Communiqué: Rencontre du Collectif 8 mars avec la ministre Charest : une rencontre décevante

Montréal, le 4 mars 2021 – À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, les membres du Collectif 8 mars, qui représente plus de 700 000 femmes au Québec, ont rencontré la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, afin d’échanger avec elle sur les impacts de la pandémie à l’endroit des femmes. Les représentantes du Collectif se disent globalement déçues de cette rencontre et attendaient un engagement formel de la ministre pour prendre des mesures concrètes afin d’enrayer les discriminations systémiques vécues par les femmes et entre les femmes. Si la ministre a reconnu certains impacts causés par la pandémie, le Collectif se questionne sur la volonté du gouvernement d’écouter les femmes et de poser des actions concrètes au-delà des beaux discours.

La pandémie a eu des conséquences désastreuses pour les femmes

Depuis près d’un an, les conséquences de la pandémie de la COVID-19 se sont avérées particulièrement éprouvantes pour les femmes. Leurs conditions de vie et de travail se sont détériorées à vue d’œil, notamment en matière de pertes d’emplois et de revenu, sans compter l’augmentation de la violence envers elles.

La conciliation conciliation famille-travail-études-vie personnelle : un défi en temps de pandémie

En outre, les femmes ont vu augmenter leur charge de travail invisible ainsi que leur charge mentale. Au pire de la crise sanitaire, elles ont dû endosser plusieurs fonctions, dont celles de télétravailleuses ou de travailleuses essentielles, d’enseignantes privées, d’éducatrices, de proches aidantes et de responsables de la logistique domestique et familiale.

L’augmentation du salaire minimum est plus que nécessaire

Le revenu des bas-salariées, qui ont souvent agi comme ressources essentielles pendant la crise sanitaire est tout simplement insuffisant. Rappelons que 58 % des travailleuses et travailleurs touchant le salaire minimum sont des femmes. Augmenter le salaire minimum est une façon de reconnaître la juste valeur du travail, de diminuer l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes, de réduire la pauvreté, et ainsi de tendre vers plus d’égalité.

Une modernisation du régime de santé qui protège aussi les femmes

La pandémie de COVID-19 a révélé au grand jour les risques, souvent sous-estimés, auxquels plusieurs femmes sont exposées au travail. Il est impératif que la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail protège toutes les travailleuses, et qu’elle tienne compte des situations diverses dans lesquelles elles se retrouvent. De plus, il est impératif, pour éviter de répéter les erreurs du projet de loi 59, que le gouvernement applique systématiquement l’ADS+ dans l’élaboration de tous ses projets de loi.

Les femmes oubliées des les mesures du Plan de relance

Malgré ce portrait accablant, le premier ministre François Legault n’était pas présent à la rencontre du Collectif même si l’invitation lui a été lancée des mois en avance. Les femmes qui subissent lourdement les impacts de la pandémie, semblent avoir été oubliées dans les mesures prévues au budget pour le plan de relance économique. Un an après le début de la pandémie, force est de constater que nous sommes toujours dans l’attente d’un plan qui prend en considération les impacts sur toutes les femmes, particulièrement sur les femmes qui vivent à la croisée des oppressions, c’est à dire les femmes immigrantes et racisées, les femmes noires, les femmes autochtones, les femmes ayant un handicap et les femmes aîné-es et les personnes LGBTQ+.Si la ministre Charest a mentionné l’existence d’un plan d’action Covid pour les femmes, il n’y a néanmoins aucune information sur son contenu, les mesures qu’il propose ou encore sa date de publication.

Autres actions féministes dans le cadre de la journée du 8 mars

Le Collectif 8 mars invite la population à participer aux événements organisés par FDO (Femmes de diverses origines), soit un webinaire le samedi 6 mars et un rassemblement le dimanche 7 mars à 16h Place Émilie Gamelin à Montréal.

