Les groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale dénoncent l’exclusion vécue par des femmes

Québec, le 8 mars 2018 – En cette Journée internationale des femmes, à l’issue de la publication du rapport Se mobiliser pour la santé des femmes de la région de la Capitale-Nationale! , le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (Portneuf-Québec-Charlevoix) dénonce l’exclusion vécue par des femmes ainsi que ses effets sur leur santé et propose des pistes de solutions pour y remédier.

L’exclusion se manifeste de diverses façons
Le manque de logements sociaux à coût abordable incite les personnes moins bien nanties à vivre dans des secteurs où le coût des loyers est plus bas, les isolant parfois de leur réseau social. Une autre manifestation de l’exclusion est le travail de soins effectué par des proches aidantes qui entraîne fréquemment des conséquences sur les ressources dont elles disposent, que ce soit à cause de la diminution du temps consacré à un emploi ou à des loisirs, contribuant, par le fait même, à les isoler socialement. Les personnes ayant des limitations physiques vivent également de l’exclusion découlant de l’accès restreint aux transports et aux édifices.

Les milieux de travail peuvent aussi être un vecteur d’exclusion puisqu’ils ne disposent pas toujours des mesures de soutien requises pour les personnes vivant des conflits entre leur emploi et leurs responsabilités personnelles. L’absence de rémunération peut entraîner une érosion de la participation sociale, alors que le rôle du travail dans le maintien d’un réseau social est non négligeable. Certaines femmes vivent des défis particulièrement importants dans l’intégration en emploi, notamment les femmes autochtones et immigrantes qui, même si elles sont qualifiées, peuvent vivre les effets du racisme systémique.

Certaines femmes sont davantage touchées par l’exclusion
Certaines femmes ayant des besoins particuliers sont plus à risque d’exclusion. Par exemple, les mères chefs de famille monoparentale comptant plusieurs enfants vivent parfois une grande précarité, découlant du coût élevé des logements pouvant accueillir convenablement leur famille. Les femmes sourdes souffrent du manque de connaissance de la langue des signes dans la population en général; la reconnaissance de cette langue comme langue officielle au Québec favoriserait grandement l’intégration de ces personnes dans la vie sociale. Les femmes immigrantes peuvent vivre de l’isolement social au-delà de leurs relations familiales, surtout si elles ne maîtrisent pas bien le français.

Des stratégies et solutions pour favoriser l’inclusion de toutes
Les conditions qui favorisent l’élimination de l’exclusion sociale relèvent à la fois de l’intervention auprès des personnes, par la lutte aux préjugés, ainsi que de mesures structurelles et gouvernementales, dans l’accès aux soins et services. En cette Journée internationale des femmes, le RGF-CN souhaite encourager les actions visant à soutenir l’inclusion de toutes.

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Le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (Québec-Portneuf-Charlevoix), composé d’une quarantaine de groupes de femmes de la région, est un organisme féministe de défense collective des droits qui existe depuis 1990. Il est porteur d’enjeux collectifs en condition féminine dans la région de la Capitale-Nationale. Les actions du RGF-CN visent à défendre, à soutenir et à revendiquer les droits des femmes.
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Information et demande d’entrevue :
Dominique Tanguay : 418 656-2131, poste 6437

30 ans pour Récif 02!

Pour ses 30 ans, Récif 02 souligne l’apport exceptionnel de Monique Larouche!

Tout près de soixante-quinze personnes du milieu féministe régional incluant les membres, l’équipe de travail, les partenaires et les alliés de Récif 02 ont tenu à souligner l’apport significatif de feu Madame Monique Larouche lors du 30e anniversaire.

Alma, le 14 février 2018 – Militante féministe active bien avant la création de Récif 02 et coordonnatrice de l’organisme de 1996 à 2008. « L’occasion de souligner sa contribution au mouvement de femmes de notre région ne s’étant pas encore présentée, plusieurs femmes ont voulu profiter du 30e anniversaire de Récif pour se remémorer en compagnie de sa famille, des moments de luttes féministes partagés avec elle», mentionne Audrée Villeneuve, coordonnatrice de Récif 02.

