Réforme de scrutin : Si le gouvernement impose un référendum, qu’il le fasse en 2021

Montréal, le 20 janvier 2020 – À la veille des consultations devant la commission parlementaire sur le projet de loi 39 établissant un nouveau mode de scrutin, la Coalition pour la réforme électorale maintenant ! invite le gouvernement et les partis à la coopération afin de bonifier significativement le projet de loi qui est sur la table. La Coalition souhaite aussi clarifier sa position à l’égard du référendum dont les dispositions sont détaillées dans les amendements déposés par la ministre de la justice Sonia LeBel, le 5 décembre dernier.
Pour Marie-Andrée Gauthier, co-porte-parole de la Coalition et Coordonnatrice générale du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec, « nous sommes très heureuses de constater que le gouvernement maintient le cap sur la réforme du mode de scrutin. Il a déposé un projet de loi dans les délais et a établi une commission parlementaire devant laquelle plus d’une trentaine de groupes et d’experts ont été invités à présenter des mémoires. Maintenant, il va falloir que tout cela débouche sur une vraie réforme du mode de scrutin qui va avoir un impact réel sur notre système démocratique. Or, il est clair que le projet de loi qui est sur la table n’est pas satisfaisant et doit être profondément bonifié. Nous avons toutes et tous fait nos devoirs pour amener des propositions très concrètes en commission sur bon nombre de points, comme des mesures structurelles pour une représentation paritaire, diversifiée et équitable pour les régions. C’est maintenant aux partis et au gouvernement d’être à l’écoute et d’agir en concertation de manière à apporter les corrections qui s’imposent pour aboutir à un système électoral juste et équitable ».

Par ailleurs, nous tenons à réitérer que nous considérons que le gouvernement a les moyens et la légitimité nécessaires pour mener à bien cette réforme sans imposer de référendum. Il dispose d’une confortable majorité parlementaire avec l’appui des deux partis d’opposition signataires de l’entente transpartisane de 2018. Cependant, s’il continue à vouloir imposer une consultation référendaire sur la question, le premier ministre doit alors assumer ses responsabilités et surtout faire les choses correctement.

« François Legault s’est clairement engagé par le passé à adopter un nouveau mode de scrutin avant les élections de 2022, a rappelé le président de la CSN et co-porte-parole de la coalition, Jacques Létourneau. Pour nous, il est clair que les députés de l’Assemblée nationale ont toute la légitimité nécessaire pour adopter cette réforme sans avoir à passer par la voie référendaire. Si le gouvernement tient absolument à soumettre la question à la population, qu’il s’engage à appuyer activement sa réforme, en s’engageant clairement dans le camp du OUI, et qu’il tienne un référendum avant la prochaine campagne électorale afin que nous puissions avoir un débat franc et éclairé sur la question. La réforme du mode de scrutin est un enjeu beaucoup trop important pour être abandonné aux aléas partisans d’une campagne électorale. »

La Coalition pour la réforme électorale maintenant ! a pour objectifs de promouvoir un vaste mouvement populaire en faveur de la réforme électorale partout au Québec, d’informer et de sensibiliser largement la population aux enjeux de cette réforme et d’amener le gouvernement à tenir ses promesses et de renforcer la démocratie au Québec. La Coalition regroupe plus de soixante-dix organismes et réseaux issus de tous les secteurs de la société civile répartis sur l’ensemble du territoire québécois, qui représentent plus de 2,1 million de membres actifs dans plus de 12 000 organisations.

-30-

SOURCE : Coalition pour la réforme électorale maintenant !

CONTACT : 
Julie Sion, responsable des communications, MDN
514 360-1998 / julie.sion@democratie-nouvelle.qc.ca

Plan d’action gouvernemental en matière d’action communautaire : le Réseau présente son mémoire

Le 6 décembre dernier, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec a déposé son mémoire dans le cadre de la consultation sur le futur Plan d’action gouvernemental en matière d’action communautaire (PAGAC).

Le mémoire, intitulé L’atteinte de l’égalité pour toutes les femmes passe par un financement adéquat, une reconnaissance et une valorisation de l’action communautaire autonome pratiquée par les groupes de femmes au Québec présente l’analyse et les recommandations en ce qui a trait aux principaux thèmes de la consultation.

Le mémoire appuie l’ensemble des recommandations formulées par le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) dont le Réseau est membre et présente également une revendication prioritaire concernant l’intégration de l’analyse différenciée sur les sexes intersectionnelle (ADS+) dans le PAGAC. La voici :

Considérant que ce sont majoritairement des femmes qui travaillent dans le milieu communautaire, que le sous-financement des organismes engendre des iniquités salariales et la précarité, que la pauvreté a un sexe au Québec, un outil est nécessaire pour l’actualisation de nos pratiques et afin de tendre vers une société égalitaire. Depuis 1995, le gouvernement du Québec s’est engagé à intégrer l’analyse différenciée selon les sexes intersectionelle (ADS+) de manière transversale.

Que le gouvernement intègre l’analyse différenciée selon les sexes intersectionnelle (ADS+) dans le PAGAC dans l’objectif de considérer les spécificités des travailleusesdes organismes d’action communautaire autonome (OACA) et des personnes qui les fréquentent, soit majoritairement des femmes. Nous nous attendons à ce que les actions et les budgets qui découlent de ce plan d’action soient conséquents, donc qu’une ADS+ aient également été effectuée à l’égard de ces deux objets. Nous tenons à mentionner que les groupes de femmes sont les expertes de cet enjeu. Notre participation à un comité consultatif serait donc attendue.

Vous pouvez télécharger le mémoire en cliquant ici

Lettre aux ministres : Demande d’enquête spéciale sur le suicide de Madame M au centre de détention Leclerc, logique de criminalisation et d’incarcération des femmes

Montréal le 4 décembre 2019

À l’attention de : Mme Geneviève Guilbeault, Ministre de la Sécurité Publique, Mme Sonia Lebel, Ministre de la Justice, Mme Isabelle Charest, Ministre de la condition féminine, M David Lametti, Ministre de la Justice, Mme Myriam Monsef, Ministre des femmes et de l’égalité des genres

 

Madame la Ministre,

Monsieur le Ministre,

 

En cette période des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes, il nous semble important de parler de celles qui ne sont pas encore crues, celles qui doivent encore faire un travail de survie sans soutien ni reconnaissance de l’État québécois et canadien.

Le 5 novembre à la prison Leclerc, une femme a mis fin à ses jours. C’est le quatrième suicide qui survient dans cette prison pour femmes en l’espace de deux ans. Au moins dix tentatives ont également eu lieu dans la même période.

En tant que féministes, nous constatons que les prisons sont des lieux de reproduction de la violence étatique et institutionnelle, où les femmes sont davantage vulnérables. Nous croyons que le système carcéral, et spécifiquement la prison Leclerc, est un facteur aggravant ayant poussé Madame M à mettre fin à son combat de la façon dont elle l’a fait. Les conditions de son incarcération concluent la funeste épopée d’injustices qu’elle a vécue : l’acharnement des États canadien et états-uniens dans la non-reconnaissance des violences post-séparation de son ex-conjoint violent ainsi que la persécution qu’elle a vécue sur une période de 9 ans de notre système de justice, et enfin la négligence de l’administration québécoise.

“Madame M” était une mère de famille de trois enfants, originaire du Québec, établie aux États-Unis. Elle s’est enfuie avec ses enfants pour retourner au Canada en 2010 pour les protéger de leur père violent. Dix jours après le jugement d’extradition définitif de la Cour Suprême, elle est retrouvée morte dans sa cellule de la prison Leclerc. Loin d’être une séquence vécue sur quelques semaines seulement, Madame M a vécu pendant plus de 9 ans différentes formes de violences étatiques : la non-reconnaissance de celle vécue dans sa relation conjugale ; l’acharnement des gouvernements des Etats-Unis et du Canada pour la punir ; et, finalement, l’internement dans une prison que même le gouvernement fédéral refused’utiliser à cause de sa désuétude. Le personnel formé à la prévention du suicide n’a-t-il pas vu ses poignets cicatrisés lorsqu’elle a été incarcérée ?

Soyons clair.es, c’est en tant que femme dans une société patriarcale que Madame M a enduré une double violence : la violence conjugale et la violence institutionnelle qui la menaçait d’un procès pour “enlèvement” alors qu’elle cherchait à protéger ses enfants, à défaut d’être protégée par les pouvoirs publics.

Malheureusement, l’histoire de Madame M. n’est pas unique. Les femmes ayant vécu des violences interpersonnelles affirment que le système pénal ne protège pas les personnes marginalisées victimes de relations violentes. Le système carcéral lui-même est une forme de violence dans leur vie, qui reproduit la violence sans se préoccuper de leur réalité.  C’est pourquoi aujourd’hui nous exigeons que vous, la Ministre de la Sécurité du Québec, conduise une enquête spéciale sur les conditions de détention des femmes à la prison Leclerc.

 

Veuillez agréer, madame la Ministre, l’expression de nos salutations respectueuses,

 

Gabrielle Bouchard & Gaëlle Fedida

Pour le G13

 

Organisations membres du G13

Formé dès 1986, le G13 est une table de concertation de 20 groupes et regroupements provinciaux de groupes féministes. Il sert de porte-voix pour l’ensemble des réalités diverses que nos groupes représentent : des femmes autochtones, racisées, en situation de handicap, de la diversité sexuelle; des maisons d’hébergement à l’employabilité, des tables de groupes de femmes aux centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, des centres de femmes à la santé sexuelle et reproductive, des organismes de soutien aux familles monoparentales et recomposées, de la défense de droits à la prestation de services, du milieu de vie à l’éducation populaire. Nous représentons plusieurs centaines de groupes et des dizaines de milliers de femmes, souvent parmi les plus vulnérables et marginalisées.

 

Action santé femmes

Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale

Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine

Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle

Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail

DAWN-RAFH Canada

Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec

Fédération des femmes du Québec

Fédération des maisons d’hébergement pour femmes

Fédération du Québec pour le planning des naissances

Femmes Autochtones du Québec

L’R des centres de femmes du Québec

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Regroupement Naissance-Respectées

Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel

Relais-femmes

Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec

Réseau des lesbiennes du Québec– Femmes de la diversité sexuelle

Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec

Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes

Projet de loi sur l’assurance parentale : des avancées !

Montréal, le 28 novembre 2019 – La Coalition pour la conciliation famille-travail-études accueille favorablement le dépôt du projet de Loi 51 — Loi visant principalement à améliorer la flexibilité du régime d’assurance parentale afin de favoriser la conciliation famille-travail

Selon Gabrielle Pitre, porte-parole de la Coalition : « le ministre du Travail, M. Jean Boulet, a ouvert un dialogue significatif visant à modifier plusieurs mesures du Régime au bénéfice des familles québécoises. Soulignons notamment la bonification des semaines de prestations pour les parents adoptants et dans le cas de grossesses ou d’adoptions multiples. L’allongement des périodes où il sera possible de bénéficier des prestations de maternité et parentales ajoute à la flexibilité du régime. »

La prolongation de la période de prestations de deux semaines dans le cas d’un décès périnatal est un point positif. Toutefois, la Coalition estime qu’un parent qui n’est pas en cours de prestations devrait également pouvoir s’en prévaloir, ajoutant un baume de dignité. L’incitatif, pour les pères, de prendre davantage de semaines de prestations, pourrait encourager un meilleur partage des responsabilités parentales.

La Coalition aurait souhaité que le projet de loi soit plus explicite quant aux augmentations des exemptions relatives au revenu de travail en cours de prestation ainsi que sur la manière d’établir le calcul du revenu hebdomadaire moyen servant à déterminer la prestation.

La Coalition compte participer aux consultations et amènera d’autres propositions pour bonifier le Régime.

La Coalition pour la conciliation famille-travail-études représente près de deux millions de femmes et d’hommes au Québec. Elle est composée des principales organisations syndicales québécoises et des organisations féministes, communautaires et populaires œuvrant à l’amélioration des conditions de travail et de vie des travailleuses et travailleurs, des parents-étudiants ainsi que des proches aidantes et aidants.

– 30 –

Pour information
Myrna Karamanoukian pour la Coalition
514 572-5454

Ouverture de poste – COORDONNATRICE RESPONSABLE DE LA VIE ASSOCIATIVE ET DE LA MOBILISATION

Offre d’emploi

 COORDONNATRICE RESPONSABLE DE LA VIE ASSOCIATIVE ET DE LA MOBILISATION

 Le Réseau des Tables est issu de la volonté des Tables régionales de groupes de femmes d’agir en concertation. Tout en étant une structure souple et respectueuse de l’autonomie de chaque table régionale, le Réseau permet l’échange d’expertises et d’analyses féministes, favorise les prises de position politique et soutient l’action collective de ses membres en faveur de l’égalité pour toutes les femmes. Implanté dans toutes les régions du Québec, le Réseau regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes qui représentent plus de 400 groupes et 150 membres individuelles.

RÔLE

Sous la responsabilité de la coordonnatrice générale, la coordonnatrice responsable de la vie associative et de la mobilisation s’assure de la mise en œuvre du projet Renforcement des capacités, financé par Condition féminine Canada, intitulé Un réseau fort de ses Tables : Renforcer notre réseau pour qu’il agisse mieux. Elle en définit un plan d’action, en étroite collaboration avec la coordonnatrice générale et le comité de suivi du projet. Plusieurs comités de travail relèvent de ses fonctions. Elle s’assure de la mobilisation des tables régionales dans différents dossiers importants pour l’organisation.

FONCTIONS ET TÂCHES

  • Assurer la mise en œuvre du projet
  • Préparer et animer les rencontres du comité de suivi du projet
  • Soutenir les réflexions et la définition des diverses composantes du projet
  • Effectuer la liaison avec les membres
  • Accompagner les membres du regroupement selon les besoins
  • Participer et contribuer à l’organisation des assemblées générales régulières et annuelle
  • Élaborer des stratégies d’action et de mobilisation avec les membres du regroupement
  • Représenter l’organisme auprès des partenaires ou coalitions
  • Participer à la rédaction de rapports, de redditions de comptes et de demandes financières
  • Utiliser les moyens nécessaires pour faire circuler l’information parmi les membres
  • Assumer l’organisation des réunions de ses comités de travail : élaborer des propositions d’ordre du jour, convoquer les réunions, s’occuper de la logistique, préparer l’animation et les outils s’y rattachant, rédiger les procès-verbaux et comptes rendus, assurer les suivis
  • Documenter les réalités de la condition féminine et produire des documents au besoin, tel que des outils d’éducation populaire autonome féministe
  • Préparer des analyses, dégager des enjeux et des stratégies dans le but de favoriser la prise de décision

En plus d’obtenir une expérience unique et enrichissante, la coordonnatrice responsable de la vie associative et de la mobilisation aura l’occasion d’approfondir ses connaissances sur le mouvement des femmes et de participer à la gestion féministe de l’organisme. De plus, elle pourra développer ses capacités d’analyses et de réflexions critiques, tout en contribuant à l’action collective en défense des droits des femmes.

Qualifications requises : Formation en sciences sociales en lien avec l’emploi ou toute combinaison de formation et d’expérience pertinente sera examinée.

Expériences : un minimum de 2 ans d’expérience en lien avec la description des fonctions et des tâches.

Connaissances : Mouvement des femmes et communautaire, enjeux condition féminine, technologies et réseaux sociaux.

Qualités personnelles : Autonomie, polyvalence, faire preuve de confidentialité, avoir de bonnes aptitudes pour les relations personnelles, savoir travailler en situation de stress, avoir une bonne capacité d’adaptation, être capable de travailler en équipe, gérer plus d’un dossier à la fois, être capable de déterminer ses priorités.

Conditions :

  • L’entrée en poste est prévue à la fin octobre 2019, date à déterminer.
  • Salaire et avantages sociaux : entre 25.40$ et 28.59$, selon notre politique salariale. Assurances collectives et régime de retraite après la période de probation.
  • Poste à temps plein : 35h/ semaine. Contrat d’octobre 2019 à mars 2023.
  • Ce poste est envisageable en travail à distance ; c’est pourquoi il est ouvert aux femmes de toutes les régions du Québec.
  • Pouvoir se déplacer fréquemment sur le territoire du Québec.

Faire parvenir votre curriculum vitae accompagné d’une lettre de motivation expliquant votre intérêt à travailler au sein d’un organisme féministe au plus tard le 4 octobre 2019 à l’adresse courriel suivante : info@reseautablesfemmes.qc.ca. Prière d’indiquer OFFRE D’EMPLOI dans l’objet du courriel.

Les entrevues auront lieu le 15 octobre 2019, en personne ou par visioconférence selon votre situation géographique. Seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées.

Nous encourageons fortement les femmes vivant à la croisée d’une ou plusieurs situations d’oppression à postuler. À compétences égales, leurs candidatures seront privilégiées.

RTRGFQ Description de tâches de la coordonnatrice_mobilisation_vie_assoc

 

Solidarité et égalité au cœur du droit de la famille

Dans le cadre des consultations publiques sur la réforme du droit de la famille, Relais-Femmes, le CIAFT et le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec ont déposé conjointement il y a quelques jours, à la ministre de la justice du Québec, un mémoire intitulé «Solidarité et égalité au cœur du droit de la famille.»

Neuf recommandations ont été faites, lesquelles visent à prendre en compte les impacts différenciées de la réforme sur les hommes et toutes les femmes.

Parmi celles-ci, on note les recommandations suivantes:

1) que le Comité chargé des consultations publiques intègre une ADS+ et qu’il fasse appel au Secrétariat à la condition féminine afin de présenter un projet de réforme qui tienne compte des réalités différenciées entre toutes les femmes et les hommes;

2) qu’il ne retienne pas la possibilité d’opting-out pour les couples mariés;

3) qu’il maintienne les protections actuelles du mariage et de l’union civile.

Pour lire l’entièreté de notre mémoire: Mémoire Solidarité et égalité au coeur du droit de la famille (2019)

Le MASSE s’invite au bureau du ministre Duclos

COMMUNIQUÉ – Pour diffusion immédiate

 Québec, le jeudi 23 mai 2019 – Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) dépose aujourd’hui, au bureau du ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, près de trois milles signatures de sa pétition revendiquant un régime d’assurance emploi juste et universel qui ne discrimine pas les femmes, dans le cadre de sa campagne De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat!

 

« L’assurance emploi, telle qu’elle existe actuellement, est sexiste parce qu’elle échoue à prendre en considération des réalités qui diffèrent selon les sexes » explique Kim Bouchard, travailleuse pour le Mouvement action chômage de Montréal. « Les travailleuses occupent davantage d’emplois à temps-partiel et sous-rémunérés et pour ces raisons, elles sont plus souvent inadmissibles aux prestations, en reçoivent moins longtemps ou encore, leur indemnité est moindre que celle des travailleurs ». Quant aux femmes perdant leur travail durant leur congé de maternité et de parentalité ou peu de temps après la fin de celui-ci, elles ne peuvent se prévaloir des prestations d’assurance-emploi pour  lesquelles elles ont pourtant cotisé.

 

La campagne De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat! cherche également à mettre en lumière la reproduction des inégalités du marché du travail dans le régime d’assurance emploi : « En amont, nous devons relever les enjeux reliés à l’autonomie économique des femmes. Les stéréotypes sexistes persistent encore, ne leur permettant pas aussi facilement d’accéder aux mêmes emplois que les hommes et un bassin d’opportunités moins diversifié et rémunéré », ajoute Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec.

 

Malheureusement, le ministre Duclos était absent de ses bureaux pour accueillir la pétition. Les groupes de défense des droits de la campagne réitère leur désir de s’entretenir avec celui responsable du programme d’assurance-emploi. « La pauvreté ne devrait pas dépendre de la conséquence des politiques publiques mal adaptées. » renchérit Mme Bouchard.

 

Pour le MASSE, le dépôt de ces signatures marque un tournant important de sa campagne de mobilisation et constitue une promesse que ses revendications continueront d’être portées devant les différentes instances, et ce, jusque dans la campagne électorale fédérale.

 

Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) rassemble 13 groupes de défense des droits et constitue le plus important regroupement de chômeurs et chômeuses au Québec. La campagne « De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat! » se poursuivra jusqu’au printemps 2019.

– 30 –

Pour information et entrevues :

Marie-Andrée Gauthier – 438-874-1072

À quand le plan d’action en santé et bien-être des femmes?

Le 13 juin 2017 avait lieu une consultation ciblée du Ministère de la Santé et des services sociaux en vue d’un troisième plan d’action en matière de santé et bien-être des femmes à laquelle plusieurs regroupements féministes étaient invités. Depuis, aucune nouvelle quant au dévoilement dudit plan d’action. Nous sommes particulièrement préoccupées par les délais accusés.

Soulignons que le premier plan d’action en matière de santé et bien-être des hommes a pour sa part été dévoilé le 22 août 2017. Ainsi, depuis 2015, il n’existe plus d’actions gouvernementales spécifiques en matière de santé et bien-être des femmes. Pendant que les Centres intégrés de santé et de services sociaux sont en train de s’organiser pour améliorer les conditions de vie et de santé des hommes, nous avons de la difficulté à saisir comment la moitié de la population québécoise a pu être laissée en plan. D’autant plus, que le réseau de la santé et des services sociaux a déjà été actif dans le passé dans chacune des régions concernant la santé des femmes.

De manière précise, voici quelques-unes des demandes émises lors de ces consultations. Nous croyons qu’il doit y avoir une personne responsable du futur plan d’action en santé et bien-être des femmes dans chacun des CISSS. Il est primordial que son mandat soit clair afin que la personne désignée soit en mesure de s’approprier ses tâches. Nous suggérons que des plans d’actions régionaux s’établissent en ayant comme principe la concertation des acteurs et actrices concernées.

De plus, chacun de ses plans d’actions régionaux devraient bénéficier d’une enveloppe budgétaire récurrente et inhérente aux besoins à combler, à dépenser dans un certain délai. Nous croyons que l’instauration d’un mécanisme formel permettra de réelles avancées en matière de santé et bien-être des femmes dans toutes les régions du Québec. Sachez que les 17 Tables régionales de groupes de femmes du Québec sont mobilisées et prêtes à jouer un rôle actif dans ce dossier.

Madame la ministre, quand procéderez-vous au dévoilement du troisième plan d’action en matière de santé et bien-être des femmes?

Et les femmes dans tout ça?

Communiqué de presse – Pour diffusion immédiate

Et les femmes dans tout ça?

Longueuil, 19 septembre 2018 – Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) a un souhait très cher dans le cadre de ces élections électorales au Québec : qu’elles tiennent compte des spécificités des femmes des 17 régions administratives du Québec!

Précisément, soulignons qu’une caractéristique commune est la féminisation de la pauvreté. Nous croyons que pour éviter l’entrée dans la pauvreté et pour en favoriser la sortie, il faut des mesures. Force est de constater que cet enjeu n’est pas prioritaire dans le cadre de cette présente campagne puisqu’on constate que les partis en parlent très peu. Rien de bien surprenant puisque la majorité des quatre principaux partis n’ont même pas pris en considération les enjeux spécifiques vécus par les femmes dans leurs plateformes. Comment alors pourrait-on s’attendre à des mesures spécifiques? D’autant plus pour un enjeu comme la pauvreté qui suppose d’apporter des changements à la racine du problème, donc des changements structuraux. « Nous avons toutefois espoir que les candidat.es de toutes les circonscriptions pourraient prendre à bras le corps cette problématique et exposer publiquement les mesures que compte entreprendre leur parti une fois élu au pouvoir » affirme Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice au RTRGFQ.

Nous croyons que les actions gouvernementales à venir devraient contenir des mesures pour favoriser l’autonomie économique des femmes. Ce concept fait référence tant à l’autonomie financière des femmes, basée sur leur revenu de travail rémunéré, qu’à l’ensemble des programmes de sécurité sociale auxquelles elles peuvent avoir accès.

Équité interrégionale

Nous interpellons également les candidat.es sur leur positionnement quant à la régionalisation des actions d’un gouvernement élu. Quelles seront leurs mesures pour s’assurer d’atteindre l’égalité pour toutes les femmes? En ce sens, nous souhaitons que le développement de toutes les régions du Québec soit équitable donc qu’il inclue toutes les femmes et particulièrement celles vivant à la croisée d’oppressions dont la voix est très souvent ignorée. Au-delà de la décentralisation des pouvoirs promise par plusieurs partis, quel rôle jouera le gouvernement auprès de toutes nos régions? « Nous souhaitons que des balises nationales claires soient instaurées afin d’assurer un arrimage efficient et structuré; nous souhaitons une équité interrégionale et la consolidation des structures et mécanismes régionaux » renchérit la coordonnatrice du RTRGFQ.

Peu de jours nous séparent du jour du scrutin, mais nous réitérons notre confiance en des discussions citoyennes où seront réellement abordés les enjeux qui touchent spécifiquement les conditions de vie des femmes.

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes, il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

– 30 –

Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice info@reseautablesfemmes.qc.ca

438-874-1072

 

La reproduction des stéréotypes sexuels contribue au décrochage scolaire

 

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

 La reproduction des stéréotypes sexuels contribue au décrochage scolaire

Le Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCLD), le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, Relais femmes, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et le comité éducation du Conseil central Montréal métropolitain (CCMM-CSN) unissent leurs voix pour demander aux partis politiques de s’éloigner des discours publics qui reconduisent des perceptions stéréotypées pour s’engager à mettre en place des mesures favorisant l’égalité entre les sexes en éducation et la réussite éducative de tous les jeunes du Québec.

Le décrochage scolaire des garçons existe. Il est préoccupant et il faut s’en occuper, mais les solutions promues dans l’espace public selon lesquelles il faut adapter l’école aux « gars » qui aiment bouger et qui ont besoin de modèles de virilité vont à l’encontre des données scientifiques (voir notamment Bouchard et al. 2003, Guerry, 2016, Chouinard 2018, Solar, 2018, TCMFCQ et Raby, 2014). Plus encore, ces solutions occultent complètement le décrochage des filles et cristallisent des stéréotypes qui nuisent à l’égalité entre les femmes et  les hommes.

Les mesures ciblées vers la réussite des garçons en respect de leur identité masculine constituent un obstacle à la réussite éducative de tous les jeunes et à l’égalité entre les sexes. Nous souhaitons que l’ensemble des partis politiques s’engagent, conformément aux données fournies par le milieu de la recherche, à mettre en place des mesures visant à éliminer la reproduction des stéréotypes sexuels par le système d’éducation et à favoriser la réussite de tous les jeunes au Québec.

La recherche scientifique nous indique que les garçons et les filles qui adhèrent le plus aux stéréotypes sexuels décrochent plus. De surcroît, les garçons auraient tendance à plus adhérer aux stéréotypes associés au sexe masculin puisque ceux-ci sont encore perçus comme valorisants (au détriment des garçons qui ne s’y reconnaissent peut-être pas et de la reconnaissance de la diversité des genres).

Soulignons aussi que la majorité des élèves qui décrochent sont issus des classes sociales défavorisées; l’indice de défavorisation serait un facteur de risque de décrochage plus important que le sexe.

On aurait donc intérêt à s’attarder à l’amélioration des conditions de vie des familles et à la déconstruction des stéréotypes sexuels. Les données de l’OCDE sur la situation dans d’autres pays où les garçons réussissent autant voire mieux que les filles (États-Unis, Allemagne, Suisse) contredisent l’argument d’un décrochage des garçons dû à la présence massive des femmes dans l’enseignement (Tondreau, 2014). Alors, pourquoi perpétuer cette idée sexiste? À force de dire aux garçons que l’école n’est pas faite pour eux, notamment parce qu’elle est composée majoritairement de modèles féminins, ils risquent fort de la quitter et de développer une pensée sexiste. On doit impérativement s’éloigner des idées visant à promouvoir un modèle de masculinité si l’on veut favoriser la réussite éducative de tous les jeunes.

Et les filles? Elles laissent la scène politique et les médias indifférents, alors qu’elles sont aussi touchées par le phénomène du décrochage scolaire et qu’elles sont beaucoup plus désavantagées dans leur parcours socioéconomique que les garçons. En effet, la vie des décrocheuses est davantage marquée par le rôle traditionnel tant sur le plan de la famille que sur celui du marché du travail : elles sont pour la plupart sans emploi ou occupent des emplois à prédominance féminine souvent dans le secteur des services qui sont moins bien rémunérés que les emplois occupés majoritairement par les hommes. Au Québec, la rémunération annuelle des femmes sans diplôme d’études secondaires est en moyenne de 21 845 $ et de 34 585 $ pour les hommes dans la même situation (ISQ, 2015).

La sous-scolarisation des filles contribue plus largement à la spirale du décrochage scolaire. Encore aujourd’hui, ce sont surtout les femmes qui sont les principales responsables d’accompagner les enfants dans leur cheminement scolaire et leurs apprentissages, ce qui implique notamment le soutien lors de la période des leçons et des devoirs.

Nous souhaitons que les partis s’éloignent des discours publics qui reconduisent des perceptions stéréotypées pour s’engager à mettre en place des mesures favorisant l’égalité entre les sexes en éducation et la réussite éducative de tous les jeunes du Québec.

Signataires :

Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCLD)

 Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

Relais femmes

Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Comité éducation du Conseil central Montréal métropolitain (CCMM-CSN)

 

Contacts :

Marie-Ève Carpentier, Responsable des communications au ROCLD

Tél: 514-660-3761

Adresse courriel : communication@rocld.org

 

Marie-Andrée Gauthier, Coordonatrice du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

Tél : (438) 874-1072

Adresse courriel : info@reseautablesfemmes.qc.ca