Lettre ouverte au Premier ministre pour le droit des femmes à la santé

Monsieur Legault, le droit des femmes à la santé est en jeu

Linda Crevier, présidente du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ)

La pandémie, et particulièrement Omicron, a poussé à son extrême un système de santé que l’on savait fragile depuis des années. Face à un réseau fissuré de toute part, un examen en profondeur s’impose. Force est de constater qu’il faudra rebâtir notre système différemment. Pour ce faire, les obstacles à l’accessibilité des services sociaux et de santé qui sont longtemps restés dans l’angle mort et qui touchent particulièrement les femmes devront être pris au sérieux par le gouvernement de François Legault.

Services centralisés, privatisés, tarifés, femmes larguées par la complexité du réseau et surtout confrontées aux violences commises par les institutions de la santé. L’ensemble des 17 Tables régionales de groupes de femmes et le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec prennent aujourd’hui le crayon pour alerter le Premier ministre à ces entraves au droit à la santé. Le gouvernement doit s’y attaquer pour que toutes les femmes aient rapidement un réel accès à des services sociaux et de santé publics, gratuits, universels et de qualité sur l’ensemble du territoire.

Des souffrances alimentées par les institutions

Dans les 17 régions du Québec, les groupes de femmes nous rapportent des cas montrant que le réseau de la santé arrive difficilement à prendre en compte l’aspect multidimensionnel des femmes. Par exemple, au sein d’une ressource en santé mentale, une femme rapporte la violence vécue dans un contexte conjugal. Celle-ci se fait blâmer et répondre que son trouble de santé pourrait être la cause de cette violence. Elle est réduite à une seule chose : son état mental. Il en est de même pour une femme confrontée à la grossophobie au sein du réseau. Ses enjeux de santé sont le plus souvent réduits à son poids. Une autre femme voit sa situation médicale banalisée en raison d’un préjugé quant à la plus grande tolérance des femmes noires à la douleur. Cela entraîne des délais dans son diagnostic.

Ces attitudes bien réelles causent des souffrances physiques et psychologiques aux femmes qui les subissent et affectent leur accès à des soins de qualité. L’an dernier, la mort de Joyce Echaquan a mis un visage sur cette forme de violence pernicieuse commise dans ou par une institution. Cette violence institutionnelle met particulièrement en danger la santé et la vie des femmes autochtones, dont plusieurs vivent en situation de vulnérabilité sociale, et de nombreuses autres femmes vivant à la croisée des oppressions.

Les services inadaptés voire refusés à certaines femmes sont un autre exemple de cette violence qui engendre leur exclusion du système de santé et de services sociaux. Des femmes ne peuvent bénéficier de services, telle une mammographie, parce que les équipements ne sont pas adaptés à leur situation de handicap. D’autres se voient refuser l’accès à l’adoption ou à la reproduction assistée en raison de leur contexte de handicap. Par ailleurs, le virage numérique dans l’octroi de services ou la prise de rendez-vous crée une fracture d’accès pour les femmes aînées, celles avec un faible niveau de littératie ou encore celles habitant des territoires où la connexion internet est insuffisante.

Enfin, nous observons au sein du réseau une violence institutionnelle envers son personnel composé d’une majorité de femmes, et dans certaines régions de travailleuses sans-papiers, réfugiées, immigrantes et racisées, aux prises avec des conditions de travail intenables. Le sous-financement historique des services publics a engendré un réseau dont le fonctionnement repose sur la surcharge, la sous-rémunération, la non-reconnaissance voire l’exploitation de leur travail. Ces femmes en paient le prix par leur santé et leur appauvrissement.

Des gains historiques compromis

Ces enjeux vécus par les femmes se tournant vers le système de santé et par celles qui y travaillent s’inscrivent dans un continuum de violences genrées. Les gains pour le droit à la santé et pour l’égalité des femmes qui ont découlé de la mise en place du réseau public de la santé et des services sociaux sont sérieusement compromis.

