Stratégie d’égalité entre les femmes et les hommes : peu de moyens concrets!

 

Stratégie d’égalité entre les femmes et les hommes : peu de moyens concrets!

Montréal, le 29 juin 2017­Les membres du G13, une table de concertation de plus de 20 groupes et regroupements provinciaux féministes œuvrant pour les droits et l’égalité de toutes les femmes, réservent un accueil plutôt mitigé à la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes dévoilée aujourd’hui par la ministre responsable de la Condition féminine, Mme Lise Thériault. En effet, l’approche de financement par projets proposée dans la stratégie pour reconnaître et consolider l’expertise des groupes de femmes ne garantira pas leur pérennité à long terme. Depuis quelques années, nous sommes confrontés à une diminution du soutien du travail de recherche, de défense des droits et de promotion de l’égalité. De plus, le changement du financement des groupes autonomes de femmes a un impact sur les choix démocratiques et autonomes des organisations.

Avec les politiques de financement actuelles, on favorise davantage le changement des femmes elles-mêmes que le changement de la société. Selon, la ministre Rita de Santis, responsable de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques, « la femme doit assurer son propre bonheur ». Ainsi, l’augmentation de 10,000 $ pour financer les tables régionales des groupes de femmes nous apparaît nettement insuffisante. Il faudra s’assurer que les nouvelles sommes profitent véritablement aux groupes sur le terrain qui, par leur approche globale, apportent un soutien direct aux femmes dans toutes les régions du Québec.

La stratégie cible des groupes de femmes en situation de vulnérabilité, comme les femmes immigrantes ou les femmes handicapées. Toutefois, nous déplorons le peu de mesures spécifiques à leur égard.

Nous tenons toutefois à saluer les principes directeurs qui visent à parvenir à une véritable égalité de fait, et ce dans toutes les sphères de la société. Malheureusement, nous demeurons préoccupées et déçues du peu de mesures qui visent les changements structurels.

Nous saluons la réintroduction des cours en matière d’éducation à la sexualité qui a été longuement revendiquée par les groupes de femmes.

En ce qui concerne la création d’un nouvel « indice québécois de l’égalité » complémentaire à l’analyse différenciée selon les sexes (ADS), il ne doit pas se limiter à des données statistiques, mais tenir compte des impacts des programmes et des mesures sur les difficultés que rencontrent les femmes.

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Source et info : Sylvie Lévesque, 514 710-6661

Les regroupements membres du groupe des 13

  • Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
  • La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)
  • Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF)
  • Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
  • Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
  • Fédération des femmes du Québec (FFQ)
  • Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF)
  • Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN)
  • Femmes autochtones au Québec (FAQ)
  • L’R des centres de femmes du Québec
  • Réseau d’action des femmes handicapées (DAWN-RAFH) Canada
  • Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ)
  • Regroupement Naissance-Renaissance
  • Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC)
  • Regroupement québécois des CALACS (centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)
  • Relais-femmes
  • Réseau d’action pour la santé des femmes
  • Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) – Quebec Lesbian Network
  • Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

Stratégie gouvernementale : l’égalité pour toutes les femmes sera-t-elle atteinte en 2021?

Longueuil, 29 juin 2017 – Les Tables régionales de groupes de femmes du Québec et leur Réseau saluent le dévoilement de la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes, après deux ans d’absence de plan d’action en matière d’égalité pour les femmes au Québec. Une telle stratégie est importante, car il s’agit des orientations gouvernementales permettant de définir l’égalité pour les femmes au Québec.

L’annonce d’un projet de loi-cadre visant l’égalité de fait semble être une volonté de reconnaître que l’égalité entre les femmes et les hommes doit être une priorité au-delà du gouvernement en place. Il est souhaité que l’expertise des groupes de femmes soit reconnue comme incontournable au moment où se tiendront les consultations et qu’éventuellement cette expertise soit financièrement appuyée.

