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Communiqué – Lancement de l’état des lieux sur la violence conjugale postséparation dans la région des Laurentides

Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

Lancement de l’état des lieux sur la violence conjugale postséparation dans la région des Laurentides : le RFL engagé encore une fois dans un projet de qualité

Saint-Jérôme, mercredi le 22 septembre 2021 – C’est aujourd’hui même que le Réseau des femmes des Laurentides effectue le lacement de son état des lieux Point de vue des femmes sur leur vécu de violence conjugale postséparation. Adéquation entre leurs besoins et les services présents dans la région des Laurentides. Cette étude exploratoire, menée par une équipe de chercheures chevronnées, est née d’une préoccupation importante identifiée par les groupes membres du RFL devant le constat du manque de données concernant cette problématique.

Plusieurs situations dramatiques, s’inscrivant comme des féminicides perpétrés justement en contexte postséparation, ont d’ailleurs fait les manchettes des derniers mois. Comment définit- on au juste la violence conjugale postséparation? On entend par contexte postséparation le moment où la femme prend la décision de mettre fin à la relation et qu’elle s’inscrit dans une démarche de réorganisation de sa vie et de reprise de pouvoir.

Cette recherche avait pour objectif de recueillir, analyser et faire connaître le point de vue des femmes sur leurs expériences en regard des services offerts sur le territoire, de leurs besoins en termes de soutien et de services, des aspects favorables et des lacunes pouvant nuire à leur cheminement vers l’autonomie, ainsi que les pistes d’action qui favoriseraient l’amélioration de l’offre de service en contexte de violence conjugale postséparation.

L’équipe de recherche du Centre de recherche sociale et appliquée (CRSA), a choisi d’effectuer une étude exploratoire de type qualitatif afin de faire ressortir le point de vue des femmes. Les données ont été collectées lors de quatre groupes de discussion.

Le RFL débutera prochainement une tournée de diffusion du rapport de recherche auprès d’acteurs du milieu afin de susciter la réflexion sur les pistes d’amélioration des services offerts aux femmes victimes de violence conjugale postséparation. Le rapport complet et sa version abrégée sont disponibles dès maintenant sur le site web du RFL, récemment actualisé : https://www.femmeslaurentides.org/etat-des-lieux-sur-la-violence-conjugale-postseparation-dans-les-laurentides/

Le Réseau des femmes des Laurentides (RFL) est un regroupement régional qui rassemble et représente vingt groupes et comités de femmes de la région des Laurentides. L’organisme travaille avec ses membres à améliorer les conditions de vie des femmes dans une perspective féministe d’égalité entre les sexes et de justice sociale.

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Pour information :

Myriam Gagné, coordonnatrice générale
Réseau des femmes des Laurentides coordo@femmeslaurentides.org | 450-431-1896

 

Communiqué de presse : lancement d’une campagne pour démystifier les agressions à caractère sexuel

COMMUNIQUÉ

Pour diffusion immédiate

Affiche tes couleurs : Une campagne régionale qui démystifie les agressions à caractère sexuel!

Saint-Jérôme, le 17 septembre 2021 – Le Réseau des femmes des Laurentides (RFL) profite de la Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes pour annoncer le lancement imminent de sa campagne de sensibilisation aux agressions à caractère sexuel Affiche tes couleurs!

Diffusée largement sur les réseaux sociaux, la campagne, qui s’adresse aux jeunes de 15 à 25 ans, vise à démystifier de façon ludique ce qu’est une agression à caractère sexuel, le rôle d’un témoin actif et les attitudes aidantes. Elle permettra également de faire connaître les ressources disponibles dans la région pour accompagner les victimes.

Six capsules d’animation vidéo d’une durée d’une minute chacune seront diffusées sur Facebook, Instagram et Tik Tok à compter du 30 septembre, à raison d’une capsule par deux semaines. Quatre affiches thématiques et un autocollant seront distribués gratuitement dans les milieux fréquentés par les jeunes. Tout au long de la campagne, ceux-ci seront invités à répondre à quatre quiz thématiques sur le site Web www.affichetescouleurs.org afin de tester leurs connaissances en matière d’agressions à caractère sexuel et pour prendre conscience de la portée de leurs comportements.