 

Contacts presse :

Emmanuelle Botton
collectif08mars@gmail.com
438-925-7602

 

À propos du Collectif 8 mars

Le Collectif 8 mars est formé de représentantes provenant de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), du Réseau des Tables régionales de groupes des femmes du Québec, de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de Femmes de Diverses Origines (FDO), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

Communiqué G13: Un Plan d’action pour la santé et le bien-être des femmes déjà désuet

Montréal, le lundi 1er mars 2021 – Le 18 décembre dernier, le gouvernement du Québec a publié son nouveau plan d’action pour la santé et le bien-être des femmes 2020-2024. Ce plan d’action, qui semble avoir été écrit sur le tard, et ce, même si la dernière consultation du gouvernement sur ce dossier remonte à 2017, démontre de grandes lacunes tant au niveau des enjeux que des actions proposées. Déjà lors de sa sortie, en pleine pandémie, des regroupements nationaux ont dénoncé le caractère désuet des mesures proposées. À présent, des regroupements féministes s’unissent encore pour dénoncer son caractère archaïque, mais aussi afin d’inciter le gouvernement à adapter ce plan d’action aux situations actuelles, et ce, dans les plus brefs délais.

Aujourd’hui, encore, les inégalités entre les genres et entre les femmes elles-mêmes sont nombreuses et causent d’énormes préjudices sur la santé et le bien-être de ces dernières. D’ailleurs, le gouvernement québécois souligne ces inégalités à grands coups de statistiques dans la première partie de son plan d’action, ce qui normalement devrait être prometteur. Néanmoins, ces statistiques ne semblent guère les motiver à l’action. En effet, nous pouvons constater assez rapidement, et ce, à travers les mesures proposées qu’il n’y a quasi aucune action qui vise spécifiquement les femmes de la diversité sexuelle, les femmes racisées, autochtones, en situation de handicap ainsi que toutes les femmes qui vivent à la croisée de multiples oppressions et inégalités au point de vue de la santé. En conséquence, il est facile d’instrumentaliser l’analyse différenciée selon les sexes dans une perspective intersectionnelle (ADS+) afin de glorifier son action, mais encore faut-il l’appliquer dans des mesures concrètes. Ainsi, force est de constater que cela ne semble pas être la volonté du gouvernement.

De surcroît, ce plan d’action, sorti 5 ans après une consultation expéditive des groupes communautaires et attendu de pied ferme par les groupes de femmes et les femmes elles-mêmes, démontre un caractère déjà désuet face à la situation actuelle et déçoit. Alors qu’une pandémie sévit dans le monde et que les grands titres des journaux ne cessent de rapporter les impacts dévastateurs sur les femmes, il n’y a aucune actualisation du plan d’action en vue. Pire encore, ce plan est accompagné d’un budget de 5 millions de dollars par année, soit moins que ce qui a été investi pour la santé des hommes bien avant que la pandémie nous frappe. Une goutte d’eau pour une grande partie de la population qui subit de plein fouet les inégalités sociales ainsi que la dégradation des conditions de vie et de bien-être qui se sont particulièrement accentuées au courant de la dernière année.  Il est essentiel, voire primordial, que le gouvernement du Québec prenne au sérieux la santé et le bien-être des femmes. Nous nous attendons à mieux que des beaux discours sans mesures concrètes permettant de véritables changements sociaux.

En proposant un plan tel que celui-ci, le gouvernement québécois démontre un manque d’intérêt et de considération pour les femmes et c’est tout à fait inacceptable pour une société qui promeut la valeur de l’égalité.  Il est donc essentiel qu’un complément soit produit pour actualiser ce plan, et ce, dans les plus brefs délais. La pandémie est installée au Québec depuis pratiquement un an. Des organismes féministes et de santé publique au Québec ont déjà publié des rapports et des chiffres qui font état d’un recul de vingt ans au minimum à ce qui traite de la santé et du bien-être des femmes. Nombreuses et nombreux sont les spécialistes en santé mentale qui n’hésitent pas à dire que les besoins vont aller en grandissant. On peut raisonnablement conclure que les conséquences de la situation actuelle vont perdurer dans le temps même si la pandémie devait s’achever demain.

Monsieur Legault, déjà que nous sommes en attente d’une rencontre avec le ministre de la Santé et des Services sociaux, Monsieur Dubé, nous vous demandons d’agir maintenant parce que la santé et le bien-être des femmes, ce n’est pas un petit dossier que l’on peut se permettre de négliger pendant cinq ans pour finalement accoucher de demi-mesures. On parle ici des droits fondamentaux et les Québécoises méritent mieux! Donnez-nous un plan à la hauteur des valeurs égalitaires partagées par la population du Québec d’aujourd’hui.

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Source : G13 et Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles

 

Pour informations et demandes d’entrevue

Marie-Andrée Gauthier (G13)

Cell: 438-874-1072, info@reseautablesfemmes.qc.ca

 

G13 Concertation nationale féministe

Formé dès 1986, le G13 est une table de concertation de 20 groupes et regroupements provinciaux de groupes féministes. Il sert de porte-voix pour l’ensemble des réalités diverses que nos groupes représentent : des femmes autochtones, racisées, en situation de handicap, de la diversité sexuelle; des maisons d’hébergement à l’employabilité, des tables de groupes de femmes aux centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, des centres de femmes à la santé sexuelle et reproductive, des organismes de soutien aux familles monoparentales et recomposées, de la défense de droits à la prestation de services, du milieu de vie à l’éducation populaire. Nous représentons plusieurs centaines de groupes et des dizaines de milliers de femmes, souvent parmi les plus vulnérables et marginalisées.

  • Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
  • Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine
  • Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle
  • Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail
  • Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec
  • Fédération des femmes du Québec
  • Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
  • Fédération du Québec pour le planning des naissances
  • Femmes autochtones du Québec
  • L’R des centres de femmes du Québec
  • Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
  • Regroupement Naissances-respectées
  • Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel
  • Relais-femmes
  • Réseau action femmes handicapées du Canada
  • Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec
  • Réseau des lesbiennes du Québec / Femmes de la diversité sexuelle
  • Réseau de Tables régionales de groupes de femmes du Québec
  • Réseau québécois d’action pour la santé des femmes
  • Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes

 

Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles

Fondée en 1995, la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (TRPOCB) applique une analyse féministe, notamment pour prendre en compte le grand nombre de travailleuses dans le secteur communautaire et le réseau public, ainsi que les besoins des femmes et leur participation à ces structures. Elle est formée de 45 regroupements nationauxrejoignant plus de 3500 groupes communautaires autonomes à travers le Québec. Ceux-ci abordent la santé et les services sociaux sous différentes perspectives (femmes, jeunes, hébergement, famille, personnes handicapées, communautés ethnoculturelles, sécurité alimentaire, santé mentale, violence, périnatalité, toxicomanie, etc.).

Conférence de presse du G13: L’URGENCE D’UNE RELANCE ÉCONOMIQUE INCLUSIVE

 

Contrer l’invisibilité systémique des femmes, une situation aggravée par la crise sanitaire :

L’URGENCE D’UNE RELANCE ÉCONOMIQUE INCLUSIVE

Montréal le mardi 23 février 2021 – À quelques semaines du dépôt du budget, les 20 groupes et regroupements provinciaux féministes membres du G13 joignent leurs voix pour demander au gouvernement d’inclure et d’impliquer les femmes dans sa relance économique post-COVID. « En plus de mener leurs revendications spécifiques à leurs secteurs d’intervention et aux femmes représentées, les groupes membres du G13 font front commun pour exiger une relance économique féministe » souligne Graciela Mateo, co-porte-parole du G13. Rassemblées en conférence de presse devant les bureaux du premier ministre, les co-porte-paroles ont martelé l’importance de combattre l’invisibilisation des femmes et de leur travail.

« La pandémie a accentué les inégalités liées au genre et aux facteurs tels que la race, la situation économique, le handicap, l’orientation sexuelle et les différents éléments intersectionnels de nos expériences, explique Marie Josèphe Pigeon, co-porte-parole du G13. Il faut prendre acte des effets genrés multidimensionnels de la pandémie, particulièrement dans les domaines de la santé, de la violence fondée sur le genre, de la sécurité économique et de l’autonomisation des femmes. L’impact de la COVID sur les conditions de vie et de travail des femmes noires dans le domaine du soin est un exemple éloquent, surtout les expériences des femmes demandeuses d’asile travaillant dans les CHSLD. Il est donc essentiel de centrer la relance économique autour des besoins et des expériences de celles qui se trouvent aux marges ».

Pour combattre efficacement le processus d’invisibilisation des femmes – aggravé par la crise sanitaire – les membres du G13 réclament que l’analyse différenciée selon les sexes et intersectionnelle (ADS+) soit une priorité gouvernementale. « L’ADS+ doit être une condition préalable à l’élaboration des lois, règlements, politiques, plans d’action et budgets du gouvernement, martèle Karine-Myrgianie Jean-François, co-porte-parole du G13. Les politiques fiscales doivent être évaluées en fonction de leurs impacts sur toutes les femmes, surtout celles qui sont les plus aux marges. De plus, des mesures doivent être prises et mises en place afin de réaliser les droits de toutes ».

Le regroupement a ainsi déposé un mémoire dans le cadre des consultations prébudgétaires dans lequel il émet quatre recommandations, notamment celles d’investir dans la santé et la sécurité des femmes, mises en péril par la pandémie et de renforcer le filet social grâce à des mesures fiscales progressives pour le financement de programmes sociaux, de services publics et en soutien aux groupes d’action communautaire autonome. « Il est également essentiel que la relance tienne compte des enjeux spécifiques et systémiques au recul de l’emploi des femmes, consécutifs à la crise économique et sanitaire, explique Yasmina Drissi, co-porte-parole du G13. On ne peut se contenter d’un énième budget focalisant sur les secteurs d’emploi où les hommes sont surreprésentés, surtout pas au détriment de mesures réellement inclusives favorisant la mixité en emploi ».

Consultez le mémoire du G13

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Pour informations et demandes d’entrevue
Éliane Legault-Roy, relationniste
Cell. : 514-692-4762
eliane@beteferoce.com

Les membres du G13
Action santé femmes
Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine
Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle
Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail
DAWN-RAFH Canada
Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec
Fédération des femmes du Québec
Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
Fédération du Québec pour le planning des naissances
Femmes Autochtones du Québec
L’R des centres de femmes du Québec
Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Regroupement Naissance-Respectées
Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel
Relais-femmes
Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec
Réseau des lesbiennes du Québec– Femmes de la diversité sexuelle
Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec
Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes

Santé et bien-être des femmes : il était temps!

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

19 décembre 2020, Longueuil – Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) tient à saluer la sortie du Plan d’action en santé et bien-être des femmes.  Il faut tout de même rappeler que cette annonce, réalisée par le Ministre de la Santé, M. Christian Dubé, est attendue depuis cinq ans !

Une attente qui a assez duré

Nous ne pouvons passer sous silence le fossé créé par l’absence de mesures structurantes en santé et en bien-être des femmes dans les 17 régions du Québec au cours des 5 dernières années. Nous pouvons d’ores et déjà constater que les sommes annoncées sont largement insuffisantes pour répondre aux besoins des femmes.  Besoins qui, rappelons-le, ont été largement exacerbés au cours de la pandémie de covid-19.

Curieuse période de l’année

Il y a lieu de questionner le moment choisi pour dévoiler ce plan d’action, alors que plusieurs des organisations communautaires directement concernées par cette annonce sont fermées pour des congés annuels récurrents. « Le RTRGFQ prendra le temps d’analyser attentivement chacune des actions proposées et réagira publiquement dans les prochaines semaines. » déclare Mme Linda Crevier, présidente du RTRGFQ. De plus, il est important de souligner confusion vécue par le Réseau et ses membres alors que ce dévoilement leur a été appris par l’intermédiaire des médias. Maintes indications de la part du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) laissaient plutôt entendre que les partenaires, dont le RTRGFQ fait partie, recevraient le futur plan d’action en amont d’un dévoilement. « Le passé n’a pas à être garant de l’avenir; nous formulons le souhait d’une meilleure collaboration en 2021, pour le bénéfice de la santé et du bien-être des femmes. » poursuit Mme Crevier.

Des engagements à respecter

En octobre 2019, le ministère a promis de tenir, à la suite du dévoilement du plan, une rencontre avec les groupes ayant participé aux consultations à ce sujet. En outre, il a assuré que l’expertise des organisations constituant le RTRGFQ serait mise à profit lors de l’implantation de ce troisième plan d’action en santé et bien-être des femmes. Les 17 Tables régionales de groupes de femmes du Québec s’attendent à ce que le ministère respecte ses engagements et réitèrent leur souhait de collaboration au déploiement national, régional et local de ce plan.

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Le RTRGFQ regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes qui représentent plus de 400 groupes et 150 membres individuelles. Implanté dans toutes les régions du Québec, il permet l’échange d’expertises et d’analyses féministes, favorise les prises de position politique et soutient l’action collective de ses membres en faveur de l’égalité pour toutes les femmes.

 

Pour informations et demande d’entrevues

Marie-Andrée Gauthier

Coordonnatrice générale

438-874-1072

info@reseautablesfemmes.qc.ca

Offre d’emploi : coordonnatrice responsable du développement

Le Réseau des Tables est issu de la volonté des Tables régionales de groupes de femmes d’agir en concertation. Tout en étant une structure souple et respectueuse de l’autonomie de chaque table régionale, le Réseau permet l’échange d’expertises et d’analyses féministes, favorise les prises de position politique et soutient l’action collective de ses membres en faveur de l’égalité pour toutes les femmes. Implanté dans toutes les régions du Québec, le Réseau regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes qui représentent plus de 400 groupes et 150 membres individuelles.

RÔLE

Sous la responsabilité de la coordonnatrice générale, la coordonnatrice au développement s’assure de la mise en œuvre du projet, financé par la Fondation Lucie et André Chagnon, intitulé Dialogue. Elle en définit un plan d’action, en étroite collaboration avec la coordonnatrice générale et le comité de suivi du projet. Elle s’assure de la mobilisation des tables régionales autour de l’enjeu de l’ADS+, important dossier pour l’organisation.

RESPONSABILITÉS

  • Assurer la mise en œuvre du projet
  • Soutenir les initiatives des Tables régionales de groupes de femmes en analyse différenciée selon les sexes intersectionnelle (ADS+) dans leur conjoncture régionale en lien avec le développement social et la lutte à la pauvreté.
  • Répertorier les besoins régionaux, selon les réalités rencontrées par les Tables régionales de groupes de femmes afin de rédiger un portrait, en tenant compte de l’arrivée du Plan d’action gouvernemental pour l’inclusion économique et la participation sociale (PAGIEPS).
  • Développer une compréhension commune autour de l’ADS+, en intégrant une analyse féministe intersectionnelle.
  • Structurer et poursuivre les représentations nécessaires.
  • Participer à la rédaction de rapports, de redditions de comptes et de demandes financières.
  • Utiliser les moyens nécessaires pour faire circuler l’information parmi les membres.
  • Assumer l’organisation des réunions de ses comités de travail : élaborer des propositions d’ordre du jour, convoquer les réunions, s’occuper de la logistique, préparer l’animation et les outils s’y rattachant, rédiger les procès-verbaux et comptes rendus, assurer les suivis.
  • En plus d’obtenir une expérience unique et enrichissante, la coordonnatrice responsable du développement aura l’occasion d’approfondir ses connaissances sur le mouvement des femmes et de participer à la gestion féministe de l’organisme. De plus, elle pourra développer ses capacités d’analyses et de réflexions critiques, tout en contribuant à l’action collective en défense des droits des femmes.

Qualifications requises : Formation en sciences sociales en lien avec l’emploi ou toute combinaison de formation et d’expérience pertinente sera examinée.
Expériences : un minimum de 2 ans d’expérience en lien avec la description des fonctions et des tâches.

Connaissances : Outil ADS+, féminisme intersectionnel, enjeux condition féminine, mouvement des femmes et communautaire, développement social, lutte à la pauvreté.

Qualités personnelles : Autonomie, polyvalence, faire preuve de confidentialité, avoir de bonnes aptitudes pour les relations personnelles, savoir travailler en situation de stress, avoir une bonne capacité d’adaptation, être capable de travailler en équipe, être capable de déterminer ses priorités.

Conditions

  • L’entrée en poste est prévue pour la semaine du 1er février 2021.
  • Salaire et avantages sociaux : entre 25.60$ et 29.19$, selon notre politique salariale. Assurances collectives et régime de retraite après la période de probation.
  • 35h par semaine. Contrat d’une durée d’un an.
  • Ce poste est envisageable en travail à distance ; c’est pourquoi il est ouvert aux femmes de toutes les régions du Québec.
  • Pouvoir se déplacer sur le territoire du Québec.

Faire parvenir votre curriculum vitae accompagné d’une lettre de motivation expliquant votre intérêt à travailler au sein d’un organisme féministe au plus tard le 6 janvier 2021 à l’adresse courriel suivante : rtrgfq@gmail.com. Prière d’indiquer OFFRE D’EMPLOI dans l’objet du courriel.

Les entrevues auront lieu dans la semaine du 18 janvier 2021, par visioconférence. Seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées.

Nous encourageons fortement les femmes vivant à la croisée d’une ou plusieurs situations d’oppression à postuler. À compétences égales, leurs candidatures seront privilégiées.

Il y a urgence!

Exaspérées de n’être pas écoutées, les 17 tables régionales de groupes de femmes du Québec adressent un cri du coeur au ministre de la Santé et des Services sociaux, monsieur Christian Dubé.

En effet, les femmes en ont marre d’attendre le Plan d’action en santé et bien être des femmes qu’on leur promet depuis maintenant cinq ans!

Le 29 septembre dernier, une motion unanime des membres de l’Assemblée Nationale fixait à la fin décembre 2020 la date de sortie du Plan d’action en santé et bien-être des femmes (PSBEF).

Cependant, aucun argent n’est prévu dans la relance économique pour ce fameux plan dont nous avons décrié l’absence pas plus tard que le 28 octobre dernier lors d’une conférence de presse conjointe avec les groupes travaillant en santé des femmes.

Visionnez la vidéo réalisée par le membres du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec pour interpeller le ministre Dubé.

 

 

Pour consultez la page dédiée au Plan d’action en santé et bien être des femmes, contenant notamment notre dossier de presse, c’est ici!

 

 

Communiqué : Pour une relance féministe et inclusive

Montréal, le 12 novembre 2020 – En ce jour de mise à jour économique, le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) interpelle la ministre responsable de l’Administration gouvernementale et présidente du Conseil du Trésor, madame Sonia LeBel ainsi que la ministre responsable de la condition féminine, madame Isabelle Charest pour leur demander de ne pas reproduire les erreurs du passé et de proposer une relance juste, c’est-à-dire féministe et inclusive.

« En fait, nous posons trois questions aux ministres : Connaissez-vous les effets de la pandémie sur l’ensemble des femmes au Québec? Votre relance répond-elle aux besoins de toutes les femmes, particulièrement celles affectées par la pandémie? Votre relance limite-t-elle la participation des femmes à la reprise? » explique Linda Crevier, présidente du RTRGFQ. Selon l’organisme et ses allié·e·s, une analyse différenciée selon les sexes et intersectionnelle permettrait de répondre de façon satisfaisante à ces questions et d’éviter les écueils trop souvent vus dans les plans de relance des dernières années où sont priorisés les secteurs d’emplois à majorité masculine et dont on ignore commodément les impacts négatifs sur une partie de la population ou sur l’environnement.

Les mesures d’austérité des dernières années ont causé nombre de problèmes mis en lumière par la pandémie (sous-financement en santé et en éducation, perte de notre filet social menant à un appauvrissement et à davantage d’inégalités sociales, etc.) et la réponse inadéquate des gouvernements face à la crise sanitaire contribue à perpétuer les inégalités sociales dans les régions. Devant ces constats, le RTRGFQ demande aux ministres : à quand un plan de relance réellement bénéfique pour l’ensemble de la société? Afin d’attirer l’attention sur ce questionnement et les solutions qu’elles proposent, les Tables régionales de groupes de femmes tiennent aujourd’hui plusieurs actions d’éclat dans diverses régions du Québec. Leur but : mettre en lumière les réalités singulières que vivent les femmes et les difficultés rencontrées par celles à la croisée d’oppressions et demander qu’elles soient prises en compte par leur gouvernement.

« Ce que nous demandons aux ministres, c’est une relance féministe et inclusive explique Audrey Gosselin Pellerin, coordonnatrice responsable de la vie associative et de la mobilisation au RTRGFQ. Aucune raison ne peut expliquer l’absence de prise en compte des besoins des femmes dans la relance et il serait inacceptable que leur rôle dans cette reprise ne soit pas à la hauteur de leur participation sociale à la lutte contre la pandémie ».

Pour une relance féministe et inclusive

En vue de la mise à jour économique et alors que le gouvernement prépare sa relance, le Réseau des Tables régionales des groupes de femmes du Québec se demande où sont les femmes dans cette reprise? Dans un mémo, il pose trois questions au gouvernement qui a la responsabilité de mettre en œuvre une relance porteuse de solutions pour toutes les Québécoises.

Par des actions d’éclat, des dépôts du mémo aux député.e.s aux quatre coins du Québec et une interpellation des ministres Sonia LeBel et Isabelle Charest, les Tables régionales demandent une relance féministe et inclusive qui soit réellement bénéfique pour l’ensemble de la société.

Lisez notre communiqué

 

Passez à l’action!

Téléchargez les vignettes à partager sur Facebook

Les trois vignettes reprennent le contenu du mémo au gouvernement en format médias sociaux.

Partagez-les à compter du 12 novembre en identifiant la ministre responsable de l’Administration gouvernementale et présidente du Conseil du Trésor, madame Sonia LeBel (@SoniaLeBelCAQ) ainsi que la ministre responsable de la condition féminine, madame Isabelle Charest (@IsabelleCharestBRMI) et en utilisant le mot-clic #relanceféministe

 

En format fil d’actualité 

 

En format story

 

Téléchargez le memo

 

 

 

 

 

 

Envoyez-nous des photos de vos actions, nous les partagerons ici et sur les médias sociaux!

   Les femmes de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) avec notre mémo devant les bureaux de la ministre Sonia LeBel

 

Le Regroupement des groupes de femmes de la Capitale-Nationale veut une relance écoféministe!

Un drop de bannière mémorable à Jonquière pour Récif02

La Table de concertation des groupes de femmes de Montréal répand la bonne nouvelle!

