Communiqué du Comité accès garderie – Appel de la décision de la Cour supérieure

Communiqué de presse

Le gouvernement provincial va en appel :
c’est une honte!

Montréal, le 5 juillet 2022 – Le gouvernement du Québec porte en appel la récente décision de la Cour supérieure qui rétablissait l’accès aux garderies subventionnées pour les familles demandeuses d’asile. Le Comité accès garderie est révolté par le refus du gouvernement d’enfin donner raison aux familles et continuera à défendre leurs droits dans cette prochaine procédure judiciaire.

Après quatre ans de lutte, le 25 mai 2022, la Cour supérieure du Québec donnait raison aux familles demandeuses d’asile et au Comité accès garderie : l’article 3 du Règlement sur la contribution réduite « a été adopté sans habilitation législative » et par conséquent est devenu nul et invalidé. Suite à cette décision qui a été une victoire importante pour ces familles et les intervenant·es qui les accompagnent, les enfants des familles demandeuses d’asile devaient en principe obtenir l’accès aux garderies subventionnées.

Malgré la décision de la Cour, le ministère de la Famille avait immédiatement indiqué aux CPE, dans une directive interne émise le 26 mai 2022, que les critères d’accès aux garderies subventionnées demeuraient inchangés et que les familles demandeuses d’asile ne peuvent toujours pas accéder à ces services tant que la procédure judiciaire est en cours.

Aujourd’hui, en faisant appel, le gouvernement continue de priver ces familles d’un droit essentiel. En effet, le dépôt de cette déclaration d’appel suspend l’exécution du jugement de la Cour supérieure. Face aux longs délais de l’appel, ce sont des milliers de demandeuses et demandeurs d’asile et de personnes à statut précaire et leurs enfants qui souffrent du manque d’accès à des services de gardes abordables.

« Je suis demandeuse d’asile, j’ai mon permis de travail! Je suis enceinte et je vais accoucher très bientôt : je pensais que notre victoire en Cour supérieure allait me permettre d’enfin travailler. Je suis choquée d’apprendre que le gouvernement veut aller en appel et tellement triste de ne pas pouvoir m’intégrer et travailler dans le futur », déclare Madame Flora, demandeuse d’asile.

« C’est honteux que le gouvernement refuse de respecter cette décision de la Cour supérieure et décide de s’acharner devant les tribunaux contre une population si vulnérable », émet Maryse Poisson, directrice des initiatives sociales au Collectif Bienvenue et membre fondatrice du Comité accès garderie. « Je vais devoir annoncer aux familles qui célébraient notre victoire en Cour supérieure que notre gouvernement refuse de respecter la décision et leurs droits. »

Le Comité accès garderie appelle le gouvernement du Québec à respecter la décision de la Cour
supérieure du Québec. Nous lui demandons de respecter les droits des familles demandeuses d’asile et à statut précaire en facilitant dès aujourd’hui l’accès aux services de garde subventionnés pour toutes et tous.

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Pour plus d’informations et demandes d’entrevue :

Maryse Poisson : 438 939-3770 / maryse@welcomecollective.org

Erika Massoud : 514 463-7082 / massoud@tcri.qc.ca

Communiqué : stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes

La mission des Tables régionales de groupes de femmes du Québec enfin reconnue!

 

Saint-Lambert, le 23 juin 2022 – Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) accueille favorablement la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2022-2027. Elle contient des actions structurantes et des orientations pour l’atteinte de l’égalité pour toutes les femmes au Québec.

Toutefois, le RTRGFQ est préoccupé par le message envoyé par le gouvernement avec un dévoilement sans tambour ni trompette à la veille de la Fête nationale, laissant ainsi peu d’espace pour les réactions des groupes en condition féminine. « Quelle importance le gouvernement accorde-t-il à l’égalité pour toutes les femmes en lançant cette Stratégie alors que la colline parlementaire se vide et les bureaux des groupes communautaires ferment pour l’été? », se questionne Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice générale du RTRGFQ.

Le Réseau des Tables salue la prise en compte de l’aspect systémique des inégalités entre les femmes et les hommes en tant qu’un des principes directeurs de la Stratégie. Cependant, il est consterné de constater que la question de l’intersectionnalité n’y figure qu’à titre de projet pilote alors que les discriminations vécues par les femmes vivant à la croisée d’oppressions ne sont plus à démontrer. La Stratégie n’offre pas la garantie que ces enjeux systémiques seront contrés.

Reconnaître l’apport de la concertation régionale en condition féminine

Deux autres principes directeurs, soit la régionalisation des actions et la reconnaissance de l’expertise des organismes, semblent davantage se concrétiser à travers les actions structurantes annoncées. Le RTRGFQ et les Tables régionales de groupes de femmes notent avec grand plaisir la présence de l’action transversale 8 qui permettra de financer à la mission le volet de la concertation régionale en condition féminine, dont elles détiennent l’expertise. Il importe de rappeler que, depuis plusieurs années, leur mission de défense collective des droits des femmes a dû être déployée dans un contexte de grande précarité et de sous-financement chronique.