Il y a un an, à la sortie du Plan d’action en santé et bien-être des femmes, le gouvernement Legault déclarait que leur santé est au cœur de ses préoccupations. Aujourd’hui, nous lui demandons s’il reconnaît les obstacles évoqués et s’il est prêt à agir dès maintenant de manière structurante pour les éliminer. Il est essentiel que le Québec ait des services sociaux et de santé véritablement accessibles aux femmes qui en sont le plus éloignées. Le droit à la santé est en jeu.

 

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Consultez la lettre ouverte dans La Presse ou téléchargez là en cliquant ici.

La CQMMF déclare son appui au mouvement féministe du Chili

2 décembre 2021

Déclaration d’appui au mouvements féministe du Chili

La Marche mondiale des femmes du Québec donne un appui solidaire au mouvement féministe et à la Marche mondiale des femmes du Chili dans cette période électorale où le candidat d’extrême droite Jose Antonio Kast s’attaque aux droits des femmes en mettant de l’avant dans sa plateforme électorale des politiques sexistes, homophobes et racistes.  

Depuis l’an 2000,  la Marche mondiale exige la fin de l’oppression vécue par femmes et dénonce la recherche effrénée du profit menant aux injustices, aux guerres, aux conquêtes et aux violences.

L’élection présidentielle au Chili  donne l’occasion de mettre fin à un régime économique néolibéral responsable d’injustices sociales et économiques dont les femmes sont les premières victimes. 

En ce moment important où les  forces vives féministes et les mouvements sociaux sont engagés dans la présente élection nous leur exprimons notre solidarité et notre appui.

Nous sommes et serons présentes afin d’exercer une vigilance du processus électoral afin que les droits démocratiques soient respectés. 

Votre combat est le nôtre!

Nous serons en marche jusqu’à ce que nous soyons toutes libres

Coordination du Québec de la Marche Mondiale des femmes

Lancement de Femmes & Environnement

Le 15 septembre dernier, le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec a officiellement lancé son micro-site https://femmesetenvironnement.ca/

 

Ce site documente le projet Femmes et environnement qui vise à améliorer la participation des groupes de femmes dans les processus de consultation du BAPE et la prise en compte des enjeux en matière de condition féminine dans les question environnementales et sociales traitées dans les projets soumis à l’analyse du BAPE. Les différentes productions associées au projet y seront déposées.

 

Actuellement, le site présente le premier rapport, soit un portrait-diagnostic des enjeux en matière d’égalité en condition féminine dans les projets soumis au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), et plus largement, dans les questions environnementales et sociales. Il propose également un survol des biais sexistes inconscients auxquels il faut porter attention en tant que décideuses et décideurs publics et actrices et acteurs de la société civile.

 

Femmes et environnement est un projet qui a pris naissance à la croisée des objectifs du Secrétariat à la condition féminine dans le cadre des actions structurantes de la Stratégie pour l’Égalité entre les femmes et les hommes 2021 et de ceux du BAPE qui souhaite faciliter, accroître et diversifier la participation du public. Il s’agit d’un projet financé par le Secrétariat à la condition féminine et qui est mené en collaboration étroite avec les 17 Tables régionales de groupes de femmes à travers le Québec.

 

Nous vous invitons à partager massivement le site et les vignettes que vous trouverez sur nos médias sociaux. N’hésitez pas aussi à les utiliser pour interpeller vos élu·e·s et candidat·e·s !

Suivez-nous sur Twitter et sur Facebook.

Communiqué : Le Secrétariat à la condition féminine accorde plus de 1 M$ au 17 Tables régionales de groupes de femmes et leur réseau


QUÉBEC, le 19 août 2021 /CNW Telbec/ – La ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine, Mme Isabelle Charest, est heureuse d’annoncer que de nouvelles ententes de financement viennent d’être conclues entre le Secrétariat à la condition féminine (SCF), les 17 Tables régionales de groupes de femmes (Tables) et leur réseau. Le total de l’aide accordée s’élève à 1,08 million de dollars sur deux ans.

