Message d’appui au peuple Palestinien

Un message de soutien de la Marche Mondiale des Femmes, la région de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, au Peuple Palestinien

A Jérusalem, Lod et Gaza, l’entité sioniste fasciste commet aujourd’hui de nouveaux crimes et massacres. Cette entité sioniste arme les colons sionistes pour poursuivre le nettoyage ethnique de la Palestine, commencé dès 1920 par plusieurs milices sionistes.

Depuis l’invasion illégale et l’annexion de Jérusalem par l’entité sioniste en 1967 – des actes condamnés par toutes les instances internationales – le peuple palestinien, propriétaire de la terre, a résisté au déplacement et à la déportation de familles. Des centaines de familles palestiniennes à Jérusalem, en particulier dans les quartiers de Sheikh Jarrah et Silwan, ont été témoins de la destruction de leurs maisons par l’armée coloniale ou de la menace d’expulsion. Le 7 mai, les soldats coloniaux israéliens ont envahi le quartier de Sheikh Jarrah, l’ont bouclé, ont expulsé ses habitants et l’ont remis à des légions du colons qui organisent des attaques contre les habitants.

Dans le même temps, l’armée israélienne et les fascistes juifs fanatiques – représentés au parlement israélien par Netanyahu et le parti fasciste Lahava, entre autres – multiplient les attaquent contre les hommes et les femmes palestiniennes de la ville. Des gangs sionistes armées crient « Mort aux Arabes », empêchant l’entrée dans la vieille ville de Jérusalem et les lieux saints pendant le Ramadan, et appelant au meurtre des Palestiniens\nes.

L’armée coloniale occupe la porte de Damas, l’une des entrées de la Vieille ville, interdisant son accès à la population palestinienne. Ce 7 mai, les soldats israéliens ont accédé à l’Esplanade de la mosquée, alors que 70 000 fidèles étaient rassemblés, les ont tabassés et tiré dessus. Des centaines de personnes ont été blessées, la plupart à la tête par des balles métalliques couvertes de caoutchouc. L’armée coloniale israélienne (qui compte des centaines de Français) a envahi une clinique du Croissant rouge et tiré des gaz lacrymogènes dans les salles de soins.

La dite «communauté internationale» condamnera sans aucune doute la «violence», et les États impérialistes et ceux qui ont établi l’idéologie sioniste – fidèles à l’entité coloniale israélienne- condamneront sa brutalité dégoûtante et les «affrontements» et exprimeront à travers la voix de leurs observateurs médiatiques sur la nécessité d’assurer «la sécurité d’Israël».

Nous devons dénoncer plus que jamais « l’Etat » d’Israël pour ce qu’il est, un « Etat » colonial terroriste et fasciste. Nous devons aussi dénoncer la collaboration et la coopération des pays avec cette colonie fasciste sioniste.

Notre solidarité avec l’héroïque peuple palestinien doit être, plus que jamais, active et durable et sans faille avec sa résistance. De Gaza assiégée à Hébron, de Naplouse à Djénine, de Birzeit à Bethléem, de Haïfa à Jaffa, et de Nazareth à Jérusalem, la résistance est victorieuse et l’emportera!

L’Algérie a vaincu, le Vietnam a vaincu, Palestine vaincra et triomphera!

La liberté pour toute la Palestine, pour le retour de tous les réfugiés palestiniens dans leurs foyers et leurs terres.

Vive la Palestine et sa capitale, Jérusalem.

Nous continuons à marcher jusqu’à ce que nous libérons toutes les terres de la Palestine.

Projet Femmes et environnement – Groupe de discussion du 1er juin

Analyse des pratiques du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour favoriser la participation des groupes de femmes

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec vous invite à participer à un groupe de discussion dans le cadre de notre projet Femmes et environnement. Le Réseau est un regroupement provincial composé des 17 Tables régionales de groupes de femmes au Québec. Il s’agit d’un regroupement féministe de défense collective des droits qui travaille sur les questions mettant en jeu les intérêts et les droits des femmes en tenant compte de l’intersection des divers systèmes d’oppression.

Objectifs du projet

Le projet Femmes et environnement vise à améliorer la participation des groupes de femmes dans les processus de consultation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, ainsi que la prise en compte des enjeux en matière de condition féminine dans les questions environnementales. La participation des femmes et des hommes aux questions environnementales permet d’influencer la réalisation de projets importants sur le territoire du Québec en prenant en compte les enjeux représentatifs de l’ensemble de la société. Dans un souci d’inclure toutes les femmes, le Réseau cherche également à connaître les enjeux de participation des femmes vivant à la croisée des oppressions.

Cette initiative est soutenue par le gouvernement du Québec/Secrétariat à la condition féminine.

Participation attendue

Votre participation à ce projet consiste à prendre part à un groupe de discussion composé de femmes qui ont déjà participé à un BAPE à titre de citoyenne ou de représentante d’une organisation.

Le groupe de discussion, d’une durée d’environ 2 heures et trente minutes (2h30), aura lieu le 1er juin 2021 à 18h30 via la plateforme virtuelle Zoom.

(1) Si vous êtes intéressées, veuillez faire parvenir votre nom et numéro de téléphone à : projet@reseautablesfemmes.qc.ca. N’hésitez pas à nous faire part de vos besoins en accessibilité pour participer au groupe de discussion (accompagnement technique/aide à la connexion, interprétation LSQ, etc.)

(2) Lorsque nous aurons reçu votre courriel confirmant votre intérêt, nous vous ferons parvenir un résumé des thèmes qui seront abordés et un formulaire de consentement à votre participation au groupe de discussion. Des échanges pourront s’ensuivre pour répondre à vos questions, au besoin.

(3) Si vous êtes toujours d’accord, vous nous retournerez par courriel le formulaire de consentement signé. Nous vous ferons parvenir les coordonnées pour vous connecter au Zoom.

Retombées de votre participation

Votre participation aura comme retombées (1) d’identifier les obstacles à la participation des femmes, incluant celles vivant à la croisée des oppressions, dans les processus de consultation du BAPE. De plus, grâce aux propos recueillis, (2) elle permettra au comité d’expertes d’élaborer des recommandations d’ajustements des pratiques au BAPE basées sur une analyse féministe intersectionnelle.

Confidentialité

Les données recueillies par cette étude sont entièrement confidentielles et ne pourront en aucun cas mener à votre identification. La communication des résultats des groupes de discussion ne permettra pas d’identifier les personnes participantes. Le groupe de discussion sera enregistré et les données recueillies seront détruites à la fin du projet.

Compensation

Toutes les personnes participantes au groupe de discussion recevront une carte cadeau d’une valeur de 50$ pour leur contribution.

Participation volontaire

Votre participation à ce groupe de discussion se fait sur une base volontaire. Vous êtes entièrement libre de participer ou non, de refuser de répondre à certaines questions ou de vous retirer en tout temps sans préjudice et sans avoir à fournir d’explications.

Remerciement

Votre collaboration est précieuse. Nous l’apprécions et vous en remercions.

Responsable du projet

Pour obtenir de plus amples renseignements ou pour toute question concernant ce projet, vous pouvez communiquer avec Martine Boivin, responsable du projet, par courriel (projet@reseautablesfemmes.qc.ca) ou par téléphone (418 720-3038).

Déclaration de solidarité avec le peuple colombien

Déclaration de solidarité avec le peuple colombien

Nous de la Marche Mondiale des Femmes, nous protestons fermement contre le gouvernement colombien dirigé par Ivan Duque et contre ses forces de police répressives qui s’attaquent, sans pitié, aux manifestants qui descendent dans la rue pour protester contre les mesures institutionnelles qui s’attaquent aux droits des citoyens et qui ont entraîné une forte réaction nationale contre toutes les injustices accumulées pendant des décennies.

Nous assurons le peuple colombien de notre entière solidarité, surtout les femmes et les jeunes filles qui, en exposant leurs corps, sont confrontées à un régime répressif et militaire qui viole toutes les garanties de vie de la population qui exerce légitimement le droit de manifester. 

Les protestations de millions de personnes à travers le pays ont débuté le 28 avril en opposition à une réforme fiscale qui vise à ajouter des taxes aux produits de première nécessité et aux services publics alors qu’en ce temps de pandémie la vie est encore plus précaire et les inégalités de plus en plus fortes. En l’absence de réponse du gouvernement face à ces manifestations , le peuple colombien a décidé d’entrer en grève permanente.  

Bien que le gouvernement colombien ait maintenant retiré cette réforme, la population continue de manifester son mécontentement face à tant de situations d’inégalités, à la privatisation de la santé et de l’éducation, à la persécution des dirigeants sociaux, au non respect de l’Accord de paix. Les assassinats d’anciens- dirigeants qui ont signé cet Accord de paix témoignent d’une escalade criminelle qui se développe et se perpétue chez les gouvernements néolibéraux qui défendent le capitalisme fasciste en Amérique latine.

Cette vague de violence dure depuis huit jours et 37 personnes, pour la plupart des jeunes, ont été tuées.  Près d’un millier d’arrestations arbitraires ont été signalées, avec un pourcentage élevé de violences physiques de la part des forces de police. 21 personnes ont subi des lésions oculaires et 10 femmes ont été victimes de violences sexuelles.  

La population qui manifestait à été dispersée avec des gaz polluants lancés des airs. Les femmes et les enfants en ont subi les principales conséquences. Une autre situation qui touche le grand public, les observateurs nationaux et internationaux des droits de l’homme doit être dénoncée. Le droit aux soins de premiers secours et aux services médicaux pour les manifestants et manifestantes blessées n’est pas respecté et les  brigades de soins ne sont pas autorisées à fournir des soins de santé.

Pour toutes ces raisons, la Marche mondiale des femmes réaffirme le droit à la justice, le droit à la légitime défense de la vie et réclame le respect des manifestants et manifestantes qui revendiquent un monde meilleur et plus équitable. 

Nous de la Marche mondiale des femmes compatissons particulièrement avec les femmes maltraitées. Les organisations féministes et les organisations de femmes qui font partie de notre mouvement mondial exigent que les coupables de ces actes odieux et des crimes perpétrés soient traduits en justice. 

La communauté internationale et les institutions des droits de l’homme ne peuvent rester à l’écart des délits contre l’humanité du pouvoir gouvernemental colombien.

Nous exigeons que Ivan Duque, président soit jugé et puni.

Nous continuerons jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres.

Projet Femmes et environnement – Groupe de discussion du 25 mai

Les enjeux de participation des femmes vivant à la croisée des oppressions dans les processus de consultation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE)

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec vous invite à participer à un groupe de discussion dans le cadre de notre projet Femmes et environnement. Le Réseau est un regroupement provincial composé des 17 Tables régionales de groupes de femmes au Québec. Il s’agit d’un regroupement féministe de défense collective des droits qui travaille sur les questions mettant en jeu les intérêts et les droits des femmes en tenant compte de l’intersection des divers systèmes d’oppression.

Objectifs du projet

Le projet Femmes et environnement vise à améliorer la participation des groupes de femmes dans les processus de consultation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, ainsi que la prise en compte des enjeux en matière de condition féminine dans les questions environnementales. La participation des femmes et des hommes aux questions environnementales permet d’influencer la réalisation de projets importants sur le territoire du Québec en prenant en compte les enjeux représentatifs de l’ensemble de la société. Dans un souci d’inclure toutes les femmes, le Réseau cherche à connaître les enjeux de participation des femmes vivant à la croisée des oppressions.

Participation attendue

Votre participation à ce projet consiste à prendre part à un groupe de discussion composé de femmes racisées ou marginalisées sur une autre composante de leur identité (revenu, âge, identité de genre, orientation sexuelle, situation de handicap, religion) qui sont intéressées ou impliquées dans les questions ou les luttes environnementales et qui n’ont jamais participé à un BAPE.

Le groupe de discussion, d’une durée d’environ 2 heures et trente minutes (2h30), aura lieu le 25 mai 2021 à 18h30 via la plateforme virtuelle Zoom.

(1) Si vous êtes intéressées, veuillez faire parvenir votre nom et numéro de téléphone à : projet@reseautablesfemmes.qc.ca. N’hésitez pas à nous faire part de vos besoins en accessibilité pour participer au groupe de discussion (accompagnement technique/aide à la connexion, interprétation LSQ, etc.)

(2) Lorsque nous aurons reçu votre courriel confirmant votre intérêt, nous vous ferons parvenir un résumé des thèmes qui seront abordés et un formulaire de consentement à votre participation au groupe de discussion. Des échanges pourront s’ensuivre pour répondre à vos questions, au besoin.

(3) Si vous êtes toujours d’accord, vous nous retournerez par courriel le formulaire de consentement signé. Nous vous ferons parvenir les coordonnées pour vous connecter au Zoom.

Retombées de votre participation

Votre participation aura comme retombées (1) d’identifier les obstacles à la participation des femmes, incluant celles vivant à la croisée des oppressions, dans les processus de consultation du BAPE. De plus, grâce aux propos recueillis, (2) elle permettra au comité d’expertes d’élaborer des recommandations d’ajustements des pratiques du BAPE basées sur une analyse féministe intersectionnelle.

Confidentialité

Les données recueillies par cette étude sont entièrement confidentielles et ne pourront en aucun cas mener à votre identification. La communication des résultats des groupes de discussion ne permettra pas d’identifier les personnes participantes. Le groupe de discussion sera enregistré et les données recueillies seront détruites à la fin du projet.

Bénéfices

Toutes les personnes participantes au groupe de discussion recevront une carte cadeau d’une valeur de 50$ pour leur contribution.

Participation volontaire

Votre participation à ce groupe de discussion se fait sur une base volontaire. Vous êtes entièrement libre de participer ou non, de refuser de répondre à certaines questions ou de vous retirer en tout temps sans préjudice et sans avoir à fournir d’explications.

Remerciement

Votre collaboration est précieuse. Nous l’apprécions et vous en remercions.

Responsable du projet

Pour obtenir de plus amples renseignements ou pour toute question concernant ce projet, vous pouvez communiquer avec Martine Boivin, responsable du projet, par courriel (projet@reseautablesfemmes.qc.ca) ou par téléphone (418 720-3038).

Le Comité inter-associations pour la valorisation du travail invisible (CIAVTI) dévoile cinq trousses éducatives sur le travail invisible

21e JOURNÉE DU TRAVAIL INVISIBLE

Le Comité inter-associations pour la valorisation du travail invisible (CIAVTI) dévoile cinq trousses éducatives sur le travail invisible

Montréal, le 6 avril 2021 – LAfeas (Association féminine d’éducation et daction sociale) souligne aujourdhui la 21e édition de la Journée du travail invisible. Pour marquer l’occasion, l’organisme dévoilera ce midi, dans un évènement diffusé sur Facebook, cinq nouvelles trousses éducatives conçues avec la collaboration du Comité inter-associations pour la valorisation du travail invisible (CIAVTI).

Rendu plus que jamais visible par le confinement, la fermeture des écoles et des commerces, la charge supplémentaire de travail pour les parents comme pour les personnes proches aidantes et lurgent besoin de personnel et de bénévoles dans les services essentiels comme ceux de la santé et de l’éducation, le travail invisible, non rémunéré ou sous-payé a défrayé les manchettes depuis le début de la pandémie du coronavirus. Pourtant, la reconnaissance et la valorisation du travail invisible sont au cœur des revendications de lAfeas depuis sa fondation en 1966. « C’est une question essentielle en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, explique Lise Courteau, présidente de l’Afeas. C’est encore une majorité de femmes qui effectue les tâches ménagères, prend soin des enfants et des proches et s’implique bénévolement dans les organismes ou l’entreprise familiale ».

Afin de poursuivre sa mission de valorisation du travail invisible, et grâce à lappui financier du Secrétariat à la condition féminine du Québec, l’Afeas a mis sur pied au printemps dernier le CIATVI afin de réunir plusieurs importants regroupements autour de demandes précises, détaillées dans un manifeste. Aujourd’hui, ce comité dévoilera cinq trousses éducatives abordant le travail invisible du point de vue des proches aidant·e·s, des femmes immigrantes, des agricultrices en plus d’offrir un portrait du travail invisible à travers le monde. Lors du lancement en direct sur la page Facebook de l’Afeas ce midi, la présidente de l’Afeas, Mme Lise Courteau et la présidente du Conseil du statut de la femme, Mme Louise Cordeau s’entretiendront avec Marianne Pertuiset-Ferland, responsable provinciale de la mobilisation à l’Afeas à propos des impacts de la pandémie sur le travail invisible des femmes et de limportance de valoriser le travail invisible.

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Membres du comité inter-associations pour la valorisation du travail invisible (CIAVTI):

Agricultrices du Québec

Association féminine d’éducation et d’action sociale

Camille Robert — Historienne

Collectif des femmes immigrantes du Québec

Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail

Famille Point Québec

Jeune Chambre de Commerce des Femmes du Québec

Nicole Demers — Ex-députée de Laval – BQ

Oxfam Québec

Regroupement des aidants naturels du Québec

Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec

Réseau des Tables Régionales de Groupes de Femmes du Québec

Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

Communiqué : Prévenir les féminicides en investissant dans le logement social ainsi que dans le réseau d’aide destiné aux femmes

Une recherche Pan québécoise sur la violence faite aux femmes et l’itinérance

Saguenay, 29 mars 2021 – Les dernières semaines au Québec ont été difficiles au niveau de la violence faite aux femmes : sept féminicides en autant de semaines. La violence envers les femmes se traduit de bien des façons, entraînant des conséquences variées, souvent invisibles, mais bien réelles pour celles qui doivent les subir. Nos travaux révèlent que les femmes violentées font face à de nombreux défis au moment de sortir d’une relation violente et peinent souvent à stabiliser leurs conditions, les plaçant dans des contextes où elles sont susceptibles de voir leur sécurité compromise.

 

Une équipe de recherche constituée de chercheuses et de partenaires provenant de partout au Québec et issus de différents domaines, codirigée par la professeure Catherine Flynn de l’UQAC, a récemment publié un important rapport de recherche montrant les liens entre la violence conjugale et l’itinérance. Cette étude qualitative basée sur 46 entrevues de type récits de vie et sur 10 groupes de discussion réunissant près de 200 actrices et acteurs des milieux communautaires a été menée dans 8 régions du Québec. Elle a permis de dresser un portrait plus juste des enjeux rencontrés par les femmes violentées, alors que le manque de dépistage, de soutien, de lieux d’hébergement et de logements sociaux ont pu mener celles-ci vers des trajectoires d’itinérance et ont créé des contextes où elles ont craint pour leur sécurité.

 

Pour la conclusion de cette étude, 10 recommandations ont été formulées afin de faire bouger les choses :

  1. Déployer des politiques, des plans d’action et des pratiques en matière de violences faites aux femmes qui prennent en considération l’imbrication des différentes formes de violence dans les parcours de vie des femmes.
  2. Garantir l’accessibilité à des services de première ligne et sur l’ensemble du corridor de services en soutenant les organisations communautaires concernées dans l’amélioration de leurs pratiques auprès des femmes violentées qui vivent des situations d’itinérance, et ce, en tenant compte des spécificités et des réalités exprimées dans les différentes régions du Québec, et pour ce faire :
    • Consolider le financement des ressources d’aide et d’hébergement pour femmes violentées, pour femmes vivant de multiples problématiques sociales et pour femmes en situation d’itinérance de manière à garantir l’accès à un hébergement d’urgence aux femmes, et à leurs enfants, qui en ont besoin ;
    • Créer et développer de l’hébergement transitoire (2 à 5 ans) pour les femmes et leurs enfants, de manière à faciliter la stabilisation de leurs conditions de vie à la sortie d’un contexte de violence ; faciliter la mission des organismes spécialisés dans l’intervention auprès des femmes (centres de femmes, centres d’aide et de lutte contre les violences à caractère sexuel, maisons d’hébergement pour femmes violentées) de manière à ce qu’elles puissent mieux dépister, intervenir, améliorer leurs pratiques auprès des femmes violentées en situation d’itinérance et exercer leur mission de transformation sociale.
    • Soutenir les organismes spécialisés en itinérance de manière à ce que ceux-ci développent des pratiques d’intervention informées par le trauma auprès des femmes.
    • Développer du logement social et communautaire permanent pour les femmes et leurs enfants, de manière à ce que celui-ci réponde à leurs besoins (ex. : proximité avec les réseaux de transport, accessibilité aux services de santé et aux services sociaux, etc.).
  1. Développer des politiques et des pratiques en matière d’itinérance des femmes qui proposent des réponses sociales basées sur une approche d’analyse différenciée selon les sexes dans une perspective intersectionnelle (ADS+), et qui s’inscrivent plus largement dans une stratégie globale d’action de la santé, du bien-être et des conditions de vie des femmes.
  2. Développer des outils de détection de manière à insérer la notion de contrôle coercitif dans les pratiques des différents acteurs du Réseau de la santé et des services sociaux, des milieux policiers et des acteurs des milieux sociojudiciaires, de même que dans les programmes sociaux destinés aux femmes.
  3. Former les corps policiers afin qu’ils puissent mieux dépister les situations de violence de la part de partenaires intimes qu’ils rencontrent dans leur pratique et intervenir avec diligence et sensibilité.
  4. Sensibiliser les Directions de la protection de la jeunesse afin que celles-ci puissent mieux comprendre les conséquences des violences subies par les femmes au cours de leur vie. Une formation obligatoire en matière de violence conjugale permettrait d’orienter les décisions relatives à la garde des enfants de manière à éviter de disqualifier les mères qui en portent les marques et de discréditer la parole de celles qui craignent pour la sécurité de leurs enfants dans le cas où ceux-ci sont confiés à un père violent.
  5. Transformer les pratiques mises de l’avant auprès des filles (enfants et des adolescentes) dans les établissements rattachés aux Directions de la protection de la jeunesse, en éliminant les actions punitives et en les accompagnant, à l’aide d’une approche informée par le trauma, afin de leur permettre de surmonter les différentes violences qu’elles ont subies alors qu’elles étaient enfants ou adolescentes.
  6. Consolider et poursuivre le financement de la production de connaissances sur les liens entre l’itinérance et les violences perpétrées envers les femmes de manière à laisser la parole à celles qui n’ont que très peu été entendues jusqu’à maintenant, soit celles qui accèdent plus difficilement aux ressources comme les femmes autochtones, les femmes noires ou racisées et les femmes allophones.
  7. Renforcer les normes d’éthique au sein des établissements du Réseau de la santé et des services sociaux, au sein des corps policiers et des instances sociojudicaires afin d’assurer le secret professionnel, de protéger le respect de la vie privée, et de garantir le traitement juste et sans discrimination de toutes les femmes violentées.
  8. Faciliter l’accessibilité à l’aide sociale de dernier recours en prenant en considération les conséquences des violences en tant que contraintes limitant les possibilités d’insertion sociale et économique des femmes violentées.

L’équipe de recherche se dit préoccupée par les investissements timides annoncés dans le budget québécois déposé le 25 mars dernier, alors que seulement 22,5 millions sont prévus dans la lutte contre la violence conjugale, et que le gouvernement projette la création de 500 nouveaux logements sociaux. Alors qu’une femme sur quatre ayant participé à l’étude a subi une ou plusieurs tentatives de meurtre et que la grande majorité d’entre elles ont subi de la violence post-séparation, il apparait urgent que les ministères concernés mettent en action les dix recommandations formulées de manière à respecter leurs engagements quant au respect des droits fondamentaux des femmes violentées.

Pour consultation:  Étude sur le site du Fonds de recherche du Québec – Société et culture

Équipe de recherche :

  • Chercheuses principales : Catherine Flynn, PhD, Université du Québec à Chicoutimi et Marie-Marthe Cousineau, PhD, Université de Montréal
  • Co-chercheuses, co-chercheur : Isabelle Marchand, PhD, Université du Québec en Outaouais, Philippe-Benoit Côté, PhD, Université du Québec à Montréal, Mylène Fernet, PhD, Université du Québec à Montréal, Roxane Caron, PhD, Université de Montréal, Dominique Damant, PhD, Université de Montréal
  • Organismes partenaires-chercheurs : Relais-Femmes, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, Réseau solidarité itinérance du Québec

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Source et renseignements:
Josée Bourassa, agente d’information
Service des communications et des relations publiques
Université du Québec à Chicoutimi
418 815-6771 | josee_bourassa@uqac.ca

Catherine Flynn, Professeure-chercheuse, Département des sciences humaines et sociales
Université du Québec à Chicoutimi
418-254-8284 | Catherine_Flynn@uqac.ca

Communiqué: Rencontre avec la ministre Charest : le Groupe des Treize consterné

Montréal, le 17 mars 2021 – Le 11 mars dernier, le Groupe des Treize (G13)1 a rencontré la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, afin de lui faire part de ses préoccupations et de ses recommandations pour le budget 2021-2022 du Québec. Il ressort consterné de cette rencontre où la ministre a multiplié les appels à la patience des femmes. En effet, il apparaît qu’une réponse structurante du gouvernement pour mitiger les importants reculs des conditions de vie des femmes engendrés par la pandémie ne fera pas partie du prochain budget du Québec.

Considérant le manque de mesures d’envergure, la courte durée et le budget nettement insuffisant du « Plan d’action pour contrer les impacts sur les femmes en contexte de pandémie », dévoilé le 8 mars, le Groupe des Treize espérait que le gouvernement Legault use du levier que constitue le prochain budget du Québec pour déployer d’urgence des mesures structurantes en faveur de l’égalité pour toutes les femmes et un investissement à la hauteur des défis posés par cette crise sanitaire et économique sans précédent.

Lors de cette rencontre, la ministre a identifié la prochaine Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes comme la pierre angulaire d’une intervention à plus long terme sur les conséquences de la pandémie. Si le G13 salue cette volonté, il est d’avis que l’heure est grave. La prochaine Stratégie n’est pas attendue avant 2022 et il est impensable que les femmes soient reléguées dans une seconde phase de relance.

Les impacts de la Covid-19 sur les femmes sont énormes. Les regroupements et organisations féministes parlent d’un recul de plus de 30 ans des conditions de vie des femmes. La violence envers elles s’est exacerbée et nous pouvons en constater l’ampleur au quotidien; les féminicides augmentent, les femmes en situation de handicap se retrouvent sans soutien pour répondre à leurs besoins, les femmes LGBTQ2S+ sont laissées pour compte, les femmes migrantes à statut précaire restent isolées de peur de perdre le peu que le gouvernement leur propose, les femmes vivant du travail du sexe sont ostracisées et violentées, sans compter la montée importante du racisme et de la violence envers les femmes autochtones et racisées. Ce sont les femmes qui maintiennent à bout de bras le tissu social et familial du Québec au péril de leur santé physique et mentale. Ces enjeux n’ont été que partiellement introduits dans le plan d’action. Force est de constater que la situation des femmes ne pourra s’améliorer sans des engagements gouvernementaux clairs, d’envergure et à plus long terme.

