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La Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes souligne le 25e anniversaire de la Marche du pain et des roses

Montréal, le 26 mai 2020 – Le4 juin 1995, plus de 800 femmes arrivent à Québec en provenance de Montréal, Longueuil et Rivière-du-Loup. Elles sont accueillies par une foule de 15 000 personnes.  À l’époque, le Québec sort à peine d’une grave récession et plus de 20% des ménages québécois vivent sous le seuil de la pauvreté.  La Fédération des femmes du Québec (FFQ), sous la présidence de Françoise David, décide de lutter pacifiquement contre la pauvreté.  C’est sous le thème du pain et des roses – dupain pour symboliser le travail et de meilleures conditions économiques et des roses pour la dignité – que des centaines de femmes entament cette longue marche.

« C’était en un temps où nous étions pleines d’espoir. Nous étions des centaines à marcher, des milliers à revendiquer. Nous avons marqué des points importants pour les femmes désavantagées, immigrantes, exclues. Nous avons brandi des roses et aussi nos poings. Et en 2000, nous avons remis ça avec nos sœurs du monde entier! Aujourd’hui, nous savons plus que jamais que le combat féministe doit continuer. Ensemble. » rappelle Françoise David.

En effet, la conjoncture politique aidant, plusieurs revendications déposées avaient trouvé écho auprès du gouvernement du Québec. La Marche du pain et des roses, à la fois pacifique, politique et sociale fût la prémissepour l’organisation de la première Marche mondiale des femmes de l’an 2000. Depuis, la Marche mondiale des femmes se déroule en plein d’endroits sur la planète, tous les cinq ans.

Plus ça change plus c’est pareil

En 1995, les femmes ont marché pour demander, notamment, la hausse du salaire minimum. 25 ans plus tard, la CQMMF revendique que le gouvernement augmente le salaire minimum à 15$ l’heure, de façon à ce qu’une personne qui travaille à temps plein toute l’année sorte de la pauvreté.

« La pandémie a révélé à quel point les travailleuses et travailleurs au bas de l’échelle jouent un rôle primordial dans la société, que ce soit dans les « services essentiels » ou le secteur de la santé et des services sociaux. Il est inadmissible de ne pas améliorer les conditions de travail et le salaire de ces emplois, occupés majoritairement par des femmes. Ça fait 25 ans que le mouvement des femmes revendique un salaire minimum qui permette de sortir de la pauvreté, il est plus que temps que ça se concrétise ! » s’exclame Virginie Larivière, co-porte-parole de la CQMMF. »

Depuis l’an 2000, la Marche mondiale des femmes (MMF) est devenue un mouvement incontournable et irréversible.  Tous les cinq ans, des actions sont organisées à travers la planète, afin de lutter contre la pauvreté et les violences envers les femmes. Sur leurs traces, nous « Résistons pour vivre et marchons pour transformer » tel que l’énonce le thème de la Marche mondiale des femmes de cette année.

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Source : Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF),  Patrice Lemieux Breton 418 930-5969

Conciliation famille-travail-études et confinement : tirer des leçons de la crise!

MONTRÉAL, le 15 mai 2020 – En cette Journée internationale des familles, la Coalition pour la conciliation famille-travail-études dévoile les grandes lignes des résultats de son questionnaire réalisé entre le 14 et le 23 avril derniers. Plus de 600 personnes provenant d’un peu partout à travers la province ont exprimé leurs préoccupations et défis en termes de conciliation en période de COVID-19. Selon les personnes répondantes, « plus du tiers d’entre elles n’ont pas bénéficié d’accommodements afin de concilier le travail, la famille, les études et la proche aidance. Sans mesures structurantes offertes par l’employeurs, ces dernières ont dû réorganiser complètement leur structure familiale à l’aide de mesures individuelles », a expliqué Sylvie Lévesque, porte-parole de la Coalition. De ces personnes, une majorité aurait souhaité davantage de souplesse au niveau de l’horaire et du rendement demandé et de la réduction du temps de travail sans pénalité.

À la lumière de ces données, la nécessité d’établir un canal de communication durable avec les instances gouvernementales pour discuter de cet enjeu est plus importante que jamais. La Coalition a présenté cette semaine les faits saillants au ministre du Travail qui s’est montré ouvert à considérer la conciliation famille-travail-études en temps de pandémie comme un enjeu majeur. Des demandes de rencontre ont aussi été acheminées aux ministres de la Famille ainsi que de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

Malgré la réouverture récente et progressive des services éducatifs à la petite enfance, des écoles et des services de garde en milieu scolaire, le tout se fera sur une base volontaire ou en fonction des places disponibles dans ces différents services. Les enjeux liés à la conciliation soulevés par les répondant.e.s au questionnaire seront toujours présents au moment de la relance.

« Déjà que l’école à la maison, qui était non obligatoire au moment de la collecte des résultats, semble amener chez les parents un stress qui s’ajoute à celui qu’ils vivent déjà, qu’en sera-t-il avec l’imposition de cette mesure dans les prochaines semaines? » questionne Gabrielle Pitre, co-porte-parole de la Coalition.  « Non seulement les parents doivent offrir un rendement satisfaisant quant à leurs tâches de travail et/ou d’études dans un contexte stressant et incertain, elles-ils doivent en parallèle assurer le bien-être et la sécurité de leurs enfants ainsi que de voir à la poursuite de leurs acquis au niveau scolaire. Pour certain-e-s, on ajoute également les responsabilités de proche aidance à leurs obligations. Il importe qu’un message clair soit lancé aux gestionnaires et aux établissements d’enseignement afin qu’ils mettent la main à la pâte pour soutenir la conciliation de la population », a conclu Mme Pitre.

Le questionnaire contenait 22 questions et la majorité des répondant-e-s, soit 84 %, s’identifient au genre féminin. Les faits saillants du questionnaire sont disponibles sur le site de la Coalition : https://ccfte.wordpress.com/

À propos de la CCFTÉ

La Coalition pour la conciliation famille-travail-études composée des principales organisations syndicales, féministes, communautaires et populaires, porte un projet solidaire pour que les Québécoises et Québécois fassent des gains significatifs en matière de conciliation famille-travail-études. La Coalition estime qu’une réponse collective doit être apportée aux bouleversements et aux nouvelles réalités auxquels la population est confrontée. La CCFTÉ privilégie l’adoption d’une loi-cadre en conciliation famille-travail-études comme réponse collective à cette problématique.

SOURCE Coalition pour la conciliation famille-travail-études

Renseignements: Sylvie Lévesque, de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, 514-710-6661, Gabrielle Pitre, du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, 514 291-2165