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Communiqué : Un Plan d’action pour contrer les impacts sur les femmes qui rate la cible

Montréal, le 10 mars 2021 – La Coalition pour la conciliation famille-travail-études (CCFTÉ) a pris connaissance du Plan d’action pour contrer les impacts sur les femmes en contexte de pandémie. Ce dernier aborde notamment les enjeux de conciliation famille-travail-études exacerbés par la pandémie. Depuis déjà un an, les familles, et plus spécifiquement les femmes, subissent les contrecoups importants de la crise de la COVID-19. « Outre le manque de place en services éducatifs à la petite enfance, nous avons noté une augmentation drastique des responsabilités familiales, parentales, étudiantes et de proche aidance », affirme Sylvie Lévesque, porte-parole de la Coalition.

Les enjeux liés à la pandémie et ses impacts sur les femmes sont bien soulevés dans le Plan d’action. Toutefois, les actions suggérées ne répondent pas totalement aux besoins criants des femmes et des familles provoqués par la crise. Plus précisément, aucun argent neuf n’y a été consacré puisque la très grande majorité des actions sont déjà en cours de réalisation. Force est de constater qu’il y a peu de mesures concrètes et spécifiques visant à soulager les familles et corriger les inégalités envers les femmes.

De plus, la proche aidance est l’angle mort de ce Plan d’action alors que les besoins en la matière sont eux aussi exacerbés par la pandémie et que ces responsabilités incombent majoritairement aux femmes. Par ailleurs, lorsqu’il est question d’aborder l’enjeu important de la conciliation famille-travail-études des étudiantes et étudiants parents, on ne vise encore une fois que la sensibilisation des établissements d’enseignement. « Depuis plusieurs années, les associations de parents-étudiants font ce travail de sensibilisation des milieux : il est temps de mettre en place de véritables mesures pour améliorer leurs conditions », ajoute Sylvie Lévesque.

En 1997, le gouvernement du Québec s’engageait à implanter l’analyse différenciée selon les sexes (ADS) dans les organismes et ministères. «25 ans plus tard, le Plan d’action ne prévoit que de sensibiliser et inciter les ministères et organismes à recourir à cette analyse. Que s’est- il passé durant toutes ces années ? » se questionne Sylvie Lévesque, porte-parole de la Coalition.

La Coalition lancera prochainement un second questionnaire afin de documenter les défis liés à la conciliation famille-travail-études dans le cadre d’un bilan soulignant la première année de la pandémie.

 

À propos de la CCFTÉ

La Coalition pour la conciliation famille-travail-études composée des principales organisations syndicales, féministes, communautaires et populaires, porte un projet solidaire pour que les Québécoises et Québécois fassent des gains significatifs en matière de conciliation famille-travail-études. La CCFTÉ privilégie l’adoption d’une loi-cadre en conciliation famille-travail- études comme réponse collective à cette problématique.

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Renseignements : Sylvie Lévesque, de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, 514-710-6661, Gabrielle Pitre, du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, 514 291-2165

Conciliation famille-travail-études et confinement : tirer des leçons de la crise!

MONTRÉAL, le 15 mai 2020 – En cette Journée internationale des familles, la Coalition pour la conciliation famille-travail-études dévoile les grandes lignes des résultats de son questionnaire réalisé entre le 14 et le 23 avril derniers. Plus de 600 personnes provenant d’un peu partout à travers la province ont exprimé leurs préoccupations et défis en termes de conciliation en période de COVID-19. Selon les personnes répondantes, « plus du tiers d’entre elles n’ont pas bénéficié d’accommodements afin de concilier le travail, la famille, les études et la proche aidance. Sans mesures structurantes offertes par l’employeurs, ces dernières ont dû réorganiser complètement leur structure familiale à l’aide de mesures individuelles », a expliqué Sylvie Lévesque, porte-parole de la Coalition. De ces personnes, une majorité aurait souhaité davantage de souplesse au niveau de l’horaire et du rendement demandé et de la réduction du temps de travail sans pénalité.

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