Vanessa Grenier, intervenante à L’Élan-CALACS, lance une invitation aux jeunes… et aux moins jeunes : « Affiche tes couleurs en partageant les capsules d’animation sur tes réseaux sociaux! Pour que nous puissions vivre dans un monde sans violences sexuelles, nous devons tous et toutes faire notre part ». Ses consœurs Julie Santerre et Karolyn Lanthier, intervenantes au CALACS L’Ancrage, ajoutent : « 67 % des victimes d’agressions à caractère sexuel sont âgées de moins de 18 ans. C’est énorme et il faut que ça cesse! ». Mentionnons que les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) viennent en aide aux adolescentes et aux femmes ayant vécu des violences sexuelles sous toutes leurs formes.

Commandez des affiches et des autocollants en écrivant à coordo.projets@femmeslaurentides.org

Suivez-nous sur Instagram (@affiche.tes.couleurs), Facebook (@ReseauFemmesLaurentides) et Tik Tok!

Cette initiative est soutenue par les partenaires de l’Entente sectorielle de développement en matière d’égalité entre les femmes et les hommes dans la région des Laurentides, soit :  le Secrétariat à la condition féminine, le Ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, le Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides, la Ville de Mirabel, les MRC d’Antoine-Labelle, des Laurentides, des Pays-d’en-Haut, de la Rivière-du-Nord, de Thérèse-De Blainville, de Deux-Montagnes et d’Argenteuil, ainsi que par le Réseau des femmes des Laurentides. Les partenaires régionaux ont d’emblée accepté d’unir leurs forces autour de cette campagne de sensibilisation auprès des jeunes, sachant que les agressions à caractère sexuel peuvent avoir des conséquences dévastatrices pour les victimes.

Le Réseau des femmes des Laurentides (RFL) est un regroupement régional qui rassemble et représente dix-neuf groupes et comités de femmes de la région des Laurentides. L’organisme travaille avec ses membres à améliorer les conditions de vie des femmes dans une perspective féministe d’égalité entre les sexes et de justice sociale.

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Pour information, demande d’entrevue ou pour visionner en primeur la première capsule d’animation vidéo :  Vicky Langlais, chargée de projet | coordo.projets@femmeslaurentides.org

Ressources pour les victimes de la région des Laurentides :

Le CALACS L’Ancrage dessert l’ensemble du territoire situé au sud de Sainte-Agathe-des-Monts, soit les MRC des Pays-d’en-Haut, de la Rivière du Nord, de Thérèse-De Blainville, de Deux-Montagnes et d’Argenteuil, ainsi que la Ville de Mirabel.

Tél : 450 565-6231  / Sans frais : 1 866 867-7791

L’Élan CALACS est présent sur le territoire de la MRC des Laurentides et de la MRC d’Antoine-Labelle.
Bureau de Mont-Laurier : 819-623-2624 / Sans frais : 1-866-431-2624
Bureau de Sainte-Agathe-des-Monts : 819-326-8484 / Sans frais : 819-915-8484

Source : https://www.femmeslaurentides.org/2021/09/17/affiche-tes-couleurs/

Communiqué : Le Secrétariat à la condition féminine accorde plus de 1 M$ au 17 Tables régionales de groupes de femmes et leur réseau


QUÉBEC, le 19 août 2021 /CNW Telbec/ – La ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine, Mme Isabelle Charest, est heureuse d’annoncer que de nouvelles ententes de financement viennent d’être conclues entre le Secrétariat à la condition féminine (SCF), les 17 Tables régionales de groupes de femmes (Tables) et leur réseau. Le total de l’aide accordée s’élève à 1,08 million de dollars sur deux ans.

Ces ententes visent à permettre aux Tables régionales de diffuser des états des lieux régionaux en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Les sommes investies permettront également de soutenir la concertation régionale ainsi que les instances locales et régionales dans la prise en considération des réalités particulières de l’ensemble des femmes dans le cadre de leurs travaux.

Ce financement permettra aux 17 Tables de poursuivre leur travail d’information et de sensibilisation auprès de partenaires locaux et régionaux quant aux enjeux d’égalité vécus par les femmes sur leur territoire. Ceux-ci seront ainsi mieux outillés pour mettre en place des initiatives qui répondent aux besoins de l’ensemble des femmes auxquelles s’adresse leur organisation.

Les statistiques démontrent que les femmes sont en plus grande proportion et plus sévèrement touchées par les conséquences de la COVID-19. En ce sens, le travail de partenaires comme le Réseau et les Tables est crucial dans l’atteinte de l’égalité et dans la lutte contre la violence, alors que les avancées en la matière ne doivent jamais être tenues pour acquises.

Citations :

« Une société égalitaire est une société plus forte. Le travail essentiel des Tables des différentes régions du Québec et de leur réseau nous permet de travailler en ce sens. Je me réjouis de savoir que grâce au soutien financier de notre gouvernement, leur expertise en condition féminine continuera de se développer. Je profite de l’occasion pour remercier le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec ainsi que ses 17 membres pour leur implication, particulièrement importante en temps de pandémie. Ils sont des partenaires incontournables pour l’atteinte des objectifs en matière d’égalité au Québec. »

Isabelle Charest, ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine

« Nous tenons à remercier le SCF et la ministre Charest pour leur reconnaissance de l’expertise du Réseau et des Tables régionales et du travail qu’ils accomplissent en vue d’atteindre l’égalité pour toutes les femmes dans les 17 régions du Québec. Nous sommes fières de la concertation menée par les Tables régionales de groupes de femmes. Le désir de poursuivre les démarches régionales nécessaires à l’amélioration des conditions de vie des femmes est au cœur de nos démarches. C’est dans cet objectif que nous déployons cet ambitieux engagement. »

Linda Crevier, présidente du Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec

Faits saillants :

  • Au total, 1,08 million de dollars seront versés sur deux ans (2021-2023), ce qui représente une aide financière de 30 000 $ par année, par organisme.
  • Le SCF soutient financièrement les 17 Tables et leur réseau depuis 2007 pour le développement du partenariat en région.
  • Le financement de ces ententes s’inscrit dans la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes vers 2021 (Stratégie Égalité).
  • À propos du Réseau et des tables :
    • Fondé en 2001, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec défend les droits collectifs des femmes en représentant les 17 Tables de concertation régionales de groupes de femmes, bien établies depuis plus de 35 ans dans leur région respective.
    • Les Tables ont pour mandat d’améliorer les conditions de vie des femmes en concertant les différents groupes de femmes de leur région. Elles mettent également en œuvre des projets sur leur territoire visant à favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes.
    • Le Réseau détient une expertise en matière de promotion des droits des femmes et de concertation régionale et favorise la réflexion et l’échange entre les Tables, autour des enjeux prioritaires sur les intérêts et les droits des femmes.
    • Le Réseau compte 17 Tables, qui représentent plus de 400 groupes et 150 membres individuels.

Liens connexes :

Consultez le contenu original :

http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/August2021/19/c7922.html

Communiqué : Un an plus tard : concilier famille, travail et études, toujours un défi!

Montréal, le 1er juin 2021 – La Coalition pour la conciliation famille-travail-études (CCFTÉ) dévoile aujourd’hui les résultats de son étude sur la conciliation en contexte de pandémie. Un total de 1 009 participant-e-s ont répondu au sondage en ligne, entre le 18 mars et le 12 avril 2021. Les femmes constituent la presque totalité de l’échantillon des répondant-e-s, soit 90 %.

Un an plus tard, les données qui en ressortent sont toujours préoccupantes; 7 personnes sur 10 affirment avoir eu des difficultés à conjuguer leurs différents rôles durant la pandémie. « L’étude met aussi en lumière le fait qu’outre les femmes et les personnes travaillant dans les services essentiels, la pandémie a aussi touché plus particulièrement les parents étudiants et les familles monoparentales qui ont eu de la difficulté à conjuguer leurs différents rôles. Les personnes proches aidantes, les familles recomposées, les personnes aux horaires de travail atypique et les communautés ethnoculturelles ont aussi rencontré des défis importants. Un aspect dont on n’a pas beaucoup parlé depuis le début de la crise sanitaire », a expliqué Sylvie Lévesque, porte- parole de la CCFTÉ.

Le télétravail a aussi apporté son lot de difficultés depuis mars 2020. Plus de 90 % des répondant- e-s ont rencontré une ou plusieurs barrières. « C’est surprenant qu’après un an, il y a toujours des employeurs qui ne s’assurent pas si les travailleur-euse-s ont accès à un lieu adéquat pour le télétravail », a affirmé Mme Lévesque. Pour 51 % des répondant-e-s, la scolarisation des enfants du primaire et du secondaire à la maison occasionne toujours tout un casse-tête.

Par ailleurs, 4 personnes proches aidantes sur 5 (79 %) estiment que la COVID-19 a augmenté leurs responsabilités. « Ce qui est encore plus frappant est que 80 % des répondant-e-s proches aidant-e-s disent avoir des impacts négatifs sur leur santé mentale et 77 % ont de la difficulté à conjuguer leurs différents rôles. Il serait souhaitable que le plan d’action en matière de proche aidance qui sera présenté à l’automne 2021 prévoit des actions concrètes pour soulager le fardeau des proches aidant-e-s », a conclu Mme Lévesque.

L’étude intégrale peut être consultée en ligne, à l’adresse http://ccfte.org/

 

À propos de la CCFTÉ

La Coalition pour la conciliation famille-travail-études (CCFTÉ) représente près de deux millions de femmes et d’hommes au Québec. Elle est composée des principales organisations syndicales, féministes et communautaires œuvrant à l’amélioration des conditions de vie, de travail et d’études des travailleur-euse-s et des étudiant-e-s qui sont parents et/ou proches aidant-e-s.

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Renseignements : Sylvie Lévesque, Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, 514 710-6661

Communiqué: Rencontre du Collectif 8 mars avec la ministre Charest : une rencontre décevante

Montréal, le 4 mars 2021 – À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, les membres du Collectif 8 mars, qui représente plus de 700 000 femmes au Québec, ont rencontré la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, afin d’échanger avec elle sur les impacts de la pandémie à l’endroit des femmes. Les représentantes du Collectif se disent globalement déçues de cette rencontre et attendaient un engagement formel de la ministre pour prendre des mesures concrètes afin d’enrayer les discriminations systémiques vécues par les femmes et entre les femmes. Si la ministre a reconnu certains impacts causés par la pandémie, le Collectif se questionne sur la volonté du gouvernement d’écouter les femmes et de poser des actions concrètes au-delà des beaux discours.

La pandémie a eu des conséquences désastreuses pour les femmes

Depuis près d’un an, les conséquences de la pandémie de la COVID-19 se sont avérées particulièrement éprouvantes pour les femmes. Leurs conditions de vie et de travail se sont détériorées à vue d’œil, notamment en matière de pertes d’emplois et de revenu, sans compter l’augmentation de la violence envers elles.

La conciliation conciliation famille-travail-études-vie personnelle : un défi en temps de pandémie

En outre, les femmes ont vu augmenter leur charge de travail invisible ainsi que leur charge mentale. Au pire de la crise sanitaire, elles ont dû endosser plusieurs fonctions, dont celles de télétravailleuses ou de travailleuses essentielles, d’enseignantes privées, d’éducatrices, de proches aidantes et de responsables de la logistique domestique et familiale.

L’augmentation du salaire minimum est plus que nécessaire

Le revenu des bas-salariées, qui ont souvent agi comme ressources essentielles pendant la crise sanitaire est tout simplement insuffisant. Rappelons que 58 % des travailleuses et travailleurs touchant le salaire minimum sont des femmes. Augmenter le salaire minimum est une façon de reconnaître la juste valeur du travail, de diminuer l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes, de réduire la pauvreté, et ainsi de tendre vers plus d’égalité.

Une modernisation du régime de santé qui protège aussi les femmes

La pandémie de COVID-19 a révélé au grand jour les risques, souvent sous-estimés, auxquels plusieurs femmes sont exposées au travail. Il est impératif que la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail protège toutes les travailleuses, et qu’elle tienne compte des situations diverses dans lesquelles elles se retrouvent. De plus, il est impératif, pour éviter de répéter les erreurs du projet de loi 59, que le gouvernement applique systématiquement l’ADS+ dans l’élaboration de tous ses projets de loi.

Les femmes oubliées des les mesures du Plan de relance

Malgré ce portrait accablant, le premier ministre François Legault n’était pas présent à la rencontre du Collectif même si l’invitation lui a été lancée des mois en avance. Les femmes qui subissent lourdement les impacts de la pandémie, semblent avoir été oubliées dans les mesures prévues au budget pour le plan de relance économique. Un an après le début de la pandémie, force est de constater que nous sommes toujours dans l’attente d’un plan qui prend en considération les impacts sur toutes les femmes, particulièrement sur les femmes qui vivent à la croisée des oppressions, c’est à dire les femmes immigrantes et racisées, les femmes noires, les femmes autochtones, les femmes ayant un handicap et les femmes aîné-es et les personnes LGBTQ+.Si la ministre Charest a mentionné l’existence d’un plan d’action Covid pour les femmes, il n’y a néanmoins aucune information sur son contenu, les mesures qu’il propose ou encore sa date de publication.

Autres actions féministes dans le cadre de la journée du 8 mars

Le Collectif 8 mars invite la population à participer aux événements organisés par FDO (Femmes de diverses origines), soit un webinaire le samedi 6 mars et un rassemblement le dimanche 7 mars à 16h Place Émilie Gamelin à Montréal.

 

Contacts presse :

Emmanuelle Botton
collectif08mars@gmail.com
438-925-7602

 

À propos du Collectif 8 mars

Le Collectif 8 mars est formé de représentantes provenant de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), du Réseau des Tables régionales de groupes des femmes du Québec, de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de Femmes de Diverses Origines (FDO), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

Communiqué G13: Un Plan d’action pour la santé et le bien-être des femmes déjà désuet

Montréal, le lundi 1er mars 2021 – Le 18 décembre dernier, le gouvernement du Québec a publié son nouveau plan d’action pour la santé et le bien-être des femmes 2020-2024. Ce plan d’action, qui semble avoir été écrit sur le tard, et ce, même si la dernière consultation du gouvernement sur ce dossier remonte à 2017, démontre de grandes lacunes tant au niveau des enjeux que des actions proposées. Déjà lors de sa sortie, en pleine pandémie, des regroupements nationaux ont dénoncé le caractère désuet des mesures proposées. À présent, des regroupements féministes s’unissent encore pour dénoncer son caractère archaïque, mais aussi afin d’inciter le gouvernement à adapter ce plan d’action aux situations actuelles, et ce, dans les plus brefs délais.

Aujourd’hui, encore, les inégalités entre les genres et entre les femmes elles-mêmes sont nombreuses et causent d’énormes préjudices sur la santé et le bien-être de ces dernières. D’ailleurs, le gouvernement québécois souligne ces inégalités à grands coups de statistiques dans la première partie de son plan d’action, ce qui normalement devrait être prometteur. Néanmoins, ces statistiques ne semblent guère les motiver à l’action. En effet, nous pouvons constater assez rapidement, et ce, à travers les mesures proposées qu’il n’y a quasi aucune action qui vise spécifiquement les femmes de la diversité sexuelle, les femmes racisées, autochtones, en situation de handicap ainsi que toutes les femmes qui vivent à la croisée de multiples oppressions et inégalités au point de vue de la santé. En conséquence, il est facile d’instrumentaliser l’analyse différenciée selon les sexes dans une perspective intersectionnelle (ADS+) afin de glorifier son action, mais encore faut-il l’appliquer dans des mesures concrètes. Ainsi, force est de constater que cela ne semble pas être la volonté du gouvernement.

De surcroît, ce plan d’action, sorti 5 ans après une consultation expéditive des groupes communautaires et attendu de pied ferme par les groupes de femmes et les femmes elles-mêmes, démontre un caractère déjà désuet face à la situation actuelle et déçoit. Alors qu’une pandémie sévit dans le monde et que les grands titres des journaux ne cessent de rapporter les impacts dévastateurs sur les femmes, il n’y a aucune actualisation du plan d’action en vue. Pire encore, ce plan est accompagné d’un budget de 5 millions de dollars par année, soit moins que ce qui a été investi pour la santé des hommes bien avant que la pandémie nous frappe. Une goutte d’eau pour une grande partie de la population qui subit de plein fouet les inégalités sociales ainsi que la dégradation des conditions de vie et de bien-être qui se sont particulièrement accentuées au courant de la dernière année.  Il est essentiel, voire primordial, que le gouvernement du Québec prenne au sérieux la santé et le bien-être des femmes. Nous nous attendons à mieux que des beaux discours sans mesures concrètes permettant de véritables changements sociaux.

En proposant un plan tel que celui-ci, le gouvernement québécois démontre un manque d’intérêt et de considération pour les femmes et c’est tout à fait inacceptable pour une société qui promeut la valeur de l’égalité.  Il est donc essentiel qu’un complément soit produit pour actualiser ce plan, et ce, dans les plus brefs délais. La pandémie est installée au Québec depuis pratiquement un an. Des organismes féministes et de santé publique au Québec ont déjà publié des rapports et des chiffres qui font état d’un recul de vingt ans au minimum à ce qui traite de la santé et du bien-être des femmes. Nombreuses et nombreux sont les spécialistes en santé mentale qui n’hésitent pas à dire que les besoins vont aller en grandissant. On peut raisonnablement conclure que les conséquences de la situation actuelle vont perdurer dans le temps même si la pandémie devait s’achever demain.

Monsieur Legault, déjà que nous sommes en attente d’une rencontre avec le ministre de la Santé et des Services sociaux, Monsieur Dubé, nous vous demandons d’agir maintenant parce que la santé et le bien-être des femmes, ce n’est pas un petit dossier que l’on peut se permettre de négliger pendant cinq ans pour finalement accoucher de demi-mesures. On parle ici des droits fondamentaux et les Québécoises méritent mieux! Donnez-nous un plan à la hauteur des valeurs égalitaires partagées par la population du Québec d’aujourd’hui.

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Source : G13 et Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles

 

Pour informations et demandes d’entrevue

Marie-Andrée Gauthier (G13)

Cell: 438-874-1072, info@reseautablesfemmes.qc.ca

 

G13 Concertation nationale féministe

Formé dès 1986, le G13 est une table de concertation de 20 groupes et regroupements provinciaux de groupes féministes. Il sert de porte-voix pour l’ensemble des réalités diverses que nos groupes représentent : des femmes autochtones, racisées, en situation de handicap, de la diversité sexuelle; des maisons d’hébergement à l’employabilité, des tables de groupes de femmes aux centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, des centres de femmes à la santé sexuelle et reproductive, des organismes de soutien aux familles monoparentales et recomposées, de la défense de droits à la prestation de services, du milieu de vie à l’éducation populaire. Nous représentons plusieurs centaines de groupes et des dizaines de milliers de femmes, souvent parmi les plus vulnérables et marginalisées.

  • Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale
  • Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine
  • Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle
  • Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail
  • Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec
  • Fédération des femmes du Québec
  • Fédération des maisons d’hébergement pour femmes
  • Fédération du Québec pour le planning des naissances
  • Femmes autochtones du Québec
  • L’R des centres de femmes du Québec
  • Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale
  • Regroupement Naissances-respectées
  • Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel
  • Relais-femmes
  • Réseau action femmes handicapées du Canada
  • Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec
  • Réseau des lesbiennes du Québec / Femmes de la diversité sexuelle
  • Réseau de Tables régionales de groupes de femmes du Québec
  • Réseau québécois d’action pour la santé des femmes
  • Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes

 

Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles

Fondée en 1995, la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (TRPOCB) applique une analyse féministe, notamment pour prendre en compte le grand nombre de travailleuses dans le secteur communautaire et le réseau public, ainsi que les besoins des femmes et leur participation à ces structures. Elle est formée de 45 regroupements nationauxrejoignant plus de 3500 groupes communautaires autonomes à travers le Québec. Ceux-ci abordent la santé et les services sociaux sous différentes perspectives (femmes, jeunes, hébergement, famille, personnes handicapées, communautés ethnoculturelles, sécurité alimentaire, santé mentale, violence, périnatalité, toxicomanie, etc.).

Communiqué : Pour une relance féministe et inclusive

Montréal, le 12 novembre 2020 – En ce jour de mise à jour économique, le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec (RTRGFQ) interpelle la ministre responsable de l’Administration gouvernementale et présidente du Conseil du Trésor, madame Sonia LeBel ainsi que la ministre responsable de la condition féminine, madame Isabelle Charest pour leur demander de ne pas reproduire les erreurs du passé et de proposer une relance juste, c’est-à-dire féministe et inclusive.

« En fait, nous posons trois questions aux ministres : Connaissez-vous les effets de la pandémie sur l’ensemble des femmes au Québec? Votre relance répond-elle aux besoins de toutes les femmes, particulièrement celles affectées par la pandémie? Votre relance limite-t-elle la participation des femmes à la reprise? » explique Linda Crevier, présidente du RTRGFQ. Selon l’organisme et ses allié·e·s, une analyse différenciée selon les sexes et intersectionnelle permettrait de répondre de façon satisfaisante à ces questions et d’éviter les écueils trop souvent vus dans les plans de relance des dernières années où sont priorisés les secteurs d’emplois à majorité masculine et dont on ignore commodément les impacts négatifs sur une partie de la population ou sur l’environnement.

Les mesures d’austérité des dernières années ont causé nombre de problèmes mis en lumière par la pandémie (sous-financement en santé et en éducation, perte de notre filet social menant à un appauvrissement et à davantage d’inégalités sociales, etc.) et la réponse inadéquate des gouvernements face à la crise sanitaire contribue à perpétuer les inégalités sociales dans les régions. Devant ces constats, le RTRGFQ demande aux ministres : à quand un plan de relance réellement bénéfique pour l’ensemble de la société? Afin d’attirer l’attention sur ce questionnement et les solutions qu’elles proposent, les Tables régionales de groupes de femmes tiennent aujourd’hui plusieurs actions d’éclat dans diverses régions du Québec. Leur but : mettre en lumière les réalités singulières que vivent les femmes et les difficultés rencontrées par celles à la croisée d’oppressions et demander qu’elles soient prises en compte par leur gouvernement.

« Ce que nous demandons aux ministres, c’est une relance féministe et inclusive explique Audrey Gosselin Pellerin, coordonnatrice responsable de la vie associative et de la mobilisation au RTRGFQ. Aucune raison ne peut expliquer l’absence de prise en compte des besoins des femmes dans la relance et il serait inacceptable que leur rôle dans cette reprise ne soit pas à la hauteur de leur participation sociale à la lutte contre la pandémie ».

Urgence d’agir : pour un plan d’action en santé et bien être des femmes qui répond vraiment aux besoins des femmes

Visionnez la conférence de presse ici

Montréal, Québec, le 28 octobre 2020 – Les regroupements féministes rassemblés tiennent à saluer la motion unanime prise le 29 septembre dernier, par les membres de l’Assemblée Nationale, qui a fixée à la fin décembre 2020 la date de sortie du Plan d’action en santé et bien-être des femmes (PSBEF). Après cinq ans d’absence, il est plus qu’urgent de sortir ce Plan pour répondre aux besoins des femmes et de prioriser ceux des femmes marginalisées. Nous espérons grandement que cette fois-ci sera la bonne!

« La crise sanitaire a intensifié les inégalités de santé entre les femmes et les hommes, et entre les femmes elles-mêmes, générant un fossé de plus en plus important. Les indicateurs démontrent[1] un recul de près de 20 ans sur la santé et la qualité de vie des femmes dans les 17 régions du Québec. » soulève Marie-Andrée Gauthier, Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec. Les femmes, subissent les contres-coups de la crise et cela exacerbe leurs conditions déjà précaires : difficultés d’accès aux soins (en particulier en périnatalité et contrôle des naissances), soins à domicile chaotiques, conciliation famille – travail – études ardue, rôle de proches aidantes accentué, pertes d’emploi, insécurité économique, problèmes de santé mentale aggravés, hausse des responsabilités familiales, charge mentale, violences de toutes sortes.

Ce recul important lié à la santé des femmes, voire à leur émancipation, s’accentue lorsque ces dernières sont des femmes marginalisées par leur appartenance à une minorité ethnoculturelle, racisées, de la diversité sexuelle, en situation de handicap, itinérantes ou Autochtones. Les barrières pré existantes se sont, avec la crise, érigées en obstacles insurmontables.

Quand les femmes prendront-elles toute leur importance pour les gouvernements en place? Les femmes écopent fortement de l’absence de mesures qui misent sur la prévention et la prise en compte des déterminants de santé. Elles sont essentielles au système en tant que citoyennes et travailleuses actives, et il est plus que temps de répondre adéquatement à leurs besoins.

La sortie du Plan d’action pour la santé et le bien-être des femmes doit être imminente et le budget prévu doit être conséquent aux réalités multiples qui affectent la santé des femmes au Québec. Nous demandons au Ministre Dubé de tout en mettre en œuvre afin de respecter l’engagement de son gouvernement.

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Pour informations et demandes d’entrevue
Éliane Legault-Roy, relationniste
Cell.: 514-692-4762
eliane@beteferoce.com

[1] https://csf.gouv.qc.ca/article/publicationsnum/les-femmes-et-la-pandemie/?utm_source=Cyberimpact&utm_medium=email&utm_campaign=Infolettre-CSF-octobre-2020-v2

Maternité, chômage et discrimination: 6 femmes devant les tribunaux

Lundi le 26 octobre le Réseau des Tables a participé à un point de presse co-organisé par le Mouvement action chômage de Montréal, le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi et le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail.

Vous pouvez revoir la conférence presse ici 

et consulter le dossier de presse, comprenant le communiqué sur le site du MAC.

Image des femmes : Recueillir et mettre en scène la parole la parole de femmes et d’hommes de tous âges

Rouyn-Noranda, le 19 octobre 2020 – Le Regroupement de femmes de l’Abitibi-Témiscamingue, accompagné de l’artiste Marie-Eve de Chavigny, lance un appel à la participation régional pour recueillir des témoignages anonymes portant sur l’image corporelle féminine dans le cadre du projet de théâtre documentaire Image des femmes. Cette cueillette de témoignages aura lieu en novembre et décembre prochain et servira à la création d’une pièce de théâtre qui sera présentée en lecture publique en novembre 2021

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