 

Un envoi plein de conviction de la part de la Table de concertation du mouvement des femmes – Centre du Québec

Manifeste de la défense collective des droits

Le 28 octobre dernier le Regroupement des organismes en défense collective de droits (RODCD) a dévoilé un Manifeste de la défense collective des droits (DCD) : Les droits, ça se défend, plus que jamais! pour dénoncer le recul des droits depuis la COVID-19 et rappeler le travail des groupes en DCD.

Le Réseau des Tables est fier d’avoir contribué à la rédaction du Manifeste à titre de membre du comité Actions collectives du RODCD.

Le Manifeste est disponible ici et vous êtes invité·e·s à l’appuyer!

Vous pouvez également visionner la vidéo, dans laquelle vous reconnaitrez Audrey Gosselin Pellerin, coordonnatrice responsable de la vie associative et de la mobilisation au Réseau des Tables.

Les groupes communautaires sont invités à partager sur Facebook un exemple concret de recul des droits que leur groupe a observé depuis la COVID, avec le mot-clic #défensededroits et en identifiant le ministre Jean Boulet.

Urgence d’agir : pour un plan d’action en santé et bien être des femmes qui répond vraiment aux besoins des femmes

Visionnez la conférence de presse ici

Montréal, Québec, le 28 octobre 2020 – Les regroupements féministes rassemblés tiennent à saluer la motion unanime prise le 29 septembre dernier, par les membres de l’Assemblée Nationale, qui a fixée à la fin décembre 2020 la date de sortie du Plan d’action en santé et bien-être des femmes (PSBEF). Après cinq ans d’absence, il est plus qu’urgent de sortir ce Plan pour répondre aux besoins des femmes et de prioriser ceux des femmes marginalisées. Nous espérons grandement que cette fois-ci sera la bonne!

« La crise sanitaire a intensifié les inégalités de santé entre les femmes et les hommes, et entre les femmes elles-mêmes, générant un fossé de plus en plus important. Les indicateurs démontrent[1] un recul de près de 20 ans sur la santé et la qualité de vie des femmes dans les 17 régions du Québec. » soulève Marie-Andrée Gauthier, Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec. Les femmes, subissent les contres-coups de la crise et cela exacerbe leurs conditions déjà précaires : difficultés d’accès aux soins (en particulier en périnatalité et contrôle des naissances), soins à domicile chaotiques, conciliation famille – travail – études ardue, rôle de proches aidantes accentué, pertes d’emploi, insécurité économique, problèmes de santé mentale aggravés, hausse des responsabilités familiales, charge mentale, violences de toutes sortes.

Ce recul important lié à la santé des femmes, voire à leur émancipation, s’accentue lorsque ces dernières sont des femmes marginalisées par leur appartenance à une minorité ethnoculturelle, racisées, de la diversité sexuelle, en situation de handicap, itinérantes ou Autochtones. Les barrières pré existantes se sont, avec la crise, érigées en obstacles insurmontables.

Quand les femmes prendront-elles toute leur importance pour les gouvernements en place? Les femmes écopent fortement de l’absence de mesures qui misent sur la prévention et la prise en compte des déterminants de santé. Elles sont essentielles au système en tant que citoyennes et travailleuses actives, et il est plus que temps de répondre adéquatement à leurs besoins.

La sortie du Plan d’action pour la santé et le bien-être des femmes doit être imminente et le budget prévu doit être conséquent aux réalités multiples qui affectent la santé des femmes au Québec. Nous demandons au Ministre Dubé de tout en mettre en œuvre afin de respecter l’engagement de son gouvernement.

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Pour informations et demandes d’entrevue
Éliane Legault-Roy, relationniste
Cell.: 514-692-4762
eliane@beteferoce.com

[1] https://csf.gouv.qc.ca/article/publicationsnum/les-femmes-et-la-pandemie/?utm_source=Cyberimpact&utm_medium=email&utm_campaign=Infolettre-CSF-octobre-2020-v2