartenance dans votre candidature.

 

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Communiqué – Le G13 revendique la création d’un ministère des Droits des femmes et de l’Égalité au Québec

Communiqué de presse

Montréal, le 7 septembre 2022 — À l’aube des élections provinciales de 2022 et dans un contexte post-pandémique, le G13, ou Groupe des 13, qui coalise dix-neuf regroupements féministes, revendique la création d’un ministère des Droits des femmes et de l’Égalité au Québec. En effet, plusieurs constats alarmants relatifs aux conditions des femmes sont observés tels que l’accroissement significatif des violences genrées ainsi que l’intensification des inégalités entre les femmes et les hommes et entre les femmes elles-mêmes créant plusieurs questions sociales, mais également sociétales.

Des inégalités qui persistent toujours
La pandémie a creusé le fossé des inégalités déjà présentes entre les hommes et les femmes et entre les femmes elles-mêmes telles que la charge familiale accrue par les mesures de confinement, les inégalités salariales, le recul des femmes sur le marché du travail, l’augmentation des violences faites aux femmes ainsi que le fléau de l’exploitation sexuelle des jeunes mineures. Ainsi, les impacts de la crise ont été immenses pour les femmes et mettent en lumière l’importance de la création d’un organe gouvernemental qui permettrait des réponses systémiques et globales pour améliorer leurs conditions de vie et aborder leurs réalités spécifiques.

Le G13 interpelle tous les partis se présentant aux élections provinciales pour demander de mettre en place un ministère des Droits des femmes et de l’Égalité. L’objectif de cette mesure, préconisée depuis 2010 par le G13, est de se doter enfin des moyens pour atteindre une réelle égalité entre les femmes et les hommes et entre les femmes elles-mêmes en obtenant plus de pouvoir au sein de l’appareil gouvernemental ainsi qu’une vision d’ensemble des politiques touchant les femmes. Les politiques publiques actuelles ne permettent pas de répondre adéquatement, pour ne pas dire minimalement, aux besoins des femmes puisque leurs droits sont traités en silo, à travers les différents ministères.

La pertinence d’un ministère des Droits des femmes et de l’Égalité
Les femmes représentant 50 % de la population du Québec, les enjeux d’égalité liés au genre devraient être considérés comme une priorité nationale soutenue par une ministre en titre dont la condition féminine est l’unique cheval de bataille. La création d’un ministère à part entière disposerait de la structure, du personnel, des ressources et de la plateforme nécessaires pour s’acquitter de son mandat, comparativement à un secrétariat qui est beaucoup moins stable et manque de leviers décisionnels.

L’instauration d’un ministère des Droits des femmes et de l’Égalité, proposant une stabilité et une pérennité dans ses actions, aurait la marge de manœuvre pour relever efficacement l’important défi d’assurer la mise en œuvre des stratégies qui requièrent la participation d’un nombre important de ministères et d’organismes. Ce ministère se présenterait comme un changement majeur, historique, mais aussi nécessaire pour l’atteinte de l’égalité et amplifierait par le même fait la reconnaissance, la crédibilité et la visibilité des enjeux qui touchent toutes les femmes. Un ministère des Droits des femmes et de l’Égalité bénéficierait autant socialement qu’économiquement à toute la société.

Le G13, un collectif impliqué dans toutes les facettes de la vie des femmes
Le G13 est composé de 19 groupes et regroupements féministes présents dans tout le Québec, qui œuvre à la défense des droits des femmes au Québec et au Canada. Formé en 1986, le collectif a pour mission d’être à la fois le porte-voix et de représenter la diversité des réalités des groupes dont il est constitué, en plus d’être un lieu d’échange ayant comme objectifs la circulation de l’information, le soutien aux membres et la prise de positions communes. Les champs d’action des groupes membres sont pluriels : maisons d’hébergement pour femmes victimes de violences, employabilité, tables de groupes de femmes, centres d’aide et de lutte aux agressions à caractère sexuel, centres de femmes, organismes de soutien aux familles monoparentales et recomposées, défense de droit, éducation populaire, immigration, diversité sexuelle et santé des femmes.

