Et les femmes dans tout ça?

Communiqué de presse – Pour diffusion immédiate

Et les femmes dans tout ça?

Longueuil, 19 septembre 2018 – Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) a un souhait très cher dans le cadre de ces élections électorales au Québec : qu’elles tiennent compte des spécificités des femmes des 17 régions administratives du Québec!

Précisément, soulignons qu’une caractéristique commune est la féminisation de la pauvreté. Nous croyons que pour éviter l’entrée dans la pauvreté et pour en favoriser la sortie, il faut des mesures. Force est de constater que cet enjeu n’est pas prioritaire dans le cadre de cette présente campagne puisqu’on constate que les partis en parlent très peu. Rien de bien surprenant puisque la majorité des quatre principaux partis n’ont même pas pris en considération les enjeux spécifiques vécus par les femmes dans leurs plateformes. Comment alors pourrait-on s’attendre à des mesures spécifiques? D’autant plus pour un enjeu comme la pauvreté qui suppose d’apporter des changements à la racine du problème, donc des changements structuraux. « Nous avons toutefois espoir que les candidat.es de toutes les circonscriptions pourraient prendre à bras le corps cette problématique et exposer publiquement les mesures que compte entreprendre leur parti une fois élu au pouvoir » affirme Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice au RTRGFQ.

Nous croyons que les actions gouvernementales à venir devraient contenir des mesures pour favoriser l’autonomie économique des femmes. Ce concept fait référence tant à l’autonomie financière des femmes, basée sur leur revenu de travail rémunéré, qu’à l’ensemble des programmes de sécurité sociale auxquelles elles peuvent avoir accès.

Équité interrégionale

Nous interpellons également les candidat.es sur leur positionnement quant à la régionalisation des actions d’un gouvernement élu. Quelles seront leurs mesures pour s’assurer d’atteindre l’égalité pour toutes les femmes? En ce sens, nous souhaitons que le développement de toutes les régions du Québec soit équitable donc qu’il inclue toutes les femmes et particulièrement celles vivant à la croisée d’oppressions dont la voix est très souvent ignorée. Au-delà de la décentralisation des pouvoirs promise par plusieurs partis, quel rôle jouera le gouvernement auprès de toutes nos régions? « Nous souhaitons que des balises nationales claires soient instaurées afin d’assurer un arrimage efficient et structuré; nous souhaitons une équité interrégionale et la consolidation des structures et mécanismes régionaux » renchérit la coordonnatrice du RTRGFQ.

Peu de jours nous séparent du jour du scrutin, mais nous réitérons notre confiance en des discussions citoyennes où seront réellement abordés les enjeux qui touchent spécifiquement les conditions de vie des femmes.

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes, il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

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Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice info@reseautablesfemmes.qc.ca

438-874-1072

 

La reproduction des stéréotypes sexuels contribue au décrochage scolaire

 

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

 La reproduction des stéréotypes sexuels contribue au décrochage scolaire

Le Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCLD), le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, Relais femmes, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et le comité éducation du Conseil central Montréal métropolitain (CCMM-CSN) unissent leurs voix pour demander aux partis politiques de s’éloigner des discours publics qui reconduisent des perceptions stéréotypées pour s’engager à mettre en place des mesures favorisant l’égalité entre les sexes en éducation et la réussite éducative de tous les jeunes du Québec.

Le décrochage scolaire des garçons existe. Il est préoccupant et il faut s’en occuper, mais les solutions promues dans l’espace public selon lesquelles il faut adapter l’école aux « gars » qui aiment bouger et qui ont besoin de modèles de virilité vont à l’encontre des données scientifiques (voir notamment Bouchard et al. 2003, Guerry, 2016, Chouinard 2018, Solar, 2018, TCMFCQ et Raby, 2014). Plus encore, ces solutions occultent complètement le décrochage des filles et cristallisent des stéréotypes qui nuisent à l’égalité entre les femmes et  les hommes.