La population québécoise ne peut se contenter d’un énième budget focalisant sur les secteurs d’emploi où les hommes sont surreprésentés. La relance doit, dès maintenant, prévoir un investissement massif dans la santé et la sécurité des femmes, de même que garantir leur inclusion à la reprise économique. En outre, les actions gouvernementales visant la gestion de la pandémie et la relance doivent intégrer une véritable analyse différenciée selon les sexes et intersectionnelle (ADS+).

En reportant toute action significative à plus tard, le gouvernement Legault ratera non seulement son objectif de rebâtir un Québec post-COVID, mais il cristallisera le recul des conditions des femmes, et particulièrement de celles qui vivent à la croisée des oppressions. Les regroupements et organisations féministes du G13 sortent de cette rencontre plus convaincues que jamais de l’importance de leur rôle de défense des droits des femmes au Québec. Elles poursuivront sans relâche pour visibiliser les conditions vécues par les femmes et exiger une relance féministe et inclusive.

Les membres du G13
Action santé femmes
Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale (Alliance MH2)
Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine
Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle
Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail
DAWN-RAFH Canada
Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec Fédération des femmes du Québec
Fédération des maisons d’hébergement pour femmes Fédération du Québec pour le planning des naissances
Femmes Autochtones du Québec
L’R des centres de femmes du Québec
Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
Regroupement Naissance-Respectées
Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel
Relais-femmes
Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec
Réseau des lesbiennes du Québec- Femmes de la diversité sexuelle
Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec
Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes


1 Le Groupe des 13, créé il y a 35 ans, est une table de concertation qui réunit à présent plus de 20 groupes et regroupements provinciaux qui œuvrent à la défense des droits des femmes résidant au Québec, souvent parmi les plus vulnérables.

Renseignements: Pour informations et demandes d’entrevue (précisez si vous prenez des ITV en anglais): Gaelle Fedida – Alliance MH2 – 514.706.9939 – coordopolitique@alliancemh2.org (FR ou AN) ; Audrey Gosselin Pellerin – Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) – 581.989.5913 – mobilisation@reseautablesfemmes.qc.ca(FR) ; Manon Monastesse – Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF) – communication@fede.qc.ca – 514 224 3204 (FR ou AN) ; Mathilde Trou – Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC) – mtrou@maisons-femmes.qc.ca – 514 754-1057 (FR)

Communiqué : Un Plan d’action pour contrer les impacts sur les femmes qui rate la cible

Montréal, le 10 mars 2021 – La Coalition pour la conciliation famille-travail-études (CCFTÉ) a pris connaissance du Plan d’action pour contrer les impacts sur les femmes en contexte de pandémie. Ce dernier aborde notamment les enjeux de conciliation famille-travail-études exacerbés par la pandémie. Depuis déjà un an, les familles, et plus spécifiquement les femmes, subissent les contrecoups importants de la crise de la COVID-19. « Outre le manque de place en services éducatifs à la petite enfance, nous avons noté une augmentation drastique des responsabilités familiales, parentales, étudiantes et de proche aidance », affirme Sylvie Lévesque, porte-parole de la Coalition.

Les enjeux liés à la pandémie et ses impacts sur les femmes sont bien soulevés dans le Plan d’action. Toutefois, les actions suggérées ne répondent pas totalement aux besoins criants des femmes et des familles provoqués par la crise. Plus précisément, aucun argent neuf n’y a été consacré puisque la très grande majorité des actions sont déjà en cours de réalisation. Force est de constater qu’il y a peu de mesures concrètes et spécifiques visant à soulager les familles et corriger les inégalités envers les femmes.

De plus, la proche aidance est l’angle mort de ce Plan d’action alors que les besoins en la matière sont eux aussi exacerbés par la pandémie et que ces responsabilités incombent majoritairement aux femmes. Par ailleurs, lorsqu’il est question d’aborder l’enjeu important de la conciliation famille-travail-études des étudiantes et étudiants parents, on ne vise encore une fois que la sensibilisation des établissements d’enseignement. « Depuis plusieurs années, les associations de parents-étudiants font ce travail de sensibilisation des milieux : il est temps de mettre en place de véritables mesures pour améliorer leurs conditions », ajoute Sylvie Lévesque.

En 1997, le gouvernement du Québec s’engageait à implanter l’analyse différenciée selon les sexes (ADS) dans les organismes et ministères. «25 ans plus tard, le Plan d’action ne prévoit que de sensibiliser et inciter les ministères et organismes à recourir à cette analyse. Que s’est- il passé durant toutes ces années ? » se questionne Sylvie Lévesque, porte-parole de la Coalition.

La Coalition lancera prochainement un second questionnaire afin de documenter les défis liés à la conciliation famille-travail-études dans le cadre d’un bilan soulignant la première année de la pandémie.

 

À propos de la CCFTÉ

La Coalition pour la conciliation famille-travail-études composée des principales organisations syndicales, féministes, communautaires et populaires, porte un projet solidaire pour que les Québécoises et Québécois fassent des gains significatifs en matière de conciliation famille-travail-études. La CCFTÉ privilégie l’adoption d’une loi-cadre en conciliation famille-travail- études comme réponse collective à cette problématique.

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Renseignements : Sylvie Lévesque, de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, 514-710-6661, Gabrielle Pitre, du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, 514 291-2165

Communiqué: Rencontre du Collectif 8 mars avec la ministre Charest : une rencontre décevante

Montréal, le 4 mars 2021 – À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, les membres du Collectif 8 mars, qui représente plus de 700 000 femmes au Québec, ont rencontré la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, afin d’échanger avec elle sur les impacts de la pandémie à l’endroit des femmes. Les représentantes du Collectif se disent globalement déçues de cette rencontre et attendaient un engagement formel de la ministre pour prendre des mesures concrètes afin d’enrayer les discriminations systémiques vécues par les femmes et entre les femmes. Si la ministre a reconnu certains impacts causés par la pandémie, le Collectif se questionne sur la volonté du gouvernement d’écouter les femmes et de poser des actions concrètes au-delà des beaux discours.

La pandémie a eu des conséquences désastreuses pour les femmes

Depuis près d’un an, les conséquences de la pandémie de la COVID-19 se sont avérées particulièrement éprouvantes pour les femmes. Leurs conditions de vie et de travail se sont détériorées à vue d’œil, notamment en matière de pertes d’emplois et de revenu, sans compter l’augmentation de la violence envers elles.

La conciliation conciliation famille-travail-études-vie personnelle : un défi en temps de pandémie

En outre, les femmes ont vu augmenter leur charge de travail invisible ainsi que leur charge mentale. Au pire de la crise sanitaire, elles ont dû endosser plusieurs fonctions, dont celles de télétravailleuses ou de travailleuses essentielles, d’enseignantes privées, d’éducatrices, de proches aidantes et de responsables de la logistique domestique et familiale.

L’augmentation du salaire minimum est plus que nécessaire

Le revenu des bas-salariées, qui ont souvent agi comme ressources essentielles pendant la crise sanitaire est tout simplement insuffisant. Rappelons que 58 % des travailleuses et travailleurs touchant le salaire minimum sont des femmes. Augmenter le salaire minimum est une façon de reconnaître la juste valeur du travail, de diminuer l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes, de réduire la pauvreté, et ainsi de tendre vers plus d’égalité.

Une modernisation du régime de santé qui protège aussi les femmes

La pandémie de COVID-19 a révélé au grand jour les risques, souvent sous-estimés, auxquels plusieurs femmes sont exposées au travail. Il est impératif que la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail protège toutes les travailleuses, et qu’elle tienne compte des situations diverses dans lesquelles elles se retrouvent. De plus, il est impératif, pour éviter de répéter les erreurs du projet de loi 59, que le gouvernement applique systématiquement l’ADS+ dans l’élaboration de tous ses projets de loi.

Les femmes oubliées des les mesures du Plan de relance

Malgré ce portrait accablant, le premier ministre François Legault n’était pas présent à la rencontre du Collectif même si l’invitation lui a été lancée des mois en avance. Les femmes qui subissent lourdement les impacts de la pandémie, semblent avoir été oubliées dans les mesures prévues au budget pour le plan de relance économique. Un an après le début de la pandémie, force est de constater que nous sommes toujours dans l’attente d’un plan qui prend en considération les impacts sur toutes les femmes, particulièrement sur les femmes qui vivent à la croisée des oppressions, c’est à dire les femmes immigrantes et racisées, les femmes noires, les femmes autochtones, les femmes ayant un handicap et les femmes aîné-es et les personnes LGBTQ+.Si la ministre Charest a mentionné l’existence d’un plan d’action Covid pour les femmes, il n’y a néanmoins aucune information sur son contenu, les mesures qu’il propose ou encore sa date de publication.

Autres actions féministes dans le cadre de la journée du 8 mars

Le Collectif 8 mars invite la population à participer aux événements organisés par FDO (Femmes de diverses origines), soit un webinaire le samedi 6 mars et un rassemblement le dimanche 7 mars à 16h Place Émilie Gamelin à Montréal.

 

Contacts presse :

Emmanuelle Botton
collectif08mars@gmail.com
438-925-7602

 

À propos du Collectif 8 mars

Le Collectif 8 mars est formé de représentantes provenant de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), du Réseau des Tables régionales de groupes des femmes du Québec, de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de Femmes de Diverses Origines (FDO), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

Communiqué G13: Un Plan d’action pour la santé et le bien-être des femmes déjà désuet

Montréal, le lundi 1er mars 2021 – Le 18 décembre dernier, le gouvernement du Québec a publié son nouveau plan d’action pour la santé et le bien-être des femmes 2020-2024. Ce plan d’action, qui semble avoir été écrit sur le tard, et ce, même si la dernière consultation du gouvernement sur ce dossier remonte à 2017, démontre de grandes lacunes tant au niveau des enjeux que des actions proposées. Déjà lors de sa sortie, en pleine pandémie, des regroupements nationaux ont dénoncé le caractère désuet des mesures proposées. À présent, des regroupements féministes s’unissent encore pour dénoncer son caractère archaïque, mais aussi afin d’inciter le gouvernement à adapter ce plan d’action aux situations actuelles, et ce, dans les plus brefs délais.

Aujourd’hui, encore, les inégalités entre les genres et entre les femmes elles-mêmes sont nombreuses et causent d’énormes préjudices sur la santé et le bien-être de ces dernières. D’ailleurs, le gouvernement québécois souligne ces inégalités à grands coups de statistiques dans la première partie de son plan d’action, ce qui normalement devrait être prometteur. Néanmoins, ces statistiques ne semblent guère les motiver à l’action. En effet, nous pouvons constater assez rapidement, et ce, à travers les mesures proposées qu’il n’y a quasi aucune action qui vise spécifiquement les femmes de la diversité sexuelle, les femmes racisées, autochtones, en situation de handicap ainsi que toutes les femmes qui vivent à la croisée de multiples oppressions et inégalités au point de vue de la santé. En conséquence, il est facile d’instrumentaliser l’analyse différenciée selon les sexes dans une perspective intersectionnelle (ADS+) afin de glorifier son action, mais encore faut-il l’appliquer dans des mesures concrètes. Ainsi, force est de constater que cela ne semble pas être la volonté du gouvernement.

De surcroît, ce plan d’action, sorti 5 ans après une consultation expéditive des groupes communautaires et attendu de pied ferme par les groupes de femmes et les femmes elles-mêmes, démontre un caractère déjà désuet face à la situation actuelle et déçoit. Alors qu’une pandémie sévit dans le monde et que les grands titres des journaux ne cessent de rapporter les impacts dévastateurs sur les femmes, il n’y a aucune actualisation du plan d’action en vue. Pire encore, ce plan est accompagné d’un budget de 5 millions de dollars par année, soit moins que ce qui a été investi pour la santé des hommes bien avant que la pandémie nous frappe. Une goutte d’eau pour une grande partie de la population qui subit de plein fouet les inégalités sociales ainsi que la dégradation des conditions de vie et de bien-être qui se sont particulièrement accentuées au courant de la dernière année.  Il est essentiel, voire primordial, que le gouvernement du Québec prenne au sérieux la santé et le bien-être des femmes. Nous nous attendons à mieux que des beaux discours sans mesures concrètes permettant de véritables changements sociaux.

En proposant un plan tel que celui-ci, le gouvernement québécois démontre un manque d’intérêt et de considération pour les femmes et c’est tout à fait inacceptable pour une société qui promeut la valeur de l’égalité.  Il est donc essentiel qu’un complément soit produit pour actualiser ce plan, et ce, dans les plus brefs délais. La pandémie est installée au Québec depuis pratiquement un an. Des organismes féministes et de santé publique au Québec ont déjà publié des rapports et des chiffres qui font état d’un recul de vingt ans au minimum à ce qui traite de la santé et du bien-être des femmes. Nombreuses et nombreux sont les spécialistes en santé mentale qui n’hésitent pas à dire que les besoins vont aller en grandissant. On peut raisonnablement conclure que les conséquences de la situation actuelle vont perdurer dans le temps même si la pandémie devait s’achever demain.

Monsieur Legault, déjà que nous sommes en attente d’une rencontre avec le ministre de la Santé et des Services sociaux, Monsieur Dubé, nous vous demandons d’agir maintenant parce que la santé et le bien-être des femmes, ce n’est pas un petit dossier que l’on peut se permettre de négliger pendant cinq ans pour finalement accoucher de demi-mesures. On parle ici des droits fondamentaux et les Québécoises méritent mieux! Donnez-nous un plan à la hauteur des valeurs égalitaires partagées par la population du Québec d’aujourd’hui.

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Source : G13 et Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles

 

Pour informations et demandes d’entrevue

Marie-Andrée Gauthier (G13)

Cell: 438-874-1072, info@reseautablesfemmes.qc.ca

 

G13 Concertation nationale féministe

Formé dès 1986, le G13 est une table de concertation de 20 groupes et regroupements provinciaux de groupes féministes. Il sert de porte-voix pour l’ensemble des réalités diverses que nos groupes représentent : des femmes autochtones, racisées, en situation de handicap, de la diversité sexuelle; des maisons d’hébergement à l’employabilité, des tables de groupes de femmes aux centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, des centres de femmes à la santé sexuelle et reproductive, des organismes de soutien aux familles monoparentales et recomposées, de la défense de droits à la prestation de services, du milieu de vie à l’éducation populaire. Nous représentons plusieurs centaines de groupes et des dizaines de milliers de femmes, souvent parmi les plus vulnérables et marginalisées.

  • Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
  • Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine
  • Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle
  • Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail
  • Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec
  • Fédération des femmes du Québec
  • Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
  • Fédération du Québec pour le planning des naissances
  • Femmes autochtones du Québec
  • L’R des centres de femmes du Québec
  • Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
  • Regroupement Naissances-respectées
  • Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel
  • Relais-femmes
  • Réseau action femmes handicapées du Canada
  • Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec
  • Réseau des lesbiennes du Québec / Femmes de la diversité sexuelle
  • Réseau de Tables régionales de groupes de femmes du Québec
  • Réseau québécois d’action pour la santé des femmes
  • Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes

 

Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles

Fondée en 1995, la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (TRPOCB) applique une analyse féministe, notamment pour prendre en compte le grand nombre de travailleuses dans le secteur communautaire et le réseau public, ainsi que les besoins des femmes et leur participation à ces structures. Elle est formée de 45 regroupements nationauxrejoignant plus de 3500 groupes communautaires autonomes à travers le Québec. Ceux-ci abordent la santé et les services sociaux sous différentes perspectives (femmes, jeunes, hébergement, famille, personnes handicapées, communautés ethnoculturelles, sécurité alimentaire, santé mentale, violence, périnatalité, toxicomanie, etc.).