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CONTACT MÉDIA :

Elisabeth VIENS-BROUILLARD | 514 233-8256 | eviens-brouillard@fede.qc.ca

 

Les membres du G13 sont :

Action santé femmes
Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine
Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail
DAWN-RAFH Canada
Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec
Fédération des femmes du Québec
Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
Fédération du Québec pour le planning des naissances
Femmes Autochtones du Québec
L’R des centres de femmes du Québec
Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Regroupement Naissance-Respectées
Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel
Relais-femmes
Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec
Réseau des lesbiennes du Québec – Femmes de la diversité sexuelle
Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec
Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes

 

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Communiqué du Comité accès garderie – Appel de la décision de la Cour supérieure

Communiqué de presse

Le gouvernement provincial va en appel :
c’est une honte!

Montréal, le 5 juillet 2022 – Le gouvernement du Québec porte en appel la récente décision de la Cour supérieure qui rétablissait l’accès aux garderies subventionnées pour les familles demandeuses d’asile. Le Comité accès garderie est révolté par le refus du gouvernement d’enfin donner raison aux familles et continuera à défendre leurs droits dans cette prochaine procédure judiciaire.

Après quatre ans de lutte, le 25 mai 2022, la Cour supérieure du Québec donnait raison aux familles demandeuses d’asile et au Comité accès garderie : l’article 3 du Règlement sur la contribution réduite « a été adopté sans habilitation législative » et par conséquent est devenu nul et invalidé. Suite à cette décision qui a été une victoire importante pour ces familles et les intervenant·es qui les accompagnent, les enfants des familles demandeuses d’asile devaient en principe obtenir l’accès aux garderies subventionnées.

Malgré la décision de la Cour, le ministère de la Famille avait immédiatement indiqué aux CPE, dans une directive interne émise le 26 mai 2022, que les critères d’accès aux garderies subventionnées demeuraient inchangés et que les familles demandeuses d’asile ne peuvent toujours pas accéder à ces services tant que la procédure judiciaire est en cours.

Aujourd’hui, en faisant appel, le gouvernement continue de priver ces familles d’un droit essentiel. En effet, le dépôt de cette déclaration d’appel suspend l’exécution du jugement de la Cour supérieure. Face aux longs délais de l’appel, ce sont des milliers de demandeuses et demandeurs d’asile et de personnes à statut précaire et leurs enfants qui souffrent du manque d’accès à des services de gardes abordables.

« Je suis demandeuse d’asile, j’ai mon permis de travail! Je suis enceinte et je vais accoucher très bientôt : je pensais que notre victoire en Cour supérieure allait me permettre d’enfin travailler. Je suis choquée d’apprendre que le gouvernement veut aller en appel et tellement triste de ne pas pouvoir m’intégrer et travailler dans le futur », déclare Madame Flora, demandeuse d’asile.

« C’est honteux que le gouvernement refuse de respecter cette décision de la Cour supérieure et décide de s’acharner devant les tribunaux contre une population si vulnérable », émet Maryse Poisson, directrice des initiatives sociales au Collectif Bienvenue et membre fondatrice du Comité accès garderie. « Je vais devoir annoncer aux familles qui célébraient notre victoire en Cour supérieure que notre gouvernement refuse de respecter la décision et leurs droits. »

Le Comité accès garderie appelle le gouvernement du Québec à respecter la décision de la Cour
supérieure du Québec. Nous lui demandons de respecter les droits des familles demandeuses d’asile et à statut précaire en facilitant dès aujourd’hui l’accès aux services de garde subventionnés pour toutes et tous.

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Pour plus d’informations et demandes d’entrevue :

Maryse Poisson : 438 939-3770 / maryse@welcomecollective.org

Erika Massoud : 514 463-7082 / massoud@tcri.qc.ca

Communiqué : stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes

La mission des Tables régionales de groupes de femmes du Québec enfin reconnue!

 

Saint-Lambert, le 23 juin 2022 – Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) accueille favorablement la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2022-2027. Elle contient des actions structurantes et des orientations pour l’atteinte de l’égalité pour toutes les femmes au Québec.

Toutefois, le RTRGFQ est préoccupé par le message envoyé par le gouvernement avec un dévoilement sans tambour ni trompette à la veille de la Fête nationale, laissant ainsi peu d’espace pour les réactions des groupes en condition féminine. « Quelle importance le gouvernement accorde-t-il à l’égalité pour toutes les femmes en lançant cette Stratégie alors que la colline parlementaire se vide et les bureaux des groupes communautaires ferment pour l’été? », se questionne Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice générale du RTRGFQ.

Le Réseau des Tables salue la prise en compte de l’aspect systémique des inégalités entre les femmes et les hommes en tant qu’un des principes directeurs de la Stratégie. Cependant, il est consterné de constater que la question de l’intersectionnalité n’y figure qu’à titre de projet pilote alors que les discriminations vécues par les femmes vivant à la croisée d’oppressions ne sont plus à démontrer. La Stratégie n’offre pas la garantie que ces enjeux systémiques seront contrés.

Reconnaître l’apport de la concertation régionale en condition féminine

Deux autres principes directeurs, soit la régionalisation des actions et la reconnaissance de l’expertise des organismes, semblent davantage se concrétiser à travers les actions structurantes annoncées. Le RTRGFQ et les Tables régionales de groupes de femmes notent avec grand plaisir la présence de l’action transversale 8 qui permettra de financer à la mission le volet de la concertation régionale en condition féminine, dont elles détiennent l’expertise. Il importe de rappeler que, depuis plusieurs années, leur mission de défense collective des droits des femmes a dû être déployée dans un contexte de grande précarité et de sous-financement chronique.

« Nous saluons la mise en place d’ententes sectorielles de développement en matière d’égalité entre les femmes et les hommes dans les dix-sept régions administratives au Québec d’ici 2027. Cela ne pourra se faire sans la reconnaissance du rôle prépondérant et de l’expertise des tables régionales de groupes de femmes », souligne Linda Crevier, présidente du RTRGFQ.

Une analyse en profondeur requise 

Il va sans dire que le Réseau des Tables effectuera une analyse approfondie de l’ensemble de la Stratégie gouvernementale. Les années de pandémie ont durement éprouvé les droits et les conditions de vie des femmes, particulièrement de celles vivant à la croisée de plusieurs oppressions : épidémie de féminicides, charge mentale accrue, conciliation famille-travail-vie personnelle difficile, exploitation et épuisement des travailleuses, impacts genrées de la crise climatique et de la crise du logement. « Est-ce que le plan du gouvernement propose des changements systémiques qui permettront enfin d’atteindre l’égalité pour toutes les femmes au Québec? C’est ce que nous analyserons avec les Tables régionales de groupes de femmes », déclare Marie-Andrée Gauthier.

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec est un regroupement provincial composé des 17 tables régionales de groupes de femmes au Québec. Il s’agit d’un regroupement féministe de défense collective des droits travaillant sur les questions touchant les intérêts et les droits des femmes. Le RTRGFQ et les tables régionales sont en action depuis plus de 20 ans pour favoriser la participation des femmes à la vie démocratique québécoise.

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Pour information et demandes d’entrevue

Royse Henderson : 514 725-7049 / royse.h@reseautablesfemmes.qc.ca

 

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Communiqué du Comité accès garderie : une victoire!

Communiqué de presse

Une victoire importante pour les familles demandeuses d’asile

(Montréal, le 30 mai 2022) – Après quatre ans de lutte, la Cour supérieure du Québec donne raison aux familles demandeuses d’asile et au Comité accès garderie : l’article 3 du Règlement sur la contribution réduite « a été adopté sans habilitation législative » et est par conséquent nul et invalidé. Les enfants des familles demandeuses d’asile devraient en principe pouvoir accéder aux garderies subventionnées dès maintenant.

Depuis 2018, le gouvernement du Québec a choisi de refuser l’accès aux services de garde subventionnés et aux versements anticipés du crédit d’impôt pour frais de garde aux familles en demande d’asile au Québec, en se reposant sur une réinterprétation infondée et discriminatoire de cet article du Règlement.

Lors du procès en avril 2022, les familles demandeuses d’asile représentées par le cabinet Melançon Marceau Grenier Cohen, avec le soutien de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, ont contesté devant la Cour l’exclusion des parents demandeurs d’asile et la constitutionnalité des actions du gouvernement dans ce dossier.

Cette décision représente une victoire importante pour les familles demandeuses d’asile et les intervenantes et intervenants qui les accompagnent.

« Finalement la Cour est en notre faveur et nous serons de nombreuses mères demandeuses d’asile qui pourront enfin travailler, avec nos enfants en services de garde » a déclaré Flore une demandeuse d’asile qui n’avait pas accès aux garderies subventionnées et ne pouvait pas travailler. « Je me sentirai plus utile, plus sociable, car quand on n’avance pas, on se sent reculer. Je pourrai enfin travailler et mon enfant socialiser avec d’autres et s’épanouir, tout le monde va y gagner » conclut celle qui possède un diplôme de préposée aux bénéficiaires.

« Cette décision va enfin rétablir un droit bafoué depuis des années, essentiel à la dignité et qui affecte des milliers de familles » émet Maryse Poisson, directrice des initiatives sociales au Collectif Bienvenue et membre du Comité accès garderie. « Je vais enfin pouvoir annoncer aux familles qu’elles pourront travailler, apprendre le français et sortir de la maison. J’appelle le gouvernement à respecter cette décision de la Cour supérieure ».

Malgré la décision de la Cour, le Ministère de la Famille a déjà indiqué, dans une directive interne émise le 26 mai 2022 aux CPE, que les critères d’accès aux garderies subventionnées demeurent inchangés, et que les familles demandeuses d’asile ne peuvent toujours pas accéder à ces services.

Le Comité accès garderie appelle au gouvernement du Québec à respecter la décision de la Cour supérieure du Québec et à l’appliquer immédiatement. Nous lui demandons également de ne pas faire appel de la décision et de faire preuve d’humanité envers les familles demandeuses d’asile en facilitant dès aujourd’hui l’accès aux services de garde pour toutes et tous.

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Pour plus d’informations et demandes d’entrevue :

Diane Carru (438) 399 0916 / carru@tcri.qc.ca

Maryse Poisson (438) 939-3770 / maryse@welcomecollective.org

Communiqué : dévoilement de trois bandes dessinées pour le droit des femmes à la santé

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

Les barrières d’accès en santé en images et en mots

 

Saint-Lambert, le 24 mai 2022 – À quelques jours du 28 mai, Journée internationale d’action pour la santé des femmes, le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec  (RTRGFQ) annonce le dévoilement de trois bandes dessinées réalisées dans le cadre de sa campagne d’alerte sur les entraves au droit des femmes à la santé. Elles seront dévoilées les 25, 26 et 27 mai sur le réseau social Facebook et mettront la lumière sur les barrières d’accès aux services sociaux et de santé qui minent le droit à la santé au Québec.

Dans une posture d’éducation populaire, le RTRGFQ a collaboré avec l’illustratrice Naj Hadi afin de mettre en images et en mots les parcours de Chandra, de Joséphine et de Judith, trois personnages aux horizons différents. Leurs chemins remplis d’embûches pour accéder à des soins de qualité font écho aux expériences similaires des femmes dans les dix-sept régions du Québec.

Les obstacles observés par les Tables régionales de groupes de femmes sont nombreux : services centralisés dans les centres urbains; services privatisés et tarifés aux femmes en situation de vulnérabilité; services inadaptés aux réalités diverses et multiples des femmes; longs délais d’attente et services réduits, interrompus ou manquants en raison d’une insuffisance de ressources humaines et financières; attitudes teintées de préjugés envers les femmes et particulièrement envers celles vivant à la croisée des oppressions.