Femmes au cœur des régions

Pour que cette Stratégie puisse se concrétiser, il est essentiel que les actions soient ancrées dans toutes les régions du Québec. D’entrée de jeu, le principe directeur visant à régionaliser la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes est intéressant, mais comment concrètement le gouvernement s’enrichira-t-il des connaissances et des analyses auxquelles contribuent les femmes qui vivent dans les différentes régions? « Bien que les Tables régionales de groupes de femmes soient nommées comme partenaires pour déployer la Stratégie dans toutes les régions, nous attendons les moyens concrets pour mettre en œuvre les volontés gouvernementales. Il faut tout de même souligner que notre expertise a pu se construire grâce à notre autonomie. »  souligne Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec.

Analyse différenciée selon les sexes (ADS)

« Bien que le gouvernement désire inclure une diversité de partenaires pour l’atteinte de l’égalité pour les femmes, il doit s’appuyer d’abord et avant tout sur le mouvement féministe du Québec, et sur l’expertise des groupes de femmes. » poursuit la porte-parole du Réseau des Tables.

Le Réseau des Tables régionales de groupe de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes, il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

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Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice info@reseautablesfemmes.qc.ca Cellulaire : 438-874-1072

Budget 2017 : Quand mettre de l’ordre veut dire jeter les acquis par les fenêtres…

Montréal – 30 mars 2017 Si le budget 2017 est plutôt orienté vers l’éducation et la santé, il va sans dire que ces miettes ne compensent en rien les coupures subies ces trois dernières années. Les femmes et les familles continueront d’étouffer. Faudrait-il éduquer le gouvernement actuel sur l’importance de l’égalité de fait entre les femmes et les hommes pour la bonne santé économique du Québec ?
Trente (30) millions sur cinq ans est prévu pour l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes, dont cinq millions ont déjà été engagés pour la dernière année. C’est bien peu pour un Québec qui affirme dans son plan économique que « l’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur fondamentale de la société québécoise, et ce, tant sur les plans économique que social. »
« Le gouvernement du Québec manque de leadership en matière d’égalité. Ce dernier a les moyens pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes et cesser de creuser les inégalités entre les femmes, et ce, pour l’ensemble du Québec. Souhaitons que la prochaine stratégie Agir pour l’égalité entre les femmes et les hommes montre ces moyens, en particulier dans la reconnaissance de l’expertise des groupes de femmes. » indique Mélanie Sarazin, présidente de la Fédération des femmes du Québec.
En effet, la Stratégie en matière d’égalité et son plan d’action, continuent de se faire attendre. Pire, il n’y aucune augmentation des sommes consacrées au programme À égalité pour décider et aux Accords de partenariat pour la concertation régionale en matière de condition féminine, qui visent l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les régions du Québec.
Contrairement à ce que les groupes communautaires et de femmes constatent au quotidien sur le terrain, le ministre Leitão continue d’affirmer qu’il n’y a jamais eu de coupures. « Les libéraux font des choix socioéconomiques qui ont des conséquences directes sur les femmes et les groupes marginalisés. » indique Manon Monastesse, directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes. À plusieurs reprises, le ministre des Finances a rappelé les gestes nécessaires afin de remettre de l’ordre dans la maison et que son gouvernement a fait exactement ce qu’il avait promis afin d’équilibrer le budget de la province. Cependant, il a toujours nié que ces choix ont eu pour impacts l’augmentation des inégalités et de la précarisation de la situation des femmes et des populations les plus marginalisées. De plus, les groupes de femmes qui travaillent auprès de ces populations voient encore une fois une stagnation de leur financement puisqu’aucune augmentation des sommes consacrées à l’action communautaire autonome n’est prévu dans ce budget.
Si le budget fédéral donne espoir en matière d’analyse différenciée selon les sexes, celui du Québec désespère les groupes de femmes : aucun engagement de prendre en compte les réalités différentes des hommes et des femmes. Pourtant depuis plus de 20 ans, le gouvernement du Québec s’est engagé internationalement à appliquer une telle analyse.

Le gouvernement a présenté mardi un plan économique sur cinq ans. Or, il serait surprenant que l’égalité soit atteinte à l’intérieur de ces cinq ans. « Où est la réelle volonté politique du gouvernement du Québec en matière d’égalité ? » questionne Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice au Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec.

