Journée internationale des femmes

Sherbrooke, 8 mars 2018 – À l’occasion de la Journée internationale des femmes, ConcertAction femmes Estrie (CAFE) et ses membres joignent leurs voix aux milliers d’autres qui s’élèvent pour réaffirmer la nécessité des mobilisations féministes.
Malgré des avancements notables dans plusieurs domaines, les inégalités persistent entre les femmes et les hommes ainsi qu’entre les femmes elles-mêmes. Les décisions du gouvernement libéral appauvrissent de plus en plus les femmes et les personnes marginalisées, les maintenant dans un statut précaire. Les femmes sont encore sous-représentées dans les instances décisionnelles et les lieux dits de pouvoir. Elles vivent plus de violences, occupent des emplois davantage atypiques, gagnent un salaire moins élevé que les hommes et sont confrontées quotidiennement à du sexisme ordinaire et à des discriminations genrées. Il importe de souligner que les structures actuelles maintiennent l’invisibilité des femmes qui vivent à l’intersection de différentes oppressions (femmes racisées et immigrantes, femmes en situation d’handicap, femmes de la diversité sexuelle, femmes autochtones, etc.).
Mobilisation régionale
Les membres de ConcertAction femmes Estrie se sont mobilisées l’an dernier autour de dossiers municipaux urgents pour les femmes : la sécurité, le logement et le transport. En ces temps de campagne pré-électorale provinciale, elles s’unissent à nouveau et travaillent à une plateforme de revendications liée à l’autonomie économique des femmes, au filet social, à la conciliation famille-études-travail, à la santé, à la sécurité et à la place des femmes dans les instances décisionnelles.
Il est impératif que nos gouvernements :
· Appliquent l’analyse intersectionnelle et différenciée selon les sexes (ADS+) et l’intègrent de manière transversale, tant au niveau du portrait, du plan d’action, de la mise en œuvre que de l’évaluation des projets et des programmes;
· Remettent en place un ministère de la Condition féminine provincial;
· Reconnaissent, prennent en considération et soutiennent l’expertise des groupes féministes travaillant sur le terrain, notamment par l’octroi d’un financement adéquat et récurrent.
En ce 8 mars 2018, ConcertAction femmes Estrie encourage et soutient les différentes initiatives féministes visant plus d’égalité, de liberté, de solidarité, de justice et de paix. Nous sommes et nous serons féministes tant qu’il le faudra!
ConcertAction femmes Estrie est un réseau féministe régional, créé pour répondre à des besoins de liaison, de concertation et de solidarité. Avec ses groupes membres, CAFE intervient dans une pluralité de domaines tels la santé, l’éducation, la lutte contre la pauvreté et la violence, le développement social et l’accès aux instances décisionnelles.
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Source :
Marie-Danielle Larocque, agente à la vie associative
T. 819 919-1987 (cell)
info@concertactionfemmesestrie.org | www.concertactionfemmesestrie.org

Féministe tant qu’il le faudra!

Trois-Rivières, le 23 février 2018 – Les multiples violences contre les femmes et notamment les femmes autochtones, les violences sexuelles révélées par #moiaussi, l’impact sexiste du néolibéralisme et des mesures d’austérité dont les coupes dans les services publics, l’absence d’équité salariale pour de nombreuses femmes, la privatisation des services de garde éducatifs, la discrimination systémique en emploi qui persiste pour toutes les femmes et en particulier pour les femmes racisées ou en situation de handicap, le mythe de l’égalité déjà-atteinte : les barrières dressées devant les femmes se perpétuent. Le mouvement féministe continue de lutter pour que disparaissent toutes ces barrières qui les freinent.

À l’approche des élections provinciales, les beaux discours qui réaffirment que l’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur fondamentale ne font pas disparaître, dans les faits, les inégalités économiques et sociales que subissent les femmes. En Mauricie, plusieurs données témoignent encore aujourd’hui de ces inégalités :

  • le revenu d’emploi médian des femmes correspond à 69,9 % de celui des hommes, alors que ce ratio s’établit à 74,9 % au Québec ;
  • le taux d’emploi des femmes est à 52 %, comparativement à 55,6 % chez les hommes ;
  • 29,4 % des femmes travaillent à temps partiel, alors que ce taux est à 13,9 % chez les hommes;
  • les femmes représentent 40 % des conseillers municipaux et 12 % des maires aux dernières élections municipales.

Au Québec :

  • 78 % des victimes de violence conjugale sont des femmes;
  • 86,5 % des victimes d’agressions sexuelles sont des femmes.

Afin de souligner la Journée internationale des femmes, les femmes se mobilisent en Mauricie, comme partout au Québec, et affirment haut et fort qu’elles sont féministes ! Elles envoient ainsi un message politique sans équivoque sur leur volonté de revendiquer une société juste, solidaire et égalitaire.

La Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) interpelle ainsi toute la population à s’impliquer et à revendiquer l’égalité tant qu’il le faudra! Nous sommes et serons féministes tant qu’il le faudra!

La Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie est un regroupement régional féministe de défense collective des droits qui a pour mission de favoriser la concertation et d’agir sur les questions mettant en jeu les intérêts et les conditions de vie des femmes.

P.J. Calendrier des activités 2018

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Source : Joanne Blais, directrice TCMFM 819-372-9328 ou info@tcmfm.ca

Les groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale dénoncent l’exclusion vécue par des femmes

Québec, le 8 mars 2018 – En cette Journée internationale des femmes, à l’issue de la publication du rapport Se mobiliser pour la santé des femmes de la région de la Capitale-Nationale! , le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (Portneuf-Québec-Charlevoix) dénonce l’exclusion vécue par des femmes ainsi que ses effets sur leur santé et propose des pistes de solutions pour y remédier.

L’exclusion se manifeste de diverses façons
Le manque de logements sociaux à coût abordable incite les personnes moins bien nanties à vivre dans des secteurs où le coût des loyers est plus bas, les isolant parfois de leur réseau social. Une autre manifestation de l’exclusion est le travail de soins effectué par des proches aidantes qui entraîne fréquemment des conséquences sur les ressources dont elles disposent, que ce soit à cause de la diminution du temps consacré à un emploi ou à des loisirs, contribuant, par le fait même, à les isoler socialement. Les personnes ayant des limitations physiques vivent également de l’exclusion découlant de l’accès restreint aux transports et aux édifices.

Les milieux de travail peuvent aussi être un vecteur d’exclusion puisqu’ils ne disposent pas toujours des mesures de soutien requises pour les personnes vivant des conflits entre leur emploi et leurs responsabilités personnelles. L’absence de rémunération peut entraîner une érosion de la participation sociale, alors que le rôle du travail dans le maintien d’un réseau social est non négligeable. Certaines femmes vivent des défis particulièrement importants dans l’intégration en emploi, notamment les femmes autochtones et immigrantes qui, même si elles sont qualifiées, peuvent vivre les effets du racisme systémique.

Certaines femmes sont davantage touchées par l’exclusion
Certaines femmes ayant des besoins particuliers sont plus à risque d’exclusion. Par exemple, les mères chefs de famille monoparentale comptant plusieurs enfants vivent parfois une grande précarité, découlant du coût élevé des logements pouvant accueillir convenablement leur famille. Les femmes sourdes souffrent du manque de connaissance de la langue des signes dans la population en général; la reconnaissance de cette langue comme langue officielle au Québec favoriserait grandement l’intégration de ces personnes dans la vie sociale. Les femmes immigrantes peuvent vivre de l’isolement social au-delà de leurs relations familiales, surtout si elles ne maîtrisent pas bien le français.

Des stratégies et solutions pour favoriser l’inclusion de toutes
Les conditions qui favorisent l’élimination de l’exclusion sociale relèvent à la fois de l’intervention auprès des personnes, par la lutte aux préjugés, ainsi que de mesures structurelles et gouvernementales, dans l’accès aux soins et services. En cette Journée internationale des femmes, le RGF-CN souhaite encourager les actions visant à soutenir l’inclusion de toutes.

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Le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (Québec-Portneuf-Charlevoix), composé d’une quarantaine de groupes de femmes de la région, est un organisme féministe de défense collective des droits qui existe depuis 1990. Il est porteur d’enjeux collectifs en condition féminine dans la région de la Capitale-Nationale. Les actions du RGF-CN visent à défendre, à soutenir et à revendiquer les droits des femmes.
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Information et demande d’entrevue :
Dominique Tanguay : 418 656-2131, poste 6437

30 ans pour Récif 02!

