Célébration des 20 ans du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec

 

Nous célébrons le 20e anniversaire du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec et toutes celles qui ont contribué à le façonner en rêvant de plus d’égalité, de respect des droits et de justice sociale.

Une graine est semée…

C’est en 1990 qu’a lieu la première rencontre entre des Tables régionales de groupes de femmes. Cette rencontre sème les germes d’une collaboration entre les Tables pour l’amélioration de la qualité de vie des femmes de toutes les régions du Québec. Quelques années plus tard, en 1997, d’autres rencontres ont lieu à l’invitation de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) où les Tables régionales échangent notamment sur leur travail. Plus que jamais, elles ressentent le besoin de se concerter entre elles à partir des réalités communes et des particularités régionales.

Un projet germe…

À la fin de 1998, les représentantes des Tables régionales de groupes de femmes décident d’entreprendre une recherche action sur la possibilité de mettre en place un réseau informel pour répondre plus largement à leur besoin de concertation.

Un consensus solide en ressort : un réseau national de concertation est nécessaire afin de créer un lieu d’échange et briser l’isolement des Tables, se doter d’une vision d’ensemble des régions, déterminer quels sont les dossiers et les luttes qui devraient être portées au niveau national. Une valeur centrale se dégage déjà : le respect de l’autonomie de chacune des Tables.

… et porte fruit!

C’est en 2001 qu’est officiellement incorporé le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec. Ce dernier a pour mission de défendre les droits des femmes au plan national en portant la parole des régions. Son expertise est variée mais se situe plus particulièrement au niveau de l’analyse différenciée selon les sexes et intersectionnelle (ADS+), des instances gouvernementales en condition féminine, du développement régional, de l’accès au pouvoir, de la lutte à la pauvreté, de la santé des femmes et de la Marche mondiale des femmes à laquelle les Tables participent depuis les tout premiers débuts.

Une collaboration florissante

Le Réseau compte sur une équipe de quatre travailleuses en plus de plusieurs comités composés de membres. Équipe, comité et assemblée générale opèrent sur la base des principes de pouvoir collectif horizontal et de gestion collaborative, dans le respect du processus démocratique.

20 ans plus tard, nous continuons de compter les unes sur les autres et de collaborer au bénéfice de toutes.

Faire partie du Réseau, c’est nourrir l’intelligence collective sur laquelle se fonde notre expertise féministe. C’est aussi avoir la capacité de développer des stratégies efficaces, de partager des savoir-faire et de se mobiliser collectivement. Le travail de chacune des Tables permet d’identifier les problématiques émergentes et de connaître les réalités et les spécificités régionales. C’est ce travail de concertation que nous célébrons et qui est d’ailleurs la plus grande force du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec!

À l’occasion notre 20e anniversaire nous avons créé ce visuel. Nous vous invitons à le télécharger et à le mettre en bannière sur votre page Facebook, car après tout, cela fait plus de 20 ans que nous sommes féministes au cœur des régions! <3

 

 

 

 

 

Communiqué : crise du logement en Estrie

Communiqué de presse

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

CRISE DU LOGEMENT : BUDGET RÉVOLTANT !

 

Sherbrooke, le 2 avril 2022 – Les groupes de la société civile demeurent en colère contre le budget déposé par le ministre Girard le mardi 22 mars 2022. Un budget électoraliste qui aura un impact négatif sur l’appauvrissement de la population à faible et moyen revenu puisqu’il n’y a aucune mesure structurante afin de permettre à la population de se sortir la tête de l’eau.

Les 3 milliards 200 millions de dollars garochés par la fenêtre en distribuant un maigre 500 $ non récurrent pour contrer l’inflation auront un impact très modeste sur les augmentations substantielles des coûts liés au logement, à l’alimentation, au transport, etc. En plus, Revenu Québec va se servir en premier pour recouvrir de vieilles dettes. Ainsi, 1,2 million de contribuables n’auront pas accès en totalité ou en partie à leur 500$. Rappelons qu’à Sherbrooke, le coût du logement à lui seul a augmenté dans la dernière année de 8,7 % selon le rapport de la SCHL. Les dernières données nous indiquent qu’au Québec, l’inflation est de 4,7 %. Il est plus que temps de prendre cette crise sociale au sérieux.

Les sommes consenties dans le dernier budget pour respecter la promesse électorale de la CAQ sont nettement insuffisantes ; c’est à peine la moitié des 9600 logements sociaux non réalisés par les gouvernements précédents qui seront complétés. L’annonce du 1er avril du gouvernement du Québec de verser 14.3 millions aurait été donc bienvenue beaucoup plus tôt. Le gouvernement saupoudre ainsi des gouttes dans l’océan tout en annonçant un nouveau programme en habitation de logements locatifs teinté sinon inspiré de la stratégie canadienne du logement mettant fin ainsi au seul programme de logement social, Accès Logis.

Pour régler cette crise qui dure depuis près de 20 ans, nous exigeons la mise en œuvre d’une commission d’enquête publique, indépendante et itinérante qui prendra le temps d’évaluer les besoins réels afin de trouver des solutions à court, moyen et long terme. Il est aussi primordial de réaliser un grand chantier de logement social de 50 000 unités sur 5 ans, comprenant un nouveau programme de HLM de 10 000 unités au Québec.

Ce budget ne vient pas non plus résoudre les problèmes de sous-financement chronique des organismes communautaires, puisque les investissements annoncés pour les organismes en santé et services sociaux couvriront à peine 5% des besoins exprimés en Estrie selon nos calculs. De plus, l’accroissement des inégalités sociales rime avec un plus grand afflux de besoins de la population envers le communautaire et c’est notamment les organismes en défense collective des droits qui verront leur charge de travail augmenter, sans ressource financière supplémentaire réellement significative.

Pour le milieu syndical et étudiant, c’est aussi une déception. Ce gouvernement choisit de creuser le déficit social pour payer une dette qui est largement maîtrisée et il n’investit pas pour assurer une plus grande accessibilité scolaire. Il n’y a rien de concret non plus pour enrayer la crise climatique qui touche et qui touchera davantage les personnes au bas de l’échelle sociale.

De plus, ce budget ne peut se targuer d’être féministe ! Encore une fois, il y a un sous-financement déconcertant des secteurs propres aux enjeux qui touchent particulièrement les femmes. Sans un budget sensible au genre, il est impossible de mettre en lumière les inégalités qui subsistent entre les femmes et les hommes ainsi qu’entre toutes les femmes. Les femmes continueront de s’appauvrir et de vivre des discriminations systémiques ou du sexisme ordinaire. Depuis 1995, le mouvement des femmes réclame qu’une analyse différenciée selon les genres et intersectionnelle soit appliquée à l’ensemble de l’appareil étatique de manière transversale puisqu’elle a amplement fait ses preuves. Il serait grand temps que le gouvernement passe des paroles à l’action.

Surpris.es, non ; en colère, oui, car les plus grandes oubliées de ce budget sont les personnes à faible et modeste revenu qu’on laisse à elles-mêmes sans outils et sans ressources pour combler minimalement leurs besoins essentiels.

La campagne électorale provinciale se pointe à l’horizon. Les forces communautaires, syndicales, étudiantes, environnementales et féministes seront là pour exiger des partis politiques des engagements pour empêcher un saccage de l’État et du filet social québécois pour que se loger et vivre décemment ne rime plus avec se ruiner !

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Communiqué tiré de la publication originale de ConcertAction Femmes Estrie. Téléchargez le communiqué en cliquant ICI.

Lancement de la campagne On a tous.tes un rôle à jouer. Quel est le tien?

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Lancement d’une campagne de sensibilisation régionale en Chaudière-Appalaches

Lévis, le 28 mars 2022 – Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) souhaite rendre public le lancement d’une campagne de sensibilisation régionale sur l’hypersexualisation de la société. Celle-ci est destinée à l’ensemble des élèves du secondaire des quatre centres de services scolaires de la région. Il s’agit d’une initiative menée dans le cadre de l’Entente sectorielle de développement en matière d’égalité entre les femmes et les hommes dans la région de la Chaudière-Appalaches afin de promouvoir des modèles et des comportements égalitaires auprès des jeunes de 12 à 17 ans.