Les mesures ciblées vers la réussite des garçons en respect de leur identité masculine constituent un obstacle à la réussite éducative de tous les jeunes et à l’égalité entre les sexes. Nous souhaitons que l’ensemble des partis politiques s’engagent, conformément aux données fournies par le milieu de la recherche, à mettre en place des mesures visant à éliminer la reproduction des stéréotypes sexuels par le système d’éducation et à favoriser la réussite de tous les jeunes au Québec.

La recherche scientifique nous indique que les garçons et les filles qui adhèrent le plus aux stéréotypes sexuels décrochent plus. De surcroît, les garçons auraient tendance à plus adhérer aux stéréotypes associés au sexe masculin puisque ceux-ci sont encore perçus comme valorisants (au détriment des garçons qui ne s’y reconnaissent peut-être pas et de la reconnaissance de la diversité des genres).

Soulignons aussi que la majorité des élèves qui décrochent sont issus des classes sociales défavorisées; l’indice de défavorisation serait un facteur de risque de décrochage plus important que le sexe.

On aurait donc intérêt à s’attarder à l’amélioration des conditions de vie des familles et à la déconstruction des stéréotypes sexuels. Les données de l’OCDE sur la situation dans d’autres pays où les garçons réussissent autant voire mieux que les filles (États-Unis, Allemagne, Suisse) contredisent l’argument d’un décrochage des garçons dû à la présence massive des femmes dans l’enseignement (Tondreau, 2014). Alors, pourquoi perpétuer cette idée sexiste? À force de dire aux garçons que l’école n’est pas faite pour eux, notamment parce qu’elle est composée majoritairement de modèles féminins, ils risquent fort de la quitter et de développer une pensée sexiste. On doit impérativement s’éloigner des idées visant à promouvoir un modèle de masculinité si l’on veut favoriser la réussite éducative de tous les jeunes.

Et les filles? Elles laissent la scène politique et les médias indifférents, alors qu’elles sont aussi touchées par le phénomène du décrochage scolaire et qu’elles sont beaucoup plus désavantagées dans leur parcours socioéconomique que les garçons. En effet, la vie des décrocheuses est davantage marquée par le rôle traditionnel tant sur le plan de la famille que sur celui du marché du travail : elles sont pour la plupart sans emploi ou occupent des emplois à prédominance féminine souvent dans le secteur des services qui sont moins bien rémunérés que les emplois occupés majoritairement par les hommes. Au Québec, la rémunération annuelle des femmes sans diplôme d’études secondaires est en moyenne de 21 845 $ et de 34 585 $ pour les hommes dans la même situation (ISQ, 2015).

La sous-scolarisation des filles contribue plus largement à la spirale du décrochage scolaire. Encore aujourd’hui, ce sont surtout les femmes qui sont les principales responsables d’accompagner les enfants dans leur cheminement scolaire et leurs apprentissages, ce qui implique notamment le soutien lors de la période des leçons et des devoirs.

Nous souhaitons que les partis s’éloignent des discours publics qui reconduisent des perceptions stéréotypées pour s’engager à mettre en place des mesures favorisant l’égalité entre les sexes en éducation et la réussite éducative de tous les jeunes du Québec.

Signataires :

Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCLD)

 Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

Relais femmes

Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Comité éducation du Conseil central Montréal métropolitain (CCMM-CSN)

 

Contacts :

Marie-Ève Carpentier, Responsable des communications au ROCLD

Tél: 514-660-3761

Adresse courriel : communication@rocld.org

 

Marie-Andrée Gauthier, Coordonatrice du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

Tél : (438) 874-1072

Adresse courriel : info@reseautablesfemmes.qc.ca

 

Familles à la course, une loi-cadre en conciliation famille-travail-études à la rescousse!

Cette lettre ouverte est proposée par la Coalition pour la conciliation famille-travail-études, composée des principales organisations syndicales québécoises et d’organisations féministes, communautaires et populaires.
Depuis une trentaine d’années, et plus particulièrement au cours de la dernière décennie, la réalité des familles québécoises a fortement évolué. Quotidiennement, elles ont le défi de concilier la famille, le travail et les études. Trop souvent, cette charge de conciliation repose uniquement sur les épaules des parents et, plus particulièrement, sur celles des femmes. Dans un récent sondage réalisé auprès de 3 006 parents québécois, 50 % d’entre eux mentionnaient se débrouiller par eux-mêmes plutôt que de se prévaloir des mesures offertes par leur employeur (sondage Léger réalisé pour le Réseau Québec Famille – févr. 2018). Un tel choix témoigne que la pression sociale encourage les parents à considérer la conciliation famille-travail-études comme étant une responsabilité strictement individuelle plutôt que collective. Nous croyons ainsi qu’une loi-cadre, qui aborderait tout autant le champ du travail et des études et qui s’appliquerait aux secteurs privé, public, parapublic et péripublic, permettrait d’atteindre cet objectif de conciliation et ce, sans appauvrir les familles.
Le monde du travail est en pleine mutation et nécessite chaque jour davantage de flexibilité, de disponibilité et de mobilité imposant ainsi une pression accrue sur les familles qui doivent user de créativité afin d’assurer une planification optimale de leur précieux temps. Dans une société où la majorité des adultes travaillent, et dans le contexte actuel de désengagement de l’État, notamment avec la fin de la tarification unique des services éducatifs à la petite enfance, on demande de plus en plus aux familles de contribuer à la prise en charge de responsabilités collectives. Alors que de nombreuses familles doivent par exemple prodiguer des soins à un proche parent, il n’est pas étonnant qu’elles soient à la course.
Cette conciliation n’est pas que l’affaire des familles ou des femmes ni une question individuelle à régler dans le privé. Celle-ci doit être abordée comme la recherche d’un équilibre entre les responsabilités, contraintes et besoins, non seulement professionnels et familiaux, mais aussi sociaux et personnels. C’est un enjeu de société majeur qui demande que l’on s’y intéresse collectivement. Les employeurs ont, eux aussi, un rôle important à jouer dans l’établissement d’un climat propice à la conciliation des différentes sphères de la vie. D’ailleurs, ils auraient tout intérêt, dans la conjoncture actuelle de plein emploi, à prendre ce virage.
Afin de venir en soutien aux familles, les partis politiques doivent s’engager à mettre en place une loi-cadre contenant de réelles mesures de conciliation famille-travail-études. Avec une telle loi, le gouvernement enverrait un message clair à l’effet que les familles sont au centre de notre économie et que c’est avec elles que nous bâtissons le Québec d’aujourd’hui et de demain!

La liste des membres de la CCFTÉ
● Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)
● Association des parents-étudiants de l’Université Laval (APÉTUL)
● Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS)
● Au bas de l’échelle
● Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
● Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
● Comité de soutien aux parents étudiants de l’UQAM (CSPE-UQAM)
● Confédération des syndicats nationaux (CSN)
● Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
● Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
● Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec
(FAFMRQ)
● Fédération des femmes du Québec (FFQ)
● Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
● Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)
● Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)
● Fédération québécoise des organismes communautaires Famille (FQOCF)
● Regroupement des aidantes et aidants naturels de Montréal (RAANM)
● Regroupement des aidants naturels du Québec (RANQ)
● Regroupement Naissance-Renaissance (RNR)
● Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec
● Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)
● Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

Site internet : https://ccfte.wordpress.com/
Contact : Annik Patriarca, Au bas de l’échelle, 514-270-7863 et cell 438-886-8668

Une augmentation à saveur amère

Montréal, le 19 juin 2018 – Le Regroupement des organismes de défense collective des droits (RODCD) accueille avec une certaine amertume l’augmentation des subventions accordées aux groupes en défense collective de droits soutenus par le Fonds d’aide à l’action communautaire autonome (FAACA). En effet, depuis quelques jours, divers groupes à travers le Québec ont commencé à recevoir, au compte-gouttes, des lettres les informant que leur financement à la mission sera augmenté de 12,7% pour l’année 2018-2019, et qu’ils recevront les années subséquentes une indexation de 1% jusqu’en 2023. Après plus de 10 ans à réclamer une augmentation de leur financement à la mission ainsi que l’indexation au coût de la vie, l’arrivée de ces sommes est accueillie de façon plutôt mitigée par les groupes en défense collective des droits. Ce 2,2 M$ d’argent neuf permettra sans doute aux groupes de prendre un peu d’oxygène. Toutefois, pour Louise Paré, porte-parole du Comité de coordination du RODCD, « c’est une goutte d’eau qui est loin de répondre à des besoins qui n’ont fait qu’augmenter aux cours des dernières années. Les organismes œuvrant en défense collective des droits revendiquent en effet une hausse de 40M$ de l’enveloppe qui leur est dédiée. »

De plus, le ministre a choisi de hausser le financement des groupes d’un pourcentage uniforme. Cette méthode favorise les groupes qui ont déjà un meilleur financement, et cristallise encore une fois les inégalités entre les groupes les moins et les mieux financés. Rappelons que les organismes en défense collective de droits se sont clairement opposés à plusieurs occasions à cette méthode de répartition. Pour le RODCD, il était impératif de soutenir davantage les groupes les moins bien financés. « Un organisme qui survit avec 30 000 $ par an, pour payer sa travailleuse, son loyer, les activités avec ses membres et l’ensemble des autres coûts, n’y arrive tout simplement pas. Avec 3810$ de plus par an, il aura à peine plus de marge de manœuvre, mais ne réussira toujours pas à remplir pleinement sa mission, il aurait dû recevoir plus. » s’insurge Mme Paré.

Par ailleurs, l’annonce d’une indexation de 1% par année représente une petite avancée pour les groupes en défense collective de droits. Mieux vaut ça que rien du tout! « Malheureusement, le ministre Blais ne semble pas savoir que la hausse des coûts de fonctionnement est souvent plus élevée que celle du coût de la vie. En plus, cette dernière varie chaque année. En plafonnant l’indexation à 1% pour les 5 prochaines années, le ministre continue d’appauvrir les groupes à petit feu… » s’exclame la porte-parole du RODCD.

Pour le RODCD et ses membres, le ministre François Blais a raté une belle occasion de corriger certaines iniquités historiques au niveau du financement. Il a plutôt choisi de ne pas tenir compte de l’expertise et de la volonté du milieu communautaire à rechercher des solutions mieux appropriées à la réalité et aux enjeux auxquels sont exposés les groupes au quotidien. Finalement, le RODCD tient à rappeler au ministre que les organismes qu’il représente ont pour mission de défendre les droits collectifs de la population, dont bénéficie la société dans son ensemble. Bien que souvent les groupes sont amenés à accompagner les individus dans des processus de défense de leurs droits individuels (notamment en raison d’un manque de ressources adéquates dans le réseau des services publics), il est primordial de maintenir les acquis de l’action collective, avec un financement et une reconnaissance adéquates, en accord avec la mission de base des organismes en défense collective des droits.

Dans ces circonstances, le RODCD ne peut qu’applaudir très modestement cette première hausse de financement accordée aux groupes de défense collective des droits depuis dix ans. Les groupes de défense collective des droits travaillent jour après jour avec les citoyenNEs afin de défendre, de faire reconnaître et d’appliquer des droits humains aussi fondamentaux que le droit au logement, à la sécurité financière, à l’environnement, les droits des femmes, des minorités de genre, des familles, des consommateurs, des ainéEs, des personnes en situation de handicap, de pauvreté, etc.

Le RODCD rassemble 21 regroupements nationaux, représente et défend les intérêts de près de 320 groupes en défense collective des droits partout au Québec. Il est reconnu par le gouvernement pour être son interlocuteur privilégié en la matière.

 

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Pour information : Robert Théoret, coordonnateur du RODCD

Téléphone : 514-715-0699

Courriel : rodcdcoordination@yahoo.ca

L’annonce de Monsieur Couillard et le féminisme de Monsieur Trudeau

Montréal, le 9 mars 2018. Au lendemain de la journée internationale des droits des femmes, les membres du G13 sont sceptiques quant aux annonces faites hier par le Premier ministre du Québec en tournée en France.

D’abord, le Premier ministre annonce qu’il proposera bientôt une loi-cadre sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette initiative fait suite à une demande de longue date de nos groupes et nous la saluons. Nous nous questionnons toutefois sur la nécessité de procéder à une telle annonce, aussi importante, en terre étrangère. D’ailleurs, quelle place sera accordée à la consultation si le gouvernement souhaite adopter la loi rapidement?

Par ailleurs, le premier ministre a déclaré que son gouvernement travaillera au développement d’un indice égalité. Cet indice est prévu dans la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes vers 2021, adoptée récemment par le gouvernement du Québec et grandement questionné par nos groupes. En effet, la création d’un indice d’égalité n’est pas suffisante; il faut plutôt parler d’indices afin de refléter les diverses réalités des femmes. Nous réaffirmons que, s’il peut être intéressant de disposer d’un tel indice, il ne saurait en rien remplacer l’utilisation systématique de l’analyse différenciée selon les sexes (ADS+) à chaque étape de la production des politiques publiques. Nous pensons qu’il vaudrait mieux s’atteler à respecter des engagements déjà pris dans les précédents plans d’action, plutôt que de pelleter vers l’avant des indices vides de sens. Rappelons que le Québec dispose de plans d’action en matière d’ADS+, dont l’application demeure malheureusement fantomatique.

Pendant ce temps, ailleurs au pays, soulignons les efforts consentis pour intégrer l’analyse différenciée selon les sexes (nommée ACS+ ailleurs au Canada) dans le budget fédéral. La volonté d’enchâsser cet exercice dans une loi permet d’espérer des changements systémiques. Il serait intéressant également que la fiscalité soit passée à la loupe. Nous avons espoir que cet outil pourra corriger les inégalités, notamment salariales, que les femmes vivent de leur entrée sur le marché du travail jusqu’à leur retraite. Nous le réclamons depuis longtemps et espérons que cela pavera la voie pour le gouvernement du Québec qui résiste à réaliser une telle analyse malgré le fait qu’il s’y soit engagé dans sa politique en égalité il y a déjà plus de 10 ans. Force est de constater une autre contradiction entre nos paliers de gouvernements.

Insistons sur le fait que la création d’un ministère entièrement dédié à la condition féminine par le gouvernement Trudeau est une revendication historique des groupes de femmes. Ainsi, un budget serait spécifiquement alloué aux questions liées à l’autre moitié de la population. Or, les sommes annoncées ne permettront pas de compter sur de grandes avancées. 100 millions $ sur 5 ans, c’est bien peu pour remédier aux inégalités structurelles.

Ainsi, nous aurons l’occasion de continuer de célébrer les avancées pour les femmes, car l’égalité est encore loin d’être atteinte pour toutes les femmes.

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Source et info

Sylvie Lévesque

Directrice générale
FAFMRQ, (514) 710-6661

Qui sommes-nous?

Le Groupe des 13 est une table de concertation de près de 20 groupes et regroupements provinciaux féministes.

Les membres du Groupe des 13

  • Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
  • Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)
  • Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF)
  • Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
  • Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
  • Fédération des femmes du Québec (FFQ)
  • Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF)
  • Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN)
  • Femmes autochtones au Québec (FAQ)
  • L’R des centres de femmes du Québec
  • Réseau d’action des femmes handicapées (DAWN-RAFH) Canada
  • Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ)
  • Regroupement Naissance-Renaissance
  • Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC)
  • Regroupement québécois des CALACS (centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)
  • Relais-femmes
  • Réseau d’action pour la santé des femmes
  • Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) –  Femmes de la diversité sexuelle
  • Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

L’égalité des droits des femmes au cœur de l’Assemblée nationale

Dans le cadre du mandat d’initiative sur la place des femmes en politique initiée par la Commission des relations avec les citoyens, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes a déposé un mémoire incluant des recommandations à mettre en place le plus rapidement possible.

Pour accéder à notre mémoire, Memoire_RTRGFQ_placedesfemmes.

Le présent mémoire est le fruit d’une réflexion collective faite par le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) en collaboration avec plusieurs tables de groupes de femmes membres de ce réseau.

En premier lieu, le RTRGFQ fera un portait des femmes à l’Assemblée nationale en faisant ressortir des données régionales quant à la représentativité des femmes au sein des éluEs. Si les statistiques parlent d’elles-mêmes pour l’Assemblée nationale, elles sont encore plus troublantes en ce qui a trait à la présence des femmes députées dans les régions, étant parfois complètement absentes. Ce portrait résume bien la préoccupation du RTRGFQ et donne du crédit à ce mémoire sur l’importance d’avoir une meilleure représentation des femmes en politique.

Par la suite, le RTRGFQ se penchera sur les obstacles qui freinent la pleine participation des femmes en politique. Plusieurs études effectuées au cours des dernières années par les tables de groupes de femmes ont permis d’identifier diverses causes ayant un degré d’impact différent pour les femmes. Nous en ferons l’énumération dans cette section. Une attention particulière sera portée au traitement médiatique octroyé aux femmes candidates ou élues.

Une section importante du mémoire sera consacrée à la proposition de différentes avenues pour soutenir les femmes à faire le saut en politique. Nous commencerons par présenter les mesures qui ont déjà fait leurs preuves par le passé, mesures par lesquelles les tables de groupes de femmes ont développé une expertise. Nous poursuivrons en faisant un éventail des mesures qui nous semblent les plus porteuses pour l’atteinte de l’égalité à l’Assemblée nationale.

Le RTRGFQ est d’avis que des changements systémiques se font sur plusieurs années, voire des décennies. Ainsi, nous soutiendrons dans nos recommandations pour les mesures les plus pertinentes, la nécessité de miser sur des programmes qui permettent le déploiement de mesures récurrentes et ce, tant pour maintenir l’expertise des tables régionales de groupes de femmes et du RTRGFQ que pour venir en appui aux femmes qui veulent se porter candidates et aux femmes élues. Nous exprimerons également notre souhait de voir le Directeur général des élections du Québec se pencher sur le mode de scrutin actuel et sur des mesures incitatives pour favoriser la participation des femmes en politique.

En conclusion, nous réitérerons notre volonté à travailler avec tous ceux et celles qui ont à coeur l’égalité à l’Assemblée nationale.

Pour visionner notre passage en consultation particulière, http://m.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-74783.html 

Élections municipales 2017 : une marche à pas de tortue vers des candidatures paritaires et diversifiées

 Communiqué – Pour diffusion immédiate

 Longueuil, 16 octobre 2017 – En cette période électorale, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec et la Fédération des femmes du Québec (FFQ) soulignent la lenteur de la progression vers la parité et la diversification de la classe politique.

Avant le déclenchement des élections, seulement 17 % des municipalités étaient dirigées par une mairesse et les femmes (128) n’occupaient que 32 % des postes comme conseillères municipales. « Chaque élection, depuis 2005, ne nous fait gagner que 2% de plus de femmes candidates, tant globalement que pour les postes de conseillères et de mairesses. À ce rythme, cela nécessitera encore deux générations avant de voir les municipalités québécoises gouvernées autant par des femmes que par des hommes » souligne Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec.

Selon les données du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT), l’on ne que verra 19.8% de femmes briguer les postes de mairesses et 33.3% de conseillères, pour un portrait global de 31,3% de candidates à travers le Québec. L’on peut déjà prédire que la parité ne sera pas atteinte.

En plus d’être très lente, la progression est très variable d’une région à l’autre. Ainsi, les bulletins de vote du Centre-du-Québec ne compteront que 26,2% de candidates et dans trois autres régions ils n’atteindront même pas 30%. Plus spécifiquement au niveau des postes de mairesses la situation est aussi très variable selon les régions, puisque seulement 2 régions dépassent un maigre 25% de candidates (28,6% pour Laval et 27,4% pour les Laurentides).

Alors qu’à Montréal, des partis se félicitent d’atteindre 19% et 23% de candidatures de « minorités visibles » cela demeure bien en dessous de la réalité démographique. Les données officielles sur les candidatures de personnes racisées ne sont pas disponibles, mais l’existence-même du racisme systémique au Québec et l’absence de démarches prises pour contrer le manque de diversité aux élections précédentes laissent présumer que nous serons aussi déçues pour ce qui est de cet aspect des élections. La société québécoise ne peut plus être gouvernée sans égard à la composition de sa population. “La FFQ s’est déjà prononcée pour l’instauration de mesures permettant d’atteindre la représentation paritaire et d’améliorer la représentation des personnes racisées à l’Assemblée nationale. De tels instruments sont une nécessité également au palier municipal. La diversification de la classe politique ne se réalisera pas par la pensée magique.” ajoute Valérie Gilker Létourneau, vice-présidente aux régions à la FFQ.

C’est ainsi que ces deux organismes féministes de défense collective des droits des femmes se questionnent. Au-delà des chiffres, les résultats aux élections municipales 2017 refléteront-ils la société québécoise actuelle? Comment ces gouvernements, que l’on dit “de proximité”, peuvent-ils prétendre à ce titre si toutes les femmes ne s’y reconnaissent pas? Bref, au-regard des candidatures annoncées, il est légitime de se questionner sur les mesures prises socialement pour qu’il y ait un reflet de la diversité et une présence accrue des femmes en politique, et ce, dans toutes les régions.

Le Réseau des Tables régionales de groupe de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes, il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

La Fédération des femmes du Québec est une organisation féministe autonome qui travaille à la transformation et à l’élimination des rapports sociaux de sexe et des rapports de domination dans toutes les sphères de la vie, en vue de favoriser le développement de la pleine autonomie de toutes les femmes et la reconnaissance véritable de l’ensemble de leur contribution à la société.

Contacts :

Marie-Andrée Gauthier, coordonnatriceinfo@reseautablesfemmes.qc.ca

Cellulaire : 438-874-1072

info@ffq.qc.ca

514-876-0166 (poste 1502)

Erratum – Parcours de la candidate, édition 2017

De malencontreuses erreurs se sont glissées dans l’édition 2017 du Parcours de la candidate.

Il aurait fallu lire, tel que prévu par la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités :

· Résider de façon continue ou non sur le territoire de ma municipalité depuis au moins les 12 derniers mois, le 1er septembre de l’année de l’élection. (Page 19)

· Remettre la liste des personnes qui vous auront fait une contribution supérieure à 50 $. (Pages 21-40-43)

· La LERM prévoit le remboursement de 70 % de vos dépenses. (Pages 21- 23)

Nous sommes désolées des inconvénients que cela a pu vous causer!

Pour avoir accès à la version corrigée, cliquez ici.

Stratégie d’égalité entre les femmes et les hommes : peu de moyens concrets!

 

Stratégie d’égalité entre les femmes et les hommes : peu de moyens concrets!

Montréal, le 29 juin 2017­Les membres du G13, une table de concertation de plus de 20 groupes et regroupements provinciaux féministes œuvrant pour les droits et l’égalité de toutes les femmes, réservent un accueil plutôt mitigé à la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes dévoilée aujourd’hui par la ministre responsable de la Condition féminine, Mme Lise Thériault. En effet, l’approche de financement par projets proposée dans la stratégie pour reconnaître et consolider l’expertise des groupes de femmes ne garantira pas leur pérennité à long terme. Depuis quelques années, nous sommes confrontés à une diminution du soutien du travail de recherche, de défense des droits et de promotion de l’égalité. De plus, le changement du financement des groupes autonomes de femmes a un impact sur les choix démocratiques et autonomes des organisations.

Avec les politiques de financement actuelles, on favorise davantage le changement des femmes elles-mêmes que le changement de la société. Selon, la ministre Rita de Santis, responsable de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques, « la femme doit assurer son propre bonheur ». Ainsi, l’augmentation de 10,000 $ pour financer les tables régionales des groupes de femmes nous apparaît nettement insuffisante. Il faudra s’assurer que les nouvelles sommes profitent véritablement aux groupes sur le terrain qui, par leur approche globale, apportent un soutien direct aux femmes dans toutes les régions du Québec.

La stratégie cible des groupes de femmes en situation de vulnérabilité, comme les femmes immigrantes ou les femmes handicapées. Toutefois, nous déplorons le peu de mesures spécifiques à leur égard.

Nous tenons toutefois à saluer les principes directeurs qui visent à parvenir à une véritable égalité de fait, et ce dans toutes les sphères de la société. Malheureusement, nous demeurons préoccupées et déçues du peu de mesures qui visent les changements structurels.

Nous saluons la réintroduction des cours en matière d’éducation à la sexualité qui a été longuement revendiquée par les groupes de femmes.

En ce qui concerne la création d’un nouvel « indice québécois de l’égalité » complémentaire à l’analyse différenciée selon les sexes (ADS), il ne doit pas se limiter à des données statistiques, mais tenir compte des impacts des programmes et des mesures sur les difficultés que rencontrent les femmes.

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Source et info : Sylvie Lévesque, 514 710-6661

Les regroupements membres du groupe des 13

  • Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
  • La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)
  • Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF)
  • Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
  • Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
  • Fédération des femmes du Québec (FFQ)
  • Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF)
  • Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN)
  • Femmes autochtones au Québec (FAQ)
  • L’R des centres de femmes du Québec
  • Réseau d’action des femmes handicapées (DAWN-RAFH) Canada
  • Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ)
  • Regroupement Naissance-Renaissance
  • Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC)
  • Regroupement québécois des CALACS (centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)
  • Relais-femmes
  • Réseau d’action pour la santé des femmes
  • Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) – Quebec Lesbian Network
  • Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

Stratégie gouvernementale : l’égalité pour toutes les femmes sera-t-elle atteinte en 2021?

Longueuil, 29 juin 2017 – Les Tables régionales de groupes de femmes du Québec et leur Réseau saluent le dévoilement de la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes, après deux ans d’absence de plan d’action en matière d’égalité pour les femmes au Québec. Une telle stratégie est importante, car il s’agit des orientations gouvernementales permettant de définir l’égalité pour les femmes au Québec.

L’annonce d’un projet de loi-cadre visant l’égalité de fait semble être une volonté de reconnaître que l’égalité entre les femmes et les hommes doit être une priorité au-delà du gouvernement en place. Il est souhaité que l’expertise des groupes de femmes soit reconnue comme incontournable au moment où se tiendront les consultations et qu’éventuellement cette expertise soit financièrement appuyée.

Femmes au cœur des régions

Pour que cette Stratégie puisse se concrétiser, il est essentiel que les actions soient ancrées dans toutes les régions du Québec. D’entrée de jeu, le principe directeur visant à régionaliser la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes est intéressant, mais comment concrètement le gouvernement s’enrichira-t-il des connaissances et des analyses auxquelles contribuent les femmes qui vivent dans les différentes régions? « Bien que les Tables régionales de groupes de femmes soient nommées comme partenaires pour déployer la Stratégie dans toutes les régions, nous attendons les moyens concrets pour mettre en œuvre les volontés gouvernementales. Il faut tout de même souligner que notre expertise a pu se construire grâce à notre autonomie. »  souligne Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec.

Analyse différenciée selon les sexes (ADS)

« Bien que le gouvernement désire inclure une diversité de partenaires pour l’atteinte de l’égalité pour les femmes, il doit s’appuyer d’abord et avant tout sur le mouvement féministe du Québec, et sur l’expertise des groupes de femmes. » poursuit la porte-parole du Réseau des Tables.

Le Réseau des Tables régionales de groupe de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes, il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

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Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice info@reseautablesfemmes.qc.ca Cellulaire : 438-874-1072