Ouverture de poste – COORDONNATRICE RESPONSABLE DE LA VIE ASSOCIATIVE ET DE LA MOBILISATION

Offre d’emploi

 COORDONNATRICE RESPONSABLE DE LA VIE ASSOCIATIVE ET DE LA MOBILISATION

 Le Réseau des Tables est issu de la volonté des Tables régionales de groupes de femmes d’agir en concertation. Tout en étant une structure souple et respectueuse de l’autonomie de chaque table régionale, le Réseau permet l’échange d’expertises et d’analyses féministes, favorise les prises de position politique et soutient l’action collective de ses membres en faveur de l’égalité pour toutes les femmes. Implanté dans toutes les régions du Québec, le Réseau regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes qui représentent plus de 400 groupes et 150 membres individuelles.

RÔLE

Sous la responsabilité de la coordonnatrice générale, la coordonnatrice responsable de la vie associative et de la mobilisation s’assure de la mise en œuvre du projet Renforcement des capacités, financé par Condition féminine Canada, intitulé Un réseau fort de ses Tables : Renforcer notre réseau pour qu’il agisse mieux. Elle en définit un plan d’action, en étroite collaboration avec la coordonnatrice générale et le comité de suivi du projet. Plusieurs comités de travail relèvent de ses fonctions. Elle s’assure de la mobilisation des tables régionales dans différents dossiers importants pour l’organisation.

FONCTIONS ET TÂCHES

  • Assurer la mise en œuvre du projet
  • Préparer et animer les rencontres du comité de suivi du projet
  • Soutenir les réflexions et la définition des diverses composantes du projet
  • Effectuer la liaison avec les membres
  • Accompagner les membres du regroupement selon les besoins
  • Participer et contribuer à l’organisation des assemblées générales régulières et annuelle
  • Élaborer des stratégies d’action et de mobilisation avec les membres du regroupement
  • Représenter l’organisme auprès des partenaires ou coalitions
  • Participer à la rédaction de rapports, de redditions de comptes et de demandes financières
  • Utiliser les moyens nécessaires pour faire circuler l’information parmi les membres
  • Assumer l’organisation des réunions de ses comités de travail : élaborer des propositions d’ordre du jour, convoquer les réunions, s’occuper de la logistique, préparer l’animation et les outils s’y rattachant, rédiger les procès-verbaux et comptes rendus, assurer les suivis
  • Documenter les réalités de la condition féminine et produire des documents au besoin, tel que des outils d’éducation populaire autonome féministe
  • Préparer des analyses, dégager des enjeux et des stratégies dans le but de favoriser la prise de décision

En plus d’obtenir une expérience unique et enrichissante, la coordonnatrice responsable de la vie associative et de la mobilisation aura l’occasion d’approfondir ses connaissances sur le mouvement des femmes et de participer à la gestion féministe de l’organisme. De plus, elle pourra développer ses capacités d’analyses et de réflexions critiques, tout en contribuant à l’action collective en défense des droits des femmes.

Qualifications requises : Formation en sciences sociales en lien avec l’emploi ou toute combinaison de formation et d’expérience pertinente sera examinée.

Expériences : un minimum de 2 ans d’expérience en lien avec la description des fonctions et des tâches.

Connaissances : Mouvement des femmes et communautaire, enjeux condition féminine, technologies et réseaux sociaux.

Qualités personnelles : Autonomie, polyvalence, faire preuve de confidentialité, avoir de bonnes aptitudes pour les relations personnelles, savoir travailler en situation de stress, avoir une bonne capacité d’adaptation, être capable de travailler en équipe, gérer plus d’un dossier à la fois, être capable de déterminer ses priorités.

Conditions :

  • L’entrée en poste est prévue à la fin octobre 2019, date à déterminer.
  • Salaire et avantages sociaux : entre 25.40$ et 28.59$, selon notre politique salariale. Assurances collectives et régime de retraite après la période de probation.
  • Poste à temps plein : 35h/ semaine. Contrat d’octobre 2019 à mars 2023.
  • Ce poste est envisageable en travail à distance ; c’est pourquoi il est ouvert aux femmes de toutes les régions du Québec.
  • Pouvoir se déplacer fréquemment sur le territoire du Québec.