Le projet On a tous.tes un rôle à jouer. Quel est le tien ? est soutenu par le Secrétariat à la condition féminine et les partenaires de l’entente 2022-2024. L’objectif de cette campagne de sensibilisation est d’informer et de sensibiliser les adolescent.e.s à l’omniprésence de de la sexualité dans la sphère publique et des possibles effets que cette pression sociale peut exercer. « Cette campagne est réalisée par et pour les jeunes. Nous voulons les impliquer du début à la fin dans cette action régionale afin d’avoir un projet qui leur ressemble et qui est porteur de sens pour eux.elles. » explique Karine Drolet, directrice générale du RGFCA.

Afin de les inciter à travailler leur esprit critique, les élèves seront amené.e.s à répondre à une question concernant l’hypersexualisation à travers la création d’une œuvre originale, qu’elle soit culturelle, artistique ou sportive. Toutes les œuvres pourront être déposées sur le site internet tonrole.ca. Dans un second temps, les adolescent.e.s seront invité.e.s à voter pour leur œuvre préférée afin de remettre deux grands prix par centre de services scolaire.

Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) est un regroupement régional de (23) groupes de femmes qui travaille à la défense des droits et à l’amélioration des conditions de vie des femmes.

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Source : Caroline Hamel, Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches 418-831-7588 / entente_egalite@femmesca.com

Téléchargez le communiqué en cliquant ICI.

Téléchargez le matériel promotionnel en cliquant ICI.

Communiqué : le G13 se prononce sur le budget 2022

Prise de position publique du G13 suite au dévoilement du budget

Budget 2022 : L’égalité pour toutes les femmes n’est pas la priorité de la CAQ

 

Montréal, 23 mars 2022 – Dans son budget 2022-2023, le gouvernement semble avoir fait fi des impacts de la pandémie sur les femmes. Le constat s’impose pour les groupes et regroupements nationaux (membres du Groupe des Treize) alors qu’une Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes est budgétée pour une durée de cinq années, et ce, avec un financement inférieur à celui de la stratégie précédente, qui était déjà nettement insuffisant et structurant. Le dévoilement de quatre objectifs gouvernementaux n’est pas suffisant pour tendre vers l’atteinte de l’égalité pour toutes les femmes! Par cette proposition, quelle valeur le gouvernement accorde-t-il à l’égalité entre les femmes et les hommes et entre toutes les femmes?

« Les récentes consultations menées par le Secrétariat à la condition féminine (SCF) ont montré les nombreux et substantiels enjeux qui préoccupent les mouvements féministes et sur lesquels des mesures gouvernementales sont attendues. Pensons notamment aux enjeux environnementaux, à la régionalisation et au transport collectif. » partage Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice générale au Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec. « L’objectif spécifique de réduire les inégalités pour les femmes vivant de multiples discriminations est intéressant. Toutefois, il est espéré de voir des actions structurantes qui agiront à la racine des systèmes d’oppressions, tels que le racisme, le capacitisme, le colonialisme et la lesbophobie. »

L’annonce de financement, à la hauteur de 7 millions de dollars, pour appuyer des organismes qui ont pour mission de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes est une annonce significative. La reconnaissance de l’expertise des groupes de femmes pour l’amélioration de leurs conditions de vie est attendue. Un tel geste de la part du gouvernement sera fort de sens et contribuera inévitablement à l’égalité pour toutes les femmes.

Dans l’attente d’avoir un ministère des Femmes et de l’Égalité , il est heureux de constater que le Secrétariat à la condition féminine aura davantage de moyens financiers, notamment pour que l’analyse différenciée selon les sexes dans une perspective intersectionnelle (ADS+) soit appliquée de manière transversale au sein de l’appareil gouvernemental.

Les mesures de soutien économique proposées par le gouvernement ne sont pas significatives pour sortir les femmes de la pauvreté; elles ne sont pas suffisamment ambitieuses tout particulièrement pour celles qui vivent des parcours de vie complexes et difficiles. « Il est aberrant que les enjeux criants tels que le manque de places en garderie et la crise du logement ne représentent pas des investissements considérables qui sont nécessaires pour les femmes à la croisée d’oppressions. » renchérit Mme Gauthier.

En matière de violence, il est raisonnable de se demander si les montants annoncés permettront d’accompagner les femmes de manière adéquate.

Les groupes et regroupements nationaux féministes seront au rendez-vous dans les prochaines semaines afin d’obtenir des éclaircissements quant aux chiffres dévoilés. Les différentes stratégies gouvernementales qui les accompagneront sauront être gages de l’importance que le gouvernement actuel accorde aux femmes.

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Signataires membres du Groupe des Treize (G13) :

Action santé femmes

Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale

Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine

Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail

DAWN-RAFH Canada

Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec

Fédération des femmes du Québec

Fédération des maisons d’hébergement pour femmes

Fédération du Québec pour le planning des naissances

Femmes Autochtones du Québec

L’R des centres de femmes du Québec

Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Regroupement Naissance-Respectées

Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel

Relais-femmes

Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec

Réseau des lesbiennes du Québec– Femmes de la diversité sexuelle

Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec

Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes

 

Pour informations :

Marie-Andrée Gauthier

Coordonnatrice générale, RTRGFQ

438-874-1072

info@reseautablesfemmes.qc.ca

 

Téléchargez la version PDF du communiqué en cliquant ICI.

Communiqué : Lancement d’un nouveau projet s’attaquant à l’âgisme envers les femmes en Chaudière-Appalaches

Lévis, le 9 mars 2022 – Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) souhaite faire l’annonce publique de son nouveau projet STOP à l’âgisme envers les femmes en Chaudière-Appalaches financé par le ministère Femmes et Égalité des genres Canada, plus précisément par le Fonds de réponse et de relance féministes, qui appuie des projets proposant des changements systémiques pour l’amélioration des conditions de vie des femmes.

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Communiqué : le RGFCA se mobilise pour le communautaire

COMMUNIQUE DE PRESSE

POUR DIFFUSION IMMEDIATE

Mobilisation dans le cadre de la Campagne nationale Engagez-vous pour le communautaire.

Lévis, le 24 février 2022 – Plus de 55 organismes, dont plusieurs groupes de femmes, de Chaudière-Appalaches sont mobilisés aujourd’hui dans le cadre de la Campagne nationale Engagez-vous pour le communautaire. Les travailleuses du Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) y participent activement avec une journée de grève numérique et une manifestation à l’Assemblée Nationale.

Le RGFCA revendique la reconnaissance gouvernementale du filet social. La pandémie a eu des répercussions majeures sur les groupes de femmes et les femmes de la région. « Les femmes font partie des groupes les plus touchés lors de crises sanitaires, économiques et sociales. En plus de soutenir les femmes, il faudra fournir un effort collectif pour se le rappeler afin de mieux prévenir les impacts qu’elles pourraient subir à nouveau lors d’une prochaine crise, peu importe sa nature. » mentionne Karine Drolet, directrice générale au RGFCA.

Les groupes de femmes de Chaudière-Appalaches sont mobilisés dans tous les secteurs d’activités pour répondre aux femmes en difficulté depuis le début de la pandémie: les maisons d’hébergement pour les victimes de violence conjugale, les centres femmes, le centre d’aide et de lutte pour les agressions à caractère sexuel (CALACS de la Rive-Sud), les associations féminines (les fermières, les AFÉAS), les organismes en employabilité féminine, en entrepreneuriat féminin, en habitation, en périnatalité, les comités femmes de syndicats et les agricultrices.

Jamais avons-nous autant compté sur le communautaire pour répondre aux besoins de la population. Le RGFCA demande donc au gouvernement que les organismes communautaires, dont les groupes de femmes, bénéficient davantage de financement à la mission (au lieu du financement par projet) et qu’il soit calculé en fonction de la hausse des coûts de la vie.

Pour consulter le dossier de presse complet, sur le mouvement Engagez-vous pour le communautaire : cliquez ici.

Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) est un regroupement régional de (23) groupes de femmes qui travaillent à la défense des droits et à l’amélioration des conditions de vie des femmes. Cliquez ici pour visiter le site Internet de l’organisme.

