Et les femmes dans tout ça?

Communiqué de presse – Pour diffusion immédiate

Et les femmes dans tout ça?

Longueuil, 19 septembre 2018 – Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) a un souhait très cher dans le cadre de ces élections électorales au Québec : qu’elles tiennent compte des spécificités des femmes des 17 régions administratives du Québec!

Précisément, soulignons qu’une caractéristique commune est la féminisation de la pauvreté. Nous croyons que pour éviter l’entrée dans la pauvreté et pour en favoriser la sortie, il faut des mesures. Force est de constater que cet enjeu n’est pas prioritaire dans le cadre de cette présente campagne puisqu’on constate que les partis en parlent très peu. Rien de bien surprenant puisque la majorité des quatre principaux partis n’ont même pas pris en considération les enjeux spécifiques vécus par les femmes dans leurs plateformes. Comment alors pourrait-on s’attendre à des mesures spécifiques? D’autant plus pour un enjeu comme la pauvreté qui suppose d’apporter des changements à la racine du problème, donc des changements structuraux. « Nous avons toutefois espoir que les candidat.es de toutes les circonscriptions pourraient prendre à bras le corps cette problématique et exposer publiquement les mesures que compte entreprendre leur parti une fois élu au pouvoir » affirme Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice au RTRGFQ.

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La reproduction des stéréotypes sexuels contribue au décrochage scolaire

 

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

 La reproduction des stéréotypes sexuels contribue au décrochage scolaire

Le Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCLD), le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, Relais femmes, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et le comité éducation du Conseil central Montréal métropolitain (CCMM-CSN) unissent leurs voix pour demander aux partis politiques de s’éloigner des discours publics qui reconduisent des perceptions stéréotypées pour s’engager à mettre en place des mesures favorisant l’égalité entre les sexes en éducation et la réussite éducative de tous les jeunes du Québec.

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Familles à la course, une loi-cadre en conciliation famille-travail-études à la rescousse!

Cette lettre ouverte est proposée par la Coalition pour la conciliation famille-travail-études, composée des principales organisations syndicales québécoises et d’organisations féministes, communautaires et populaires.
Depuis une trentaine d’années, et plus particulièrement au cours de la dernière décennie, la réalité des familles québécoises a fortement évolué. Quotidiennement, elles ont le défi de concilier la famille, le travail et les études. Trop souvent, cette charge de conciliation repose uniquement sur les épaules des parents et, plus particulièrement, sur celles des femmes. Dans un récent sondage réalisé auprès de 3 006 parents québécois, 50 % d’entre eux mentionnaient se débrouiller par eux-mêmes plutôt que de se prévaloir des mesures offertes par leur employeur (sondage Léger réalisé pour le Réseau Québec Famille – févr. 2018). Un tel choix témoigne que la pression sociale encourage les parents à considérer la conciliation famille-travail-études comme étant une responsabilité strictement individuelle plutôt que collective. Nous croyons ainsi qu’une loi-cadre, qui aborderait tout autant le champ du travail et des études et qui s’appliquerait aux secteurs privé, public, parapublic et péripublic, permettrait d’atteindre cet objectif de conciliation et ce, sans appauvrir les familles.

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Une augmentation à saveur amère

Montréal, le 19 juin 2018 – Le Regroupement des organismes de défense collective des droits (RODCD) accueille avec une certaine amertume l’augmentation des subventions accordées aux groupes en défense collective de droits soutenus par le Fonds d’aide à l’action communautaire autonome (FAACA). En effet, depuis quelques jours, divers groupes à travers le Québec ont commencé à recevoir, au compte-gouttes, des lettres les informant que leur financement à la mission sera augmenté de 12,7% pour l’année 2018-2019, et qu’ils recevront les années subséquentes une indexation de 1% jusqu’en 2023. Après plus de 10 ans à réclamer une augmentation de leur financement à la mission ainsi que l’indexation au coût de la vie, l’arrivée de ces sommes est accueillie de façon plutôt mitigée par les groupes en défense collective des droits. Ce 2,2 M$ d’argent neuf permettra sans doute aux groupes de prendre un peu d’oxygène. Toutefois, pour Louise Paré, porte-parole du Comité de coordination du RODCD, « c’est une goutte d’eau qui est loin de répondre à des besoins qui n’ont fait qu’augmenter aux cours des dernières années. Les organismes œuvrant en défense collective des droits revendiquent en effet une hausse de 40M$ de l’enveloppe qui leur est dédiée. »

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L’annonce de Monsieur Couillard et le féminisme de Monsieur Trudeau

Montréal, le 9 mars 2018. Au lendemain de la journée internationale des droits des femmes, les membres du G13 sont sceptiques quant aux annonces faites hier par le Premier ministre du Québec en tournée en France.

D’abord, le Premier ministre annonce qu’il proposera bientôt une loi-cadre sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette initiative fait suite à une demande de longue date de nos groupes et nous la saluons. Nous nous questionnons toutefois sur la nécessité de procéder à une telle annonce, aussi importante, en terre étrangère. D’ailleurs, quelle place sera accordée à la consultation si le gouvernement souhaite adopter la loi rapidement?

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L’égalité des droits des femmes au cœur de l’Assemblée nationale

Dans le cadre du mandat d’initiative sur la place des femmes en politique initiée par la Commission des relations avec les citoyens, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes a déposé un mémoire incluant des recommandations à mettre en place le plus rapidement possible.

Pour accéder à notre mémoire, Memoire_RTRGFQ_placedesfemmes.

Le présent mémoire est le fruit d’une réflexion collective faite par le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) en collaboration avec plusieurs tables de groupes de femmes membres de ce réseau.

En premier lieu, le RTRGFQ fera un portait des femmes à l’Assemblée nationale en faisant ressortir des données régionales quant à la représentativité des femmes au sein des éluEs. Si les statistiques parlent d’elles-mêmes pour l’Assemblée nationale, elles sont encore plus troublantes en ce qui a trait à la présence des femmes députées dans les régions, étant parfois complètement absentes. Ce portrait résume bien la préoccupation du RTRGFQ et donne du crédit à ce mémoire sur l’importance d’avoir une meilleure représentation des femmes en politique.

Par la suite, le RTRGFQ se penchera sur les obstacles qui freinent la pleine participation des femmes en politique. Plusieurs études effectuées au cours des dernières années par les tables de groupes de femmes ont permis d’identifier diverses causes ayant un degré d’impact différent pour les femmes. Nous en ferons l’énumération dans cette section. Une attention particulière sera portée au traitement médiatique octroyé aux femmes candidates ou élues.

Une section importante du mémoire sera consacrée à la proposition de différentes avenues pour soutenir les femmes à faire le saut en politique. Nous commencerons par présenter les mesures qui ont déjà fait leurs preuves par le passé, mesures par lesquelles les tables de groupes de femmes ont développé une expertise. Nous poursuivrons en faisant un éventail des mesures qui nous semblent les plus porteuses pour l’atteinte de l’égalité à l’Assemblée nationale.

Le RTRGFQ est d’avis que des changements systémiques se font sur plusieurs années, voire des décennies. Ainsi, nous soutiendrons dans nos recommandations pour les mesures les plus pertinentes, la nécessité de miser sur des programmes qui permettent le déploiement de mesures récurrentes et ce, tant pour maintenir l’expertise des tables régionales de groupes de femmes et du RTRGFQ que pour venir en appui aux femmes qui veulent se porter candidates et aux femmes élues. Nous exprimerons également notre souhait de voir le Directeur général des élections du Québec se pencher sur le mode de scrutin actuel et sur des mesures incitatives pour favoriser la participation des femmes en politique.

En conclusion, nous réitérerons notre volonté à travailler avec tous ceux et celles qui ont à coeur l’égalité à l’Assemblée nationale.

Pour visionner notre passage en consultation particulière, http://m.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-74783.html 

Élections municipales 2017 : une marche à pas de tortue vers des candidatures paritaires et diversifiées

 Communiqué – Pour diffusion immédiate

 Longueuil, 16 octobre 2017 – En cette période électorale, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec et la Fédération des femmes du Québec (FFQ) soulignent la lenteur de la progression vers la parité et la diversification de la classe politique.

Avant le déclenchement des élections, seulement 17 % des municipalités étaient dirigées par une mairesse et les femmes (128) n’occupaient que 32 % des postes comme conseillères municipales. « Chaque élection, depuis 2005, ne nous fait gagner que 2% de plus de femmes candidates, tant globalement que pour les postes de conseillères et de mairesses. À ce rythme, cela nécessitera encore deux générations avant de voir les municipalités québécoises gouvernées autant par des femmes que par des hommes » souligne Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec.

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Erratum – Parcours de la candidate, édition 2017

De malencontreuses erreurs se sont glissées dans l’édition 2017 du Parcours de la candidate.

Il aurait fallu lire, tel que prévu par la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités :

· Résider de façon continue ou non sur le territoire de ma municipalité depuis au moins les 12 derniers mois, le 1er septembre de l’année de l’élection. (Page 19)

· Remettre la liste des personnes qui vous auront fait une contribution supérieure à 50 $. (Pages 21-40-43)

· La LERM prévoit le remboursement de 70 % de vos dépenses. (Pages 21- 23)

Nous sommes désolées des inconvénients que cela a pu vous causer!

Pour avoir accès à la version corrigée, cliquez ici.

Stratégie d’égalité entre les femmes et les hommes : peu de moyens concrets!

 

Stratégie d’égalité entre les femmes et les hommes : peu de moyens concrets!

Montréal, le 29 juin 2017­Les membres du G13, une table de concertation de plus de 20 groupes et regroupements provinciaux féministes œuvrant pour les droits et l’égalité de toutes les femmes, réservent un accueil plutôt mitigé à la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes dévoilée aujourd’hui par la ministre responsable de la Condition féminine, Mme Lise Thériault. En effet, l’approche de financement par projets proposée dans la stratégie pour reconnaître et consolider l’expertise des groupes de femmes ne garantira pas leur pérennité à long terme. Depuis quelques années, nous sommes confrontés à une diminution du soutien du travail de recherche, de défense des droits et de promotion de l’égalité. De plus, le changement du financement des groupes autonomes de femmes a un impact sur les choix démocratiques et autonomes des organisations.

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Stratégie gouvernementale : l’égalité pour toutes les femmes sera-t-elle atteinte en 2021?

Longueuil, 29 juin 2017 – Les Tables régionales de groupes de femmes du Québec et leur Réseau saluent le dévoilement de la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes, après deux ans d’absence de plan d’action en matière d’égalité pour les femmes au Québec. Une telle stratégie est importante, car il s’agit des orientations gouvernementales permettant de définir l’égalité pour les femmes au Québec.

L’annonce d’un projet de loi-cadre visant l’égalité de fait semble être une volonté de reconnaître que l’égalité entre les femmes et les hommes doit être une priorité au-delà du gouvernement en place. Il est souhaité que l’expertise des groupes de femmes soit reconnue comme incontournable au moment où se tiendront les consultations et qu’éventuellement cette expertise soit financièrement appuyée.

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