Faire parvenir votre curriculum vitae accompagné d’une lettre de motivation expliquant votre intérêt à travailler au sein d’un organisme féministe au plus tard le 4 octobre 2019 à l’adresse courriel suivante : info@reseautablesfemmes.qc.ca. Prière d’indiquer OFFRE D’EMPLOI dans l’objet du courriel.

Les entrevues auront lieu le 15 octobre 2019, en personne ou par visioconférence selon votre situation géographique. Seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées.

Nous encourageons fortement les femmes vivant à la croisée d’une ou plusieurs situations d’oppression à postuler. À compétences égales, leurs candidatures seront privilégiées.

RTRGFQ Description de tâches de la coordonnatrice_mobilisation_vie_assoc

 

Solidarité et égalité au cœur du droit de la famille

Dans le cadre des consultations publiques sur la réforme du droit de la famille, Relais-Femmes, le CIAFT et le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec ont déposé conjointement il y a quelques jours, à la ministre de la justice du Québec, un mémoire intitulé «Solidarité et égalité au cœur du droit de la famille.»

Neuf recommandations ont été faites, lesquelles visent à prendre en compte les impacts différenciées de la réforme sur les hommes et toutes les femmes.

Parmi celles-ci, on note les recommandations suivantes:

1) que le Comité chargé des consultations publiques intègre une ADS+ et qu’il fasse appel au Secrétariat à la condition féminine afin de présenter un projet de réforme qui tienne compte des réalités différenciées entre toutes les femmes et les hommes;

2) qu’il ne retienne pas la possibilité d’opting-out pour les couples mariés;

3) qu’il maintienne les protections actuelles du mariage et de l’union civile.

Pour lire l’entièreté de notre mémoire: Mémoire Solidarité et égalité au coeur du droit de la famille (2019)

Le MASSE s’invite au bureau du ministre Duclos

COMMUNIQUÉ – Pour diffusion immédiate

 Québec, le jeudi 23 mai 2019 – Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) dépose aujourd’hui, au bureau du ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, près de trois milles signatures de sa pétition revendiquant un régime d’assurance emploi juste et universel qui ne discrimine pas les femmes, dans le cadre de sa campagne De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat!

 

« L’assurance emploi, telle qu’elle existe actuellement, est sexiste parce qu’elle échoue à prendre en considération des réalités qui diffèrent selon les sexes » explique Kim Bouchard, travailleuse pour le Mouvement action chômage de Montréal. « Les travailleuses occupent davantage d’emplois à temps-partiel et sous-rémunérés et pour ces raisons, elles sont plus souvent inadmissibles aux prestations, en reçoivent moins longtemps ou encore, leur indemnité est moindre que celle des travailleurs ». Quant aux femmes perdant leur travail durant leur congé de maternité et de parentalité ou peu de temps après la fin de celui-ci, elles ne peuvent se prévaloir des prestations d’assurance-emploi pour  lesquelles elles ont pourtant cotisé.

 

La campagne De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat! cherche également à mettre en lumière la reproduction des inégalités du marché du travail dans le régime d’assurance emploi : « En amont, nous devons relever les enjeux reliés à l’autonomie économique des femmes. Les stéréotypes sexistes persistent encore, ne leur permettant pas aussi facilement d’accéder aux mêmes emplois que les hommes et un bassin d’opportunités moins diversifié et rémunéré », ajoute Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec.

 

Malheureusement, le ministre Duclos était absent de ses bureaux pour accueillir la pétition. Les groupes de défense des droits de la campagne réitère leur désir de s’entretenir avec celui responsable du programme d’assurance-emploi. « La pauvreté ne devrait pas dépendre de la conséquence des politiques publiques mal adaptées. » renchérit Mme Bouchard.

 

Pour le MASSE, le dépôt de ces signatures marque un tournant important de sa campagne de mobilisation et constitue une promesse que ses revendications continueront d’être portées devant les différentes instances, et ce, jusque dans la campagne électorale fédérale.

 

Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) rassemble 13 groupes de défense des droits et constitue le plus important regroupement de chômeurs et chômeuses au Québec. La campagne « De travailleuses à chômeuses, même injustice, même combat! » se poursuivra jusqu’au printemps 2019.

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Pour information et entrevues :

Marie-Andrée Gauthier – 438-874-1072

À quand le plan d’action en santé et bien-être des femmes?

Le 13 juin 2017 avait lieu une consultation ciblée du Ministère de la Santé et des services sociaux en vue d’un troisième plan d’action en matière de santé et bien-être des femmes à laquelle plusieurs regroupements féministes étaient invités. Depuis, aucune nouvelle quant au dévoilement dudit plan d’action. Nous sommes particulièrement préoccupées par les délais accusés.

Soulignons que le premier plan d’action en matière de santé et bien-être des hommes a pour sa part été dévoilé le 22 août 2017. Ainsi, depuis 2015, il n’existe plus d’actions gouvernementales spécifiques en matière de santé et bien-être des femmes. Pendant que les Centres intégrés de santé et de services sociaux sont en train de s’organiser pour améliorer les conditions de vie et de santé des hommes, nous avons de la difficulté à saisir comment la moitié de la population québécoise a pu être laissée en plan. D’autant plus, que le réseau de la santé et des services sociaux a déjà été actif dans le passé dans chacune des régions concernant la santé des femmes.

De manière précise, voici quelques-unes des demandes émises lors de ces consultations. Nous croyons qu’il doit y avoir une personne responsable du futur plan d’action en santé et bien-être des femmes dans chacun des CISSS. Il est primordial que son mandat soit clair afin que la personne désignée soit en mesure de s’approprier ses tâches. Nous suggérons que des plans d’actions régionaux s’établissent en ayant comme principe la concertation des acteurs et actrices concernées.

De plus, chacun de ses plans d’actions régionaux devraient bénéficier d’une enveloppe budgétaire récurrente et inhérente aux besoins à combler, à dépenser dans un certain délai. Nous croyons que l’instauration d’un mécanisme formel permettra de réelles avancées en matière de santé et bien-être des femmes dans toutes les régions du Québec. Sachez que les 17 Tables régionales de groupes de femmes du Québec sont mobilisées et prêtes à jouer un rôle actif dans ce dossier.

Madame la ministre, quand procéderez-vous au dévoilement du troisième plan d’action en matière de santé et bien-être des femmes?

Et les femmes dans tout ça?

Communiqué de presse – Pour diffusion immédiate

Et les femmes dans tout ça?

Longueuil, 19 septembre 2018 – Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) a un souhait très cher dans le cadre de ces élections électorales au Québec : qu’elles tiennent compte des spécificités des femmes des 17 régions administratives du Québec!

Précisément, soulignons qu’une caractéristique commune est la féminisation de la pauvreté. Nous croyons que pour éviter l’entrée dans la pauvreté et pour en favoriser la sortie, il faut des mesures. Force est de constater que cet enjeu n’est pas prioritaire dans le cadre de cette présente campagne puisqu’on constate que les partis en parlent très peu. Rien de bien surprenant puisque la majorité des quatre principaux partis n’ont même pas pris en considération les enjeux spécifiques vécus par les femmes dans leurs plateformes. Comment alors pourrait-on s’attendre à des mesures spécifiques? D’autant plus pour un enjeu comme la pauvreté qui suppose d’apporter des changements à la racine du problème, donc des changements structuraux. « Nous avons toutefois espoir que les candidat.es de toutes les circonscriptions pourraient prendre à bras le corps cette problématique et exposer publiquement les mesures que compte entreprendre leur parti une fois élu au pouvoir » affirme Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice au RTRGFQ.

Nous croyons que les actions gouvernementales à venir devraient contenir des mesures pour favoriser l’autonomie économique des femmes. Ce concept fait référence tant à l’autonomie financière des femmes, basée sur leur revenu de travail rémunéré, qu’à l’ensemble des programmes de sécurité sociale auxquelles elles peuvent avoir accès.

Équité interrégionale

Nous interpellons également les candidat.es sur leur positionnement quant à la régionalisation des actions d’un gouvernement élu. Quelles seront leurs mesures pour s’assurer d’atteindre l’égalité pour toutes les femmes? En ce sens, nous souhaitons que le développement de toutes les régions du Québec soit équitable donc qu’il inclue toutes les femmes et particulièrement celles vivant à la croisée d’oppressions dont la voix est très souvent ignorée. Au-delà de la décentralisation des pouvoirs promise par plusieurs partis, quel rôle jouera le gouvernement auprès de toutes nos régions? « Nous souhaitons que des balises nationales claires soient instaurées afin d’assurer un arrimage efficient et structuré; nous souhaitons une équité interrégionale et la consolidation des structures et mécanismes régionaux » renchérit la coordonnatrice du RTRGFQ.

Peu de jours nous séparent du jour du scrutin, mais nous réitérons notre confiance en des discussions citoyennes où seront réellement abordés les enjeux qui touchent spécifiquement les conditions de vie des femmes.

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes, il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

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Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice info@reseautablesfemmes.qc.ca

438-874-1072

 

La reproduction des stéréotypes sexuels contribue au décrochage scolaire

 

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

 La reproduction des stéréotypes sexuels contribue au décrochage scolaire

Le Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCLD), le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, Relais femmes, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et le comité éducation du Conseil central Montréal métropolitain (CCMM-CSN) unissent leurs voix pour demander aux partis politiques de s’éloigner des discours publics qui reconduisent des perceptions stéréotypées pour s’engager à mettre en place des mesures favorisant l’égalité entre les sexes en éducation et la réussite éducative de tous les jeunes du Québec.

Le décrochage scolaire des garçons existe. Il est préoccupant et il faut s’en occuper, mais les solutions promues dans l’espace public selon lesquelles il faut adapter l’école aux « gars » qui aiment bouger et qui ont besoin de modèles de virilité vont à l’encontre des données scientifiques (voir notamment Bouchard et al. 2003, Guerry, 2016, Chouinard 2018, Solar, 2018, TCMFCQ et Raby, 2014). Plus encore, ces solutions occultent complètement le décrochage des filles et cristallisent des stéréotypes qui nuisent à l’égalité entre les femmes et  les hommes.

Les mesures ciblées vers la réussite des garçons en respect de leur identité masculine constituent un obstacle à la réussite éducative de tous les jeunes et à l’égalité entre les sexes. Nous souhaitons que l’ensemble des partis politiques s’engagent, conformément aux données fournies par le milieu de la recherche, à mettre en place des mesures visant à éliminer la reproduction des stéréotypes sexuels par le système d’éducation et à favoriser la réussite de tous les jeunes au Québec.

La recherche scientifique nous indique que les garçons et les filles qui adhèrent le plus aux stéréotypes sexuels décrochent plus. De surcroît, les garçons auraient tendance à plus adhérer aux stéréotypes associés au sexe masculin puisque ceux-ci sont encore perçus comme valorisants (au détriment des garçons qui ne s’y reconnaissent peut-être pas et de la reconnaissance de la diversité des genres).

Soulignons aussi que la majorité des élèves qui décrochent sont issus des classes sociales défavorisées; l’indice de défavorisation serait un facteur de risque de décrochage plus important que le sexe.

On aurait donc intérêt à s’attarder à l’amélioration des conditions de vie des familles et à la déconstruction des stéréotypes sexuels. Les données de l’OCDE sur la situation dans d’autres pays où les garçons réussissent autant voire mieux que les filles (États-Unis, Allemagne, Suisse) contredisent l’argument d’un décrochage des garçons dû à la présence massive des femmes dans l’enseignement (Tondreau, 2014). Alors, pourquoi perpétuer cette idée sexiste? À force de dire aux garçons que l’école n’est pas faite pour eux, notamment parce qu’elle est composée majoritairement de modèles féminins, ils risquent fort de la quitter et de développer une pensée sexiste. On doit impérativement s’éloigner des idées visant à promouvoir un modèle de masculinité si l’on veut favoriser la réussite éducative de tous les jeunes.

Et les filles? Elles laissent la scène politique et les médias indifférents, alors qu’elles sont aussi touchées par le phénomène du décrochage scolaire et qu’elles sont beaucoup plus désavantagées dans leur parcours socioéconomique que les garçons. En effet, la vie des décrocheuses est davantage marquée par le rôle traditionnel tant sur le plan de la famille que sur celui du marché du travail : elles sont pour la plupart sans emploi ou occupent des emplois à prédominance féminine souvent dans le secteur des services qui sont moins bien rémunérés que les emplois occupés majoritairement par les hommes. Au Québec, la rémunération annuelle des femmes sans diplôme d’études secondaires est en moyenne de 21 845 $ et de 34 585 $ pour les hommes dans la même situation (ISQ, 2015).

La sous-scolarisation des filles contribue plus largement à la spirale du décrochage scolaire. Encore aujourd’hui, ce sont surtout les femmes qui sont les principales responsables d’accompagner les enfants dans leur cheminement scolaire et leurs apprentissages, ce qui implique notamment le soutien lors de la période des leçons et des devoirs.

Nous souhaitons que les partis s’éloignent des discours publics qui reconduisent des perceptions stéréotypées pour s’engager à mettre en place des mesures favorisant l’égalité entre les sexes en éducation et la réussite éducative de tous les jeunes du Québec.

Signataires :

Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCLD)

 Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

Relais femmes

Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Comité éducation du Conseil central Montréal métropolitain (CCMM-CSN)

 

Contacts :

Marie-Ève Carpentier, Responsable des communications au ROCLD

Tél: 514-660-3761

Adresse courriel : communication@rocld.org

 

Marie-Andrée Gauthier, Coordonatrice du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

Tél : (438) 874-1072

Adresse courriel : info@reseautablesfemmes.qc.ca

 

Familles à la course, une loi-cadre en conciliation famille-travail-études à la rescousse!

Cette lettre ouverte est proposée par la Coalition pour la conciliation famille-travail-études, composée des principales organisations syndicales québécoises et d’organisations féministes, communautaires et populaires.
Depuis une trentaine d’années, et plus particulièrement au cours de la dernière décennie, la réalité des familles québécoises a fortement évolué. Quotidiennement, elles ont le défi de concilier la famille, le travail et les études. Trop souvent, cette charge de conciliation repose uniquement sur les épaules des parents et, plus particulièrement, sur celles des femmes. Dans un récent sondage réalisé auprès de 3 006 parents québécois, 50 % d’entre eux mentionnaient se débrouiller par eux-mêmes plutôt que de se prévaloir des mesures offertes par leur employeur (sondage Léger réalisé pour le Réseau Québec Famille – févr. 2018). Un tel choix témoigne que la pression sociale encourage les parents à considérer la conciliation famille-travail-études comme étant une responsabilité strictement individuelle plutôt que collective. Nous croyons ainsi qu’une loi-cadre, qui aborderait tout autant le champ du travail et des études et qui s’appliquerait aux secteurs privé, public, parapublic et péripublic, permettrait d’atteindre cet objectif de conciliation et ce, sans appauvrir les familles.
Le monde du travail est en pleine mutation et nécessite chaque jour davantage de flexibilité, de disponibilité et de mobilité imposant ainsi une pression accrue sur les familles qui doivent user de créativité afin d’assurer une planification optimale de leur précieux temps. Dans une société où la majorité des adultes travaillent, et dans le contexte actuel de désengagement de l’État, notamment avec la fin de la tarification unique des services éducatifs à la petite enfance, on demande de plus en plus aux familles de contribuer à la prise en charge de responsabilités collectives. Alors que de nombreuses familles doivent par exemple prodiguer des soins à un proche parent, il n’est pas étonnant qu’elles soient à la course.
Cette conciliation n’est pas que l’affaire des familles ou des femmes ni une question individuelle à régler dans le privé. Celle-ci doit être abordée comme la recherche d’un équilibre entre les responsabilités, contraintes et besoins, non seulement professionnels et familiaux, mais aussi sociaux et personnels. C’est un enjeu de société majeur qui demande que l’on s’y intéresse collectivement. Les employeurs ont, eux aussi, un rôle important à jouer dans l’établissement d’un climat propice à la conciliation des différentes sphères de la vie. D’ailleurs, ils auraient tout intérêt, dans la conjoncture actuelle de plein emploi, à prendre ce virage.
Afin de venir en soutien aux familles, les partis politiques doivent s’engager à mettre en place une loi-cadre contenant de réelles mesures de conciliation famille-travail-études. Avec une telle loi, le gouvernement enverrait un message clair à l’effet que les familles sont au centre de notre économie et que c’est avec elles que nous bâtissons le Québec d’aujourd’hui et de demain!