Ces ententes visent à permettre aux Tables régionales de diffuser des états des lieux régionaux en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Les sommes investies permettront également de soutenir la concertation régionale ainsi que les instances locales et régionales dans la prise en considération des réalités particulières de l’ensemble des femmes dans le cadre de leurs travaux.

Ce financement permettra aux 17 Tables de poursuivre leur travail d’information et de sensibilisation auprès de partenaires locaux et régionaux quant aux enjeux d’égalité vécus par les femmes sur leur territoire. Ceux-ci seront ainsi mieux outillés pour mettre en place des initiatives qui répondent aux besoins de l’ensemble des femmes auxquelles s’adresse leur organisation.

Les statistiques démontrent que les femmes sont en plus grande proportion et plus sévèrement touchées par les conséquences de la COVID-19. En ce sens, le travail de partenaires comme le Réseau et les Tables est crucial dans l’atteinte de l’égalité et dans la lutte contre la violence, alors que les avancées en la matière ne doivent jamais être tenues pour acquises.

Citations :

« Une société égalitaire est une société plus forte. Le travail essentiel des Tables des différentes régions du Québec et de leur réseau nous permet de travailler en ce sens. Je me réjouis de savoir que grâce au soutien financier de notre gouvernement, leur expertise en condition féminine continuera de se développer. Je profite de l’occasion pour remercier le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec ainsi que ses 17 membres pour leur implication, particulièrement importante en temps de pandémie. Ils sont des partenaires incontournables pour l’atteinte des objectifs en matière d’égalité au Québec. »

Isabelle Charest, ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine

« Nous tenons à remercier le SCF et la ministre Charest pour leur reconnaissance de l’expertise du Réseau et des Tables régionales et du travail qu’ils accomplissent en vue d’atteindre l’égalité pour toutes les femmes dans les 17 régions du Québec. Nous sommes fières de la concertation menée par les Tables régionales de groupes de femmes. Le désir de poursuivre les démarches régionales nécessaires à l’amélioration des conditions de vie des femmes est au cœur de nos démarches. C’est dans cet objectif que nous déployons cet ambitieux engagement. »

Linda Crevier, présidente du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec

Faits saillants :

  • Au total, 1,08 million de dollars seront versés sur deux ans (2021-2023), ce qui représente une aide financière de 30 000 $ par année, par organisme.
  • Le SCF soutient financièrement les 17 Tables et leur réseau depuis 2007 pour le développement du partenariat en région.
  • Le financement de ces ententes s’inscrit dans la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes vers 2021 (Stratégie Égalité).
  • À propos du Réseau et des tables :
    • Fondé en 2001, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec défend les droits collectifs des femmes en représentant les 17 Tables de concertation régionales de groupes de femmes, bien établies depuis plus de 35 ans dans leur région respective.
    • Les Tables ont pour mandat d’améliorer les conditions de vie des femmes en concertant les différents groupes de femmes de leur région. Elles mettent également en œuvre des projets sur leur territoire visant à favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes.
    • Le Réseau détient une expertise en matière de promotion des droits des femmes et de concertation régionale et favorise la réflexion et l’échange entre les Tables, autour des enjeux prioritaires sur les intérêts et les droits des femmes.
    • Le Réseau compte 17 Tables, qui représentent plus de 400 groupes et 150 membres individuels.

Liens connexes :

Consultez le contenu original :

http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/August2021/19/c7922.html

Communiqué : Un an plus tard : concilier famille, travail et études, toujours un défi!

Montréal, le 1er juin 2021 – La Coalition pour la conciliation famille-travail-études (CCFTÉ) dévoile aujourd’hui les résultats de son étude sur la conciliation en contexte de pandémie. Un total de 1 009 participant-e-s ont répondu au sondage en ligne, entre le 18 mars et le 12 avril 2021. Les femmes constituent la presque totalité de l’échantillon des répondant-e-s, soit 90 %.

Un an plus tard, les données qui en ressortent sont toujours préoccupantes; 7 personnes sur 10 affirment avoir eu des difficultés à conjuguer leurs différents rôles durant la pandémie. « L’étude met aussi en lumière le fait qu’outre les femmes et les personnes travaillant dans les services essentiels, la pandémie a aussi touché plus particulièrement les parents étudiants et les familles monoparentales qui ont eu de la difficulté à conjuguer leurs différents rôles. Les personnes proches aidantes, les familles recomposées, les personnes aux horaires de travail atypique et les communautés ethnoculturelles ont aussi rencontré des défis importants. Un aspect dont on n’a pas beaucoup parlé depuis le début de la crise sanitaire », a expliqué Sylvie Lévesque, porte- parole de la CCFTÉ.

Le télétravail a aussi apporté son lot de difficultés depuis mars 2020. Plus de 90 % des répondant- e-s ont rencontré une ou plusieurs barrières. « C’est surprenant qu’après un an, il y a toujours des employeurs qui ne s’assurent pas si les travailleur-euse-s ont accès à un lieu adéquat pour le télétravail », a affirmé Mme Lévesque. Pour 51 % des répondant-e-s, la scolarisation des enfants du primaire et du secondaire à la maison occasionne toujours tout un casse-tête.

Par ailleurs, 4 personnes proches aidantes sur 5 (79 %) estiment que la COVID-19 a augmenté leurs responsabilités. « Ce qui est encore plus frappant est que 80 % des répondant-e-s proches aidant-e-s disent avoir des impacts négatifs sur leur santé mentale et 77 % ont de la difficulté à conjuguer leurs différents rôles. Il serait souhaitable que le plan d’action en matière de proche aidance qui sera présenté à l’automne 2021 prévoit des actions concrètes pour soulager le fardeau des proches aidant-e-s », a conclu Mme Lévesque.

L’étude intégrale peut être consultée en ligne, à l’adresse http://ccfte.org/

 

À propos de la CCFTÉ

La Coalition pour la conciliation famille-travail-études (CCFTÉ) représente près de deux millions de femmes et d’hommes au Québec. Elle est composée des principales organisations syndicales, féministes et communautaires œuvrant à l’amélioration des conditions de vie, de travail et d’études des travailleur-euse-s et des étudiant-e-s qui sont parents et/ou proches aidant-e-s.

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Renseignements : Sylvie Lévesque, Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, 514 710-6661

Message d’appui au peuple Palestinien

Un message de soutien de la Marche Mondiale des Femmes, la région de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, au Peuple Palestinien

A Jérusalem, Lod et Gaza, l’entité sioniste fasciste commet aujourd’hui de nouveaux crimes et massacres. Cette entité sioniste arme les colons sionistes pour poursuivre le nettoyage ethnique de la Palestine, commencé dès 1920 par plusieurs milices sionistes.

Depuis l’invasion illégale et l’annexion de Jérusalem par l’entité sioniste en 1967 – des actes condamnés par toutes les instances internationales – le peuple palestinien, propriétaire de la terre, a résisté au déplacement et à la déportation de familles. Des centaines de familles palestiniennes à Jérusalem, en particulier dans les quartiers de Sheikh Jarrah et Silwan, ont été témoins de la destruction de leurs maisons par l’armée coloniale ou de la menace d’expulsion. Le 7 mai, les soldats coloniaux israéliens ont envahi le quartier de Sheikh Jarrah, l’ont bouclé, ont expulsé ses habitants et l’ont remis à des légions du colons qui organisent des attaques contre les habitants.

Dans le même temps, l’armée israélienne et les fascistes juifs fanatiques – représentés au parlement israélien par Netanyahu et le parti fasciste Lahava, entre autres – multiplient les attaquent contre les hommes et les femmes palestiniennes de la ville. Des gangs sionistes armées crient « Mort aux Arabes », empêchant l’entrée dans la vieille ville de Jérusalem et les lieux saints pendant le Ramadan, et appelant au meurtre des Palestiniens\nes.

L’armée coloniale occupe la porte de Damas, l’une des entrées de la Vieille ville, interdisant son accès à la population palestinienne. Ce 7 mai, les soldats israéliens ont accédé à l’Esplanade de la mosquée, alors que 70 000 fidèles étaient rassemblés, les ont tabassés et tiré dessus. Des centaines de personnes ont été blessées, la plupart à la tête par des balles métalliques couvertes de caoutchouc. L’armée coloniale israélienne (qui compte des centaines de Français) a envahi une clinique du Croissant rouge et tiré des gaz lacrymogènes dans les salles de soins.

La dite «communauté internationale» condamnera sans aucune doute la «violence», et les États impérialistes et ceux qui ont établi l’idéologie sioniste – fidèles à l’entité coloniale israélienne- condamneront sa brutalité dégoûtante et les «affrontements» et exprimeront à travers la voix de leurs observateurs médiatiques sur la nécessité d’assurer «la sécurité d’Israël».

Nous devons dénoncer plus que jamais « l’Etat » d’Israël pour ce qu’il est, un « Etat » colonial terroriste et fasciste. Nous devons aussi dénoncer la collaboration et la coopération des pays avec cette colonie fasciste sioniste.

Notre solidarité avec l’héroïque peuple palestinien doit être, plus que jamais, active et durable et sans faille avec sa résistance. De Gaza assiégée à Hébron, de Naplouse à Djénine, de Birzeit à Bethléem, de Haïfa à Jaffa, et de Nazareth à Jérusalem, la résistance est victorieuse et l’emportera!

L’Algérie a vaincu, le Vietnam a vaincu, Palestine vaincra et triomphera!

La liberté pour toute la Palestine, pour le retour de tous les réfugiés palestiniens dans leurs foyers et leurs terres.

Vive la Palestine et sa capitale, Jérusalem.

Nous continuons à marcher jusqu’à ce que nous libérons toutes les terres de la Palestine.

Projet Femmes et environnement – Groupe de discussion du 1er juin

Analyse des pratiques du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour favoriser la participation des groupes de femmes

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec vous invite à participer à un groupe de discussion dans le cadre de notre projet Femmes et environnement. Le Réseau est un regroupement provincial composé des 17 Tables régionales de groupes de femmes au Québec. Il s’agit d’un regroupement féministe de défense collective des droits qui travaille sur les questions mettant en jeu les intérêts et les droits des femmes en tenant compte de l’intersection des divers systèmes d’oppression.

Objectifs du projet

Le projet Femmes et environnement vise à améliorer la participation des groupes de femmes dans les processus de consultation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, ainsi que la prise en compte des enjeux en matière de condition féminine dans les questions environnementales. La participation des femmes et des hommes aux questions environnementales permet d’influencer la réalisation de projets importants sur le territoire du Québec en prenant en compte les enjeux représentatifs de l’ensemble de la société. Dans un souci d’inclure toutes les femmes, le Réseau cherche également à connaître les enjeux de participation des femmes vivant à la croisée des oppressions.

Cette initiative est soutenue par le gouvernement du Québec/Secrétariat à la condition féminine.

Participation attendue

Votre participation à ce projet consiste à prendre part à un groupe de discussion composé de femmes qui ont déjà participé à un BAPE à titre de citoyenne ou de représentante d’une organisation.

Le groupe de discussion, d’une durée d’environ 2 heures et trente minutes (2h30), aura lieu le 1er juin 2021 à 18h30 via la plateforme virtuelle Zoom.

(1) Si vous êtes intéressées, veuillez faire parvenir votre nom et numéro de téléphone à : projet@reseautablesfemmes.qc.ca. N’hésitez pas à nous faire part de vos besoins en accessibilité pour participer au groupe de discussion (accompagnement technique/aide à la connexion, interprétation LSQ, etc.)

(2) Lorsque nous aurons reçu votre courriel confirmant votre intérêt, nous vous ferons parvenir un résumé des thèmes qui seront abordés et un formulaire de consentement à votre participation au groupe de discussion. Des échanges pourront s’ensuivre pour répondre à vos questions, au besoin.

(3) Si vous êtes toujours d’accord, vous nous retournerez par courriel le formulaire de consentement signé. Nous vous ferons parvenir les coordonnées pour vous connecter au Zoom.

Retombées de votre participation

Votre participation aura comme retombées (1) d’identifier les obstacles à la participation des femmes, incluant celles vivant à la croisée des oppressions, dans les processus de consultation du BAPE. De plus, grâce aux propos recueillis, (2) elle permettra au comité d’expertes d’élaborer des recommandations d’ajustements des pratiques au BAPE basées sur une analyse féministe intersectionnelle.

Confidentialité

Les données recueillies par cette étude sont entièrement confidentielles et ne pourront en aucun cas mener à votre identification. La communication des résultats des groupes de discussion ne permettra pas d’identifier les personnes participantes. Le groupe de discussion sera enregistré et les données recueillies seront détruites à la fin du projet.

Compensation

Toutes les personnes participantes au groupe de discussion recevront une carte cadeau d’une valeur de 50$ pour leur contribution.

Participation volontaire

Votre participation à ce groupe de discussion se fait sur une base volontaire. Vous êtes entièrement libre de participer ou non, de refuser de répondre à certaines questions ou de vous retirer en tout temps sans préjudice et sans avoir à fournir d’explications.

Remerciement

Votre collaboration est précieuse. Nous l’apprécions et vous en remercions.

Responsable du projet

Pour obtenir de plus amples renseignements ou pour toute question concernant ce projet, vous pouvez communiquer avec Martine Boivin, responsable du projet, par courriel (projet@reseautablesfemmes.qc.ca) ou par téléphone (418 720-3038).

Déclaration de solidarité avec le peuple colombien

Déclaration de solidarité avec le peuple colombien

Nous de la Marche Mondiale des Femmes, nous protestons fermement contre le gouvernement colombien dirigé par Ivan Duque et contre ses forces de police répressives qui s’attaquent, sans pitié, aux manifestants qui descendent dans la rue pour protester contre les mesures institutionnelles qui s’attaquent aux droits des citoyens et qui ont entraîné une forte réaction nationale contre toutes les injustices accumulées pendant des décennies.

Nous assurons le peuple colombien de notre entière solidarité, surtout les femmes et les jeunes filles qui, en exposant leurs corps, sont confrontées à un régime répressif et militaire qui viole toutes les garanties de vie de la population qui exerce légitimement le droit de manifester. 

Les protestations de millions de personnes à travers le pays ont débuté le 28 avril en opposition à une réforme fiscale qui vise à ajouter des taxes aux produits de première nécessité et aux services publics alors qu’en ce temps de pandémie la vie est encore plus précaire et les inégalités de plus en plus fortes. En l’absence de réponse du gouvernement face à ces manifestations , le peuple colombien a décidé d’entrer en grève permanente.  

Bien que le gouvernement colombien ait maintenant retiré cette réforme, la population continue de manifester son mécontentement face à tant de situations d’inégalités, à la privatisation de la santé et de l’éducation, à la persécution des dirigeants sociaux, au non respect de l’Accord de paix. Les assassinats d’anciens- dirigeants qui ont signé cet Accord de paix témoignent d’une escalade criminelle qui se développe et se perpétue chez les gouvernements néolibéraux qui défendent le capitalisme fasciste en Amérique latine.

Cette vague de violence dure depuis huit jours et 37 personnes, pour la plupart des jeunes, ont été tuées.  Près d’un millier d’arrestations arbitraires ont été signalées, avec un pourcentage élevé de violences physiques de la part des forces de police. 21 personnes ont subi des lésions oculaires et 10 femmes ont été victimes de violences sexuelles.  

La population qui manifestait à été dispersée avec des gaz polluants lancés des airs. Les femmes et les enfants en ont subi les principales conséquences. Une autre situation qui touche le grand public, les observateurs nationaux et internationaux des droits de l’homme doit être dénoncée. Le droit aux soins de premiers secours et aux services médicaux pour les manifestants et manifestantes blessées n’est pas respecté et les  brigades de soins ne sont pas autorisées à fournir des soins de santé.

Pour toutes ces raisons, la Marche mondiale des femmes réaffirme le droit à la justice, le droit à la légitime défense de la vie et réclame le respect des manifestants et manifestantes qui revendiquent un monde meilleur et plus équitable. 

Nous de la Marche mondiale des femmes compatissons particulièrement avec les femmes maltraitées. Les organisations féministes et les organisations de femmes qui font partie de notre mouvement mondial exigent que les coupables de ces actes odieux et des crimes perpétrés soient traduits en justice. 

La communauté internationale et les institutions des droits de l’homme ne peuvent rester à l’écart des délits contre l’humanité du pouvoir gouvernemental colombien.

Nous exigeons que Ivan Duque, président soit jugé et puni.

Nous continuerons jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres.

Projet Femmes et environnement – Groupe de discussion du 25 mai

Les enjeux de participation des femmes vivant à la croisée des oppressions dans les processus de consultation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE)

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec vous invite à participer à un groupe de discussion dans le cadre de notre projet Femmes et environnement. Le Réseau est un regroupement provincial composé des 17 Tables régionales de groupes de femmes au Québec. Il s’agit d’un regroupement féministe de défense collective des droits qui travaille sur les questions mettant en jeu les intérêts et les droits des femmes en tenant compte de l’intersection des divers systèmes d’oppression.

Objectifs du projet

Le projet Femmes et environnement vise à améliorer la participation des groupes de femmes dans les processus de consultation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, ainsi que la prise en compte des enjeux en matière de condition féminine dans les questions environnementales. La participation des femmes et des hommes aux questions environnementales permet d’influencer la réalisation de projets importants sur le territoire du Québec en prenant en compte les enjeux représentatifs de l’ensemble de la société. Dans un souci d’inclure toutes les femmes, le Réseau cherche à connaître les enjeux de participation des femmes vivant à la croisée des oppressions.

Participation attendue

Votre participation à ce projet consiste à prendre part à un groupe de discussion composé de femmes racisées ou marginalisées sur une autre composante de leur identité (revenu, âge, identité de genre, orientation sexuelle, situation de handicap, religion) qui sont intéressées ou impliquées dans les questions ou les luttes environnementales et qui n’ont jamais participé à un BAPE.

Le groupe de discussion, d’une durée d’environ 2 heures et trente minutes (2h30), aura lieu le 25 mai 2021 à 18h30 via la plateforme virtuelle Zoom.

(1) Si vous êtes intéressées, veuillez faire parvenir votre nom et numéro de téléphone à : projet@reseautablesfemmes.qc.ca. N’hésitez pas à nous faire part de vos besoins en accessibilité pour participer au groupe de discussion (accompagnement technique/aide à la connexion, interprétation LSQ, etc.)

(2) Lorsque nous aurons reçu votre courriel confirmant votre intérêt, nous vous ferons parvenir un résumé des thèmes qui seront abordés et un formulaire de consentement à votre participation au groupe de discussion. Des échanges pourront s’ensuivre pour répondre à vos questions, au besoin.

(3) Si vous êtes toujours d’accord, vous nous retournerez par courriel le formulaire de consentement signé. Nous vous ferons parvenir les coordonnées pour vous connecter au Zoom.

Retombées de votre participation

Votre participation aura comme retombées (1) d’identifier les obstacles à la participation des femmes, incluant celles vivant à la croisée des oppressions, dans les processus de consultation du BAPE. De plus, grâce aux propos recueillis, (2) elle permettra au comité d’expertes d’élaborer des recommandations d’ajustements des pratiques du BAPE basées sur une analyse féministe intersectionnelle.

Confidentialité

Les données recueillies par cette étude sont entièrement confidentielles et ne pourront en aucun cas mener à votre identification. La communication des résultats des groupes de discussion ne permettra pas d’identifier les personnes participantes. Le groupe de discussion sera enregistré et les données recueillies seront détruites à la fin du projet.

Bénéfices

Toutes les personnes participantes au groupe de discussion recevront une carte cadeau d’une valeur de 50$ pour leur contribution.

Participation volontaire

Votre participation à ce groupe de discussion se fait sur une base volontaire. Vous êtes entièrement libre de participer ou non, de refuser de répondre à certaines questions ou de vous retirer en tout temps sans préjudice et sans avoir à fournir d’explications.

Remerciement

Votre collaboration est précieuse. Nous l’apprécions et vous en remercions.

Responsable du projet

Pour obtenir de plus amples renseignements ou pour toute question concernant ce projet, vous pouvez communiquer avec Martine Boivin, responsable du projet, par courriel (projet@reseautablesfemmes.qc.ca) ou par téléphone (418 720-3038).

Le Comité inter-associations pour la valorisation du travail invisible (CIAVTI) dévoile cinq trousses éducatives sur le travail invisible

21e JOURNÉE DU TRAVAIL INVISIBLE

Le Comité inter-associations pour la valorisation du travail invisible (CIAVTI) dévoile cinq trousses éducatives sur le travail invisible

Montréal, le 6 avril 2021 – LAfeas (Association féminine d’éducation et daction sociale) souligne aujourdhui la 21e édition de la Journée du travail invisible. Pour marquer l’occasion, l’organisme dévoilera ce midi, dans un évènement diffusé sur Facebook, cinq nouvelles trousses éducatives conçues avec la collaboration du Comité inter-associations pour la valorisation du travail invisible (CIAVTI).

Rendu plus que jamais visible par le confinement, la fermeture des écoles et des commerces, la charge supplémentaire de travail pour les parents comme pour les personnes proches aidantes et lurgent besoin de personnel et de bénévoles dans les services essentiels comme ceux de la santé et de l’éducation, le travail invisible, non rémunéré ou sous-payé a défrayé les manchettes depuis le début de la pandémie du coronavirus. Pourtant, la reconnaissance et la valorisation du travail invisible sont au cœur des revendications de lAfeas depuis sa fondation en 1966. « C’est une question essentielle en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, explique Lise Courteau, présidente de l’Afeas. C’est encore une majorité de femmes qui effectue les tâches ménagères, prend soin des enfants et des proches et s’implique bénévolement dans les organismes ou l’entreprise familiale ».

Afin de poursuivre sa mission de valorisation du travail invisible, et grâce à lappui financier du Secrétariat à la condition féminine du Québec, l’Afeas a mis sur pied au printemps dernier le CIATVI afin de réunir plusieurs importants regroupements autour de demandes précises, détaillées dans un manifeste. Aujourd’hui, ce comité dévoilera cinq trousses éducatives abordant le travail invisible du point de vue des proches aidant·e·s, des femmes immigrantes, des agricultrices en plus d’offrir un portrait du travail invisible à travers le monde. Lors du lancement en direct sur la page Facebook de l’Afeas ce midi, la présidente de l’Afeas, Mme Lise Courteau et la présidente du Conseil du statut de la femme, Mme Louise Cordeau s’entretiendront avec Marianne Pertuiset-Ferland, responsable provinciale de la mobilisation à l’Afeas à propos des impacts de la pandémie sur le travail invisible des femmes et de limportance de valoriser le travail invisible.

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Membres du comité inter-associations pour la valorisation du travail invisible (CIAVTI):

Agricultrices du Québec

Association féminine d’éducation et d’action sociale

Camille Robert — Historienne

Collectif des femmes immigrantes du Québec

Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail

Famille Point Québec

Jeune Chambre de Commerce des Femmes du Québec

Nicole Demers — Ex-députée de Laval – BQ

Oxfam Québec

Regroupement des aidants naturels du Québec

Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec

Réseau des Tables Régionales de Groupes de Femmes du Québec

Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec