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Pour une représentation équitable des femmes de toutes les régions

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec était à Québec, le 23 janvier 2020 dans le cadre des consultations particulières sur le projet de loi 39 Loi établissant un nouveau mode de scrutin de la Commission des institutions.

À cette occasion, trois représentantes du Réseau ont pris la parole pour défendre une égalité différenciée et pluraliste et faire des recommandations afin de contrer la sous-représentation des femmes dans les lieux de pouvoir.

Ces recommandations, colligées dans un mémoire déposé dans le cadre des consultations, sont le fruit d’une réflexion collective faite par le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) en collaboration avec les tables de groupes de femmes membres de ce regroupement.

Le Réseau des Tables y déplore notamment l’absence, dans le projet de loi à l’étude, de mesure permettant véritablement de corriger le déficit démocratique et le déni de justice que constitue la sous-représentation politique des femmes ainsi que de mesure spécifique tenant compte du croisement de diverses oppressions que les femmes peuvent vivre.

Pour pallier ces écueils, le Réseau des Tables propose 11 mesures structurelles afin d’assurer que les femmes puissent détenir des postes décisionnels dans notre système politique et ainsi, exercer le pouvoir de concert avec les hommes.

Quatre autres propositions, visant à bonifier la part proportionnelle mixte compensatoire du mode de scrutin à l’étude et à favoriser un exercice de réflexion démocratique éclairé sur le mode de scrutin se trouvent également dans le mémoire que vous pouvez télécharger ici.

Réforme de scrutin : Si le gouvernement impose un référendum, qu’il le fasse en 2021

Montréal, le 20 janvier 2020 – À la veille des consultations devant la commission parlementaire sur le projet de loi 39 établissant un nouveau mode de scrutin, la Coalition pour la réforme électorale maintenant ! invite le gouvernement et les partis à la coopération afin de bonifier significativement le projet de loi qui est sur la table. La Coalition souhaite aussi clarifier sa position à l’égard du référendum dont les dispositions sont détaillées dans les amendements déposés par la ministre de la justice Sonia LeBel, le 5 décembre dernier.
Pour Marie-Andrée Gauthier, co-porte-parole de la Coalition et Coordonnatrice générale du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec, « nous sommes très heureuses de constater que le gouvernement maintient le cap sur la réforme du mode de scrutin. Il a déposé un projet de loi dans les délais et a établi une commission parlementaire devant laquelle plus d’une trentaine de groupes et d’experts ont été invités à présenter des mémoires. Maintenant, il va falloir que tout cela débouche sur une vraie réforme du mode de scrutin qui va avoir un impact réel sur notre système démocratique. Or, il est clair que le projet de loi qui est sur la table n’est pas satisfaisant et doit être profondément bonifié. Nous avons toutes et tous fait nos devoirs pour amener des propositions très concrètes en commission sur bon nombre de points, comme des mesures structurelles pour une représentation paritaire, diversifiée et équitable pour les régions. C’est maintenant aux partis et au gouvernement d’être à l’écoute et d’agir en concertation de manière à apporter les corrections qui s’imposent pour aboutir à un système électoral juste et équitable ».

Par ailleurs, nous tenons à réitérer que nous considérons que le gouvernement a les moyens et la légitimité nécessaires pour mener à bien cette réforme sans imposer de référendum. Il dispose d’une confortable majorité parlementaire avec l’appui des deux partis d’opposition signataires de l’entente transpartisane de 2018. Cependant, s’il continue à vouloir imposer une consultation référendaire sur la question, le premier ministre doit alors assumer ses responsabilités et surtout faire les choses correctement.

« François Legault s’est clairement engagé par le passé à adopter un nouveau mode de scrutin avant les élections de 2022, a rappelé le président de la CSN et co-porte-parole de la coalition, Jacques Létourneau. Pour nous, il est clair que les députés de l’Assemblée nationale ont toute la légitimité nécessaire pour adopter cette réforme sans avoir à passer par la voie référendaire. Si le gouvernement tient absolument à soumettre la question à la population, qu’il s’engage à appuyer activement sa réforme, en s’engageant clairement dans le camp du OUI, et qu’il tienne un référendum avant la prochaine campagne électorale afin que nous puissions avoir un débat franc et éclairé sur la question. La réforme du mode de scrutin est un enjeu beaucoup trop important pour être abandonné aux aléas partisans d’une campagne électorale. »

La Coalition pour la réforme électorale maintenant ! a pour objectifs de promouvoir un vaste mouvement populaire en faveur de la réforme électorale partout au Québec, d’informer et de sensibiliser largement la population aux enjeux de cette réforme et d’amener le gouvernement à tenir ses promesses et de renforcer la démocratie au Québec. La Coalition regroupe plus de soixante-dix organismes et réseaux issus de tous les secteurs de la société civile répartis sur l’ensemble du territoire québécois, qui représentent plus de 2,1 million de membres actifs dans plus de 12 000 organisations.

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SOURCE : Coalition pour la réforme électorale maintenant !

CONTACT : 
Julie Sion, responsable des communications, MDN
514 360-1998 / julie.sion@democratie-nouvelle.qc.ca

Femmes au cœur des régions, femmes au cœur!

Madame Thériault,

Vous arrivez en poste à un moment où les femmes du Québec font face à des reculs importants au plan économique et social. Des reculs qui menacent les fragiles avancées en matière d’égalité pour toutes les femmes.  Nous nous attendons à ce qu’à titre de ministre responsable de la condition féminine, vous défendiez les droits de toutes les femmes vivant au Québec. Les travaux que vous menez actuellement en vue de l’actualisation de la politique gouvernementale en matière d’égalité pour les femmes et de l’élaboration d’un prochain plan d’action  constituent une bonne occasion pour le faire. C’est pourquoi nous avons amorcé en janvier cette campagne pour rappeler l’importance de cette politique et certains de ses éléments incontournables. Nous vous invitons à prendre connaissance des messages que nous vous ferons parvenir jusqu’au 8 mars. Nous souhaitons ainsi contribuer à vos réflexions et vous faire profiter de notre expertise en matière d’égalité pour les femmes.


 Femmes au cœur des régions, femmes au cœur!

« Les problématiques quant à la situation des femmes divergent d’une région à l’autre et il importe de prendre en considération les spécificités régionales dans la mise en œuvre de l’action en matière d’égalité entre les femmes et les hommes à cette échelle….La concertation régionale des actions est essentielle pour favoriser leur réussite et en améliorer la portée… Le gouvernement souhaite aussi accompagner et soutenir les instances locales et régionales dans leurs responsabilités de gouvernance en matière d’égalité entre les femmes et les hommes»

– Plan d’action gouvernemental pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2011-2015, p.124

Ce plan d’action a été effectivement concrétisé jusqu’en 2014 et a permis, grâce notamment au travail des groupes de femmes rassemblés dans les Tables régionales de concertation, de mettre en œuvre plusieurs actions favorisant l’égalité pour les femmes dans toutes les régions du Québec. L’instauration d’une « nouvelle gouvernance territoriale » et le démantèlement des structures régionales ont anéanti les efforts réalisés depuis 10 ans en matière d’égalité pour les femmes en région.

Quelques faits :

  • Les rênes du développement régional, dont les actions en matière d’égalité pour les femmes, ont été remises entre les mains des municipalités régionales de comté (MRC) alors que ces instances sont composées très majoritairement d’hommes et qu’elles ne disposent d’aucune expertise ni d’aucun mandat en cette matière.
  • Les ententes régionales en matière d’égalité ont été abolies. Elles permettaient l’arrivée en région d’environ un million de dollars par année pour la réalisation d’actions en matière d’égalité pour les femmes et ce jusqu’en 2014-2015. À ce jour, aucun argent n’a encore été consacré à ces mesures en 2015-2016.
  • Les bureaux régionaux du Ministère de l’Éducation ont été abolis entraînant la disparition des concours régionaux Chapeau les filles.
  • Les bureaux régionaux du Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion ont été fusionnés ou fermés et les services aux personnes racisées et immigrantes, dont une grande part de femmes, ont été réduits.
  • Les bureaux régionaux du Conseil du statut de la femme ont été fermés.

Ces décisions mettent en lumière que l’État québécois se préoccupe peu ou pas des femmes des régions et qu’il ne respecte pas sa propre politique et ses propres plans d’action. Les groupes de femmes en région ont développé une vision féministe du développement des régions basé sur les principes d’égalité, d’équité, de solidarité, de démocratie et d’éthique. Le gouvernement doit s’inspirer de cette vision et de ces principes pour favoriser un essor des régions et donner une place prépondérante aux groupes de femmes rassemblés au sein Tables régionales de groupes de femmes. Ces groupes doivent avoir accès à des fonds pour travailler en concertation à l’amélioration des conditions de vie des femmes et à l’avancement de l’égalité pour toutes les femmes dans toutes les régions.

Les femmes de toutes les régions du Québec : au cœur de l’action, au cœur des décisions!

Égalité pour les femmes : des inégalités persistantes, une action gouvernementale discutable Tome 2, Mémoire du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec, Janvier 2016, page 25. http://www.reseautablesfemmes.qc.ca.heb5c.sogetel.net/documentation/catalogue-doutils/productions-du-reseau-des-tables/#toggle-id-4


Consignes pour la campagne :

CONNAISSEZ-VOUS LA POLITIQUE, MADAME LA MINISTRE?

Pour faire suivre une fiche thématique en faveur de l’égalité pour toutes les femmes à la ministre de la Condition féminine du Québec, vous pouvez faire suivre ce message par courriel à ltheriault-anjo@assnat.qc.ca. Assurez-vous d’enlever la section concernant les consignes et de mettre votre propre signature avant d’envoyer votre courriel.

Vous pouvez aussi télécharger la fiche ci-jointe et :

Envoyer la fiche thématique par fax :

  • Québec: 418 643-8553
  • Montréal : 514 493-9633

Poster la fiche thématique :

  • Québec : Ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation 710, Place D’Youville Québec (Québec) G1R 4Y4
  • Montréal : 7077, rue Beaubien Est Bureau 205 Anjou (Québec) H1M 2Y2

Téléphoner à la ministre :

  • Québec : 418 691-5650
  • Montréal : 514 493-9630

Écrire sur Facebook : https://www.facebook.com/LiseTheriaultplq/
Écrire sur Twitter: @LiseT_ALR

Pendant les deux prochaines semaines, les fiches thématiques à adresser à la ministre vous seront envoyées par courriel, de même que sur notre page Facebook https://www.facebook.com/ElectionsMunicipales2013JeMeLance/

Consigne essentielle
Communiquez toutes vos initiatives au Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec. Mettez-nous en copie de vos fax, courriels, faites-nous savoir si vous avez envoyé une lettre ou passé un coup de téléphone : Info@reseautablesfemmes.qc.ca ou par fax : 866 861-1362.

Téléchargez les fiches thématiques à chaque semaine.

Fiche 7 -Femmes au cœur des régions, femmes au cœur!

ecard - semaine 7

Semaine 7 – Femmes au cœur des régions, femmes au cœur!

 

Droits des femmes occultés, démocratie menacée

Le Réseau des Tables interpelle le nouveau gouvernement suite aux élections fédérales.

COMMUNIQUÉ POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Droits des femmes occultés, démocratie menacée. Les Tables régionales de groupes de femmes et leur Réseau lancent un appel au nouveau gouvernement

St-Jérôme, 20 octobre 2015 – Les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes du Québec et leur Réseau sont déçues de la campagne électorale fédérale. « Nous avons assisté lors de cette campagne à une instrumentalisation éhontée de la délicate question du port du niqab. Tout au long de la campagne, on a agité ce voile pour masquer le visage sexiste des politiques gouvernementales canadiennes et cacher le peu d’importance que les partis politiques accordent aux femmes », d’affirmer la coordonnatrice du Réseau des Tables, Blanche Paradis.

On a ainsi dissimulé une feuille de route gouvernementale sexiste et misogyne partant de l’abolition du registre des armes à feu en passant par l’étude de projets de loi visant la recriminalisation de l’avortement, la fin de l’aide internationale pour les services d’avortement dans les pays du Sud, la réduction de 43% le budget de Condition féminine Canada et la fin du financement de la recherche féministe et de la défense des droits des femmes par le Programme de promotion de la femme,  l’affaiblissement de la protection et des droits des réfugiées, l’annulation du programme pancanadien de service de garde, pour aboutir au refus obstiné de tenir une commission d’enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées. On a ainsi tenté de camoufler des décisions politiques qui vont à l’encontre de l’autonomie économique des femmes tels le fractionnement des revenus familiaux pour faire épargner de l’impôt aux couples à revenu, l’affaiblissement de la protection de l’assurance emploi et changement de l’âge de la retraite de 65 à 67 ans et donc de l’accès à la pension de vieillesse et au supplément du revenu garanti. Le nouveau gouvernement doit corriger ces injustices.

En 1995, suite à l’adoption du Programme d’action de Beijing, le gouvernement du Canada s’est engagé sur la scène internationale à appliquer l’analyse comparative entre les sexes. Cette méthode de gestion oblige les gouvernements à évaluer tout programme, politique, mesure ou loi en fonction de son impact sur les femmes et les hommes. Par le fait même, il doit s’assurer que ses décisions ne sont pas défavorables à l’un ou à l’autre sexe. Le gouvernement canadien a jusqu’à présent lourdement failli à cette tâche. Nous comptons sur le gouvernement nouvellement élu pour  mettre en œuvre des lois, politiques et stratégies favorisant l’égalité pour toutes les femmes et mettant fin à la discrimination systémique qui s’exerce contre elles.

Au cours de la campagne électorale, on a offert aux chefs de partis de débattre sur les questions qui préoccupent les femmes.  Le premier ministre ayant refusé ce débat, les autres chefs de partis ont fait de même, démontrant ainsi leur peu d’intérêt pour ces questions. D’ailleurs la piètre performance de l’ensemble des partis, à l’exception du NPD, dans la présentation de candidatures féminines à ces élections qui s’élève à peine à 33%, est une autre illustration du peu d’attention accordée aux besoins et préoccupations des femmes. « Comme si on pouvait se passer de la contribution de la moitié de la population dans l’élaboration des politiques et dans la prise des décisions concernant notre avenir. Les discours démagogiques que l’on a tenus durant cette campagne électorale et l’exclusion des femmes du débat politique menacent et nuisent au processus démocratique. La prise en compte des voix des femmes, il est là le réel changement dont nous avons besoin»,  d’ajouter la présidente du Réseau des Tables, Francine Rivest.  Maintenant que le gouvernement de Stephen Harper a été défait, les dix-sept Tables régionales de concertation des groupes de femmes et leur Réseau souhaitent que les parlementaires s’attaquent au mode de scrutin actuel pour le remplacer par un mode de scrutin proportionnel qui favorisera l’émergence d’un pluralisme politique et l’équité de représentation pour les femmes.

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Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes,  il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

 Pour informations supplémentaires  Blanche Paradis, coordonnatrice info@reseautablesfemmes.qc.ca Téléphone : 450-438-5821 Cellulaire : 819-690-5200