La liste des membres de la CCFTÉ
● Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)
● Association des parents-étudiants de l’Université Laval (APÉTUL)
● Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS)
● Au bas de l’échelle
● Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
● Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
● Comité de soutien aux parents étudiants de l’UQAM (CSPE-UQAM)
● Confédération des syndicats nationaux (CSN)
● Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
● Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
● Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec
(FAFMRQ)
● Fédération des femmes du Québec (FFQ)
● Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
● Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)
● Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)
● Fédération québécoise des organismes communautaires Famille (FQOCF)
● Regroupement des aidantes et aidants naturels de Montréal (RAANM)
● Regroupement des aidants naturels du Québec (RANQ)
● Regroupement Naissance-Renaissance (RNR)
● Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec
● Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)
● Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

Site internet : https://ccfte.wordpress.com/
Contact : Annik Patriarca, Au bas de l’échelle, 514-270-7863 et cell 438-886-8668

Une augmentation à saveur amère

Montréal, le 19 juin 2018 – Le Regroupement des organismes de défense collective des droits (RODCD) accueille avec une certaine amertume l’augmentation des subventions accordées aux groupes en défense collective de droits soutenus par le Fonds d’aide à l’action communautaire autonome (FAACA). En effet, depuis quelques jours, divers groupes à travers le Québec ont commencé à recevoir, au compte-gouttes, des lettres les informant que leur financement à la mission sera augmenté de 12,7% pour l’année 2018-2019, et qu’ils recevront les années subséquentes une indexation de 1% jusqu’en 2023. Après plus de 10 ans à réclamer une augmentation de leur financement à la mission ainsi que l’indexation au coût de la vie, l’arrivée de ces sommes est accueillie de façon plutôt mitigée par les groupes en défense collective des droits. Ce 2,2 M$ d’argent neuf permettra sans doute aux groupes de prendre un peu d’oxygène. Toutefois, pour Louise Paré, porte-parole du Comité de coordination du RODCD, « c’est une goutte d’eau qui est loin de répondre à des besoins qui n’ont fait qu’augmenter aux cours des dernières années. Les organismes œuvrant en défense collective des droits revendiquent en effet une hausse de 40M$ de l’enveloppe qui leur est dédiée. »

De plus, le ministre a choisi de hausser le financement des groupes d’un pourcentage uniforme. Cette méthode favorise les groupes qui ont déjà un meilleur financement, et cristallise encore une fois les inégalités entre les groupes les moins et les mieux financés. Rappelons que les organismes en défense collective de droits se sont clairement opposés à plusieurs occasions à cette méthode de répartition. Pour le RODCD, il était impératif de soutenir davantage les groupes les moins bien financés. « Un organisme qui survit avec 30 000 $ par an, pour payer sa travailleuse, son loyer, les activités avec ses membres et l’ensemble des autres coûts, n’y arrive tout simplement pas. Avec 3810$ de plus par an, il aura à peine plus de marge de manœuvre, mais ne réussira toujours pas à remplir pleinement sa mission, il aurait dû recevoir plus. » s’insurge Mme Paré.

Par ailleurs, l’annonce d’une indexation de 1% par année représente une petite avancée pour les groupes en défense collective de droits. Mieux vaut ça que rien du tout! « Malheureusement, le ministre Blais ne semble pas savoir que la hausse des coûts de fonctionnement est souvent plus élevée que celle du coût de la vie. En plus, cette dernière varie chaque année. En plafonnant l’indexation à 1% pour les 5 prochaines années, le ministre continue d’appauvrir les groupes à petit feu… » s’exclame la porte-parole du RODCD.

Pour le RODCD et ses membres, le ministre François Blais a raté une belle occasion de corriger certaines iniquités historiques au niveau du financement. Il a plutôt choisi de ne pas tenir compte de l’expertise et de la volonté du milieu communautaire à rechercher des solutions mieux appropriées à la réalité et aux enjeux auxquels sont exposés les groupes au quotidien. Finalement, le RODCD tient à rappeler au ministre que les organismes qu’il représente ont pour mission de défendre les droits collectifs de la population, dont bénéficie la société dans son ensemble. Bien que souvent les groupes sont amenés à accompagner les individus dans des processus de défense de leurs droits individuels (notamment en raison d’un manque de ressources adéquates dans le réseau des services publics), il est primordial de maintenir les acquis de l’action collective, avec un financement et une reconnaissance adéquates, en accord avec la mission de base des organismes en défense collective des droits.

Dans ces circonstances, le RODCD ne peut qu’applaudir très modestement cette première hausse de financement accordée aux groupes de défense collective des droits depuis dix ans. Les groupes de défense collective des droits travaillent jour après jour avec les citoyenNEs afin de défendre, de faire reconnaître et d’appliquer des droits humains aussi fondamentaux que le droit au logement, à la sécurité financière, à l’environnement, les droits des femmes, des minorités de genre, des familles, des consommateurs, des ainéEs, des personnes en situation de handicap, de pauvreté, etc.

Le RODCD rassemble 21 regroupements nationaux, représente et défend les intérêts de près de 320 groupes en défense collective des droits partout au Québec. Il est reconnu par le gouvernement pour être son interlocuteur privilégié en la matière.

 

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Pour information : Robert Théoret, coordonnateur du RODCD

Téléphone : 514-715-0699

Courriel : rodcdcoordination@yahoo.ca

L’annonce de Monsieur Couillard et le féminisme de Monsieur Trudeau

Montréal, le 9 mars 2018. Au lendemain de la journée internationale des droits des femmes, les membres du G13 sont sceptiques quant aux annonces faites hier par le Premier ministre du Québec en tournée en France.

D’abord, le Premier ministre annonce qu’il proposera bientôt une loi-cadre sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette initiative fait suite à une demande de longue date de nos groupes et nous la saluons. Nous nous questionnons toutefois sur la nécessité de procéder à une telle annonce, aussi importante, en terre étrangère. D’ailleurs, quelle place sera accordée à la consultation si le gouvernement souhaite adopter la loi rapidement?

Par ailleurs, le premier ministre a déclaré que son gouvernement travaillera au développement d’un indice égalité. Cet indice est prévu dans la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes vers 2021, adoptée récemment par le gouvernement du Québec et grandement questionné par nos groupes. En effet, la création d’un indice d’égalité n’est pas suffisante; il faut plutôt parler d’indices afin de refléter les diverses réalités des femmes. Nous réaffirmons que, s’il peut être intéressant de disposer d’un tel indice, il ne saurait en rien remplacer l’utilisation systématique de l’analyse différenciée selon les sexes (ADS+) à chaque étape de la production des politiques publiques. Nous pensons qu’il vaudrait mieux s’atteler à respecter des engagements déjà pris dans les précédents plans d’action, plutôt que de pelleter vers l’avant des indices vides de sens. Rappelons que le Québec dispose de plans d’action en matière d’ADS+, dont l’application demeure malheureusement fantomatique.

Pendant ce temps, ailleurs au pays, soulignons les efforts consentis pour intégrer l’analyse différenciée selon les sexes (nommée ACS+ ailleurs au Canada) dans le budget fédéral. La volonté d’enchâsser cet exercice dans une loi permet d’espérer des changements systémiques. Il serait intéressant également que la fiscalité soit passée à la loupe. Nous avons espoir que cet outil pourra corriger les inégalités, notamment salariales, que les femmes vivent de leur entrée sur le marché du travail jusqu’à leur retraite. Nous le réclamons depuis longtemps et espérons que cela pavera la voie pour le gouvernement du Québec qui résiste à réaliser une telle analyse malgré le fait qu’il s’y soit engagé dans sa politique en égalité il y a déjà plus de 10 ans. Force est de constater une autre contradiction entre nos paliers de gouvernements.

Insistons sur le fait que la création d’un ministère entièrement dédié à la condition féminine par le gouvernement Trudeau est une revendication historique des groupes de femmes. Ainsi, un budget serait spécifiquement alloué aux questions liées à l’autre moitié de la population. Or, les sommes annoncées ne permettront pas de compter sur de grandes avancées. 100 millions $ sur 5 ans, c’est bien peu pour remédier aux inégalités structurelles.

Ainsi, nous aurons l’occasion de continuer de célébrer les avancées pour les femmes, car l’égalité est encore loin d’être atteinte pour toutes les femmes.

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Source et info

Sylvie Lévesque

Directrice générale
FAFMRQ, (514) 710-6661

Qui sommes-nous?

Le Groupe des 13 est une table de concertation de près de 20 groupes et regroupements provinciaux féministes.

Les membres du Groupe des 13

  • Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
  • Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)
  • Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF)
  • Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
  • Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
  • Fédération des femmes du Québec (FFQ)
  • Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF)
  • Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN)
  • Femmes autochtones au Québec (FAQ)
  • L’R des centres de femmes du Québec
  • Réseau d’action des femmes handicapées (DAWN-RAFH) Canada
  • Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ)
  • Regroupement Naissance-Renaissance
  • Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC)
  • Regroupement québécois des CALACS (centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)
  • Relais-femmes
  • Réseau d’action pour la santé des femmes
  • Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) –  Femmes de la diversité sexuelle
  • Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

L’égalité des droits des femmes au cœur de l’Assemblée nationale

Dans le cadre du mandat d’initiative sur la place des femmes en politique initiée par la Commission des relations avec les citoyens, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes a déposé un mémoire incluant des recommandations à mettre en place le plus rapidement possible.

Pour accéder à notre mémoire, Memoire_RTRGFQ_placedesfemmes.

Le présent mémoire est le fruit d’une réflexion collective faite par le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) en collaboration avec plusieurs tables de groupes de femmes membres de ce réseau.

En premier lieu, le RTRGFQ fera un portait des femmes à l’Assemblée nationale en faisant ressortir des données régionales quant à la représentativité des femmes au sein des éluEs. Si les statistiques parlent d’elles-mêmes pour l’Assemblée nationale, elles sont encore plus troublantes en ce qui a trait à la présence des femmes députées dans les régions, étant parfois complètement absentes. Ce portrait résume bien la préoccupation du RTRGFQ et donne du crédit à ce mémoire sur l’importance d’avoir une meilleure représentation des femmes en politique.

Par la suite, le RTRGFQ se penchera sur les obstacles qui freinent la pleine participation des femmes en politique. Plusieurs études effectuées au cours des dernières années par les tables de groupes de femmes ont permis d’identifier diverses causes ayant un degré d’impact différent pour les femmes. Nous en ferons l’énumération dans cette section. Une attention particulière sera portée au traitement médiatique octroyé aux femmes candidates ou élues.

Une section importante du mémoire sera consacrée à la proposition de différentes avenues pour soutenir les femmes à faire le saut en politique. Nous commencerons par présenter les mesures qui ont déjà fait leurs preuves par le passé, mesures par lesquelles les tables de groupes de femmes ont développé une expertise. Nous poursuivrons en faisant un éventail des mesures qui nous semblent les plus porteuses pour l’atteinte de l’égalité à l’Assemblée nationale.

Le RTRGFQ est d’avis que des changements systémiques se font sur plusieurs années, voire des décennies. Ainsi, nous soutiendrons dans nos recommandations pour les mesures les plus pertinentes, la nécessité de miser sur des programmes qui permettent le déploiement de mesures récurrentes et ce, tant pour maintenir l’expertise des tables régionales de groupes de femmes et du RTRGFQ que pour venir en appui aux femmes qui veulent se porter candidates et aux femmes élues. Nous exprimerons également notre souhait de voir le Directeur général des élections du Québec se pencher sur le mode de scrutin actuel et sur des mesures incitatives pour favoriser la participation des femmes en politique.

En conclusion, nous réitérerons notre volonté à travailler avec tous ceux et celles qui ont à coeur l’égalité à l’Assemblée nationale.

Pour visionner notre passage en consultation particulière, http://m.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-74783.html