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Source :
Marie-Eva Lambert, agente de projet
Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches 418-728-7588

Lettre ouverte : Journée internationale pour la justice sociale

Lettre ouverte du Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale à l’occasion de la Journée internationale pour la justice sociale le 20 février 2022

40 ans de négligence… et on s’étonne de l’urgence?

L’heure est au bilan à l’occasion de la Journée internationale pour la Justice sociale qui aura lieu dimanche. Force est de constater que l’écart entre les riches et les personnes appauvries se creuse et atteint des proportions indécentes. Les personnes racisées, les femmes et les personnes ayant des problèmes de santé physique ou mentale sont touchées de plein fouet. Le filet social ne parvient plus à toutes les retenir, ni à fournir les services de base nécessaires à l’ensemble de la population. Il est troué de partout. Il devient urgent de le réparer !

Depuis deux ans, de nombreux problèmes – qui ne datent pas d’hier! – sont devenus critiques, que ce soit le manque de places en garderie, la difficulté à se trouver un logement abordable, la pénurie de main d’œuvre, l’essoufflement du système de santé, le manque de ressources des groupes d’action communautaires ou encore celui du milieu scolaire. La crise de la COVID-19 n’est que le révélateur d’une problématique beaucoup plus grave: l’effritement volontaire des services publics depuis les 40 dernières années.

En effet, les gouvernements successifs des dernières décennies ont saboté le filet social. Ce même filet social, qui empêchait les personnes ayant des « embûches de vie » de sombrer dans la pauvreté (p.ex une mère qui devient cheffe de famille monoparentale après une séparation, une personne victime d’un accident qui ne peut plus travailler, etc.), n’a pas été comblé par les « richesses » créées, qui sont restées dans les poches des plus riches.

Les gouvernements ont diminué les impôts des plus riches et des entreprises, se privant ainsi de millions de dollars à investir dans les services publics. Ils ont coupé dans les services en santé et en éducation (éducation spécialisée, psychologie, orthophonie, physiothérapie, etc.) au nom de la dette et au profit du privé, sans jamais mettre en place des mesures concrètes pour colmater les fuites de capital dans les paradis fiscaux. Puis, le sabotage a continué avec l’investissement massif vers les métiers traditionnellement masculins (construction, ressources naturelles, etc) au détriment des métiers traditionnellement féminins (infirmière, enseignante, éducatrice, etc.). En dévalorisant ces métiers de soin, cela a sans aucun doute contribué à affaiblir le filet social. Aujourd’hui, la population ne peut accéder à des services sans passer par des interminables listes d’attente et alors que les taux d’inflation atteignent des sommets jamais égalés et semblent ne pas vouloir s’essouffler, plusieurs personnes se retrouvent pris à la gorge et passent dans les mailles du filet.

Les inégalités sociales et l’effritement des services publics, parapublics et communautaires ne sont pas des fatalités. Nous avons le pouvoir de nous mobiliser et d’exiger d’autres choix politiques, de prioriser le bien commun à l’accroissement des richesses de quelques-uns! À l’aube d’une crise environnementale qui aura de nombreuses conséquences sur nous tous-tes, c’est à nous de décider et de nous mobiliser pour la justice sociale.

Marie-Ève Fortier, RÉPAC 03-12

Judy Coulombe, Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale

Mémoire : un budget féministe pour 2022

Mémoire présenté par le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec dans le cadre des consultations prébudgétaires 2022-2023

Le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec a déposé un mémoire dans le cadre des consultations prébudgétaires le 11 février 2022. Elle a profité de l’occasion pour insister sur les éléments suivants : le renouvellement de la Stratégie gouvernementale en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, une relance féministe porteuse de justice sociale et davantage de financement pour les organismes communautaires autonomes.

Pour consulter le mémoire complet, téléchargez-le en format PDF en cliquant ICI.

Renouvellement de la Stratégie gouvernementale en matière d’égalité entre les femmes et les hommes

Financement des Tables et du Réseau

Le Réseau et les Tables proposent que le soutien financier prévu soit intégré au financement à la mission. Ce dernier serait donc bonifié avec les éléments suivants:

• 17 ententes sectorielles en égalité, pour chaque région du Québec, impliquant les Tables, afin de déployer en concertation des projets régionaux visant à atteindre l’égalité pour toutes les femmes au Québec (100 000$ par année)

• 17 Accords de collaboration, pour les Tables, afin de consolider et de développer les partenariats dans toutes les régions du Québec pour atteindre l’égalité pour toutes les femmes. (75 000$ pour l’embauche d’une travailleuse à temps plein)

Analyse différenciée entre les sexes intersectionnelle (ADS+)

Nous recommandons :

• Le renforcement des capacités du Secrétariat à la condition féminine afin de déployer l’ADS+ dans l’ensemble des ministères.

• L’application d’une ADS+ aux politiques publiques dans une volonté de corriger les effets négatifs de la pandémie sur les femmes, particulièrement les femmes à la croisée des oppressions ainsi que le dévoilement public de ces analyses permettant de faire le suivi des résultats en matière d’amélioration de l’égalité pour toutes les femmes au Québec.

• L’application d’une ADS+ au budget par un processus de budgétisation sensible aux sexes dans une perspective intersectionnelle ainsi que le dévoilement public de ces analyses permettant de faire le suivi des résultats en matière d’amélioration de l’égalité pour toutes les femmes au Québec.

Relance féministe & Justice sociale (Coalition main rouge)

Le Groupe des 13 revendique que l’investissement social et financier en faveur des femmes dans le plan de relance soit à la hauteur du lourd tribut qu’elles continuent à payer pendant la crise sanitaire et économique de la COVID-19. Le Groupe des 13 revendique que les Québécoises deviennent visibles au moment de la prise des décisions économiques et sociales les concernant, en particulier sur les problématiques exacerbées par la pandémie.

Plusieurs mesures fiscales progressives permettraient de financer adéquatement les Tables régionales de groupes de femmes et la défense des droits de toutes les femmes, tout en réinvestissant dans les autres services publics et les programmes sociaux ainsi que dans la mission des groupes d’action communautaire autonome. Instaurer un impôt sur le patrimoine du 1% des plus riches, réinstaurer la taxe sur le capital pour les banques, augmenter le nombre de paliers d’imposition, imposer davantage les dividendes et les gains en capital, au même titre que les revenus de travail, instaurer un régime public d’assurance-médicaments, augmenter les impôts des grandes entreprises plutôt que de les diminuer, sont autant d’avenues que le gouvernement devrait emprunter pour lutter contre les inégalités sociales et éventuellement atteindre l’équilibre budgétaire sans recourir à des coupures et aux compressions.

Financement des organismes ACA (Engagez-vous)

Dans le cadre des mobilisations de la campagne Engagez-vous pour le communautaire, un « Carton rouge » est remis au Premier ministre François Legault et au ministre des finances Éric Girard, car le gouvernement ne joue pas franc jeu avec les organismes d’action communautaire autonome.

 

Communiqué : le RGFCA dévoile ses capsules vidéos

COMMUNIQUE DE PRESSE

POUR DIFFUSION IMMEDIATE

Le RGFCA dévoile 11 capsules vidéo présentant les groupes de femmes de Chaudière-Appalaches

Lévis, le 10 février 2022 – Pour faire connaître les groupes de femmes de Chaudière-Appalaches et de présenter leur travail dans la région, le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) dévoilera publiquement 11 capsules vidéo à partir d’aujourd’hui le 10 février 2022.

Ces vidéos mettent en valeur les 23 groupes de femmes de la région, dont 10 représentent leur secteur d’activités soit: l’entrepreneuriat féminin, la périnatalité, les maisons d’hébergement pour les femmes et les enfants victimes de violence conjugale, les centres femmes, les fermières, les agricultrices, les comités femmes de syndicat,

Dans ces magnifiques vidéos, les travailleuses des groupes de femmes présentent la mission, les enjeux et les activités de leur secteur d’activités. Tel que mentionné par la directrice générale du RGFCA, Karine Drolet : « l’objectif de ce projet, c’est que le public découvre ou en apprenne davantage sur les groupes de femmes qui œuvrent dans la région depuis 20 voire même 30 ans ». Elle ajoute que « ces capsules vidéo donneront une visibilité aux groupes de femmes qui sont indispensables pour le filet social de notre région ».