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Porte-parole : Anne St-Cerny, Relais-Femmes, 514-878-1212 poste 1303. Cellulaire : 438-874-1072
Signataires :
Action santé Femmes (RQASF) – Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale (AMHFEVVC) – Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas) – Au bas de l’échelle (ABE) – Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF) – Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) – Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT) – Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) – Fédération des femmes du Québec (FFQ) – Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF) – Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) – Femmes autochtones du Québec (FAQ) – L’R des centres de femmes du Québec (L’R) – Régime de retraite par financement salarial des groupes communautaires et de femmes (RRFS-GCF) – Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC) – Regroupement Naissance-Renaissance (RNR) – Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) – Relais-femmes de Montréal – Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ) – Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) – Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ)

L’égalité pour toutes les femmes: une valeur fondamentale. Vraiment?

COMMUNIQUÉ Pour diffusion immédiate

Longueuil, le 30 mars 2017 – Plus tôt cette semaine, le gouvernement libéral dévoilait le budget provincial pour l’année 2017-2018. Il est difficile d’y retrouver une réelle volonté gouvernementale pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes, puisque pour les cinq prochaines années, seulement 30M$ seront consacrés à la prochaine Stratégie Agir pour l’égalité entre les femmes et les hommes. La vision que ce gouvernement a pour enrayer les discriminations systémiques, qui affectent les femmes, soulève de nombreuses incompréhensions et de nombreux questionnements.

Équité entre les régions: une nécessité
Le budget 2017-2018, selon notre lecture, ne prévoit aucune augmentation pour la majorité des programmes en matière d’égalité pour les femmes. Alors que, concrètement pour l’année financière 2016-2017, six régions du Québec n’ont vu aucun de leur projet structurant financé pour accroître la présence des femmes aux prochaines élections municipales. De surcroît, deux régions (Laval et l’Abitibi-Témiscamingue) n’ont reçu aucun financement pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes dans leur région. « Ces exemples illustrent clairement une iniquité régionale qui met à mal la réalisation d’actions dans toutes les régions, pour toutes les femmes. C’est pourquoi il faut que la prochaine Stratégie applique une vision régionale afin qu’il n’y ait pas de perte au niveau des gains acquis par les groupes de femmes en régions.» affirme Francyne Ducharme, de la Table de concertation du mouvement des femmes du Centre-du-Québec.

Les Tables régionales sont également préoccupées par le nouveau programme Fonds d’appui au rayonnement des régions qui octroie davantage de pouvoirs et de responsabilités aux municipalités. Nous questionnons l’octroi de financement qui se fera par l’intermédiaire de comités. À quel rang se trouvera l’égalité? Les Tables régionales de groupes de femmes ont de grandes attentes quant à la prise en compte de l’égalité pour toutes les femmes par les acteurs impliqués dans ce nouveau programme.

Financement des expertes
Comment le gouvernement entend réellement atteindre l’égalité pour toutes les femmes, dans toutes les régions du Québec? À ce jour, aucune mesure régionale assurant la prise en compte de l’enjeu de l’égalité entre les femmes et les hommes n’est prévue. Pour le moment, rien n’indique une réelle prise en considération des Tables régionales de groupes de femmes, qui ont comme mission de travailler à l’égalité pour toutes les femmes en région et possédant l’expertise nécessaire pour le faire. Les Tables sont très inquiètes. D’autant plus que, par exemple, les programmes actuels dédiés à la condition féminine, financent maintenant des ressources réservées aux hommes, des universités et des villes, et ce, au détriment des groupes de femmes. « Au lieu de consolider les efforts des groupes de femmes déjà investis depuis plus de vingt-cinq ans pour favoriser l’égalité des femmes en région, le gouvernement multiplie le nombre de joueurs sans augmenter les enveloppes budgétaires. » clame Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice du Réseau des Tables.

Il est à souligner également qu’il n’y a eu aucune augmentation, ni indexation du financement à la mission des Tables régionales de groupes de femmes du Québec depuis 9 ans. Pourtant le coût de la vie a augmenté de 13,5%. C’est donc dire que, pour une année de plus, nos regroupements régionaux pour défendre les droits des femmes s’appauvriront davantage.

Les actions qui seront déployées dans le cadre de la prochaine Stratégie en matière d’égalité sont attendues avec grande impatience. De plus, il va sans dire que nous espérons grandement que l’étude des crédits nous en révèle davantage sur les tenants et aboutissants de cette Stratégie. L’ancrage de la question de l’égalité devra se traduire également dans un plan d’action répondant aux demandes des groupes de femmes et aux besoins des femmes partout au Québec. Le gouvernement se targue que l’égalité pour les femmes est une valeur fondamentale de la société québécoise. Or, dans les faits, est-ce vraiment le cas?

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Le Réseau des Tables régionales de groupe de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes, il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice info@reseautablesfemmes.qc.ca Cellulaire : 438-874-1072 et Francyne Ducharme, porte-parole Téléphone: 819-758-8282

Trois nouvelles générations de femmes pauvres à la retraite

TROIS NOUVELLES GÉNÉRATIONS DE FEMMES PAUVRES À LA RETRAITE

Montréal, le 19 janvier 2017  – « Si le Québec adopte le Scénario Québec proposé dans le document de consultation sur l’avenir du Régime de rentes du Québec, trois nouvelles générations de femmes seront toujours pauvres à la retraite », affirme Mélanie Sarazin, porte- parole des signataires du mémoire et présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ). « Déjà, la réforme adoptée pour le Régime de pensions du Canada dans le reste du Canada est peu généreuse, mais pour la plupart de la classe moyenne, elle donnera tout de même 2 176 $ par année de plus que le Scénario Québec. »

Dans le mémoire présenté devant la Commission des finances publiques aujourd’hui, 21 groupes de femmes et communautaires demandent au gouvernement d’adopter le Scénario RPC afin que les Québécoises et les Québécois à la retraite ne deviennent les cousin-e-s pauvres du Canada. Ces groupes demandent aussi au gouvernement de ne pas adopter les mesures accessoires proposées qui creuseraient davantage l’écart entre les prestations versées au RRQ et celles du RPC, notamment l’augmentation de l’âge d’admissibilité à la retraite, l’introduction d’un facteur de longévité et une plus faible indexation des rentes.

« Nous demandons également que le Québec initie une discussion avec le gouvernement fédéral, les autres provinces et les territoires pour mettre en vigueur la pleine valeur des améliorations entre 2035 et 2040 plutôt qu’entre 2063 et 2072 », explique Ruth Rose, auteure du mémoire et professeure associée en Sciences économiques à l’UQÀM. « Une entrée en vigueur plus rapide permettrait aux personnes aujourd’hui âgées de 46 ans et moins de profiter pleinement de cette amélioration et se financerait en prévoyant une réserve moindre que celle prévue, soit 31 fois les prestations prévues pour 2065. »

Le mémoire réitère aussi la demande du mouvement féministe d’instaurer une mesure d’inclusion dans le RRQ, c’est-à-dire l’octroi de crédits de rentes, basées sur 60% du maximum des gains admissibles, pour les femmes (exceptionnellement un homme) qui ont eu la charge de jeunes enfants. Il rappelle aussi que rien jusqu’ici n’est prévu pour les proches aidantes ayant quitté leur emploi ou réduit leurs heures pour s’occuper d’adultes en raison de l’âge, de la maladie ou d’un handicap.

« Au lieu de couper dans les rentes de conjoint survivant, le Québec doit demander la création d’une commission ou un d’un groupe d’étude fédéral-provincial-territorial pour trouver des façons efficaces et équitables de réduire l’écart de 40% entre les revenus de retraite des femmes et des hommes » insiste Mme Sarazin.

Les groupes signataires demandent aussi des améliorations pour les rentes d’enfant de personne invalide et d’orphelin et les prestations de décès.

Pour lire le mémoire et son résumé : http://cdeacf.ca/sites/default/files/fichiers_attaches/g13_-_memoirerrq2017_-_v2017.01.17_finale.pdf

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Pour information :

Mélanie Sarazin, 514-717-4847

Ruth Rose, 514-948-0089

 

Signataires :

Action santé Femmes (RQASF) – Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale (AMHFEVVC) – Association féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas) – Au bas de l’échelle (ABE) – Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF) – Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) – Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT) – Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) – Fédération des femmes du Québec (FFQ) – Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF) – Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) – Femmes autochtones du Québec (FAQ) – L’R des centres de femmes du Québec (L’R) – Régime de retraite par financement salarial des groupes communautaires et de femmes (RRFS-GCF) – Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC) – Regroupement Naissance-Renaissance (RNR) – Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) – Relais-femmes de Montréal – Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ) – Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) – Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ)

L’atteinte de l’égalité passe par l’éducation

Dans le cadre des consultations publiques sur la réussite éducative du Ministère de l’Éducation, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec a déposé son mémoire.