Pour ses 30 ans, Récif 02 souligne l’apport exceptionnel de Monique Larouche!

Tout près de soixante-quinze personnes du milieu féministe régional incluant les membres, l’équipe de travail, les partenaires et les alliés de Récif 02 ont tenu à souligner l’apport significatif de feu Madame Monique Larouche lors du 30e anniversaire.

Alma, le 14 février 2018 – Militante féministe active bien avant la création de Récif 02 et coordonnatrice de l’organisme de 1996 à 2008. « L’occasion de souligner sa contribution au mouvement de femmes de notre région ne s’étant pas encore présentée, plusieurs femmes ont voulu profiter du 30e anniversaire de Récif pour se remémorer en compagnie de sa famille, des moments de luttes féministes partagés avec elle», mentionne Audrée Villeneuve, coordonnatrice de Récif 02.

Des représentantes de nos groupes ont pris la parole

Lors de ce rassemblement, la parole a été donnée à plusieurs membres de Récif 02 dont Madame Édith Pelletier, coordonnatrice du Centre de femmes la Source, témoin de l’apport significatif de la Table et de ses groupes dès sa fondation en mai 1987. Madame Thérèse Belley, directrice générale à la retraite d’Accès-Travail-Femmes et Madame Guylaine Simard, présidente du comité Femmes Puakuteu sont aussi venues témoigner des enjeux femmes pour lesquels des actions concertées furent nécessaires afin de faire avancer l’égalité hommes/femmes en région.

Que faisaient nos groupes de femmes il y a 30 ans?

En fouillant dans les archives de Récif 02, nous avons profité de ce retour en arrière pour se remémorer des actions entreprises par nos groupes de femmes il y a 30 ans. « Lorsque l’on travaille à changer des mentalités, cela prend du temps, mais les gains peuvent tout de même être phénoménaux » explique la coordonnatrice. « Par exemple, il y a trois décennies, un Centre de femmes animait un groupe de soutien pour les victimes d’inceste et collectivement, les membres de la Table avaient choisi de dénoncer ces abus inacceptables qui se passaient à l’intérieur de nos foyers ». Même si ces actes criminels existent encore en 2018, ils ne sont plus tolérés dans notre société québécoise. C’est ce pouvoir collectif des femmes que nous désirons mettre en valeur pour notre 30e . Le phénomène du mouvement #Moi aussi est un exemple parfait de prise en charge collective en 2018.Les 25 groupes de femmes1 tous secteurs confondus sont fières de contribuer de façon aussi significative à l’avancement de l’égalité en travaillant de concert sur des enjeux tels que l’autonomie économique des femmes, les violences faites aux femmes, la présence de celles-ci dans les lieux de pouvoir, la santé et encore plus.

Pour une action concertée en violence sexuelle

Dans le cadre de son projet « Pour une action concertée en violence sexuelle au Centre-du-Québec », la Table de concertation du mouvement des femmes du Centre-du-Québec a tenu une journée des Premières nations le 11 octobre.

Cet événement, réunissant une quarantaine de professionnels autochtones et allochtones, a permis de présenter les ressources disponibles pour les victimes de violence sexuelle au Centre-du-Québec, notamment dans les communautés d’Odanak et de Wôlinak. Isabelle Paillé, de Femmes Autochtones Québec, a sensibilisé les participantEs à l’intervention en contexte autochtone. Des activités de concertation, ponctuées de références culturelles des Premières nations, ont conclu la journée.

Rose Elmonde Clarke reçoit le prix Rita-Prévost-Whittom

Gaspé, mercredi le 8 novembre 2017 – La Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine remet cette année le prix Rita-Prévost-Whittom à madame Rose Elmonde Clarke, mairesse de Grosse-Île, pour son implication politique et son engagement dans sa communauté.

L’exemple de madame Clarke a de quoi inspirer. Unilingue francophone à son arrivée dans cette communauté anglophone de l’archipel, elle a su s’allier la confiance de ses concitoyen-ne-s, qui viennent de reconduire son mandat pour une troisième fois. Longtemps impliquée bénévolement auprès des aîné-e-s, ainsi que pour la prévention de la toxicomanie, elle est généreuse et disponible, et sait relever les défis. Seule femme pendant 8 ans à la table de la Communauté maritime des Îles, elle prend sa place et défend ses dossiers avec engagement.

Le prix Rita-Prévost-Whittom vise à faire connaître des femmes élues de passion qui prennent part activement au développement de leur communauté et de leur région. Elles se distinguent par leur engagement, leur leadership, leur créativité et leur détermination. Elles tiennent lieu de modèles pour les autres femmes, à qui elles inspirent la passion et l’importance de l’implication en politique. Ce prix a été nommé en l’honneur de Mme Rita Prévost-Whittom, première femme élue à titre de mairesse dans la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, en 1975, à Paspébiac ouest.

Dans le contexte des élections municipales de dimanche dernier, la remise du prix a permis de souligner l’importance de la participation politique des femmes, un milieu où elles sont encore sous-représentées. Selon les données préliminaires, la situation des femmes a timidement progressé dans la région Gaspésie-les-Îles. Alors que 31,7%1 des élu-e-s étaient des femmes aux élections municipales de 2013, les femmes représenteraient cette année 35,5%2 de nos conseils municipaux. 13 des 44 municipalités seraient maintenant paritaires, alors qu’une seule municipalité ne compte aucune femme sur son conseil. Même si la situation s’améliore, il reste toutefois du travail à faire pour lever les obstacles auxquels les femmes se heurtent, et les avancées vers la parité sont lentes.

La Table de concertation des groupes de femmes oeuvre à favoriser l’engagement des femmes en politique depuis de nombreuses années, par le biais de ce prix reconnaissance, mais également en réalisant des activités et du matériel de mobilisation et de visibilité. Nous tenons à féliciter toutes les personnes élues de la Gaspésie-les-Îles, et particulièrement les femmes qui font le choix de se lancer en politique.

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1 Femmes et élections municipales 2013, UMQ,
https://umq.qc.ca/index.php?gf-download=02%2F2017%2Ffemmes-et-elections-mamot-2013.pdf&form-id=8&field-id=10&hash=4bf7bfddc2f142c1e77fab1070ff597985ccf06abb627031e4eeca3c15dd19d9

2 https://twitter.com/mftremblay/status/927587755638575104

Contact et informations:

Arielle Paiement, chargée de projet de la Table de concertation des groupes de femmes GIM,
418-391-7815
arielle.paiement@femmesgim.qc.ca
www.femmesgim.qc.ca
https://www.facebook.com/Atablemesdames/

Les groupes de femmes de la région dénoncent les effets de la pauvreté sur la santé des femmes

Communiqué

Les groupes de femmes de la région dénoncent les effets de la pauvreté sur la santé des femmes

Québec, le 17 octobre 2017 – En cette Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, à l’issue de la publication récente du rapport Se mobiliser pour la santé des femmes de la région de la Capitale-Nationale ! , le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (Portneuf-Québec-Charlevoix) dénonce les effets pervers de la pauvreté sur la santé des femmes.

Ce rapport du Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale et de la Chaire Claire-Bonenfant montre en effet que la pauvreté constitue un déterminant clé, voire le premier fil conducteur de la santé des femmes.

La pauvreté : toutes les facettes de la vie en sont affectées

C’est particulièrement vrai pour les femmes. Par exemple, le manque de logements sociaux impose aux familles, et principalement aux femmes, de choisir entre consacrer une très large part de leurs revenus à leur loyer ou à vivre dans des logements peu dispendieux, pas toujours des plus sécuritaires, souvent impropres, et dommageables pour leur santé. La pauvreté influence également la qualité de l’alimentation des personnes, ce qui a un effet direct sur leur santé. La charge de travail découlant de l’articulation travail-famille et de la proche aidance repose toujours, comme on le sait, davantage sur les épaules des femmes, ce qui les amène parfois à réduire leur temps d’emploi, voire à quitter un emploi, ce qui accroît la vulnérabilité des femmes face à la pauvreté. Vivre dans des conditions de pauvreté engendre également des effets sur la santé mentale : les femmes affectées par la pauvreté expriment davantage de détresse, s’éloignent de leur réseau social et du marché du travail, ce qui génère un cercle vicieux contribuant à les maintenir dans la pauvreté.

La pauvreté a bel et bien un sexe !

Les indicateurs économiques montrent la persistance des inégalités entre les sexes. Encore aujourd’hui, « les femmes touchent en moyenne 0,87$ pour chaque dollar gagné par les hommes » . Bien que le taux de chômage de la région de la Capitale-Nationale soit très bas, cela ne signifie pas pour autant que les emplois créés soient des emplois stables et bien rémunérés qui permettent aux personnes de combler leurs besoins. Les familles monoparentales et les personnes seules sont particulièrement vulnérables à la pauvreté. Les femmes âgées, qui ont consacré leur vie active à prendre soin de leurs proches et qui n’ont pas occupé d’emploi, sont également exposées à la pauvreté à leur retraite.

De l’urgence d’agir

Il est crucial d’agir sur les déterminants sociaux de la santé et d’éviter les « solutions rapides », comme de médicamenter des problèmes dont les causes sont sociales. Il est également capital de favoriser l’accès aux soins de santé gratuits et de qualité, ainsi que de mieux soutenir les organismes communautaires, qui travaillent auprès des femmes de la région afin de leur permettre de trouver des solutions adéquates pour maintenir leur santé et sortir de la pauvreté.

«Plus de femmes en politique… ?»: Un projet multisectoriel

Vendredi dernier avait lieu une conférence de presse annonçant Plus de femmes en politique? Les médias et les instances municipales, des acteurs clés! Piloté par la Table concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM), ce projet vise à proposer des solutions facilitant l’intégration des femmes en politique municipale. Parmi les partenaires, mentionnons le Groupe des médias étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (GME UQTR).

Tenue au 1060 rue Saint-François-Xavier à Trois-Rivières, les conférenciers étaient Jean-Philippe Charbonneau (GME UQTR); la journaliste et auteure Pascale Navarro; Joanne Blais, directrice de la TCMFM; Carmen Massé, mairesse de Saint-Elzéar-de-Témiscouata. Cette dernière représente la région du Bas-Saint-Laurent, dont la TCMF est partenaires de l’initiative. En tant que politicienne, madame Massé a affirmé l’importance de briser les mentalités quant à la place des femmes en politique.

De son côté, madame Blais a expliqué que Plus de femmes… est un projet dont la finalité est de recommander aux médias et aux municipalités l’adoption d’une attitude positive quant à l’engagement politique des femmes. Madame Navarro, auteure du livre Femmes au pouvoir : les changements nécessaires, affirme que le problème de l’intégration de celles-ci est systémique. Elle a donné en exemple les commentaires sur l’apparence physique.

Pour monsieur Charbonneau, la place du GME UQTR au sein de ce projet se justifie car l’UQTR, endroit où les femmes sont majoritaires (66% en 2014 d’après une enquête des Services aux étudiants), accueille une relève s’impliquant éventuellement dans les milieux médiatiques et politiques. Il y voit une opportunité pour sensibiliser la population étudiante à la cause. Preuve que la communauté étudiante est prise en compte, l’étudiante au doctorat en lettres (concentration communication sociale) Carol-Ann Rouillard a été choisie comme auxiliaire de recherche par Mireille Lalancette, professeur associée au projet et travaillant pour le département en lettres et communication sociale. De plus, sa collègue Marie-Claude Morin est agente de projets pour la TCMFM.

Soulignons que l’initiative est rendue possible grâce à une subvention de Condition Féminine Canada (CFC).

 

Source: http://zonecampus.ca/blogue/?p=11746 

La TCGFM présente à la Marche des femmes à Washington

Longueuil, 23 janvier 2017 – Le 21 janvier dernier, notre agente de communication, Véronique Pronovost, a profité de son expérience personnelle pour représenter la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie (TCGFM) à la Marche des femmes de Washington au sein du contingent canadien. Faisant partie de la cinquantaine de femmes ayant quitté Montréal vendredi soir en autobus, Véronique a  marché en solidarité aux côtés de nos voisines venues des quatre coins des États-Unis pour l’occasion.

Avec l’abrogation prochaine d’Obamacare, les discussions sur le retrait du financement des cliniques de la bannière Planned Parenthood (cliniques de planification familiale) et la multiplication des lois restreignant l’accès à l’avortement, la TCGFM croit que la situation dans laquelle les Américaines se trouvent est hautement préoccupante.
D’une part, Véronique Pronovost affirme que : « Si ces politiques s’avèrent, elles représenteront une perte importante des acquis sociaux qui ont été durement gagnés par le mouvement des femmes à travers l’histoire. »

D’autre part, elle estime que les discours portés par le nouveau président, ayant pour effet de diviser la population et de discriminer certaines parties de la population, pourraient avoir des conséquences de notre côté de la frontière. « Les frontières n’arrêtent pas la diffusion des discours, des valeurs et des idées. Notre proximité géographique pourrait nous jouer des tours. »

Par exemple, elle note la multiplication des groupes anti-immigration et des actes xénophobes, posés envers les femmes musulmanes, rapportés par la presse au cours des derniers mois. « À force de légitimer des discours discriminant les personnes selon leur origine ethnique, leur orientation sexuelle, leur sexe  ou  leur classe sociale (liste non exhaustive), on finit par normaliser la violence à l’égard de certaines tranches de la population. »

À l’issu de cette marche, la TCGFM s’est dite encouragée par la solidarité qu’ont partagée les Nord-Américaines lors de cette journée.

Les manifestantes se sont regroupées près du Congrès des États-Unis pour scander leurs messages aux élu-e-s. Crédit photo : Véronique Pronovost.

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Pour plus d’information, veuillez contacter :

Véronique Pronovost

Agente de communications, TCGFM

Téléphone : 450.671.5095

Courriel : v.pronovost@tcgfm.qc.ca

Agir pour les femmes en situation de vulnérabilité

À l’automne 2015, la Table de Concertation de Laval en Condition Féminine (TCLCF) procédait à la publication du Portrait des femmes en situation de vulnérabilité à Laval, fruit d’une vaste consultation auprès des groupes et organisations impliquées auprès des Lavalloises en situation de vulnérabilité. Ce portrait présente les problématiques vécues par les femmes en situation de vulnérabilité à Laval et les défis des organisations présentes sur le territoire dans l’accompagnement et l’intervention auprès des femmes. Depuis la publication du portrait, La TCLCF et les membres du comité aviseur travaillent aux suites à donner à ses recommandations afin d’assurer leur mise en œuvre.

Ainsi, le 28 septembre prochain, la TCLCF entamera une série d’action qui s’échelonneront jusqu’au 31 mars 2017. Tout d’abord, une campagne de sensibilisation s’adressant aux groupes communautaires, aux partenaires et à la population afin de faire connaître les réalités et besoins des femmes en situation de vulnérabilité sera lancée. Cette campagne, d’une durée de dix semaines, souhaite susciter une appropriation collective du portrait, créer une synergie régionale et mobiliser les différentes actrices et acteurs du territoire lavallois en vue d’un colloque sur le sujet.

Pour faire suite à la campagne de sensibilisation, la TCLCF vous conviera au colloque régional sur les femmes en situation de vulnérabilité à Laval, qui aura lieu le 25 janvier 2017. Nous vous invitons à ajouter cette date à votre agenda dès maintenant! De plus amples détails vous seront transmis au cours des prochaines semaines. Cette rencontre contribuera à l’approfondissement des problématiques et réalités vécues par les femmes, ce qui permettra l’amorce d’une réflexion sur la mise en œuvre des recommandations pour l’élaboration d’un plan d’action régional.

En prévision du colloque Agir pour les femmes en situation de vulnérabilité à Laval, un guide d’animation sera disponible au même moment que la campagne. Ce guide accompagnera les groupes dans la réalisation d’activité d’éducation populaire visant à donner une voix et un espace aux femmes en situation de vulnérabilité. Ainsi, elles seront incluses dans la démarche en cours et pourront exprimer leur vécu et leurs souhaits.

Afin d’assurer la mobilisation de tous les groupes et partenaires concernés pour donner suite aux recommandations du Portrait des femmes en situation de vulnérabilité à Laval et créer des changements durables au bénéfice des Lavalloises vivant des situations de vulnérabilité, nous comptons vivement sur votre participation.

Semaine 1: 5 octobre

Semaine 2: 12 octobre

Semaine 3: 19 octobre

Semaine 4: 26 octobre

Semaine 5: 2 novembre

Semaine 6: 9 novembre

Semaine 7: 16 novembre  

Semaine 8: 23 novembre

Pour connaître la programmation du colloque qui aura lieu le 25 janvier 2016, cliquez ici.

Pour visiter la page web du projet: http://www.tclcf.qc.ca/agir-pour-les-femmes-en-situation-de-vuln%C3%A9rabilit%C3%A9.html