La diffusion publique se fera à partir de la page Facebook du RGFCA. Les capsules vidéo seront diffusées aux dates mentionnées dans le calendrier de diffusion ci-bas. Toutes les capsules vidéo seront publiées initialement sur la page Facebook du RGFCA. Elles seront ensuite disponibles sur le site internet www.femmesca.com, sur la chaîne YouTube et le compte LinkedIn du RGFCA.

Le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA) est un regroupement régional de (23) groupes de femmes qui travaillent à la défense des droits et à l’amélioration des conditions de vie des femmes.

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Source :
Marie-Eva Lambert
Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches 418- 728- 7588
projet@femmesca.com

Trouvez le calendrier de diffusion dans le communiqué en cliquant ICI, ainsi que dans le guide de diffusion des capsules vidéos que vous pouvez trouver ICI.

Dévoilement des résultats du sondage d’opinion dirigé par Récif02

Pour publication immédiate

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Alma, 9 février 2022 – C’est aujourd’hui qu’avait lieu le dévoilement des résultats du sondage d’opinion dirigé par Récif 02 – Table régionale de concertation des groupes de femmes Saguenay–Lac-Saint-Jean.

L’événement qui a eu lieu sur la plateforme Zoom, a rassemblé 33 personnes provenant des différents médias et des milieux communautaires et de la santé.

Réalisé dans le cadre du projet Santé et bien-être des femmes financé par le CIUSSS Saguenay–Lac-St-Jean, plus de 1050 femmes ont répondu à ce sondage d’opinion visant à connaitre quelle devraient être les priorités en Santé des femmes de la région pour les prochaines années.

À la fin de l’année 2021, la firme experte Segma recherche ainsi que les partenaires et les employées de Récif 02 ont déployé toutes leurs ressources afin de sonder aussi les femmes plus difficilement rejoignables par les voies traditionnelles des sondeurs afin de connaitre l’opinion des femmes en général, mais aussi celle qui vivent une situation de vulnérabilité. Ainsi, certains groupes de femmes, souvent invisibles lorsque la cueillette de données n’est faite que par téléphone ou internet, ont enfin pu être représentés dans les résultats (femmes autochtones, femmes de la diversité sexuelle, etc.).

« Nous avons mis sur pied un comité de femmes responsables de réaliser la mesure 5 du plan d’action du gouvernement en santé et bien-être des femmes. La concertation étant au cœur de la mesure 5, les femmes de ce comité ont décidé de consulter et d’entendre l’opinion de plus de femmes, et de cibler certains groupes de femmes que nous n’entendons jamais. C’est ainsi que l’idée d’un sondage d’opinion, mené par une firme experte est venue. En ayant combiné les façons traditionnelles de sonder et les nombreuses cueillettes sur le terrain, nous avons obtenu les réponses de groupes de femmes qui sont autrement invisibles. Les réponses des femmes à ce sondage d’opinion est un outil précieux et le CIUSSS pourra les utiliser dans les prochaines années pour prendre d’importantes décisions. » Lynn Renaud, agente de développement à Récif 02.

« Pour les femmes, les grandes priorités d’intervention pour améliorer la santé et le bien-être des femmes de la région sont l’accès aux soins de santé, la violence sexuelle et les agressions sexuelles ainsi que la santé mentale » constate Marc Bouchard, consultant de Segma recherche. Il précise que « Malgré les différences d’âge, on sent une certaine homogénéité générationnelle dans les priorités ». Un autre constat important du sondage concerne les jeunes femmes de 16 à 24 ans qui vivent beaucoup de détresse (anxiété et stress) et leur état s’est plus souvent dégradé depuis la pandémie. Quant aux femmes âgées, celles-ci ont priorisées les soins à domicile.

Récif 02 – Table de concertation des groupes de femmes Saguenay–Lac-Saint-Jean représente plus de vingt groupes de femmes. Récif 02 intervient dans plusieurs sphères de la vie sociale, politique, économique et culturelle susceptibles d’influencer les conditions de vie des femmes de notre région.

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Source :
Lynn Renaud, agente de développement, Récif 02 418 321-3344 ou 418 480-3644 lynn.renaud@recif02.com

Téléchargez le communiqué version PDF en cliquant ICI.