Par le biais de ce mémoire, nous souhaitions proposer des actions transversales afin de permettre 1 – l’atteinte du plein potentiel pour tous, filles et garçons, 2 – un contexte propice au développement, à l’apprentissage et à la réussite et 3 – la mobilisation des acteurs et des partenaires autour de la réussite.

Notre désir de transversalité s’appuie sur les mesures énoncées dans la politique Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de faits (2011-2015), où le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) était nommé responsable d’au moins 12 mesures gouvernementales pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes au Québec. La majorité de ces mesures s’inscrivaient sous l’orientation 1 Pour la promotion de modèles et de comportements égalitaires.

À ce jour, nous pouvons tirer quelques éléments de bilan. Le plan d’action prévoyait la diffusion d’une campagne de promotion des rapports égalitaires destinée au grand public, laquelle était prévue pour 2014-2015. À notre connaissance cette campagne n’a pas eu lieu.

Le plan d’action prévoyait de mettre en place chaque année, pour les élèves de l’éducation préscolaire jusqu’à la fin de l’enseignement secondaire, des apprentissages en éducation à la sexualité de façon obligatoire. Il s’agissait d’une des mesures jugées prioritaires par les groupes de femmes. À preuve, depuis #AgressionsNonDénoncées, on a beaucoup entendu la nécessité d’offrir ces cours, de renseigner adéquatement les jeunes sur la notion de consentement. Des demandes en ce sens ont été reprises par la majorité des interlocuteurs lors des consultations sur le plan d’action en matière d’agressions sexuelles. D’abord prévus pour septembre 2012, ces cours ont fait l’objet d’un projet-pilote en 2015. Le contenu a été préparé sans que des groupes comme la Fédération du Québec pour le planning des naissances ou le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel n’y soient associés. Pourtant, ces groupes ont développé une expertise indéniable en cette matière. On prévoyait également que ce cours soit donné par des professeurs qui ne sont pas spécialisés en la matière et pas nécessairement à l’aise avec ces contenus. Cela fait partie des raisons pour lesquels ils ont été décriés par les syndicats d’enseignants. De plus, c’est un ajout à la tâche au moment où des coupes budgétaires sont imposées aux établissements d’enseignement. La nouvelle stratégie contre les violences et l’exploitation sexuelle étant dévoilé, nous décrions l’absence d’une implantation permanente d’un cours d’éducation à la sexualité.

Alors qu’il y a les faits et croyances suivantes :

  • L’école n’est pas valorisée dans certains milieux;
  • L’école peut être traumatisante face à trop d’échecs et entraîner une baisse de l’estime de soi;
  • Le découragement lorsque «raccrocher» veut dire repartir à zéro. Par exemples : reprendre le secondaire 1, franchir toutes les barrières du système;
  • Les difficultés supplémentaires pour les cheffes de familles monoparentales;
  • Le manque d’accès aux services de garde;
  • Le manque d’accès aux transports collectifs;
  • La réponse aux besoins de base est priorisée au détriment de la scolarisation.

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec croit que pour favoriser la réussite scolaire, il importe:

  1. d’opter pour une analyse différenciée selon les sexes;
  2. de lutter contre la pauvreté, de donner aux enfants et aux familles les conditions matérielles et psychologiques qui favorisent l’apprentissage;
  3. de déconstruire les stéréotypes sexuels et sexistes;
  4. de considérer les enjeux du décrochage scolaire chez les filles;
  5. de permettre à tous les enfants de réaliser leur plein potentiel en leur apportant une pluralité de perspectives de carrière;
  6. de favoriser l’autonomie économique des femmes;
  7. de reconnaître les concertations locales et régionales existantes.

 

Pour consulter notre mémoire, L’atteinte de l’égalité passe par l’éducation.

Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome

Le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec souligne avec fierté la Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome, « L’action communautaire autonome, c’est toi, c’est moi, c’est nous! »

 Pierrefonds, le 26 octobre 2016 – Le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec est fier de souligner la Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome (SNV-ACA) qui se tiendra du 23 au 29 octobre, sous le thème « L’action communautaire autonome, c’est toi, c’est moi, c’est nous! ». Que ce soit un organisme communautaire Famille, un comité de solidarité internationale, une maison de jeunes, un centre d’écologie ou autre, les organismes d’action communautaire autonome (ACA) jouent un rôle incontournable dans la société québécoise. Ces organismes offrent des services à la population, mais aussi, ils défendent les droits des personnes et des communautés, dans le but de contribuer au développement et à la justice sociale.

La SNV-ACA met en valeur le travail et les pratiques des quelque 4 000 organismes d’ACA à travers le Québec, qui oeuvrent auprès et avec les personnes aînées, les personnes vivant avec une limitation fonctionnelle ou aux prises avec un défi de santé mentale, les femmes violentées, les collectivités locales et bien plus encore.

Le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), porteur principal de la Semaine, a l’honneur de compter encore cette année sur la contribution de la comédienne Marilyn Bastien, qui agira à titre de porte-parole pour la SNV-ACA 2016. Après avoir étudié à l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe, Marilyn Bastien fonde le Théâtre du Lys Bleu, une compagnie à vocation sociale qui, à chaque production, verse une partie des profits à un organisme en lien avec le sujet traité dans la pièce de théâtre. La jeune comédienne a toujours cru à un art engagé et solidaire de sa communauté. C’est pourquoi il lui fait plaisir de s’associer à la Semaine nationale de visibilité de l’ACA.

« Les organismes d’ACA sont une ressource précieuse, encore plus dans un contexte où ils sont très sollicités par la population. Il faut voir tout ce qu’ils font, tout ce que ces organismes apportent de beau et de bon au Québec! Et ce en dépit d’un sous-financement chronique », affirme Mme Bastien.

L’action communautaire autonome touche tant de gens, dans toutes les régions du Québec. Du 23 au 29 octobre, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, un fier organisme d’ACA, s’associe au RQ-ACA et à tout le mouvement d’ACA, et invite tous et toutes à participer à des activités de la Semaine, pour célébrer le fait que «  L’action communautaire autonome, c’est toi, c’est moi, c’est nous! ».

 Site web de la SNV-ACA : snvaca.rq-aca.org

Médias sociaux : Facebook / Twitter 

Mot-clic : #SNVACA

 

 

 

Nouvelle coordonnatrice et déménagement pour le Réseau des Tables!

marie-andre-gauthierIl nous fait plaisir de vous annoncer l’embauche de la nouvelle coordonnatrice du Réseau des Tables régionales des groupes de femmes du Québec qui entrera en poste en août prochain. Possédant une Maîtrise en communication sociale et de nombreuses années de militance au sein du milieu féministe, Marie-Andrée Gauthier saura relever les nombreux défis à venir.

 

Déménagement

Veuillez noter les nouvelles coordonnées du Réseau des Tables :

RÉSEAU DES TABLES RÉGIONALES DE GROUPES DE FEMMES DU QUÉBEC
158, rue Charron
Longueuil (Québec) J4R 2K7

(450) 671-5095

info@reseautablesfemmes.qc.ca (ne change pas)

Ces coordonnées seront valides à compter du 1er juillet 2016. Veuillez aussi noter que le bureau du Réseau des tables sera fermé du 1er juillet au 15 août 2016. Un suivi des courriels sera assuré une fois par semaine.

En terminant, nous voulons remercier Blanche Paradis qui nous quitte avec plusieurs années de travail exceptionnel! Bonne retraite Blanche!

UN GROS MERCI! Campagne connaissez-vous la politique Madame la Ministre?

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes tient à vous remercier d’avoir fait un succès de la campagne Connaissez-vous la politique Madame la Ministre? Vous avez été tout près de 23 000 personnes à vous impliquer d’une façon ou d’une autre dans la campagne. Nous avons pu évaluer que ce sont au moins 1 000 courriels, lettres ou télécopies qui ont été envoyés à la Ministre responsable de la condition féminine. À cela s’ajoute les 800 messages envoyés à la Ministre via notre page Facebook et le fil Tweeter. En tenant compte des messages qui ont pu nous échapper, on peut conclure que la ministre a reçu environ 2 000 messages en lien avec notre campagne.

Nous avons reçu plusieurs commentaires sur les fiches envoyées à la Ministre. La qualité de ces fiches nous a été signalée par des groupes qui s’en sont servi comme outils lors de discussion ou pour publication dans des bulletins. C’est la fiche portant sur les rapports égalitaires et la lutte aux stéréotypes sexuels qui a été la plus populaire, suivie de celle sur l’autonomie économique des femmes et la conciliation famille-travail-études et de celle sur la santé globale.

Nous savons que la Ministre a été sensible à tous ces messages et qu’elle s’active pour dévoiler à l’automne un nouveau plan d’action en matière d’égalité pour toutes les femmes dans le cadre de la politique gouvernementale Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait. Nous vous invitons à demeurer vigilantes et prêtes à réagir si les annonces qui seront faites à l’automne 2016 ne correspondent pas aux nombreuses préoccupations et propositions que nous avons fait parvenir à la Ministre.

LOGO FÉMINISTES CRÉATRICES D'ÉGALITÉ FINALEn guise d’appréciation pour votre participation à la campagne, Il nous fait plaisir de vous partager notre logo Féministes créatrices d’égalité pour toutes les femmes et nous vous invitons à le porter et le diffuser fièrement.

NB : Ce logo est le fruit d’un travail collectif et a été mis en image grâce à l’habileté de Carole Benjamin de la Table des groupes de femmes de Montréal.

Appel de candidature: Coordonnatrice du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec

Le Réseau des Tables est un organisme de défense collective des droits des femmes. Tout en étant une structure souple et respectueuse de l’autonomie de chaque table régionale, le Réseau permet l’échange d’expertises et d’analyses féministes, favorise les prises de position politique et soutient l’action collective de ses membres en faveur de l’égalité pour toutes les femmes. Il regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes qui représentent plus de 400 groupes et 150 membres individuelles.

Principales fonctions :

Sous la responsabilité du comité de coordination, la coordonnatrice du Réseau voit au bon fonctionnement du Réseau et à la réalisation de son plan d’action en étroite collaboration avec les représentantes des tables régionales et les membres des comités de travail. Elle est responsable de la recherche de financement de même que de la gestion financière et administrative. Elle assure également les contacts avec les membres, les groupes alliés, les partenaires, les instances gouvernementales et les médias.

Profil recherché :

La candidate que nous recherchons est féministe et connaît bien le milieu communautaire et les groupes de femmes de même que les réalités régionales.

De plus, elle possède :

  • Un baccalauréat ou toute autre formation pertinente en lien avec l’emploi ainsi qu’une expérience de trois ans et plus dans un poste comparable;
  • Les habiletés nécessaires pour travailler en concertation, soutenir des mobilisations et effectuer des représentations politiques.
  • La capacité de rédiger dans un excellent français ainsi que d’analyser, de synthétiser et de vulgariser;
  • Des aptitudes qui favorisent la prise de décision collective et le travail en équipe ainsi qu’une attitude dynamique et rassembleuse;
  • Une bonne capacité d’adaptation, d’organisation et de résistance au stress dans un contexte en constante évolution.
  • Les habiletés nécessaires pour évoluer dans un environnement informatisé et la capacité d’utiliser les médias sociaux.

Conditions de travail :

Nous offrons un poste permanent à temps plein (32 heures-semaine), à un taux horaire de 24,00$ ou plus en fonction de l’expérience et l’échelle salariale en vigueur et une bonne gamme d’avantages sociaux. Le lieu de travail est à déterminer. Possibilité de travail à domicile. Ce poste implique des déplacements fréquents pour des rencontres se tenant principalement à Montréal.

Date d’entrée en fonction :

À déterminer mais au cours de l’été 2016. La candidate doit être disponible les 7, 8 et 9 juin 2016 pour participer à l’assemblée générale des membres.

Les personnes intéressées doivent transmettre leur curriculum vitae avant le 16 mai 2016 à midi, par courriel à l’attention du Comité de sélection à l’adresse suivante info@reseautablesfemmes.qc.ca.

Seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées.