Femmes au cœur des régions, femmes au cœur!

Madame Thériault,

Vous arrivez en poste à un moment où les femmes du Québec font face à des reculs importants au plan économique et social. Des reculs qui menacent les fragiles avancées en matière d’égalité pour toutes les femmes.  Nous nous attendons à ce qu’à titre de ministre responsable de la condition féminine, vous défendiez les droits de toutes les femmes vivant au Québec. Les travaux que vous menez actuellement en vue de l’actualisation de la politique gouvernementale en matière d’égalité pour les femmes et de l’élaboration d’un prochain plan d’action  constituent une bonne occasion pour le faire. C’est pourquoi nous avons amorcé en janvier cette campagne pour rappeler l’importance de cette politique et certains de ses éléments incontournables. Nous vous invitons à prendre connaissance des messages que nous vous ferons parvenir jusqu’au 8 mars. Nous souhaitons ainsi contribuer à vos réflexions et vous faire profiter de notre expertise en matière d’égalité pour les femmes.


 Femmes au cœur des régions, femmes au cœur!

« Les problématiques quant à la situation des femmes divergent d’une région à l’autre et il importe de prendre en considération les spécificités régionales dans la mise en œuvre de l’action en matière d’égalité entre les femmes et les hommes à cette échelle….La concertation régionale des actions est essentielle pour favoriser leur réussite et en améliorer la portée… Le gouvernement souhaite aussi accompagner et soutenir les instances locales et régionales dans leurs responsabilités de gouvernance en matière d’égalité entre les femmes et les hommes»

– Plan d’action gouvernemental pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2011-2015, p.124

Ce plan d’action a été effectivement concrétisé jusqu’en 2014 et a permis, grâce notamment au travail des groupes de femmes rassemblés dans les Tables régionales de concertation, de mettre en œuvre plusieurs actions favorisant l’égalité pour les femmes dans toutes les régions du Québec. L’instauration d’une « nouvelle gouvernance territoriale » et le démantèlement des structures régionales ont anéanti les efforts réalisés depuis 10 ans en matière d’égalité pour les femmes en région.

Quelques faits :

  • Les rênes du développement régional, dont les actions en matière d’égalité pour les femmes, ont été remises entre les mains des municipalités régionales de comté (MRC) alors que ces instances sont composées très majoritairement d’hommes et qu’elles ne disposent d’aucune expertise ni d’aucun mandat en cette matière.
  • Les ententes régionales en matière d’égalité ont été abolies. Elles permettaient l’arrivée en région d’environ un million de dollars par année pour la réalisation d’actions en matière d’égalité pour les femmes et ce jusqu’en 2014-2015. À ce jour, aucun argent n’a encore été consacré à ces mesures en 2015-2016.
  • Les bureaux régionaux du Ministère de l’Éducation ont été abolis entraînant la disparition des concours régionaux Chapeau les filles.
  • Les bureaux régionaux du Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion ont été fusionnés ou fermés et les services aux personnes racisées et immigrantes, dont une grande part de femmes, ont été réduits.
  • Les bureaux régionaux du Conseil du statut de la femme ont été fermés.

Ces décisions mettent en lumière que l’État québécois se préoccupe peu ou pas des femmes des régions et qu’il ne respecte pas sa propre politique et ses propres plans d’action. Les groupes de femmes en région ont développé une vision féministe du développement des régions basé sur les principes d’égalité, d’équité, de solidarité, de démocratie et d’éthique. Le gouvernement doit s’inspirer de cette vision et de ces principes pour favoriser un essor des régions et donner une place prépondérante aux groupes de femmes rassemblés au sein Tables régionales de groupes de femmes. Ces groupes doivent avoir accès à des fonds pour travailler en concertation à l’amélioration des conditions de vie des femmes et à l’avancement de l’égalité pour toutes les femmes dans toutes les régions.

Les femmes de toutes les régions du Québec : au cœur de l’action, au cœur des décisions!

Égalité pour les femmes : des inégalités persistantes, une action gouvernementale discutable Tome 2, Mémoire du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec, Janvier 2016, page 25. http://www.reseautablesfemmes.qc.ca.heb5c.sogetel.net/documentation/catalogue-doutils/productions-du-reseau-des-tables/#toggle-id-4


Consignes pour la campagne :

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Pour faire suivre une fiche thématique en faveur de l’égalité pour toutes les femmes à la ministre de la Condition féminine du Québec, vous pouvez faire suivre ce message par courriel à ltheriault-anjo@assnat.qc.ca. Assurez-vous d’enlever la section concernant les consignes et de mettre votre propre signature avant d’envoyer votre courriel.

Vous pouvez aussi télécharger la fiche ci-jointe et :

Envoyer la fiche thématique par fax :

  • Québec: 418 643-8553
  • Montréal : 514 493-9633

Poster la fiche thématique :

  • Québec : Ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation 710, Place D’Youville Québec (Québec) G1R 4Y4
  • Montréal : 7077, rue Beaubien Est Bureau 205 Anjou (Québec) H1M 2Y2

Téléphoner à la ministre :

  • Québec : 418 691-5650
  • Montréal : 514 493-9630

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Communiquez toutes vos initiatives au Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec. Mettez-nous en copie de vos fax, courriels, faites-nous savoir si vous avez envoyé une lettre ou passé un coup de téléphone : Info@reseautablesfemmes.qc.ca ou par fax : 866 861-1362.

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Fiche 7 -Femmes au cœur des régions, femmes au cœur!

ecard - semaine 7

Semaine 7 – Femmes au cœur des régions, femmes au cœur!

 

Pour une plus grande présence des femmes dans les instances décisionnelles et d’influence

Pour une plus grande présence des femmes dans les instances décisionnelles et d’influence

Madame Thériault,

Vous arrivez en poste à un moment où les femmes du Québec font face à des reculs importants au plan économique et social. Des reculs qui menacent les fragiles avancées en matière d’égalité pour toutes les femmes.  Nous nous attendons à ce qu’à titre de ministre responsable de la condition féminine, vous défendiez les droits de toutes les femmes vivant au Québec. Les travaux que vous menez actuellement en vue de l’actualisation de la politique gouvernementale en matière d’égalité pour les femmes et de l’élaboration d’un prochain plan d’action  constituent une bonne occasion pour le faire. C’est pourquoi nous avons amorcé en janvier cette campagne pour rappeler l’importance de cette politique et certains de ses éléments incontournables. Nous vous invitons à prendre connaissance des messages que nous vous ferons parvenir jusqu’au 8 mars. Nous souhaitons ainsi contribuer à vos réflexions et vous faire profiter de notre expertise en matière d’égalité pour les femmes.


Pour une plus grande présence des femmes dans les instances décisionnelles et d’influence

« Les transformations sociales nécessaires à l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes ne pourront s’opérer sans que les femmes ne participent aux changements souhaités, de l’intérieur même des structures actuelles du pouvoir. Le gouvernement a la ferme volonté d’accroître le nombre de femmes occupant des postes de commande aux paliers local, régional et national. »
– Politique gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2007-2017, p. 76

Force est de constater que 75 ans après l’obtention du droit de vote et d’éligibilité des femmes au Québec (rappelons que cela n’incluait pas toutes les femmes, c’est en 1969, que les femmes autochtones obtiennent ce droit au Québec), elles demeurent minoritaires dans les postes décisionnels et les postes de direction. Contrairement à un mythe souvent véhiculé ce n’est pas parce que les femmes ne s’intéressent pas à la politique, mais ce sont plutôt des obstacles d’ordre systémique qui freinent la participation des femmes aux sphères de pouvoir. Il reste un sérieux travail à faire au sein des structures politiques afin qu’elles soient réellement inclusives pour toutes les femmes et pour que la représentation politique reflète leur diversité et leurs réalités.

Quelques faits¹ :
• La représentation des élues à l’Assemblée nationale du Québec plafonne autour de 30 % depuis les années 2000.
• Les quotas, soit instaurés par les partis, soit exigés par la loi, ont permis dans plusieurs pays des percées impressionnantes et rapides pour les femmes, en vue de l’atteinte de la parité.
• Les élues, tant au fédéral, au provincial qu’au municipal n’ont pas droit aux congés de maternité/parentalité.
• Selon l’ONU, un pourcentage minimal de 30% est nécessaire pour que les groupes discriminés puissent exercer leur influence, faire entendre leur réalité et faire en sorte de faire voter des lois qui tiennent compte de leurs intérêts.

Le gouvernement a-t-il toujours cette ferme volonté de s’engager? Nous pouvons nous permettre d’en douter lorsqu’il coupe le programme À égalité pour décider qui vise à accroître et soutenir la représentation des femmes dans les sphères de pouvoir, en plus de réduire significativement les budgets (déjà maigres) du Conseil du statut de la femme et du Secrétariat à la condition féminine.

Les femmes de toutes les régions du Québec : au cœur de l’action, au cœur des décisions!

¹SURPRENANT, Marie-Eve. Manuel de résistance féministe : remue-ménage, 2015, pp. 140-147.


Consignes pour la campagne :
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Fiche 6 -Pour une plus grande présence des femmes dans les instances décisionnelles et d’influence

Pour une plus grande présence des femmes dans les instances décisionnelles et d’influence

Pour une plus grande présence des femmes dans les instances décisionnelles et d’influence

Intégrité et sécurité : lutte contre les violences envers les femmes

Madame Thériault,

Vous arrivez en poste à un moment où les femmes du Québec font face à des reculs importants au plan économique et social. Des reculs qui menacent les fragiles avancées en matière d’égalité pour toutes les femmes.  Nous nous attendons à ce qu’à titre de ministre responsable de la condition féminine, vous défendiez les droits de toutes les femmes vivant au Québec. Les travaux que vous menez actuellement en vue de l’actualisation de la politique gouvernementale en matière d’égalité pour les femmes et de l’élaboration d’un prochain plan d’action  constituent une bonne occasion pour le faire. C’est pourquoi nous avons amorcé en janvier cette campagne pour rappeler l’importance de cette politique et certains de ses éléments incontournables. Nous vous invitons à prendre connaissance des messages que nous vous ferons parvenir jusqu’au 8 mars. Nous souhaitons ainsi contribuer à vos réflexions et vous faire profiter de notre expertise en matière d’égalité pour les femmes.


 Intégrité et sécurité : lutte contre les violences envers les femmes

« [..] toutes les formes de violence et toutes les menaces de violence représentent, pour les femmes qui en sont victimes, un obstacle à leurs droits à l’égalité, à l’autonomie et à la participation pleine et entière à l’ensemble de la vie sociale, et cela, dans tous les milieux de vie, tant publics que privés. »

Politique gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2007-2017, p.71

Les violences subies par les femmes s’imbriquent et s’exercent à différents niveaux : physique, psychologique, sexuelle, économique et spirituelle. Des femmes de tous les âges, de toutes conditions et de toutes les origines vivent plusieurs formes de violence et aucune femme n’est totalement à l’abri. Ainsi, il est impensable que le sujet des violences faites aux femmes ne soit pas abordé globalement dans un projet de société égalitaire.

Quelques faits ¹ :

  • À travers le Canada, depuis les 20 dernières années, près de 1200 femmes autochtones ont été assassinées ou portées disparues. 75% des jeunes femmes autochtones âgées de moins de 18 ans ont été agressées sexuellement.
  • 93 % des victimes d’homicides conjugaux et 83% des victimes d’agression sexuelle sont des femmes.
  • Les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale doivent souvent refuser des femmes et leurs enfants, en raison du manque de place.
  • Environ 40% des femmes en situation de handicap rapportent avoir vécu de la violence au cours de leur vie, les formes de violence sont variées et comprennent la négligence, les abus physiques, sexuels et psychologiques ainsi que l’exploitation financière.
  • 7 victimes sur 10 ont été agressées sexuellement dans une résidence privée.
  • La honte, la culpabilité et les peurs associées à la violence peuvent maintenir les victimes pendant très longtemps dans le silence. Ces chiffres ne représentent qu’une infime proportion des violences vécues par les femmes, car seulement 22% des victimes de violence conjugale signalent la violence qui s’exerce à leur égard et seulement 10% des femmes victimes d’agression sexuelle portent plainte à la police.

Banaliser ou nier les violences à l’encontre des femmes participe au maintien et à la reproduction des violences envers les femmes, qui sont plus souvent qu’autrement, le fait des hommes, il faut le dire. Une société qui se targue d’être égalitaire se doit de regarder non seulement cette réalité en face, au-delà des mythes, mais de tout mettre en œuvre pour y mettre fin.

Les femmes de toutes les régions du Québec : au cœur de l’action, au cœur des décisions!

¹ SURPRENANT, Marie-Eve. Manuel de résistance féministe : remue-ménage, 2015, pp. 101-115.

 


Consignes pour la campagne :
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Pour faire suivre une fiche thématique en faveur de l’égalité pour toutes les femmes à la ministre de la Condition féminine du Québec, vous pouvez faire suivre ce message par courriel à ltheriault-anjo@assnat.qc.ca. Assurez-vous d’enlever la section concernant les consignes et de mettre votre propre signature avant d’envoyer votre courriel.

Vous pouvez aussi télécharger la fiche ci-jointe et :

Envoyer la fiche thématique par fax :

  • Québec: 418 643-8553
  • Montréal : 514 493-9633

Poster la fiche thématique :

  • Québec : Ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation 710, Place D’Youville Québec (Québec) G1R 4Y4
  • Montréal : 7077, rue Beaubien Est Bureau 205 Anjou (Québec) H1M 2Y2

Téléphoner à la ministre :

  • Québec : 418 691-5650
  • Montréal : 514 493-9630

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ecard semaine 5

Vignette 5: Intégrité et sécurité : lutte contre les violences envers les femmes

 

 

 

 

 

Fiche 5: Intégrité et sécurité : lutte contre les violences envers les femmes

Vignette semaine 4: Pour une vision globale et une approche spécifique de la santé des femmes

Pour une vision globale et une approche spécifique de la santé des femmes

Madame Thériault,

Félicitations pour votre récente nomination à titre de ministre responsable de la Condition féminine. Vous arrivez en poste à un moment où les femmes du Québec font face à des reculs importants au plan économique et social. Des reculs qui menacent les fragiles avancées en matière d’égalité pour toutes les femmes.  Nous nous attendons à ce qu’à titre de ministre responsable de la condition féminine, vous défendiez les droits de toutes les femmes vivant au Québec. Les travaux que vous menez actuellement en vue de l’actualisation de la politique gouvernementale en matière d’égalité pour les femmes et de l’élaboration d’un prochain plan d’action  constituent une bonne occasion pour le faire. C’est pourquoi nous avons amorcé en janvier cette campagne pour rappeler l’importance de cette politique et certains de ses éléments incontournables. Nous vous invitons à prendre connaissance des messages que nous vous ferons parvenir jusqu’au 8 mars. Nous souhaitons ainsi contribuer à vos réflexions et vous faire profiter de notre expertise en matière d’égalité pour les femmes.


Pour une vision globale et une approche spécifique de la santé des femmes

« L’approche spécifique au regard des femmes demeure essentielle étant donné la discrimination systémique et les inégalités persistantes. Elle permet de concevoir les mesures appropriées pour éliminer les discriminations liées au sexe, lesquelles peuvent être renforcées par le statut socioéconomique, l’âge, l’origine ethnique, l’appartenance culturelle ou le handicap. »

 – Politique gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2007-2017, p.31

L’approche spécifique en santé tient compte des discriminations systémiques à l’encontre des femmes.  Pour agir en profondeur et à long terme, cette approche se centre sur le vécu des femmes, les prend dans leur globalité avec leurs différences et vise la reprise de pouvoir de celles-ci sur leur vie. Une approche d’autant plus nécessaire que la vie des femmes est plus souvent qu’autrement marquée par la médicalisation et l’appropriation de leurs corps. Pourtant, les menstruations, les grossesses ou la ménopause sont des phénomènes naturels et non pas des maladies.

Quelques faits :

  • Les femmes (23,2 %) sont proportionnellement plus nombreuses que les hommes (16,6 %)  à déclarer un niveau élevé de détresse psychologique et les femmes sont trois fois plus nombreuses à déclarer avoir fait une tentative de suicide.[1]
  • La violence constitue l’une des causes majeures des problèmes de santé mentale de plusieurs femmes. Les études révèlent qu’entre 50 % et 85 % des femmes hospitalisées pour un problème de santé mentale ont été victimes de violence sexuelle ou physique.[2]
  • Le mouvement des femmes revendique depuis des dizaines d’années l’adoption d’une  approche globale et féministe de la santé qui fait la promotion d’une vision préventive de la santé, respectueuse de l’autonomie de toutes les femmes et inclusive. [3]

L’amélioration de la santé des femmes passe nécessairement par la prise en compte des facteurs qui ont le plus d’impact sur leur santé : la violence vécue, la pauvreté, le travail, le logement et autres. La santé est affaire de justice sociale, il est essentiel d’en tenir compte lorsqu’on parle d’égalité. D’autant plus, que le système de santé public a été particulièrement touché par les compressions budgétaires. En tant qu’utilisatrices du système, proche aidantes, travailleuses dans le réseau de la santé, les femmes sont atteintes directement par ces coupes et elles doivent porter un poids économique, en toute injustice et iniquité. C’est pourquoi les pouvoirs publics ne doivent pas abdiquer leur devoir de légiférer dans tous les domaines qui touchent la santé et garantir l’accès à des soins de santé gratuits, publics, de qualité, accessibles et adaptés pour toutes les femmes dans leur diversité. [4]

 Les femmes de toutes les régions du Québec : au cœur de l’action, au cœur des décisions!

[1] SURPRENANT, Marie-Eve. Manuel de résistance féministe: Remue-ménage, 2015, pp. 94-97.
[2] http://www.cc-femmes.qc.ca/documents/AvisNouveauContratSocialEgalite.pdf
[3] http://rqasf.qc.ca/
[4] Ibid


Consignes pour la campagne :
CONNAISSEZ-VOUS LA POLITIQUE, MADAME LA MINISTRE?

Pour faire suivre une fiche thématique en faveur de l’égalité pour toutes les femmes à la ministre de la Condition féminine du Québec, téléchargez le modèle de lettre qui sera actualisé chaque semaine (ou copiez-collez ci-dessous). Vous pouvez ensuite :

À Québec
Ministère de la Justice, Édifice Louis-Philippe-Pigeon, 1200, route de l’Église, 9e étage, Québec (Québec) GIV 4M1

À Montréal
Ministère de la Justice, Palais de Justice de Montréal, 1 rue Notre-Dame Est, 11e étage, Bureau 11.39 Montréal (Québec) H2Y 1B6

À Maniwaki
224, rue Principale Sud, Maniwaki (Québec) J9E 1Z9

À Gatineau
Édifice Jos-Monferrand, 170, rue de l’Hôrtel-de-Ville, Bureau 8.6000, Gatineau (Québec) J8X 4C2

Et ce pendant les huit prochaines semaines!

Consigne essentielle : communiquez toutes vos initiatives au Réseau des tables de groupes de femmes du Québec : mettez-nous en copie de vos fax, courriels, faites-nous savoir si vous avez envoyé une lettre ou passé un coup de téléphone : Info@reseautablesfemmes.qc.ca ; fax : 866 861-1362.

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Vignette semaine 4: Pour une vision globale et une approche spécifique de la santé des femmes

Vignette semaine 4: Pour une vision globale et une approche spécifique de la santé des femmes

 

 

 

 

 

Fiche semaine 4: Pour une vision globale et une approche spécifique de la santé des femmes

L’autonomie économique des femmes et la conciliation Famille-Travail-Études

Madame la ministre,

Au cours des derniers mois, nous avons pu assister à plusieurs prises de position inquiétantes pour les droits des femmes au Québec. Nous nous attendons à ce qu’à titre de ministre responsable de la condition féminine, vous défendiez les droits de toutes les femmes vivant au Québec. Les travaux que vous menez actuellement en vue de l’actualisation de la politique gouvernementale en matière d’égalité pour les femmes et de l’élaboration d’un prochain plan d’action  constituent une bonne occasion pour le faire. C’est pourquoi nous amorçons aujourd’hui  cette campagne pour vous rappeler l’importance de cette politique et certains de ses éléments incontournables.  Nous souhaitons ainsi contribuer à vos réflexions et vous faire profiter de notre expertise en matière d’égalité pour les femmes.

« [] les femmes ont encore, en moyenne, des salaires ou des revenus inférieurs à ceux des hommes. Elles sont surreprésentées parmi les personnes qui gagnent le salaire minimum. Elles sont proportionnellement plus nombreuses à exercer des emplois atypiques, à temps partiel ou à durée déterminée. En outre, les écarts de revenus s’accentuent pour les femmes que la maternité ou la prise en charge d’un proche a éloignées du marché du travail pendant des périodes plus ou moins longues. [Leurs revenus inférieurs], les fragilise particulièrement à différentes étapes ou périodes telles que la maternité, la séparation, le divorce, la maladie, la retraite ou encore le décès du conjoint. »

– Politique gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2007-2017, p.53

Les femmes se heurtent toujours à des barrières systémiques et des stéréotypes sexistes qui freinent leur progression et leur ascension sur le marché de l’emploi. Certaines d’entre elles sont encore plus désavantagées à cause des discriminations liées par exemple, à leur origine, leurs capacités ou encore leur âge. En ce qui concerne la conciliation famille-travail-études, le partage des tâches domestiques et des responsabilités familiales, les femmes en assument encore une large part. Tous ces éléments ont un impact sur leur autonomie économique.

Quelques faits1 :

  • En 2010, les femmes gagnaient en moyenne 75 % du revenu des hommes pour les femmes en situation d’handicap c’est 47%. 2
  • Dans l’ensemble du Québec le taux de chômage chez les femmes immigrantes est près du double de celui des autres Québécoises, 6,5% comparativement à 11,8%.3
  • 57,4 % des travailleurs rémunérés au salaire minimum étaient des femmes, en 2012.
  • Les femmes effectuent la majorité du travail invisible : tâches domestiques, soins aux enfants et aux proches. ce travail représente une large part du produit intérieur brut (PIB), soit entre 34 % et 54 %.
  • Les femmes représentent 78 % des chefs de familles monoparentales et 81 % dans le cas des familles avec des enfants de 6 ans et moins.

Cet état de fait appelle des actions gouvernementales fortes pour soutenir les femmes dans toute leur diversité afin qu’elles atteignent l’égalité de fait. Une société pourvue d’un solide filet social contribue énormément au développement de l’autonomie économique des femmes. Autant dans son rôle d’employeur que de «redistributeur» de richesse, l’État ne peut délaisser ses engagements en matière d’égalité pour toutes les femmes. Un désengagement de l’État, particulièrement en éducation, en santé et en services sociaux, se traduit par un transfert des responsabilités vers la sphère privée, sphère à laquelle les femmes demeurent encore tacitement assignées. Ce n’est pas ce que nous voulons pour les femmes!

 Les femmes de toutes les régions du Québec : au cœur de l’action, au cœur des décisions!

1 SURPRENANT, Marie-Eve. Manuel de résistance féministe : remue-ménage, 2015, 186 p.
2 http://www.pauvrete.qc.ca/document/femmes-et-pauvrete/
3 CSF, Portrait statistique Égalité femmes-hommes, Montréal p. 28


Consignes pour la campagne :
CONNAISSEZ-VOUS LA POLITIQUE, MADAME LA MINISTRE?

Pour faire suivre une fiche thématique en faveur de l’égalité pour toutes les femmes à la ministre de la Condition féminine du Québec, téléchargez le modèle de lettre qui sera actualisé chaque semaine (ou copiez-collez ci-dessous). Vous pouvez ensuite :

À Québec
Ministère de la Justice, Édifice Louis-Philippe-Pigeon, 1200, route de l’Église, 9e étage, Québec (Québec) GIV 4M1

À Montréal
Ministère de la Justice, Palais de Justice de Montréal, 1 rue Notre-Dame Est, 11e étage, Bureau 11.39 Montréal (Québec) H2Y 1B6

À Maniwaki
224, rue Principale Sud, Maniwaki (Québec) J9E 1Z9

À Gatineau
Édifice Jos-Monferrand, 170, rue de l’Hôrtel-de-Ville, Bureau 8.6000, Gatineau (Québec) J8X 4C2

Et ce pendant les huit prochaines semaines!

Consigne essentielle : communiquez toutes vos initiatives au Réseau des tables de groupes de femmes du Québec : mettez-nous en copie de vos fax, courriels, faites-nous savoir si vous avez envoyé une lettre ou passé un coup de téléphone : Info@reseautablesfemmes.qc.ca ; fax : 866 861-1362.

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Vignette semaine 3: L'autonomie économique des femmes et la conciliation Famille-travail-études

Vignette semaine 3: L’autonomie économique des femmes et la conciliation Famille-travail-études

Fiche semaine 3: L’autonomie économique des femmes et la conciliation Famille-Travail-Études

Rapports égalitaires et lutte aux stéréotypes sexuels

Rapports égalitaires et lutte aux stéréotypes sexuels

Madame la ministre,

Au cours des derniers mois, nous avons pu assister à plusieurs prises de position inquiétantes pour les droits des femmes au Québec. Nous nous attendons à ce qu’à titre de ministre responsable de la condition féminine, vous défendiez les droits de toutes les femmes vivant au Québec. Les travaux que vous menez actuellement en vue de l’actualisation de la politique gouvernementale en matière d’égalité pour les femmes et de l’élaboration d’un prochain plan d’action  constituent une bonne occasion pour le faire. C’est pourquoi nous amorçons aujourd’hui  cette campagne pour vous rappeler l’importance de cette politique et certains de ses éléments incontournables.  Nous souhaitons ainsi contribuer à vos réflexions et vous faire profiter de notre expertise en matière d’égalité pour les femmes.

 « [Les stéréotypes] influencent la vision qu’on a des femmes et des hommes, les stéréotypes ont aussi des effets sur l’intégrité physique et psychologique, sur l’exploitation sexuelle et la violence ainsi que sur le partage du pouvoir. […] La promotion et l’éducation au regard des modèles et des comportements égalitaires représentent une solution à la division stéréotypée des rôles entre les femmes et les hommes. Cette solution doit être prise en charge par l’État et la société civile afin d’assurer l’établissement de l’égalité de fait, […]. » 

Politique gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2007-2017, p.37-38

C’est par la socialisation que les garçons et les filles intègrent les valeurs, les normes et les règles dévolues à leur sexe, ce qui induit des stéréotypes sexuels et sexistes. Ces stéréotypes renforcent le pouvoir patriarcal et les discriminations envers les femmes en valorisant les caractéristiques et comportements généralement attribués aux hommes et en considérant ceux dévolus aux femmes comme étant inférieur. Les femmes racisées, les femmes en situation d’handicap, les femmes aînées, les lesbiennes, vivent le poids des normes sociales et des stéréotypes de façon spécifique du fait de l’intersection du sexisme avec d’autres systèmes d’oppression.[1]  Encore aujourd’hui, on projette ainsi, même involontairement, des attentes spécifiques et différenciées sur les filles et les garçons, lesquelles influencent leurs choix, leurs préférences, leurs attitudes et leurs comportements en société. Cette socialisation s’effectue tant par le biais de la famille, de l’école et des pairs, que par les différents médiums de communications, qui renvoient souvent des images stéréotypées des sexes.

Quelques faits :

  • Les emplois traditionnellement féminins sont généralement moins reconnus socialement et considérés moins prestigieux.
  • 280 des 520 groupes de professions sont non traditionnels pour les femmes, celles-ci y sont présentes à moins de 33 %.[2]
  • 70 % des adolescentes font des efforts répétés pour maigrir ou contrôler leur poids et le tiers des petites filles de 9 ans ont déjà tenté de perdre du poids. L’omniprésence de stéréotypes féminins aux critères physiques inatteignables a des conséquences néfastes sur le bien-être des femmes.[3]
  • Les publicités sexistes qui présentent le corps des femmes comme des objets pour mousser la vente d’un produit, en plus d’entretenir l’inégalité des rapports sociaux de sexe, ont des impacts considérables sur l’estime de soi, l’image corporelle et la sexualité des femmes.[4]

La déconstruction des stéréotypes sexuels et sexistes se doit donc d’être un travail collectif afin d’assurer un avenir égalitaire pour toutes les femmes.

[1] http:// http://www.ffq.qc.ca/wp-content/uploads/2014/03/Cahier-du-Forum-complet.pdf p.68
[2] http://cameo-outaouais.ca/
[3] http://www.zerocliche.com/
[4] http://www.cncps.org/

 


Consignes pour la campagne : CONNAISSEZ-VOUS LA POLITIQUE, MADAME LA MINISTRE?

Pour faire suivre une fiche thématique en faveur de l’égalité pour toutes les femmes à la ministre de la Condition féminine du Québec, téléchargez le modèle de lettre qui sera actualisé chaque semaine (ou copiez-collez ci-dessous). Vous pouvez ensuite :

À Québec         Ministère de la Justice, Édifice Louis-Philippe-Pigeon, 1200, route de l’Église, 9e étage, Québec (Québec) GIV 4M1

À Montréal      Ministère de la Justice, Palais de Justice de Montréal, 1 rue Notre-Dame Est, 11e étage, Bureau 11.39 Montréal (Québec) H2Y 1B6

À Maniwaki     224, rue Principale Sud, Maniwaki (Québec) J9E 1Z9

À Gatineau       Édifice Jos-Monferrand, 170, rue de l’Hôrtel-de-Ville, Bureau 8.6000, Gatineau (Québec) J8X 4C2

Et ce pendant les neuf prochaines semaines!

Consigne essentielle : communiquez toutes vos initiatives au Réseau des tables de groupes de femmes du Québec : mettez-nous en copie de vos fax, courriels, faites-nous savoir si vous avez envoyé une lettre ou passé un coup de téléphone : Info@reseautablesfemmes.qc.ca ; fax : 866 861-1362.

Téléchargez les fiches thématiques à chaque semaine.

Rapports égalitaires et lutte aux stéréotypes sexuels

Vignette semaine 2: Rapports égalitaires et lutte aux stéréotypes sexuels

Fiche semaine 2: Rapports égalitaires et lutte aux stéréotypes sexuels

Vignette semaine 1: Discrimination systémique

LA DISCRIMINATION SYSTÉMIQUE

Madame la ministre,

Au cours des derniers mois, nous avons pu assister à plusieurs prises de position inquiétantes pour les droits des femmes au Québec. Nous nous attendons à ce qu’à titre de ministre responsable de la condition féminine, vous défendiez les droits de toutes les femmes vivant au Québec. Les travaux que vous menez actuellement en vue de l’actualisation de la politique gouvernementale en matière d’égalité pour les femmes et de l’élaboration d’un prochain plan d’action  constituent une bonne occasion pour le faire. C’est pourquoi nous amorçons aujourd’hui  cette campagne pour vous rappeler l’importance de cette politique et certains de ses éléments incontournables.  Nous souhaitons ainsi contribuer à vos réflexions et vous faire profiter de notre expertise en matière d’égalité pour les femmes.

LA DISCRIMINATION SYSTÉMIQUE

« La vision de l’égalité est intimement liée à la notion de la discrimination systémique, qu’il convient de définir :

 La discrimination systémique s’inscrit dans les règles, les pratiques, les schèmes culturels et les méthodes utilisées dans un milieu donné. Sans qu’il n’y ait nécessairement intention ou conscience de discriminer, ces façons de faire ont pour effet de pénaliser un groupe social, ici les femmes. » 

Politique gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2007-2017, p.27

 

Au Québec, comme ailleurs, malgré l’évolution des mentalités, nos sociétés demeurent patriarcales, c’est-à-dire conduites par des normes et façons de faire déterminées par les hommes et leur étant favorables. La discrimination systémique qui s’exerce alors contre les femmes implique également que les hommes qui détiennent encore, collectivement, les privilèges, profitent de cette injustice. Cette discrimination systémique des femmes s’exerce dans toutes les sphères de la société, à travers des structures, des lois, des politiques, des processus décisionnels et autres qui perpétuent les inégalités en opposant une série d’obstacles, souvent invisibles, à l’actualisation des droits des femmes et à leur émancipation. L’oppression que les femmes subissent repose sur un réseau complexe de différents systèmes qui créent non seulement une inégalité entre les femmes et les hommes selon les principes d’une société reposant sur le patriarcat, mais aussi une inégalité entre les femmes elles-mêmes par un croisement des différents systèmes d’oppression que sont le capitalisme, le colonialisme, le racisme, l’âgisme, le capacitisme ou l’hétérosexisme.

 

Quelques faits :

  • Les systèmes de santé, d’éducation, de justice, etc. ont été pensés par des hommes et pour des hommes et sont majoritairement dirigés par ceux-ci. Lorsqu’on parle de soins de santé universels, par exemple, le référent est l’homme. On n’a donc pas à adapter ces systèmes pour eux, ils le sont déjà.
  • Les « problèmes » des hommes ne découlent pas d’inégalités systémiques ni de rapports sociaux de sexes. Ceux-ci ont toujours été pris en compte dans notre société, plus souvent qu’autrement par les femmes, principales responsables de l’éducation, du bien-être et de la santé des hommes et des enfants.
  • Les ressources alternatives et de transformation sociale mises sur pied par et pour les femmes pour contrer les discriminations vécues par ces dernières (violence, agressions sexuelles, sous-représentation politique et autres) de même que pour pallier les lacunes des services publics, sont portées à bout de bras par le mouvement des femmes depuis plus de 40 ans. Elles demeurent précaires, sous-financées et peinent à répondre à la demande.

Dans un contexte où l’égalité pour les femmes est loin d’être atteinte et où le financement des ressources, des programmes et mesures spécifiques pour l’égalité des femmes sont réduites comme peau de chagrin, le refus de prendre en compte les inégalités systémiques à l’endroit des femmes accentue la discrimination systémique qui s’exerce déjà envers elles. Ce qui constitue une attaque au droit à l’égalité pour les femmes et une forme de violence institutionnelle.

 Les femmes de toutes les régions du Québec : au cœur de l’action, au cœur des décisions!

 


Consignes pour la campagne : CONNAISSEZ-VOUS LA POLITIQUE, MADAME LA MINISTRE?

Pour faire suivre une fiche thématique en faveur de l’égalité pour toutes les femmes à la ministre de la Condition féminine du Québec, téléchargez le modèle de lettre qui sera actualisé chaque semaine (ou copiez-collez ci-dessous). Vous pouvez ensuite :

À Québec         Ministère de la Justice, Édifice Louis-Philippe-Pigeon, 1200, route de l’Église, 9e étage, Québec (Québec) GIV 4M1

À Montréal      Ministère de la Justice, Palais de Justice de Montréal, 1 rue Notre-Dame Est, 11e étage, Bureau 11.39 Montréal (Québec) H2Y 1B6

À Maniwaki     224, rue Principale Sud, Maniwaki (Québec) J9E 1Z9

À Gatineau       Édifice Jos-Monferrand, 170, rue de l’Hôrtel-de-Ville, Bureau 8.6000, Gatineau (Québec) J8X 4C2

Et ce pendant les neuf prochaines semaines!

Consigne essentielle : communiquez toutes vos initiatives au Réseau des tables de groupes de femmes du Québec : mettez-nous en copie de vos fax, courriels, faites-nous savoir si vous avez envoyé une lettre ou passé un coup de téléphone : Info@reseautablesfemmes.qc.ca ; fax : 866 861-1362.

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Vignette semaine 1: Discrimination systémique

Vignette semaine 1: Discrimination systémique

Fiche 1. La discrimination systémique

CAMPAGNE À L’INTENTION DE LA MINISTRE DE LA CONDITION FÉMININE DU QUÉBEC

À surveiller!  Le Réseau des Tables entreprend dès la semaine prochaine une campagne à l’intention de la ministre de la Condition féminine au Québec. À tous les mardis, pendant 9 semaines,  un message sera transmis à la ministre.  Vous êtes invité-e-s à participer largement à cette campagne.

Le tout débute mardi le 12 janvier.

À partager!

Consultez les neuf fiches de la campagne!

La ministre Stéphanie Vallée doit intervenir et appuyer les femmes des régions

Encore une fois, le gouvernement libéral tourne le dos aux femmes des régions.

Saint-Jérôme, le 27 octobre 2015 – Après avoir aboli la plupart des lieux de concertation et de partenariat développés en collaboration avec les groupes de femmes, après avoir aboli les ententes en matière d’égalité pour les femmes, le gouvernement libéral s’apprête à mettre de l’avant un programme qui nie l’expertise des groupes de femmes et qui constitue une bien mauvaise utilisation des fonds publics.

La Ministre responsable de la Condition féminine, Stéphanie Vallée devrait annoncer sous peu le lancement d’un appel de projets d’un million de dollars pour l’ensemble du Québec qui fera atterrir en moyenne 60 000$ dans chaque région,  pour des projets en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Aussi, elle ouvre la possibilité aux MRC, aux Chambres de commerce, à tous les groupes communautaires, soit à plus de 6 000 organismes, la possibilité de déposer des projets alors qu’ils ne disposent pour la plupart d’entre eux d’aucune expertise en matière d’égalité pour les femmes. « Il s’agit d’un exemple navrant de saupoudrage et de gaspillage de fonds publics. Au lieu de consolider les efforts des groupes déjà investis depuis plus de vingt-cinq ans pour favoriser l’égalité des femmes en région, la ministre disperse le peu de fonds dont elle dispose pour laisser croire que son gouvernement se préoccupe d’égalité pour les femmes alors qu’il a prouvé tout au long de la dernière année le contraire » d’affirmer Audrée Villeneuve, porte-parole du Réseau des Tables..

Le 20 avril 2015, sous le bâillon, le gouvernement libéral adoptait le projet de loi 28. « Cette adoption consacrait la  déstructuration des lieux de concertation régionaux et remettait les rênes du développement territorial entre les mains des municipalités régionales de comté (MRC). Du même coup le gouvernement du Québec écartait les femmes d’une participation active et égalitaire à toutes les décisions qui dictent le quotidien et le futur de leur communauté » d’ajouter Blanche Paradis, la coordonnatrice du Réseau des Tables. En effet, en remettant le développement local et régional entre les mains des MRC, le gouvernement savait très bien que les conseils de MRC sont composés exclusivement de maires et de mairesses, dont seulement 17.3% sont des femmes. En adoptant le projet de loi 28, le gouvernement libéral abolissait du même souffle les ententes régionales en matière d’égalité pour les femmes qui avaient cours depuis 2008, dans toutes les régions du Québec. Cette décision a relégué au néant des projets développés en collaboration par plusieurs partenaires dont les Tables régionales de groupes de femmes, des projets visant notamment l’autonomie économique des femmes, leur représentation dans les lieux de pouvoir et la lutte aux stéréotypes sexuels et sexistes. À cela s’ajoute les nombreuses lois et mesures d’austérité que le gouvernement libéral a mis de l’avant en santé et en éducation notamment sans jamais tenir compte de leurs impacts négatifs sur les femmes.

À titre d’organismes ayant comme mission de travailler à l’égalité pour toutes les femmes en région et possédant l’expertise nécessaire pour le faire, les Tables régionales de groupes de femmes ont fortement réagi à ces reculs. Par la voix de leur Réseau, au nom des femmes de leur région et des quelque 400 groupes de femmes qu’elles regroupent, elles ont rencontré la ministre et se sont présentées en commission parlementaire pour dénoncer ces décisions et proposer des alternatives. Depuis plus d’un an, elles ont tenu maintes rencontres avec des représentants de la ministre et du Secrétariat à la Condition féminine. Elles ont notamment proposé à la Ministre Stéphanie Vallée, responsable de la Condition féminine, que le gouvernement du Québec dirige vers les dix-sept Tables régionales de concertation de groupes de femmes et leur Réseau, les sommes consacrées annuellement aux ententes en matière d’égalité pour les femmes. Les Tables régionales se proposaient d’utiliser ces sommes d’argent comme levier pour inviter des partenaires à investir dans des mesures structurantes élaborées en concertation avec des groupes de femmes afin d’améliorer les conditions de vie des femmes des régions. « Il est encore temps que la ministre revienne sur sa décision et mette de l’avant un Fonds pour l’égalité en région, géré par et pour les femmes »,  de conclure Audrée Villeneuve.

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Le Réseau des Tables régionales de groupe de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes,  il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

Blanche Paradis, coordonnatrice info@reseautablesfemmes.qc.ca Téléphone : 450-438-5821 Cellulaire : 819-690-5200 et Audrée Villeneuve,  porte-parole Téléphone : 418-480-2828  Cellulaire 418-480-8323

Droits des femmes occultés, démocratie menacée

Le Réseau des Tables interpelle le nouveau gouvernement suite aux élections fédérales.

COMMUNIQUÉ POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Droits des femmes occultés, démocratie menacée. Les Tables régionales de groupes de femmes et leur Réseau lancent un appel au nouveau gouvernement

St-Jérôme, 20 octobre 2015 – Les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes du Québec et leur Réseau sont déçues de la campagne électorale fédérale. « Nous avons assisté lors de cette campagne à une instrumentalisation éhontée de la délicate question du port du niqab. Tout au long de la campagne, on a agité ce voile pour masquer le visage sexiste des politiques gouvernementales canadiennes et cacher le peu d’importance que les partis politiques accordent aux femmes », d’affirmer la coordonnatrice du Réseau des Tables, Blanche Paradis.

On a ainsi dissimulé une feuille de route gouvernementale sexiste et misogyne partant de l’abolition du registre des armes à feu en passant par l’étude de projets de loi visant la recriminalisation de l’avortement, la fin de l’aide internationale pour les services d’avortement dans les pays du Sud, la réduction de 43% le budget de Condition féminine Canada et la fin du financement de la recherche féministe et de la défense des droits des femmes par le Programme de promotion de la femme,  l’affaiblissement de la protection et des droits des réfugiées, l’annulation du programme pancanadien de service de garde, pour aboutir au refus obstiné de tenir une commission d’enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées. On a ainsi tenté de camoufler des décisions politiques qui vont à l’encontre de l’autonomie économique des femmes tels le fractionnement des revenus familiaux pour faire épargner de l’impôt aux couples à revenu, l’affaiblissement de la protection de l’assurance emploi et changement de l’âge de la retraite de 65 à 67 ans et donc de l’accès à la pension de vieillesse et au supplément du revenu garanti. Le nouveau gouvernement doit corriger ces injustices.

En 1995, suite à l’adoption du Programme d’action de Beijing, le gouvernement du Canada s’est engagé sur la scène internationale à appliquer l’analyse comparative entre les sexes. Cette méthode de gestion oblige les gouvernements à évaluer tout programme, politique, mesure ou loi en fonction de son impact sur les femmes et les hommes. Par le fait même, il doit s’assurer que ses décisions ne sont pas défavorables à l’un ou à l’autre sexe. Le gouvernement canadien a jusqu’à présent lourdement failli à cette tâche. Nous comptons sur le gouvernement nouvellement élu pour  mettre en œuvre des lois, politiques et stratégies favorisant l’égalité pour toutes les femmes et mettant fin à la discrimination systémique qui s’exerce contre elles.

Au cours de la campagne électorale, on a offert aux chefs de partis de débattre sur les questions qui préoccupent les femmes.  Le premier ministre ayant refusé ce débat, les autres chefs de partis ont fait de même, démontrant ainsi leur peu d’intérêt pour ces questions. D’ailleurs la piètre performance de l’ensemble des partis, à l’exception du NPD, dans la présentation de candidatures féminines à ces élections qui s’élève à peine à 33%, est une autre illustration du peu d’attention accordée aux besoins et préoccupations des femmes. « Comme si on pouvait se passer de la contribution de la moitié de la population dans l’élaboration des politiques et dans la prise des décisions concernant notre avenir. Les discours démagogiques que l’on a tenus durant cette campagne électorale et l’exclusion des femmes du débat politique menacent et nuisent au processus démocratique. La prise en compte des voix des femmes, il est là le réel changement dont nous avons besoin»,  d’ajouter la présidente du Réseau des Tables, Francine Rivest.  Maintenant que le gouvernement de Stephen Harper a été défait, les dix-sept Tables régionales de concertation des groupes de femmes et leur Réseau souhaitent que les parlementaires s’attaquent au mode de scrutin actuel pour le remplacer par un mode de scrutin proportionnel qui favorisera l’émergence d’un pluralisme politique et l’équité de représentation pour les femmes.

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Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes,  il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

 Pour informations supplémentaires  Blanche Paradis, coordonnatrice info@reseautablesfemmes.qc.ca Téléphone : 450-438-5821 Cellulaire : 819-690-5200