« Nous saluons la mise en place d’ententes sectorielles de développement en matière d’égalité entre les femmes et les hommes dans les dix-sept régions administratives au Québec d’ici 2027. Cela ne pourra se faire sans la reconnaissance du rôle prépondérant et de l’expertise des tables régionales de groupes de femmes », souligne Linda Crevier, présidente du RTRGFQ.

Une analyse en profondeur requise 

Il va sans dire que le Réseau des Tables effectuera une analyse approfondie de l’ensemble de la Stratégie gouvernementale. Les années de pandémie ont durement éprouvé les droits et les conditions de vie des femmes, particulièrement de celles vivant à la croisée de plusieurs oppressions : épidémie de féminicides, charge mentale accrue, conciliation famille-travail-vie personnelle difficile, exploitation et épuisement des travailleuses, impacts genrées de la crise climatique et de la crise du logement. « Est-ce que le plan du gouvernement propose des changements systémiques qui permettront enfin d’atteindre l’égalité pour toutes les femmes au Québec? C’est ce que nous analyserons avec les Tables régionales de groupes de femmes », déclare Marie-Andrée Gauthier.

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec est un regroupement provincial composé des 17 tables régionales de groupes de femmes au Québec. Il s’agit d’un regroupement féministe de défense collective des droits travaillant sur les questions touchant les intérêts et les droits des femmes. Le RTRGFQ et les tables régionales sont en action depuis plus de 20 ans pour favoriser la participation des femmes à la vie démocratique québécoise.

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Pour information et demandes d’entrevue

Royse Henderson : 514 725-7049 / royse.h@reseautablesfemmes.qc.ca

 

Pour télécharger le communiqué, cliquez ICI.

 

Communiqué du Comité accès garderie : une victoire!

Communiqué de presse

Une victoire importante pour les familles demandeuses d’asile

(Montréal, le 30 mai 2022) – Après quatre ans de lutte, la Cour supérieure du Québec donne raison aux familles demandeuses d’asile et au Comité accès garderie : l’article 3 du Règlement sur la contribution réduite « a été adopté sans habilitation législative » et est par conséquent nul et invalidé. Les enfants des familles demandeuses d’asile devraient en principe pouvoir accéder aux garderies subventionnées dès maintenant.

Depuis 2018, le gouvernement du Québec a choisi de refuser l’accès aux services de garde subventionnés et aux versements anticipés du crédit d’impôt pour frais de garde aux familles en demande d’asile au Québec, en se reposant sur une réinterprétation infondée et discriminatoire de cet article du Règlement.

Lors du procès en avril 2022, les familles demandeuses d’asile représentées par le cabinet Melançon Marceau Grenier Cohen, avec le soutien de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, ont contesté devant la Cour l’exclusion des parents demandeurs d’asile et la constitutionnalité des actions du gouvernement dans ce dossier.

Cette décision représente une victoire importante pour les familles demandeuses d’asile et les intervenantes et intervenants qui les accompagnent.

« Finalement la Cour est en notre faveur et nous serons de nombreuses mères demandeuses d’asile qui pourront enfin travailler, avec nos enfants en services de garde » a déclaré Flore une demandeuse d’asile qui n’avait pas accès aux garderies subventionnées et ne pouvait pas travailler. « Je me sentirai plus utile, plus sociable, car quand on n’avance pas, on se sent reculer. Je pourrai enfin travailler et mon enfant socialiser avec d’autres et s’épanouir, tout le monde va y gagner » conclut celle qui possède un diplôme de préposée aux bénéficiaires.

« Cette décision va enfin rétablir un droit bafoué depuis des années, essentiel à la dignité et qui affecte des milliers de familles » émet Maryse Poisson, directrice des initiatives sociales au Collectif Bienvenue et membre du Comité accès garderie. « Je vais enfin pouvoir annoncer aux familles qu’elles pourront travailler, apprendre le français et sortir de la maison. J’appelle le gouvernement à respecter cette décision de la Cour supérieure ».

Malgré la décision de la Cour, le Ministère de la Famille a déjà indiqué, dans une directive interne émise le 26 mai 2022 aux CPE, que les critères d’accès aux garderies subventionnées demeurent inchangés, et que les familles demandeuses d’asile ne peuvent toujours pas accéder à ces services.

Le Comité accès garderie appelle au gouvernement du Québec à respecter la décision de la Cour supérieure du Québec et à l’appliquer immédiatement. Nous lui demandons également de ne pas faire appel de la décision et de faire preuve d’humanité envers les familles demandeuses d’asile en facilitant dès aujourd’hui l’accès aux services de garde pour toutes et tous.

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Pour plus d’informations et demandes d’entrevue :

Diane Carru (438) 399 0916 / carru@tcri.qc.ca

Maryse Poisson (438) 939-3770 / maryse@welcomecollective.org

Communiqué : dévoilement de trois bandes dessinées pour le droit des femmes à la santé

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

Les barrières d’accès en santé en images et en mots

 

Saint-Lambert, le 24 mai 2022 – À quelques jours du 28 mai, Journée internationale d’action pour la santé des femmes, le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec  (RTRGFQ) annonce le dévoilement de trois bandes dessinées réalisées dans le cadre de sa campagne d’alerte sur les entraves au droit des femmes à la santé. Elles seront dévoilées les 25, 26 et 27 mai sur le réseau social Facebook et mettront la lumière sur les barrières d’accès aux services sociaux et de santé qui minent le droit à la santé au Québec.

Dans une posture d’éducation populaire, le RTRGFQ a collaboré avec l’illustratrice Naj Hadi afin de mettre en images et en mots les parcours de Chandra, de Joséphine et de Judith, trois personnages aux horizons différents. Leurs chemins remplis d’embûches pour accéder à des soins de qualité font écho aux expériences similaires des femmes dans les dix-sept régions du Québec.

Les obstacles observés par les Tables régionales de groupes de femmes sont nombreux : services centralisés dans les centres urbains; services privatisés et tarifés aux femmes en situation de vulnérabilité; services inadaptés aux réalités diverses et multiples des femmes; longs délais d’attente et services réduits, interrompus ou manquants en raison d’une insuffisance de ressources humaines et financières; attitudes teintées de préjugés envers les femmes et particulièrement envers celles vivant à la croisée des oppressions.

« Ces multiples défis d’accessibilité du système public de santé touchent tous les pans de la population québécoise. Toutefois, les barrières affectent plus durement les femmes puisqu’elles sont à la fois les principales utilisatrices du réseau en plus d’être souvent celles qui prennent soin et font le lien entre leur famille et les services sociaux et de santé », explique Karine Drolet, secrétaire-trésorière du RTRGFQ.

Par ailleurs, pour plusieurs d’entre elles, notamment les femmes autochtones, racisées, immigrantes, aînées, lesbiennes, de la diversité sexuelle, vivant en zone rurale, avec un handicap ou dans la pauvreté, les obstacles se croisent et se cumulent. Cela entraîne des conséquences importantes sur leur santé physique et mentale de même que dans toutes les sphères de leur vie, qu’on pense au travail, aux études, à la famille, à l’implication citoyenne ou aux loisirs.

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec est préoccupé par l’avenir du réseau de la santé actuellement fissuré de toute part. La culture axée sur la performance, la surcharge des travailleuses du système de la santé et des services sociaux, le manque de volonté politique en ce qui a trait à la sécurisation culturelle des personnes autochtones, la détermination à restreindre l’offre de services sociaux et de santé aux personnes qui ne maîtrisent pas le français, de même que le délestage vers le privé et le milieu communautaire doivent cesser.

Nous demandons un réinvestissement massif dans le réseau public de la santé et des services sociaux et une réorganisation majeure. Des changements visant la qualité, la fluidité et la complémentarité des services offerts sont nécessaires pour favoriser le rétablissement des personnes et pour assurer le maintien et l’amélioration de ce système en fonction des principes de gestion publique, de gratuité, d’intégralité, d’universalité et d’accessibilité tels qu’énoncés dans la Loi canadienne sur la santé.

Audrey Gosselin Pellerin, organisatrice féministe politique au RTRGFQ, est sans équivoque : « Tout comme les personnages de Chandra, de Joséphine et de Judith, les Tables régionales de groupes de femmes sont réunies par leur soif de justice sociale et leur volonté de défendre le droit à la santé au Québec. Il importe que toutes les femmes aient rapidement un réel accès à des services sociaux et de santé publics, gratuits, universels et de qualité sur l’ensemble du territoire! »

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Pour information et demandes d’entrevues

Audrey Gosselin Pellerin, Organisatrice féministe politique

Cell. : 581.989.5913 audrey.gp@reseautablesfemmes.qc.ca

 

Pour consulter ou télécharger le communiqué : format PDF ou format Word.

Découvrez les bandes dessinées dévoilées ici :

Le 25 mai 2022 – Chandra

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Les vignettes pour les réseaux sociaux :

 

Le 26 mai 2022 – Joséphine

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Les vignettes pour les réseaux sociaux :

 

Le 27 mai 2022 – Judith

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Les vignettes pour les réseaux sociaux :

 

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Communiqué du Comité Pare-Chocs

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

Des électrochocs imposés à une dame de 82 ans soulèvent l’indignation

MONTRÉALle 2 mai 2022 /CNW Telbec/ – Le Comité Pare-Chocs, l’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec et le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec ont récemment pris connaissance d’un jugement de la Cour supérieure du Québec qui autorise un centre hospitalier à faire subir à une dame de 82 ans, contre son gré, un maximum de douze séances d’électroconvulsivothérapie (électrochocs).

Le jugement prévoit aussi :

  • Les soins requis à l’administration de ces traitements, soit l’anesthésie générale et l’utilisation du Curare (anesthésiant qui bloque les contractions musculaires évitant des fractures pendant la convulsion) ;
  • L’utilisation de mesures de contention chimiques et/ou physiques, en cas d’opposition physique et afin d’assurer sa sécurité et/ou celle d’autrui, conformément aux règles de l’art ;
  • L’administration d’un traitement pharmacologique visant à atténuer les effets secondaires et indésirables que pourrait développer madame suite à l’administration des traitements d’électroconvulsivothérapie, l’anesthésie générale ou le Curare ;

Et ultimement :

  • En cas de refus, ORDONNE à tout agent de la paix, ambulancier ou toute autre ressource d’assister la partie demanderesse, les représentants de tout autre établissement impliqué dans l’exécution du jugement à intervenir, sur simple demande verbale de ceux-ci, et ce, quel que soit le lieu où se trouve la partie défenderesse ;

Le Comité Pare-Chocs est sidéré par ce jugement. Le traitement par électrochocs, sans consentement, constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant selon le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture. 1,2 Pour Doris Provencher, « ce n’est pas un soin, obliger cette femme à subir des électrochocs contre son gré. Pour moi, c’est un cas flagrant de maltraitance dans le sens de la loi québécoise, car ce geste va très probablement causer du tort et de la détresse chez cette dame. »

Nous avons une preuve supplémentaire de l’incapacité du ministère de la Santé et des Services sociaux à adopter une posture qui respecte la dignité humaine en psychiatrie. Au mois de juin dernier, une lettre faisant état des préoccupations du Comité quant à l’absence de surveillance dans l’utilisation des électrochocs a d’ailleurs été acheminée au ministre de la Santé M. Christian Dubé. C’est le silence radio depuis ce temps.

Depuis son introduction dans les années trente, le recours aux électrochocs demeure controversé autant sur le plan social que scientifique. Il peut causer des dommages allants des problèmes de mémoire et cognitifs jusqu’au décès. Actuellement, ce sont aux personnes les plus « vulnérables » de la société que ce traitement est administré.

Pour dénoncer cette situation, le comité Pare-Chocs tiendra le 7 mai prochain à Montréal, veille de la fête des Mères, la quatorzième édition de son rassemblement annuel contre les électrochocs.

  1. Torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Note du Secrétaire général p. 14 et 16
  2. Rapport du Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, Juan E. Méndez p.16

Comité Pare-Chocs : Ghislain Goulet, 514 912-6975  –  514 525-5060; AGIDD-SMQ, Doris Provencher, 514 770-2728 – 514 523-3443

Offre d’emploi – organisatrice féministe politique

Offre d’emploi

ORGANISATRICE FÉMINISTE POLITIQUE

(Coordonnatrice)

 

Le Réseau des Tables est issu de la volonté des Tables régionales de groupes de femmes d’agir en concertation. Tout en étant une structure souple et respectueuse de l’autonomie de chaque Table régionale, le Réseau permet l’échange d’expertises et d’analyses féministes, favorise les prises de position politique et soutient l’action collective de ses membres en faveur de l’égalité pour toutes les femmes. Implanté dans toutes les régions du Québec, le Réseau regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes qui représentent plus de 400 groupes et 150 membres individuelles.

RÔLE

Sous la responsabilité de la coordonnatrice générale, l’organisatrice politique et féministe s’assure de la coordination et de la mise en œuvre des projets qui lui sont assignés.

PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DU RTRGFQ

Les dossiers et les mandats spécifiques sont déterminés en équipe lors des moments de planification, sous  un principe de co-coordination. Cette dernière réfère à la philosophie qui anime notre organisme, c’est-à-dire une approche féministe et communautaire basée sur la concertation entre les différentes personnes impliquées dans sa gestion. Sa mise en application doit refléter la souplesse et la confiance mutuelle qui caractérisent le processus décisionnel du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec et l’importance de favoriser des relations de travail harmonieuses pour le bien-être de toutes.

CHAMPS DE RESPONSABILITÉ ET TÂCHES PRINCIPALES

  1. Communications
  • Contribuer à la rédaction et à la diffusion publique des positionnements de l’organisation
  • Alimenter les réseaux sociaux
  • Coordonner les travaux de refonte du site web
  1. Représentations communautaires et politiques
  • Développer et maintenir les relations partenariales du Réseau des Tables
  • Représenter l’organisme auprès des partenaires ou coalitions
  1. Gestion de projet
  • Assurer la coordination et la mise en œuvre du projet
  • Préparer et animer les rencontres du comité de suivi du projet
  • Soutenir les réflexions et la définition des diverses composantes du projet
  • Participer à la rédaction de rapports, de redditions de comptes et de demandes financières
  1. Vie associative
  • Effectuer la liaison avec les membres
  • Accompagner les membres du regroupement selon les besoins
  • Participer et contribuer à l’organisation des assemblées générales régulières et annuelles
  • Utiliser les moyens nécessaires pour faire circuler l’information parmi les membres
  • Assumer l’organisation des réunions de ses comités de travail : élaborer des propositions d’ordre du jour, convoquer les réunions, s’occuper de la logistique, préparer l’animation et les outils s’y rattachant, rédiger les procès-verbaux et comptes rendus, assurer les suivis
  • Coordonner et animer des comités
  1. Veille stratégique
  • Documenter les réalités en condition féminine et produire des documents au besoin, tel que des outils d’éducation populaire autonome féministe
  • Préparer des analyses politiques, dégager des enjeux et des stratégies dans le but de favoriser la prise de décision
  • Rédiger des avis et des mémoires
  1. Mobilisation
  • Élaborer des stratégies d’action et de mobilisation avec les membres du regroupement

 

En plus d’obtenir une expérience unique et enrichissante, l’organisatrice féministe politique aura l’occasion d’approfondir ses connaissances sur le mouvement des femmes et de participer à la gestion féministe de l’organisme. De plus, elle pourra développer ses capacités d’analyses et de réflexions critiques, tout en contribuant à l’action collective en défense des droits des femmes.

 

Qualifications requises : Formation en communication ou en sciences sociales, en lien avec l’emploi ou toute combinaison de formation et d’expérience pertinente sera examinée.

Expériences : un minimum de 2 ans d’expérience en lien avec la description des fonctions et des tâches.

Connaissances : Réseaux sociaux, Word press, féminisme intersectionnel, enjeux condition féminine, mouvement des femmes et communautaire.

Qualités personnelles : Autonomie, polyvalence, faire preuve de confidentialité, avoir de bonnes aptitudes pour les relations personnelles, esprit d’initiative et avoir un esprit critique, avoir une bonne capacité d’adaptation, être capable de travailler en équipe, être capable de déterminer ses priorités.

Bonnes capacités rédactionnelles.

Confortable avec les stratégies de rédaction et les relations publiques.

 

Conditions :

  • L’entrée en poste est prévue au mois de juin 2022, date à déterminer.
  • Salaire et avantages sociaux : entre 26.87$ et 32.03$, selon notre politique salariale. Possibilité d’adhérer à un régime d’assurances collectives et à un régime de retraite, sous certaines conditions.
  • Entre 30h et 35h par semaine, à convenir. Contrat de deux ans, avec possibilité de renouvellement.
  • Ce poste peut se réaliser entièrement en télétravail; c’est pourquoi il est ouvert aux femmes de toutes les régions du Québec.
  • Pouvoir se déplacer sur le territoire du Québec.

Faire parvenir votre curriculum vitae accompagné d’une lettre de motivation expliquant votre intérêt à travailler au sein d’un organisme féministe au plus tard le 9 mai 2022 à l’adresse courriel suivante : rtrgfq@gmail.com. Prière d’indiquer OFFRE D’EMPLOI dans l’objet du courriel.

Les entrevues auront lieu dans la semaine du 16 mai 2022, en personne ou par visioconférence selon votre situation géographique. Seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées. L’entrée en poste se ferait idéalement au début du mois de juin 2022.

Le Réseau est activement engagé dans un processus visant à favoriser l’embauche de femmes historiquement marginalisées et qui font face à des barrières systémiques à l’emploi (racisme, homophobie, transphobie, capacitisme ou toute autre oppression / discrimination ). Le Réseau souhaite encourager les candidatures de femmes appartenant à un ou plusieurs groupes discriminés. Ces candidatures seront priorisées. Si vous le désirez, vous pouvez inscrire cette appartenance dans votre candidature.

Pour télécharger notre offre d’emploi en PDF, cliquez ICI.

Le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec signe cette lettre ouverte du Comité Accès Garderies

Le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec joint sa voix aux 70 organisations qui demandent au gouvernement du Québec de redonner l’accès aux services de garde subventionnés aux familles demandeuses d’asile. Téléchargez la lettre du Comité Accès Garderies en cliquant ICI ou consultez leur communiqué en cliquant ICI.

 

Discrimination dans l’accès aux services de garde depuis 2018 : c’est assez !

Depuis maintenant près de quatre ans, les familles demandeuses d’asile au Québec n’ont plus droit aux services de garde subventionnés. Cette décision, basée sur une  réinterprétation discrétionnaire et non justifiée par le ministère de la Famille de l’article 3 du Règlement sur la contribution réduite, a des répercussions négatives sur un très grand nombre de familles. Les femmes demandeuses d’asile et leurs enfants en paient le prix fort. Sans accès à un service de garde abordable, les mères demandeuses d’asile, plus souvent monoparentales, et plus susceptibles de rester à la maison pour garder leurs enfants, se retrouvent isolées, privées de formation, d’emploi et de revenu. Cette restriction d’accès aux services de garde subventionnés et abordables freine aussi directement l’accès des enfants à des espaces éducatifs et socialisants indispensables.

« Je ne peux pas m’intégrer dans la société, et apprendre le français. Au lieu de cela, je vis de l’aide sociale allouée par le gouvernement en attendant ma date d’audience qui est encore indéterminée. (…) Cette situation a aussi un impact sur mon fils qui ne peut pas socialiser avec les enfants de son âge: il passe ses journées seul avec moi. Tous les autres enfants de son âge vont soit à la prématernelle, soit à la garderie. »
Blessing, mère monoparentale de cinq enfants. Arrivée du Nigéria, elle a dû refuser deux offres d’emploi faute d’accès à un service de garde abordable.

Le Comité Accès Garderies, formé en septembre 2018, a mené de nombreuses démarches auprès du gouvernement du Québec pour alerter sur ces impacts, dont la publication de lettres ouvertes et une pétition signée par plus de 13 000 personnes.

Le 18 février 2019, des représentant-e-s du comité ont finalement obtenu une rencontre avec le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe. Deux demandeuses d’asile y ont participé avec leurs enfants afin de lui exposer les conséquences négatives de cette politique discriminatoire sur leur vie quotidienne et leurs conditions d’intégration. 

En mai 2019, face à l’inaction du gouvernement malgré ces nombreuses démarches, le comité a décidé de se tourner vers les tribunaux. Le travail pro bono d’avocat.es allié.es a permis de déposer une requête à la Cour supérieure afin de remettre en question la constitutionnalité du règlement restreignant l’accès aux services de garde subventionnées. Les 21 et 22 avril 2022, les avocat.e.s du cabinet Melançon Marceau Grenier Cohen, avec une intervention en soutien de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, contestent la constitutionnalité des actions du gouvernement dans ce dossier. Il est encore temps pour le gouvernement d’entendre raison et de respecter les droits et la dignité des familles demandeuses d’asile, avant le procès d’avril.

Le Projet de loi no1 concernant les services de garde éducatifs à l’enfance est encore à l’étude à l’Assemblée nationale. Des député.e.s de l’opposition ont déposé le 23 mars 2022 un amendement afin d’y inclure l’accès aux services de garde subventionnés pour tous les enfants, peu importe le statut d’immigration de leurs parents. Cet amendement, appuyé par Québec solidaire, le Parti libéral du Québec, et le Parti Québécois, a  été rejeté par la Coalition avenir Québec. C’était l’occasion pour le gouvernement d’enfin mettre fin à la discrimination dans l’accès aux services de garde et c’est une honte qu’ils aient refusés de le faire. 

Redonner accès aux garderies aux familles demandeuses d’asile et aux personnes à statut précaire, c’est changer leur vie. Si la pandémie a pu démontrer une chose, c’est que les services de gardes subventionnées sont un service essentiel pour toutes les familles. 

 

Le Comité Accès Garderies demande au gouvernement du Québec de s’engager à : 
1- Redonner l’accès aux services de garde éducatifs subventionnés et aux versements anticipés du crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants aux demandeurs et demandeuses d’asile et autres personnes à statut précaire ;
2- Mettre en place un nombre suffisant de places en CPE qui soient accessibles à tous les enfants, peu importe le statut d’immigration de leurs parents. 

 

Cette lettre du Comité Accès Garderies, est co-signée par les organisations suivantes (en date du 31 mars) :

 

  1. Collectif Bienvenue
  2. Maison d’Haïti
  3. Clinique juridique Solutions Justes de la Mission communautaire de Montréal
  4. Centre de femmes l’Essentielle
  5. Foyer du Monde
  6. Table des groupes de femmes de Montréal
  7. Ligue des droits et libertés
  8. Solidarité sans frontières
  9. Centre Entre-Femmes
  10. L’R des centres de femmes du Québec
  11. ACCÉSSS
  12. Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec
  13. Association de l’OuÏe de l’Outaouais
  14. Réseau des femmes des Laurentides
  15. Mouvement Action-Chômage de Montréal
  16. Coalition d’aide à la diversité sexuelle de l’AT
  17. Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ)
  18. Service jésuite des réfugiés – Canada
  19. Collectif pour un Québec sans pauvreté
  20. Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
  21. Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM)
  22. COMSEP
  23. Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
  24. Hoodstock
  25. RÉCIFS
  26. Organisation populaire des droits sociaux
  27. PLAIDD-BF
  28. Maison d’accueil des nouveaux arrivants-MANA
  29. Collectif Soignons la justice sociale
  30. Confédération des syndicats nationaux (CSN)
  31. Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF)
  32. Table de concertation des groupes de femmes Bas-Saint-Laurent
  33. CALACS de l’Est du BSL
  34. Fédération de la santé et des services sociaux – CSN
  35. Comité d’action de Parc-Extension
  36. Centre de
  37. Femmes du Témiscamingue
  38. Centre de femmes de Shawinigan
  39. Alternative Naissance
  40. Conseil québécois des syndicats universitaires (CQSU-AFPC)
  41. Centre des Femmes du Témiscouata
  42. Comité de solidarité de Trois-Rivières
  43. Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale
  44. Comité BAILS Hochelaga-Maisonneuve
  45. Comité populaire Saint-Jean-Baptiste
  46. Le Pont
  47. Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA)
  48. Service de référence en périnatalité pour les femmes immigrantes de Québec
  49. Maison d’hébergement l’Aquarelle
  50. Fédération des femmes du Québec
  51. Mouvement d’éducation populaire autonome de Lanaudière (MÉPAL)
  52. L’Écho des femmes de la Petite Patrie
  53. Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
  54. Amnistie internationale Canada francophoneCentre de femmes l’Érige
  55. Centre des femmes du Ô Pays
  56. Concertaction femmes Estrie
  57. Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’UQAM (SPPEUQAM)
  58. Oasis des enfants de Rosemont
  59. Y des femmes de Montréal
  60. Clinique pour la justice migrante
  61. Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec
  62. Conseil d’Intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
  63. Action Réfugiés Montréal
  64. Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles
  65. Centre Femmes de la Mitis
  66. Table de concertation de Laval en condition féminine
  67. Centre social d’aide aux immigrants (CSAI)
  68. Pavillon Marguerite de Champlain
  69. Maison L’Aid’Elle
  70. Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI)

Célébration des 20 ans du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec

 

Nous célébrons le 20e anniversaire du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec et toutes celles qui ont contribué à le façonner en rêvant de plus d’égalité, de respect des droits et de justice sociale.

Une graine est semée…

C’est en 1990 qu’a lieu la première rencontre entre des Tables régionales de groupes de femmes. Cette rencontre sème les germes d’une collaboration entre les Tables pour l’amélioration de la qualité de vie des femmes de toutes les régions du Québec. Quelques années plus tard, en 1997, d’autres rencontres ont lieu à l’invitation de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) où les Tables régionales échangent notamment sur leur travail. Plus que jamais, elles ressentent le besoin de se concerter entre elles à partir des réalités communes et des particularités régionales.

Un projet germe…

À la fin de 1998, les représentantes des Tables régionales de groupes de femmes décident d’entreprendre une recherche action sur la possibilité de mettre en place un réseau informel pour répondre plus largement à leur besoin de concertation.

Un consensus solide en ressort : un réseau national de concertation est nécessaire afin de créer un lieu d’échange et briser l’isolement des Tables, se doter d’une vision d’ensemble des régions, déterminer quels sont les dossiers et les luttes qui devraient être portées au niveau national. Une valeur centrale se dégage déjà : le respect de l’autonomie de chacune des Tables.

… et porte fruit!

C’est en 2001 qu’est officiellement incorporé le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec. Ce dernier a pour mission de défendre les droits des femmes au plan national en portant la parole des régions. Son expertise est variée mais se situe plus particulièrement au niveau de l’analyse différenciée selon les sexes et intersectionnelle (ADS+), des instances gouvernementales en condition féminine, du développement régional, de l’accès au pouvoir, de la lutte à la pauvreté, de la santé des femmes et de la Marche mondiale des femmes à laquelle les Tables participent depuis les tout premiers débuts.

Une collaboration florissante

Le Réseau compte sur une équipe de quatre travailleuses en plus de plusieurs comités composés de membres. Équipe, comité et assemblée générale opèrent sur la base des principes de pouvoir collectif horizontal et de gestion collaborative, dans le respect du processus démocratique.

20 ans plus tard, nous continuons de compter les unes sur les autres et de collaborer au bénéfice de toutes.

Faire partie du Réseau, c’est nourrir l’intelligence collective sur laquelle se fonde notre expertise féministe. C’est aussi avoir la capacité de développer des stratégies efficaces, de partager des savoir-faire et de se mobiliser collectivement. Le travail de chacune des Tables permet d’identifier les problématiques émergentes et de connaître les réalités et les spécificités régionales. C’est ce travail de concertation que nous célébrons et qui est d’ailleurs la plus grande force du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec!

À l’occasion notre 20e anniversaire nous avons créé ce visuel. Nous vous invitons à le télécharger et à le mettre en bannière sur votre page Facebook, car après tout, cela fait plus de 20 ans que nous sommes féministes au cœur des régions! <3

 

 

 

 

 

Communiqué : le G13 se prononce sur le budget 2022

Prise de position publique du G13 suite au dévoilement du budget

Budget 2022 : L’égalité pour toutes les femmes n’est pas la priorité de la CAQ

 

Montréal, 23 mars 2022 – Dans son budget 2022-2023, le gouvernement semble avoir fait fi des impacts de la pandémie sur les femmes. Le constat s’impose pour les groupes et regroupements nationaux (membres du Groupe des Treize) alors qu’une Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes est budgétée pour une durée de cinq années, et ce, avec un financement inférieur à celui de la stratégie précédente, qui était déjà nettement insuffisant et structurant. Le dévoilement de quatre objectifs gouvernementaux n’est pas suffisant pour tendre vers l’atteinte de l’égalité pour toutes les femmes! Par cette proposition, quelle valeur le gouvernement accorde-t-il à l’égalité entre les femmes et les hommes et entre toutes les femmes?

« Les récentes consultations menées par le Secrétariat à la condition féminine (SCF) ont montré les nombreux et substantiels enjeux qui préoccupent les mouvements féministes et sur lesquels des mesures gouvernementales sont attendues. Pensons notamment aux enjeux environnementaux, à la régionalisation et au transport collectif. » partage Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice générale au Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec. « L’objectif spécifique de réduire les inégalités pour les femmes vivant de multiples discriminations est intéressant. Toutefois, il est espéré de voir des actions structurantes qui agiront à la racine des systèmes d’oppressions, tels que le racisme, le capacitisme, le colonialisme et la lesbophobie. »

L’annonce de financement, à la hauteur de 7 millions de dollars, pour appuyer des organismes qui ont pour mission de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes est une annonce significative. La reconnaissance de l’expertise des groupes de femmes pour l’amélioration de leurs conditions de vie est attendue. Un tel geste de la part du gouvernement sera fort de sens et contribuera inévitablement à l’égalité pour toutes les femmes.

Dans l’attente d’avoir un ministère des Femmes et de l’Égalité , il est heureux de constater que le Secrétariat à la condition féminine aura davantage de moyens financiers, notamment pour que l’analyse différenciée selon les sexes dans une perspective intersectionnelle (ADS+) soit appliquée de manière transversale au sein de l’appareil gouvernemental.

Les mesures de soutien économique proposées par le gouvernement ne sont pas significatives pour sortir les femmes de la pauvreté; elles ne sont pas suffisamment ambitieuses tout particulièrement pour celles qui vivent des parcours de vie complexes et difficiles. « Il est aberrant que les enjeux criants tels que le manque de places en garderie et la crise du logement ne représentent pas des investissements considérables qui sont nécessaires pour les femmes à la croisée d’oppressions. » renchérit Mme Gauthier.

En matière de violence, il est raisonnable de se demander si les montants annoncés permettront d’accompagner les femmes de manière adéquate.

Les groupes et regroupements nationaux féministes seront au rendez-vous dans les prochaines semaines afin d’obtenir des éclaircissements quant aux chiffres dévoilés. Les différentes stratégies gouvernementales qui les accompagneront sauront être gages de l’importance que le gouvernement actuel accorde aux femmes.

-30 –

Signataires membres du Groupe des Treize (G13) :

Action santé femmes

Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale

Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine

Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail

DAWN-RAFH Canada

Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec

Fédération des femmes du Québec

Fédération des maisons d’hébergement pour femmes

Fédération du Québec pour le planning des naissances

Femmes Autochtones du Québec

L’R des centres de femmes du Québec

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Regroupement Naissance-Respectées

Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel

Relais-femmes

Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec

Réseau des lesbiennes du Québec– Femmes de la diversité sexuelle

Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec

Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes

 

Pour informations :

Marie-Andrée Gauthier

Coordonnatrice générale, RTRGFQ

438-874-1072

info@reseautablesfemmes.qc.ca

 

Téléchargez la version PDF du communiqué en cliquant ICI.

Mémoire : un budget féministe pour 2022

Mémoire présenté par le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec dans le cadre des consultations prébudgétaires 2022-2023

Le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec a déposé un mémoire dans le cadre des consultations prébudgétaires le 11 février 2022. Elle a profité de l’occasion pour insister sur les éléments suivants : le renouvellement de la Stratégie gouvernementale en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, une relance féministe porteuse de justice sociale et davantage de financement pour les organismes communautaires autonomes.

Pour consulter le mémoire complet, téléchargez-le en format PDF en cliquant ICI.

Renouvellement de la Stratégie gouvernementale en matière d’égalité entre les femmes et les hommes

Financement des Tables et du Réseau

Le Réseau et les Tables proposent que le soutien financier prévu soit intégré au financement à la mission. Ce dernier serait donc bonifié avec les éléments suivants:

• 17 ententes sectorielles en égalité, pour chaque région du Québec, impliquant les Tables, afin de déployer en concertation des projets régionaux visant à atteindre l’égalité pour toutes les femmes au Québec (100 000$ par année)

• 17 Accords de collaboration, pour les Tables, afin de consolider et de développer les partenariats dans toutes les régions du Québec pour atteindre l’égalité pour toutes les femmes. (75 000$ pour l’embauche d’une travailleuse à temps plein)

Analyse différenciée entre les sexes intersectionnelle (ADS+)

Nous recommandons :

• Le renforcement des capacités du Secrétariat à la condition féminine afin de déployer l’ADS+ dans l’ensemble des ministères.

• L’application d’une ADS+ aux politiques publiques dans une volonté de corriger les effets négatifs de la pandémie sur les femmes, particulièrement les femmes à la croisée des oppressions ainsi que le dévoilement public de ces analyses permettant de faire le suivi des résultats en matière d’amélioration de l’égalité pour toutes les femmes au Québec.

• L’application d’une ADS+ au budget par un processus de budgétisation sensible aux sexes dans une perspective intersectionnelle ainsi que le dévoilement public de ces analyses permettant de faire le suivi des résultats en matière d’amélioration de l’égalité pour toutes les femmes au Québec.

Relance féministe & Justice sociale (Coalition main rouge)

Le Groupe des 13 revendique que l’investissement social et financier en faveur des femmes dans le plan de relance soit à la hauteur du lourd tribut qu’elles continuent à payer pendant la crise sanitaire et économique de la COVID-19. Le Groupe des 13 revendique que les Québécoises deviennent visibles au moment de la prise des décisions économiques et sociales les concernant, en particulier sur les problématiques exacerbées par la pandémie.

Plusieurs mesures fiscales progressives permettraient de financer adéquatement les Tables régionales de groupes de femmes et la défense des droits de toutes les femmes, tout en réinvestissant dans les autres services publics et les programmes sociaux ainsi que dans la mission des groupes d’action communautaire autonome. Instaurer un impôt sur le patrimoine du 1% des plus riches, réinstaurer la taxe sur le capital pour les banques, augmenter le nombre de paliers d’imposition, imposer davantage les dividendes et les gains en capital, au même titre que les revenus de travail, instaurer un régime public d’assurance-médicaments, augmenter les impôts des grandes entreprises plutôt que de les diminuer, sont autant d’avenues que le gouvernement devrait emprunter pour lutter contre les inégalités sociales et éventuellement atteindre l’équilibre budgétaire sans recourir à des coupures et aux compressions.

Financement des organismes ACA (Engagez-vous)

Dans le cadre des mobilisations de la campagne Engagez-vous pour le communautaire, un « Carton rouge » est remis au Premier ministre François Legault et au ministre des finances Éric Girard, car le gouvernement ne joue pas franc jeu avec les organismes d’action communautaire autonome.