« Ces multiples défis d’accessibilité du système public de santé touchent tous les pans de la population québécoise. Toutefois, les barrières affectent plus durement les femmes puisqu’elles sont à la fois les principales utilisatrices du réseau en plus d’être souvent celles qui prennent soin et font le lien entre leur famille et les services sociaux et de santé », explique Karine Drolet, secrétaire-trésorière du RTRGFQ.

Par ailleurs, pour plusieurs d’entre elles, notamment les femmes autochtones, racisées, immigrantes, aînées, lesbiennes, de la diversité sexuelle, vivant en zone rurale, avec un handicap ou dans la pauvreté, les obstacles se croisent et se cumulent. Cela entraîne des conséquences importantes sur leur santé physique et mentale de même que dans toutes les sphères de leur vie, qu’on pense au travail, aux études, à la famille, à l’implication citoyenne ou aux loisirs.

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec est préoccupé par l’avenir du réseau de la santé actuellement fissuré de toute part. La culture axée sur la performance, la surcharge des travailleuses du système de la santé et des services sociaux, le manque de volonté politique en ce qui a trait à la sécurisation culturelle des personnes autochtones, la détermination à restreindre l’offre de services sociaux et de santé aux personnes qui ne maîtrisent pas le français, de même que le délestage vers le privé et le milieu communautaire doivent cesser.

Nous demandons un réinvestissement massif dans le réseau public de la santé et des services sociaux et une réorganisation majeure. Des changements visant la qualité, la fluidité et la complémentarité des services offerts sont nécessaires pour favoriser le rétablissement des personnes et pour assurer le maintien et l’amélioration de ce système en fonction des principes de gestion publique, de gratuité, d’intégralité, d’universalité et d’accessibilité tels qu’énoncés dans la Loi canadienne sur la santé.

Audrey Gosselin Pellerin, organisatrice féministe politique au RTRGFQ, est sans équivoque : « Tout comme les personnages de Chandra, de Joséphine et de Judith, les Tables régionales de groupes de femmes sont réunies par leur soif de justice sociale et leur volonté de défendre le droit à la santé au Québec. Il importe que toutes les femmes aient rapidement un réel accès à des services sociaux et de santé publics, gratuits, universels et de qualité sur l’ensemble du territoire! »

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Pour information et demandes d’entrevues

Audrey Gosselin Pellerin, Organisatrice féministe politique

Cell. : 581.989.5913 audrey.gp@reseautablesfemmes.qc.ca

 

Pour consulter ou télécharger le communiqué : format PDF ou format Word.

Découvrez les bandes dessinées dévoilées ici :

Le 25 mai 2022 – Chandra

Téléchargez :

La bande dessinée en images

Le texte de la bande dessinée format PDF

Le texte de la bande dessinée format Word

Les vignettes pour les réseaux sociaux :

 

Le 26 mai 2022 – Joséphine

Téléchargez :

La bande dessinée en images

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Le 27 mai 2022 – Judith

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Communiqué du Comité Pare-Chocs

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

Des électrochocs imposés à une dame de 82 ans soulèvent l’indignation

MONTRÉALle 2 mai 2022 /CNW Telbec/ – Le Comité Pare-Chocs, l’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec et le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec ont récemment pris connaissance d’un jugement de la Cour supérieure du Québec qui autorise un centre hospitalier à faire subir à une dame de 82 ans, contre son gré, un maximum de douze séances d’électroconvulsivothérapie (électrochocs).

Le jugement prévoit aussi :

  • Les soins requis à l’administration de ces traitements, soit l’anesthésie générale et l’utilisation du Curare (anesthésiant qui bloque les contractions musculaires évitant des fractures pendant la convulsion) ;
  • L’utilisation de mesures de contention chimiques et/ou physiques, en cas d’opposition physique et afin d’assurer sa sécurité et/ou celle d’autrui, conformément aux règles de l’art ;
  • L’administration d’un traitement pharmacologique visant à atténuer les effets secondaires et indésirables que pourrait développer madame suite à l’administration des traitements d’électroconvulsivothérapie, l’anesthésie générale ou le Curare ;

Et ultimement :

  • En cas de refus, ORDONNE à tout agent de la paix, ambulancier ou toute autre ressource d’assister la partie demanderesse, les représentants de tout autre établissement impliqué dans l’exécution du jugement à intervenir, sur simple demande verbale de ceux-ci, et ce, quel que soit le lieu où se trouve la partie défenderesse ;

Le Comité Pare-Chocs est sidéré par ce jugement. Le traitement par électrochocs, sans consentement, constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant selon le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture. 1,2 Pour Doris Provencher, « ce n’est pas un soin, obliger cette femme à subir des électrochocs contre son gré. Pour moi, c’est un cas flagrant de maltraitance dans le sens de la loi québécoise, car ce geste va très probablement causer du tort et de la détresse chez cette dame. »

Nous avons une preuve supplémentaire de l’incapacité du ministère de la Santé et des Services sociaux à adopter une posture qui respecte la dignité humaine en psychiatrie. Au mois de juin dernier, une lettre faisant état des préoccupations du Comité quant à l’absence de surveillance dans l’utilisation des électrochocs a d’ailleurs été acheminée au ministre de la Santé M. Christian Dubé. C’est le silence radio depuis ce temps.

Depuis son introduction dans les années trente, le recours aux électrochocs demeure controversé autant sur le plan social que scientifique. Il peut causer des dommages allants des problèmes de mémoire et cognitifs jusqu’au décès. Actuellement, ce sont aux personnes les plus « vulnérables » de la société que ce traitement est administré.

Pour dénoncer cette situation, le comité Pare-Chocs tiendra le 7 mai prochain à Montréal, veille de la fête des Mères, la quatorzième édition de son rassemblement annuel contre les électrochocs.

  1. Torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Note du Secrétaire général p. 14 et 16
  2. Rapport du Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, Juan E. Méndez p.16

Comité Pare-Chocs : Ghislain Goulet, 514 912-6975  –  514 525-5060; AGIDD-SMQ, Doris Provencher, 514 770-2728 – 514 523-3443

Offre d’emploi – organisatrice féministe politique

Offre d’emploi

ORGANISATRICE FÉMINISTE POLITIQUE

(Coordonnatrice)

 

Le Réseau des Tables est issu de la volonté des Tables régionales de groupes de femmes d’agir en concertation. Tout en étant une structure souple et respectueuse de l’autonomie de chaque Table régionale, le Réseau permet l’échange d’expertises et d’analyses féministes, favorise les prises de position politique et soutient l’action collective de ses membres en faveur de l’égalité pour toutes les femmes. Implanté dans toutes les régions du Québec, le Réseau regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes qui représentent plus de 400 groupes et 150 membres individuelles.

RÔLE

Sous la responsabilité de la coordonnatrice générale, l’organisatrice politique et féministe s’assure de la coordination et de la mise en œuvre des projets qui lui sont assignés.

PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DU RTRGFQ

Les dossiers et les mandats spécifiques sont déterminés en équipe lors des moments de planification, sous  un principe de co-coordination. Cette dernière réfère à la philosophie qui anime notre organisme, c’est-à-dire une approche féministe et communautaire basée sur la concertation entre les différentes personnes impliquées dans sa gestion. Sa mise en application doit refléter la souplesse et la confiance mutuelle qui caractérisent le processus décisionnel du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec et l’importance de favoriser des relations de travail harmonieuses pour le bien-être de toutes.

CHAMPS DE RESPONSABILITÉ ET TÂCHES PRINCIPALES

  1. Communications
  • Contribuer à la rédaction et à la diffusion publique des positionnements de l’organisation
  • Alimenter les réseaux sociaux
  • Coordonner les travaux de refonte du site web
  1. Représentations communautaires et politiques
  • Développer et maintenir les relations partenariales du Réseau des Tables
  • Représenter l’organisme auprès des partenaires ou coalitions
  1. Gestion de projet
  • Assurer la coordination et la mise en œuvre du projet
  • Préparer et animer les rencontres du comité de suivi du projet
  • Soutenir les réflexions et la définition des diverses composantes du projet
  • Participer à la rédaction de rapports, de redditions de comptes et de demandes financières
  1. Vie associative
  • Effectuer la liaison avec les membres
  • Accompagner les membres du regroupement selon les besoins
  • Participer et contribuer à l’organisation des assemblées générales régulières et annuelles
  • Utiliser les moyens nécessaires pour faire circuler l’information parmi les membres
  • Assumer l’organisation des réunions de ses comités de travail : élaborer des propositions d’ordre du jour, convoquer les réunions, s’occuper de la logistique, préparer l’animation et les outils s’y rattachant, rédiger les procès-verbaux et comptes rendus, assurer les suivis
  • Coordonner et animer des comités
  1. Veille stratégique
  • Documenter les réalités en condition féminine et produire des documents au besoin, tel que des outils d’éducation populaire autonome féministe
  • Préparer des analyses politiques, dégager des enjeux et des stratégies dans le but de favoriser la prise de décision
  • Rédiger des avis et des mémoires
  1. Mobilisation
  • Élaborer des stratégies d’action et de mobilisation avec les membres du regroupement

 

En plus d’obtenir une expérience unique et enrichissante, l’organisatrice féministe politique aura l’occasion d’approfondir ses connaissances sur le mouvement des femmes et de participer à la gestion féministe de l’organisme. De plus, elle pourra développer ses capacités d’analyses et de réflexions critiques, tout en contribuant à l’action collective en défense des droits des femmes.

 

Qualifications requises : Formation en communication ou en sciences sociales, en lien avec l’emploi ou toute combinaison de formation et d’expérience pertinente sera examinée.

Expériences : un minimum de 2 ans d’expérience en lien avec la description des fonctions et des tâches.

Connaissances : Réseaux sociaux, Word press, féminisme intersectionnel, enjeux condition féminine, mouvement des femmes et communautaire.

Qualités personnelles : Autonomie, polyvalence, faire preuve de confidentialité, avoir de bonnes aptitudes pour les relations personnelles, esprit d’initiative et avoir un esprit critique, avoir une bonne capacité d’adaptation, être capable de travailler en équipe, être capable de déterminer ses priorités.

Bonnes capacités rédactionnelles.

Confortable avec les stratégies de rédaction et les relations publiques.

 

Conditions :

  • L’entrée en poste est prévue au mois de juin 2022, date à déterminer.
  • Salaire et avantages sociaux : entre 26.87$ et 32.03$, selon notre politique salariale. Possibilité d’adhérer à un régime d’assurances collectives et à un régime de retraite, sous certaines conditions.
  • Entre 30h et 35h par semaine, à convenir. Contrat de deux ans, avec possibilité de renouvellement.
  • Ce poste peut se réaliser entièrement en télétravail; c’est pourquoi il est ouvert aux femmes de toutes les régions du Québec.
  • Pouvoir se déplacer sur le territoire du Québec.

Faire parvenir votre curriculum vitae accompagné d’une lettre de motivation expliquant votre intérêt à travailler au sein d’un organisme féministe au plus tard le 9 mai 2022 à l’adresse courriel suivante : rtrgfq@gmail.com. Prière d’indiquer OFFRE D’EMPLOI dans l’objet du courriel.

Les entrevues auront lieu dans la semaine du 16 mai 2022, en personne ou par visioconférence selon votre situation géographique. Seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées. L’entrée en poste se ferait idéalement au début du mois de juin 2022.

Le Réseau est activement engagé dans un processus visant à favoriser l’embauche de femmes historiquement marginalisées et qui font face à des barrières systémiques à l’emploi (racisme, homophobie, transphobie, capacitisme ou toute autre oppression / discrimination ). Le Réseau souhaite encourager les candidatures de femmes appartenant à un ou plusieurs groupes discriminés. Ces candidatures seront priorisées. Si vous le désirez, vous pouvez inscrire cette appartenance dans votre candidature.

Pour télécharger notre offre d’emploi en PDF, cliquez ICI.