Des représentantes de nos groupes ont pris la parole

Lors de ce rassemblement, la parole a été donnée à plusieurs membres de Récif 02 dont Madame Édith Pelletier, coordonnatrice du Centre de femmes la Source, témoin de l’apport significatif de la Table et de ses groupes dès sa fondation en mai 1987. Madame Thérèse Belley, directrice générale à la retraite d’Accès-Travail-Femmes et Madame Guylaine Simard, présidente du comité Femmes Puakuteu sont aussi venues témoigner des enjeux femmes pour lesquels des actions concertées furent nécessaires afin de faire avancer l’égalité hommes/femmes en région.

Que faisaient nos groupes de femmes il y a 30 ans?

En fouillant dans les archives de Récif 02, nous avons profité de ce retour en arrière pour se remémorer des actions entreprises par nos groupes de femmes il y a 30 ans. « Lorsque l’on travaille à changer des mentalités, cela prend du temps, mais les gains peuvent tout de même être phénoménaux » explique la coordonnatrice. « Par exemple, il y a trois décennies, un Centre de femmes animait un groupe de soutien pour les victimes d’inceste et collectivement, les membres de la Table avaient choisi de dénoncer ces abus inacceptables qui se passaient à l’intérieur de nos foyers ». Même si ces actes criminels existent encore en 2018, ils ne sont plus tolérés dans notre société québécoise. C’est ce pouvoir collectif des femmes que nous désirons mettre en valeur pour notre 30e . Le phénomène du mouvement #Moi aussi est un exemple parfait de prise en charge collective en 2018.Les 25 groupes de femmes1 tous secteurs confondus sont fières de contribuer de façon aussi significative à l’avancement de l’égalité en travaillant de concert sur des enjeux tels que l’autonomie économique des femmes, les violences faites aux femmes, la présence de celles-ci dans les lieux de pouvoir, la santé et encore plus.

L’annonce de Monsieur Couillard et le féminisme de Monsieur Trudeau

Montréal, le 9 mars 2018. Au lendemain de la journée internationale des droits des femmes, les membres du G13 sont sceptiques quant aux annonces faites hier par le Premier ministre du Québec en tournée en France.

D’abord, le Premier ministre annonce qu’il proposera bientôt une loi-cadre sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette initiative fait suite à une demande de longue date de nos groupes et nous la saluons. Nous nous questionnons toutefois sur la nécessité de procéder à une telle annonce, aussi importante, en terre étrangère. D’ailleurs, quelle place sera accordée à la consultation si le gouvernement souhaite adopter la loi rapidement?

Par ailleurs, le premier ministre a déclaré que son gouvernement travaillera au développement d’un indice égalité. Cet indice est prévu dans la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes vers 2021, adoptée récemment par le gouvernement du Québec et grandement questionné par nos groupes. En effet, la création d’un indice d’égalité n’est pas suffisante; il faut plutôt parler d’indices afin de refléter les diverses réalités des femmes. Nous réaffirmons que, s’il peut être intéressant de disposer d’un tel indice, il ne saurait en rien remplacer l’utilisation systématique de l’analyse différenciée selon les sexes (ADS+) à chaque étape de la production des politiques publiques. Nous pensons qu’il vaudrait mieux s’atteler à respecter des engagements déjà pris dans les précédents plans d’action, plutôt que de pelleter vers l’avant des indices vides de sens. Rappelons que le Québec dispose de plans d’action en matière d’ADS+, dont l’application demeure malheureusement fantomatique.

Pendant ce temps, ailleurs au pays, soulignons les efforts consentis pour intégrer l’analyse différenciée selon les sexes (nommée ACS+ ailleurs au Canada) dans le budget fédéral. La volonté d’enchâsser cet exercice dans une loi permet d’espérer des changements systémiques. Il serait intéressant également que la fiscalité soit passée à la loupe. Nous avons espoir que cet outil pourra corriger les inégalités, notamment salariales, que les femmes vivent de leur entrée sur le marché du travail jusqu’à leur retraite. Nous le réclamons depuis longtemps et espérons que cela pavera la voie pour le gouvernement du Québec qui résiste à réaliser une telle analyse malgré le fait qu’il s’y soit engagé dans sa politique en égalité il y a déjà plus de 10 ans. Force est de constater une autre contradiction entre nos paliers de gouvernements.

Insistons sur le fait que la création d’un ministère entièrement dédié à la condition féminine par le gouvernement Trudeau est une revendication historique des groupes de femmes. Ainsi, un budget serait spécifiquement alloué aux questions liées à l’autre moitié de la population. Or, les sommes annoncées ne permettront pas de compter sur de grandes avancées. 100 millions $ sur 5 ans, c’est bien peu pour remédier aux inégalités structurelles.

Ainsi, nous aurons l’occasion de continuer de célébrer les avancées pour les femmes, car l’égalité est encore loin d’être atteinte pour toutes les femmes.

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Source et info

Sylvie Lévesque

Directrice générale
FAFMRQ, (514) 710-6661

Qui sommes-nous?

Le Groupe des 13 est une table de concertation de près de 20 groupes et regroupements provinciaux féministes.

Les membres du Groupe des 13

  • Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
  • Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)
  • Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF)
  • Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)
  • Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
  • Fédération des femmes du Québec (FFQ)
  • Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF)
  • Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN)
  • Femmes autochtones au Québec (FAQ)
  • L’R des centres de femmes du Québec
  • Réseau d’action des femmes handicapées (DAWN-RAFH) Canada
  • Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ)
  • Regroupement Naissance-Renaissance
  • Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC)
  • Regroupement québécois des CALACS (centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)
  • Relais-femmes
  • Réseau d’action pour la santé des femmes
  • Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) –  Femmes de la diversité sexuelle
  • Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec

L’égalité des droits des femmes au cœur de l’Assemblée nationale

Dans le cadre du mandat d’initiative sur la place des femmes en politique initiée par la Commission des relations avec les citoyens, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes a déposé un mémoire incluant des recommandations à mettre en place le plus rapidement possible.

Pour accéder à notre mémoire, Memoire_RTRGFQ_placedesfemmes.

Le présent mémoire est le fruit d’une réflexion collective faite par le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) en collaboration avec plusieurs tables de groupes de femmes membres de ce réseau.

En premier lieu, le RTRGFQ fera un portait des femmes à l’Assemblée nationale en faisant ressortir des données régionales quant à la représentativité des femmes au sein des éluEs. Si les statistiques parlent d’elles-mêmes pour l’Assemblée nationale, elles sont encore plus troublantes en ce qui a trait à la présence des femmes députées dans les régions, étant parfois complètement absentes. Ce portrait résume bien la préoccupation du RTRGFQ et donne du crédit à ce mémoire sur l’importance d’avoir une meilleure représentation des femmes en politique.

Par la suite, le RTRGFQ se penchera sur les obstacles qui freinent la pleine participation des femmes en politique. Plusieurs études effectuées au cours des dernières années par les tables de groupes de femmes ont permis d’identifier diverses causes ayant un degré d’impact différent pour les femmes. Nous en ferons l’énumération dans cette section. Une attention particulière sera portée au traitement médiatique octroyé aux femmes candidates ou élues.

Une section importante du mémoire sera consacrée à la proposition de différentes avenues pour soutenir les femmes à faire le saut en politique. Nous commencerons par présenter les mesures qui ont déjà fait leurs preuves par le passé, mesures par lesquelles les tables de groupes de femmes ont développé une expertise. Nous poursuivrons en faisant un éventail des mesures qui nous semblent les plus porteuses pour l’atteinte de l’égalité à l’Assemblée nationale.

Le RTRGFQ est d’avis que des changements systémiques se font sur plusieurs années, voire des décennies. Ainsi, nous soutiendrons dans nos recommandations pour les mesures les plus pertinentes, la nécessité de miser sur des programmes qui permettent le déploiement de mesures récurrentes et ce, tant pour maintenir l’expertise des tables régionales de groupes de femmes et du RTRGFQ que pour venir en appui aux femmes qui veulent se porter candidates et aux femmes élues. Nous exprimerons également notre souhait de voir le Directeur général des élections du Québec se pencher sur le mode de scrutin actuel et sur des mesures incitatives pour favoriser la participation des femmes en politique.

En conclusion, nous réitérerons notre volonté à travailler avec tous ceux et celles qui ont à coeur l’égalité à l’Assemblée nationale.

Pour visionner notre passage en consultation particulière, http://m.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-74783.html 

Pour une action concertée en violence sexuelle

Dans le cadre de son projet « Pour une action concertée en violence sexuelle au Centre-du-Québec », la Table de concertation du mouvement des femmes du Centre-du-Québec a tenu une journée des Premières nations le 11 octobre.

Cet événement, réunissant une quarantaine de professionnels autochtones et allochtones, a permis de présenter les ressources disponibles pour les victimes de violence sexuelle au Centre-du-Québec, notamment dans les communautés d’Odanak et de Wôlinak. Isabelle Paillé, de Femmes Autochtones Québec, a sensibilisé les participantEs à l’intervention en contexte autochtone. Des activités de concertation, ponctuées de références culturelles des Premières nations, ont conclu la journée.

Rose Elmonde Clarke reçoit le prix Rita-Prévost-Whittom

Gaspé, mercredi le 8 novembre 2017 – La Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine remet cette année le prix Rita-Prévost-Whittom à madame Rose Elmonde Clarke, mairesse de Grosse-Île, pour son implication politique et son engagement dans sa communauté.

L’exemple de madame Clarke a de quoi inspirer. Unilingue francophone à son arrivée dans cette communauté anglophone de l’archipel, elle a su s’allier la confiance de ses concitoyen-ne-s, qui viennent de reconduire son mandat pour une troisième fois. Longtemps impliquée bénévolement auprès des aîné-e-s, ainsi que pour la prévention de la toxicomanie, elle est généreuse et disponible, et sait relever les défis. Seule femme pendant 8 ans à la table de la Communauté maritime des Îles, elle prend sa place et défend ses dossiers avec engagement.

Le prix Rita-Prévost-Whittom vise à faire connaître des femmes élues de passion qui prennent part activement au développement de leur communauté et de leur région. Elles se distinguent par leur engagement, leur leadership, leur créativité et leur détermination. Elles tiennent lieu de modèles pour les autres femmes, à qui elles inspirent la passion et l’importance de l’implication en politique. Ce prix a été nommé en l’honneur de Mme Rita Prévost-Whittom, première femme élue à titre de mairesse dans la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, en 1975, à Paspébiac ouest.

Dans le contexte des élections municipales de dimanche dernier, la remise du prix a permis de souligner l’importance de la participation politique des femmes, un milieu où elles sont encore sous-représentées. Selon les données préliminaires, la situation des femmes a timidement progressé dans la région Gaspésie-les-Îles. Alors que 31,7%1 des élu-e-s étaient des femmes aux élections municipales de 2013, les femmes représenteraient cette année 35,5%2 de nos conseils municipaux. 13 des 44 municipalités seraient maintenant paritaires, alors qu’une seule municipalité ne compte aucune femme sur son conseil. Même si la situation s’améliore, il reste toutefois du travail à faire pour lever les obstacles auxquels les femmes se heurtent, et les avancées vers la parité sont lentes.

La Table de concertation des groupes de femmes oeuvre à favoriser l’engagement des femmes en politique depuis de nombreuses années, par le biais de ce prix reconnaissance, mais également en réalisant des activités et du matériel de mobilisation et de visibilité. Nous tenons à féliciter toutes les personnes élues de la Gaspésie-les-Îles, et particulièrement les femmes qui font le choix de se lancer en politique.

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1 Femmes et élections municipales 2013, UMQ,
https://umq.qc.ca/index.php?gf-download=02%2F2017%2Ffemmes-et-elections-mamot-2013.pdf&form-id=8&field-id=10&hash=4bf7bfddc2f142c1e77fab1070ff597985ccf06abb627031e4eeca3c15dd19d9

2 https://twitter.com/mftremblay/status/927587755638575104

Contact et informations:

Arielle Paiement, chargée de projet de la Table de concertation des groupes de femmes GIM,
418-391-7815
arielle.paiement@femmesgim.qc.ca
www.femmesgim.qc.ca
https://www.facebook.com/Atablemesdames/

Les groupes de femmes de la région dénoncent les effets de la pauvreté sur la santé des femmes

Communiqué

Les groupes de femmes de la région dénoncent les effets de la pauvreté sur la santé des femmes

Québec, le 17 octobre 2017 – En cette Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, à l’issue de la publication récente du rapport Se mobiliser pour la santé des femmes de la région de la Capitale-Nationale ! , le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (Portneuf-Québec-Charlevoix) dénonce les effets pervers de la pauvreté sur la santé des femmes.

Ce rapport du Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale et de la Chaire Claire-Bonenfant montre en effet que la pauvreté constitue un déterminant clé, voire le premier fil conducteur de la santé des femmes.

La pauvreté : toutes les facettes de la vie en sont affectées

C’est particulièrement vrai pour les femmes. Par exemple, le manque de logements sociaux impose aux familles, et principalement aux femmes, de choisir entre consacrer une très large part de leurs revenus à leur loyer ou à vivre dans des logements peu dispendieux, pas toujours des plus sécuritaires, souvent impropres, et dommageables pour leur santé. La pauvreté influence également la qualité de l’alimentation des personnes, ce qui a un effet direct sur leur santé. La charge de travail découlant de l’articulation travail-famille et de la proche aidance repose toujours, comme on le sait, davantage sur les épaules des femmes, ce qui les amène parfois à réduire leur temps d’emploi, voire à quitter un emploi, ce qui accroît la vulnérabilité des femmes face à la pauvreté. Vivre dans des conditions de pauvreté engendre également des effets sur la santé mentale : les femmes affectées par la pauvreté expriment davantage de détresse, s’éloignent de leur réseau social et du marché du travail, ce qui génère un cercle vicieux contribuant à les maintenir dans la pauvreté.

La pauvreté a bel et bien un sexe !

Les indicateurs économiques montrent la persistance des inégalités entre les sexes. Encore aujourd’hui, « les femmes touchent en moyenne 0,87$ pour chaque dollar gagné par les hommes » . Bien que le taux de chômage de la région de la Capitale-Nationale soit très bas, cela ne signifie pas pour autant que les emplois créés soient des emplois stables et bien rémunérés qui permettent aux personnes de combler leurs besoins. Les familles monoparentales et les personnes seules sont particulièrement vulnérables à la pauvreté. Les femmes âgées, qui ont consacré leur vie active à prendre soin de leurs proches et qui n’ont pas occupé d’emploi, sont également exposées à la pauvreté à leur retraite.

De l’urgence d’agir

Il est crucial d’agir sur les déterminants sociaux de la santé et d’éviter les « solutions rapides », comme de médicamenter des problèmes dont les causes sont sociales. Il est également capital de favoriser l’accès aux soins de santé gratuits et de qualité, ainsi que de mieux soutenir les organismes communautaires, qui travaillent auprès des femmes de la région afin de leur permettre de trouver des solutions adéquates pour maintenir leur santé et sortir de la pauvreté.

Élections municipales 2017 : une marche à pas de tortue vers des candidatures paritaires et diversifiées

 Communiqué – Pour diffusion immédiate

 Longueuil, 16 octobre 2017 – En cette période électorale, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec et la Fédération des femmes du Québec (FFQ) soulignent la lenteur de la progression vers la parité et la diversification de la classe politique.

Avant le déclenchement des élections, seulement 17 % des municipalités étaient dirigées par une mairesse et les femmes (128) n’occupaient que 32 % des postes comme conseillères municipales. « Chaque élection, depuis 2005, ne nous fait gagner que 2% de plus de femmes candidates, tant globalement que pour les postes de conseillères et de mairesses. À ce rythme, cela nécessitera encore deux générations avant de voir les municipalités québécoises gouvernées autant par des femmes que par des hommes » souligne Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec.

Selon les données du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT), l’on ne que verra 19.8% de femmes briguer les postes de mairesses et 33.3% de conseillères, pour un portrait global de 31,3% de candidates à travers le Québec. L’on peut déjà prédire que la parité ne sera pas atteinte.

En plus d’être très lente, la progression est très variable d’une région à l’autre. Ainsi, les bulletins de vote du Centre-du-Québec ne compteront que 26,2% de candidates et dans trois autres régions ils n’atteindront même pas 30%. Plus spécifiquement au niveau des postes de mairesses la situation est aussi très variable selon les régions, puisque seulement 2 régions dépassent un maigre 25% de candidates (28,6% pour Laval et 27,4% pour les Laurentides).

Alors qu’à Montréal, des partis se félicitent d’atteindre 19% et 23% de candidatures de « minorités visibles » cela demeure bien en dessous de la réalité démographique. Les données officielles sur les candidatures de personnes racisées ne sont pas disponibles, mais l’existence-même du racisme systémique au Québec et l’absence de démarches prises pour contrer le manque de diversité aux élections précédentes laissent présumer que nous serons aussi déçues pour ce qui est de cet aspect des élections. La société québécoise ne peut plus être gouvernée sans égard à la composition de sa population. “La FFQ s’est déjà prononcée pour l’instauration de mesures permettant d’atteindre la représentation paritaire et d’améliorer la représentation des personnes racisées à l’Assemblée nationale. De tels instruments sont une nécessité également au palier municipal. La diversification de la classe politique ne se réalisera pas par la pensée magique.” ajoute Valérie Gilker Létourneau, vice-présidente aux régions à la FFQ.

C’est ainsi que ces deux organismes féministes de défense collective des droits des femmes se questionnent. Au-delà des chiffres, les résultats aux élections municipales 2017 refléteront-ils la société québécoise actuelle? Comment ces gouvernements, que l’on dit “de proximité”, peuvent-ils prétendre à ce titre si toutes les femmes ne s’y reconnaissent pas? Bref, au-regard des candidatures annoncées, il est légitime de se questionner sur les mesures prises socialement pour qu’il y ait un reflet de la diversité et une présence accrue des femmes en politique, et ce, dans toutes les régions.

Le Réseau des Tables régionales de groupe de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes, il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

La Fédération des femmes du Québec est une organisation féministe autonome qui travaille à la transformation et à l’élimination des rapports sociaux de sexe et des rapports de domination dans toutes les sphères de la vie, en vue de favoriser le développement de la pleine autonomie de toutes les femmes et la reconnaissance véritable de l’ensemble de leur contribution à la société.

Contacts :

Marie-Andrée Gauthier, coordonnatriceinfo@reseautablesfemmes.qc.ca

Cellulaire : 438-874-1072

info@ffq.qc.ca

514-876-0166 (poste 1502)

«Plus de femmes en politique… ?»: Un projet multisectoriel

Vendredi dernier avait lieu une conférence de presse annonçant Plus de femmes en politique? Les médias et les instances municipales, des acteurs clés! Piloté par la Table concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM), ce projet vise à proposer des solutions facilitant l’intégration des femmes en politique municipale. Parmi les partenaires, mentionnons le Groupe des médias étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (GME UQTR).

Tenue au 1060 rue Saint-François-Xavier à Trois-Rivières, les conférenciers étaient Jean-Philippe Charbonneau (GME UQTR); la journaliste et auteure Pascale Navarro; Joanne Blais, directrice de la TCMFM; Carmen Massé, mairesse de Saint-Elzéar-de-Témiscouata. Cette dernière représente la région du Bas-Saint-Laurent, dont la TCMF est partenaires de l’initiative. En tant que politicienne, madame Massé a affirmé l’importance de briser les mentalités quant à la place des femmes en politique.

De son côté, madame Blais a expliqué que Plus de femmes… est un projet dont la finalité est de recommander aux médias et aux municipalités l’adoption d’une attitude positive quant à l’engagement politique des femmes. Madame Navarro, auteure du livre Femmes au pouvoir : les changements nécessaires, affirme que le problème de l’intégration de celles-ci est systémique. Elle a donné en exemple les commentaires sur l’apparence physique.

Pour monsieur Charbonneau, la place du GME UQTR au sein de ce projet se justifie car l’UQTR, endroit où les femmes sont majoritaires (66% en 2014 d’après une enquête des Services aux étudiants), accueille une relève s’impliquant éventuellement dans les milieux médiatiques et politiques. Il y voit une opportunité pour sensibiliser la population étudiante à la cause. Preuve que la communauté étudiante est prise en compte, l’étudiante au doctorat en lettres (concentration communication sociale) Carol-Ann Rouillard a été choisie comme auxiliaire de recherche par Mireille Lalancette, professeur associée au projet et travaillant pour le département en lettres et communication sociale. De plus, sa collègue Marie-Claude Morin est agente de projets pour la TCMFM.

Soulignons que l’initiative est rendue possible grâce à une subvention de Condition Féminine Canada (CFC).

 

Source: http://zonecampus.ca/blogue/?p=11746 

Erratum – Parcours de la candidate, édition 2017

De malencontreuses erreurs se sont glissées dans l’édition 2017 du Parcours de la candidate.

Il aurait fallu lire, tel que prévu par la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités :

· Résider de façon continue ou non sur le territoire de ma municipalité depuis au moins les 12 derniers mois, le 1er septembre de l’année de l’élection. (Page 19)

· Remettre la liste des personnes qui vous auront fait une contribution supérieure à 50 $. (Pages 21-40-43)

· La LERM prévoit le remboursement de 70 % de vos dépenses. (Pages 21- 23)

Nous sommes désolées des inconvénients que cela a pu vous causer!

Pour avoir accès à la version corrigée, cliquez ici.