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Communiqué : Un an plus tard : concilier famille, travail et études, toujours un défi!

Montréal, le 1er juin 2021 – La Coalition pour la conciliation famille-travail-études (CCFTÉ) dévoile aujourd’hui les résultats de son étude sur la conciliation en contexte de pandémie. Un total de 1 009 participant-e-s ont répondu au sondage en ligne, entre le 18 mars et le 12 avril 2021. Les femmes constituent la presque totalité de l’échantillon des répondant-e-s, soit 90 %.

Un an plus tard, les données qui en ressortent sont toujours préoccupantes; 7 personnes sur 10 affirment avoir eu des difficultés à conjuguer leurs différents rôles durant la pandémie. « L’étude met aussi en lumière le fait qu’outre les femmes et les personnes travaillant dans les services essentiels, la pandémie a aussi touché plus particulièrement les parents étudiants et les familles monoparentales qui ont eu de la difficulté à conjuguer leurs différents rôles. Les personnes proches aidantes, les familles recomposées, les personnes aux horaires de travail atypique et les communautés ethnoculturelles ont aussi rencontré des défis importants. Un aspect dont on n’a pas beaucoup parlé depuis le début de la crise sanitaire », a expliqué Sylvie Lévesque, porte- parole de la CCFTÉ.

Le télétravail a aussi apporté son lot de difficultés depuis mars 2020. Plus de 90 % des répondant- e-s ont rencontré une ou plusieurs barrières. « C’est surprenant qu’après un an, il y a toujours des employeurs qui ne s’assurent pas si les travailleur-euse-s ont accès à un lieu adéquat pour le télétravail », a affirmé Mme Lévesque. Pour 51 % des répondant-e-s, la scolarisation des enfants du primaire et du secondaire à la maison occasionne toujours tout un casse-tête.

Par ailleurs, 4 personnes proches aidantes sur 5 (79 %) estiment que la COVID-19 a augmenté leurs responsabilités. « Ce qui est encore plus frappant est que 80 % des répondant-e-s proches aidant-e-s disent avoir des impacts négatifs sur leur santé mentale et 77 % ont de la difficulté à conjuguer leurs différents rôles. Il serait souhaitable que le plan d’action en matière de proche aidance qui sera présenté à l’automne 2021 prévoit des actions concrètes pour soulager le fardeau des proches aidant-e-s », a conclu Mme Lévesque.

L’étude intégrale peut être consultée en ligne, à l’adresse http://ccfte.org/

 

À propos de la CCFTÉ

La Coalition pour la conciliation famille-travail-études (CCFTÉ) représente près de deux millions de femmes et d’hommes au Québec. Elle est composée des principales organisations syndicales, féministes et communautaires œuvrant à l’amélioration des conditions de vie, de travail et d’études des travailleur-euse-s et des étudiant-e-s qui sont parents et/ou proches aidant-e-s.

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Renseignements : Sylvie Lévesque, Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, 514 710-6661

Communiqué : Prévenir les féminicides en investissant dans le logement social ainsi que dans le réseau d’aide destiné aux femmes

Une recherche Pan québécoise sur la violence faite aux femmes et l’itinérance

Saguenay, 29 mars 2021 – Les dernières semaines au Québec ont été difficiles au niveau de la violence faite aux femmes : sept féminicides en autant de semaines. La violence envers les femmes se traduit de bien des façons, entraînant des conséquences variées, souvent invisibles, mais bien réelles pour celles qui doivent les subir. Nos travaux révèlent que les femmes violentées font face à de nombreux défis au moment de sortir d’une relation violente et peinent souvent à stabiliser leurs conditions, les plaçant dans des contextes où elles sont susceptibles de voir leur sécurité compromise.

 

Une équipe de recherche constituée de chercheuses et de partenaires provenant de partout au Québec et issus de différents domaines, codirigée par la professeure Catherine Flynn de l’UQAC, a récemment publié un important rapport de recherche montrant les liens entre la violence conjugale et l’itinérance. Cette étude qualitative basée sur 46 entrevues de type récits de vie et sur 10 groupes de discussion réunissant près de 200 actrices et acteurs des milieux communautaires a été menée dans 8 régions du Québec. Elle a permis de dresser un portrait plus juste des enjeux rencontrés par les femmes violentées, alors que le manque de dépistage, de soutien, de lieux d’hébergement et de logements sociaux ont pu mener celles-ci vers des trajectoires d’itinérance et ont créé des contextes où elles ont craint pour leur sécurité.

 

Pour la conclusion de cette étude, 10 recommandations ont été formulées afin de faire bouger les choses :

  1. Déployer des politiques, des plans d’action et des pratiques en matière de violences faites aux femmes qui prennent en considération l’imbrication des différentes formes de violence dans les parcours de vie des femmes.
  2. Garantir l’accessibilité à des services de première ligne et sur l’ensemble du corridor de services en soutenant les organisations communautaires concernées dans l’amélioration de leurs pratiques auprès des femmes violentées qui vivent des situations d’itinérance, et ce, en tenant compte des spécificités et des réalités exprimées dans les différentes régions du Québec, et pour ce faire :
    • Consolider le financement des ressources d’aide et d’hébergement pour femmes violentées, pour femmes vivant de multiples problématiques sociales et pour femmes en situation d’itinérance de manière à garantir l’accès à un hébergement d’urgence aux femmes, et à leurs enfants, qui en ont besoin ;
    • Créer et développer de l’hébergement transitoire (2 à 5 ans) pour les femmes et leurs enfants, de manière à faciliter la stabilisation de leurs conditions de vie à la sortie d’un contexte de violence ; faciliter la mission des organismes spécialisés dans l’intervention auprès des femmes (centres de femmes, centres d’aide et de lutte contre les violences à caractère sexuel, maisons d’hébergement pour femmes violentées) de manière à ce qu’elles puissent mieux dépister, intervenir, améliorer leurs pratiques auprès des femmes violentées en situation d’itinérance et exercer leur mission de transformation sociale.
    • Soutenir les organismes spécialisés en itinérance de manière à ce que ceux-ci développent des pratiques d’intervention informées par le trauma auprès des femmes.
    • Développer du logement social et communautaire permanent pour les femmes et leurs enfants, de manière à ce que celui-ci réponde à leurs besoins (ex. : proximité avec les réseaux de transport, accessibilité aux services de santé et aux services sociaux, etc.).
  1. Développer des politiques et des pratiques en matière d’itinérance des femmes qui proposent des réponses sociales basées sur une approche d’analyse différenciée selon les sexes dans une perspective intersectionnelle (ADS+), et qui s’inscrivent plus largement dans une stratégie globale d’action de la santé, du bien-être et des conditions de vie des femmes.
  2. Développer des outils de détection de manière à insérer la notion de contrôle coercitif dans les pratiques des différents acteurs du Réseau de la santé et des services sociaux, des milieux policiers et des acteurs des milieux sociojudiciaires, de même que dans les programmes sociaux destinés aux femmes.
  3. Former les corps policiers afin qu’ils puissent mieux dépister les situations de violence de la part de partenaires intimes qu’ils rencontrent dans leur pratique et intervenir avec diligence et sensibilité.
  4. Sensibiliser les Directions de la protection de la jeunesse afin que celles-ci puissent mieux comprendre les conséquences des violences subies par les femmes au cours de leur vie. Une formation obligatoire en matière de violence conjugale permettrait d’orienter les décisions relatives à la garde des enfants de manière à éviter de disqualifier les mères qui en portent les marques et de discréditer la parole de celles qui craignent pour la sécurité de leurs enfants dans le cas où ceux-ci sont confiés à un père violent.
  5. Transformer les pratiques mises de l’avant auprès des filles (enfants et des adolescentes) dans les établissements rattachés aux Directions de la protection de la jeunesse, en éliminant les actions punitives et en les accompagnant, à l’aide d’une approche informée par le trauma, afin de leur permettre de surmonter les différentes violences qu’elles ont subies alors qu’elles étaient enfants ou adolescentes.
  6. Consolider et poursuivre le financement de la production de connaissances sur les liens entre l’itinérance et les violences perpétrées envers les femmes de manière à laisser la parole à celles qui n’ont que très peu été entendues jusqu’à maintenant, soit celles qui accèdent plus difficilement aux ressources comme les femmes autochtones, les femmes noires ou racisées et les femmes allophones.
  7. Renforcer les normes d’éthique au sein des établissements du Réseau de la santé et des services sociaux, au sein des corps policiers et des instances sociojudicaires afin d’assurer le secret professionnel, de protéger le respect de la vie privée, et de garantir le traitement juste et sans discrimination de toutes les femmes violentées.
  8. Faciliter l’accessibilité à l’aide sociale de dernier recours en prenant en considération les conséquences des violences en tant que contraintes limitant les possibilités d’insertion sociale et économique des femmes violentées.

L’équipe de recherche se dit préoccupée par les investissements timides annoncés dans le budget québécois déposé le 25 mars dernier, alors que seulement 22,5 millions sont prévus dans la lutte contre la violence conjugale, et que le gouvernement projette la création de 500 nouveaux logements sociaux. Alors qu’une femme sur quatre ayant participé à l’étude a subi une ou plusieurs tentatives de meurtre et que la grande majorité d’entre elles ont subi de la violence post-séparation, il apparait urgent que les ministères concernés mettent en action les dix recommandations formulées de manière à respecter leurs engagements quant au respect des droits fondamentaux des femmes violentées.

Pour consultation:  Étude sur le site du Fonds de recherche du Québec – Société et culture

Équipe de recherche :

  • Chercheuses principales : Catherine Flynn, PhD, Université du Québec à Chicoutimi et Marie-Marthe Cousineau, PhD, Université de Montréal
  • Co-chercheuses, co-chercheur : Isabelle Marchand, PhD, Université du Québec en Outaouais, Philippe-Benoit Côté, PhD, Université du Québec à Montréal, Mylène Fernet, PhD, Université du Québec à Montréal, Roxane Caron, PhD, Université de Montréal, Dominique Damant, PhD, Université de Montréal
  • Organismes partenaires-chercheurs : Relais-Femmes, Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, Réseau solidarité itinérance du Québec

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Source et renseignements:
Josée Bourassa, agente d’information
Service des communications et des relations publiques
Université du Québec à Chicoutimi
418 815-6771 | josee_bourassa@uqac.ca

Catherine Flynn, Professeure-chercheuse, Département des sciences humaines et sociales
Université du Québec à Chicoutimi
418-254-8284 | Catherine_Flynn@uqac.ca

En Estrie, des femmes en situation de handicap prennent la parole!

Jeudi le 3 décembre dernier, à l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées, avait lieu le lancement du rapport de recherche : «En Estrie, des femmes en situation de handicap prennent la parole. Un chez soi accessible, abordable et sécuritaire».

Cette enquête, réalisée entre janvier 2019 et janvier 2020, a été menée par ConcertAction Femmes Estrie (CAFE) en collaboration avec Paul Morin de l’École de travail social de l’Université de Sherbrooke, Promotion Handicap Estrie, le Comité Condition des Femmes Estrie de l’Association des retraitées et retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ-CSQ) et Relais-femmes.

📎 Pour accéder aux rapports de recherche (version intégrale ou sommaire), veuillez suivre le lien suivant : concertactionfemmesestrie.org/realisations/recherche-logement

 

📝 Il est également possible de commander (gratuitement) un ou plusieurs exemplaires papier de ces documents en communiquant avec CAFE par courriel : info@concertactionfemmesestrie.org. Les envois postaux se feront à partir de janvier 2021.

 

Vous trouverez finalement le communiqué de presse ici.

 

Nous vous invitons à relayer l’information dans vos réseaux afin de faire rayonner ce projet de recherche innovateur, notamment en partageant la publication Facebook disponible sur la page de CAFE!

Besoins des femmes en difficulté à Laval : vers l’adaptation et la création de nouvelles ressources?

Créer la première ressource féministe pour femmes en difficulté à Laval, c’est tout un défi… que la Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF), son Comité Marie-Marguerite et différents partenaires du milieu tentent de relever.

 

La TCLCF invite le public, le 10 décembre prochain, à en apprendre davantage sur les façons dont la recherche partenariale « Besoins des femmes en difficulté à Laval : vers l’adaptation et la création de nouvelles ressources ? » a permis de soutenir cette démarche. Au menu : présentation du contexte, des résultats de la recherche, des prochaines étapes et période d’échanges.

 

Autrices du rapport :
  • Sophie Gilbert, professeure au Département de psychologie, UQAM
  • Isabelle Anne Lavoie, candidate à la maîtrise en travail social, UQAM
  • Solange Lafolle, candidate au doctorat en psychologie, UQAM
  • Stéphany Squires, candidate au doctorat en psychologie, UQAM

 

Pour s’inscrire, cliquez ici : https://uqam.zoom.us/…/tZcqcO…

 

Interprétariat LSQ offert par le SIVET.

 

Le projet a été mené à la demande de la TCLCF (Marie-Eve Surprenant et Stéphanie Pimparé) et accompagné par le Service aux collectivités de l’UQAM (Eve-Marie Lampron), dans le cadre du Protocole UQAM/Relais-femmes, duquel l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) est partie prenante. Le Réseau québécois en études féministes (RéQEF) a également soutenu le projet.

Faites le « PARI d’une couverture neutre! »

Trois-Rivières et Longueil, le 15 septembre 2020 – Tandis que le projet « Plus de femmes en politique ? Les médias et les instances municipales, des acteurs clés! » touche à sa fin, la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM), la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie (TCGFM) et leurs partenaires en dévoilent aujourd’hui les dernières réalisations : une série de quatre capsules-vidéo, ainsi qu’une étude approfondie relatant l’expérience des politiciennes face à leur couverture médiatique.

La TCGFM, la TCMFM et l’UQAM ont organisé ce 15 septembre 2020 un événement virtuel commun visant à la présentation de ces réalisations, au cours duquel la parole a été donnée à deux politiciennes qui ont pu faire le lien entre le contenu de l’étude, celui des capsules-vidéo, et leur propre expérience.

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