L’atteinte de l’égalité passe par l’éducation

Dans le cadre des consultations publiques sur la réussite éducative du Ministère de l’Éducation, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec a déposé son mémoire.

Par le biais de ce mémoire, nous souhaitions proposer des actions transversales afin de permettre 1 – l’atteinte du plein potentiel pour tous, filles et garçons, 2 – un contexte propice au développement, à l’apprentissage et à la réussite et 3 – la mobilisation des acteurs et des partenaires autour de la réussite.

Notre désir de transversalité s’appuie sur les mesures énoncées dans la politique Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de faits (2011-2015), où le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) était nommé responsable d’au moins 12 mesures gouvernementales pour atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes au Québec. La majorité de ces mesures s’inscrivaient sous l’orientation 1 Pour la promotion de modèles et de comportements égalitaires.

À ce jour, nous pouvons tirer quelques éléments de bilan. Le plan d’action prévoyait la diffusion d’une campagne de promotion des rapports égalitaires destinée au grand public, laquelle était prévue pour 2014-2015. À notre connaissance cette campagne n’a pas eu lieu.

Le plan d’action prévoyait de mettre en place chaque année, pour les élèves de l’éducation préscolaire jusqu’à la fin de l’enseignement secondaire, des apprentissages en éducation à la sexualité de façon obligatoire. Il s’agissait d’une des mesures jugées prioritaires par les groupes de femmes. À preuve, depuis #AgressionsNonDénoncées, on a beaucoup entendu la nécessité d’offrir ces cours, de renseigner adéquatement les jeunes sur la notion de consentement. Des demandes en ce sens ont été reprises par la majorité des interlocuteurs lors des consultations sur le plan d’action en matière d’agressions sexuelles. D’abord prévus pour septembre 2012, ces cours ont fait l’objet d’un projet-pilote en 2015. Le contenu a été préparé sans que des groupes comme la Fédération du Québec pour le planning des naissances ou le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel n’y soient associés. Pourtant, ces groupes ont développé une expertise indéniable en cette matière. On prévoyait également que ce cours soit donné par des professeurs qui ne sont pas spécialisés en la matière et pas nécessairement à l’aise avec ces contenus. Cela fait partie des raisons pour lesquels ils ont été décriés par les syndicats d’enseignants. De plus, c’est un ajout à la tâche au moment où des coupes budgétaires sont imposées aux établissements d’enseignement. La nouvelle stratégie contre les violences et l’exploitation sexuelle étant dévoilé, nous décrions l’absence d’une implantation permanente d’un cours d’éducation à la sexualité.

Alors qu’il y a les faits et croyances suivantes :

  • L’école n’est pas valorisée dans certains milieux;
  • L’école peut être traumatisante face à trop d’échecs et entraîner une baisse de l’estime de soi;
  • Le découragement lorsque «raccrocher» veut dire repartir à zéro. Par exemples : reprendre le secondaire 1, franchir toutes les barrières du système;
  • Les difficultés supplémentaires pour les cheffes de familles monoparentales;
  • Le manque d’accès aux services de garde;
  • Le manque d’accès aux transports collectifs;
  • La réponse aux besoins de base est priorisée au détriment de la scolarisation.

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec croit que pour favoriser la réussite scolaire, il importe:

  1. d’opter pour une analyse différenciée selon les sexes;
  2. de lutter contre la pauvreté, de donner aux enfants et aux familles les conditions matérielles et psychologiques qui favorisent l’apprentissage;
  3. de déconstruire les stéréotypes sexuels et sexistes;
  4. de considérer les enjeux du décrochage scolaire chez les filles;
  5. de permettre à tous les enfants de réaliser leur plein potentiel en leur apportant une pluralité de perspectives de carrière;
  6. de favoriser l’autonomie économique des femmes;
  7. de reconnaître les concertations locales et régionales existantes.

 

Pour consulter notre mémoire, L’atteinte de l’égalité passe par l’éducation.

Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome

Le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec souligne avec fierté la Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome, « L’action communautaire autonome, c’est toi, c’est moi, c’est nous! »

 Pierrefonds, le 26 octobre 2016 – Le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec est fier de souligner la Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome (SNV-ACA) qui se tiendra du 23 au 29 octobre, sous le thème « L’action communautaire autonome, c’est toi, c’est moi, c’est nous! ». Que ce soit un organisme communautaire Famille, un comité de solidarité internationale, une maison de jeunes, un centre d’écologie ou autre, les organismes d’action communautaire autonome (ACA) jouent un rôle incontournable dans la société québécoise. Ces organismes offrent des services à la population, mais aussi, ils défendent les droits des personnes et des communautés, dans le but de contribuer au développement et à la justice sociale.

La SNV-ACA met en valeur le travail et les pratiques des quelque 4 000 organismes d’ACA à travers le Québec, qui oeuvrent auprès et avec les personnes aînées, les personnes vivant avec une limitation fonctionnelle ou aux prises avec un défi de santé mentale, les femmes violentées, les collectivités locales et bien plus encore.

Le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), porteur principal de la Semaine, a l’honneur de compter encore cette année sur la contribution de la comédienne Marilyn Bastien, qui agira à titre de porte-parole pour la SNV-ACA 2016. Après avoir étudié à l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe, Marilyn Bastien fonde le Théâtre du Lys Bleu, une compagnie à vocation sociale qui, à chaque production, verse une partie des profits à un organisme en lien avec le sujet traité dans la pièce de théâtre. La jeune comédienne a toujours cru à un art engagé et solidaire de sa communauté. C’est pourquoi il lui fait plaisir de s’associer à la Semaine nationale de visibilité de l’ACA.

« Les organismes d’ACA sont une ressource précieuse, encore plus dans un contexte où ils sont très sollicités par la population. Il faut voir tout ce qu’ils font, tout ce que ces organismes apportent de beau et de bon au Québec! Et ce en dépit d’un sous-financement chronique », affirme Mme Bastien.

L’action communautaire autonome touche tant de gens, dans toutes les régions du Québec. Du 23 au 29 octobre, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, un fier organisme d’ACA, s’associe au RQ-ACA et à tout le mouvement d’ACA, et invite tous et toutes à participer à des activités de la Semaine, pour célébrer le fait que «  L’action communautaire autonome, c’est toi, c’est moi, c’est nous! ».

 Site web de la SNV-ACA : snvaca.rq-aca.org

Médias sociaux : Facebook / Twitter 

Mot-clic : #SNVACA

 

 

 

Agir pour les femmes en situation de vulnérabilité

À l’automne 2015, la Table de Concertation de Laval en Condition Féminine (TCLCF) procédait à la publication du Portrait des femmes en situation de vulnérabilité à Laval, fruit d’une vaste consultation auprès des groupes et organisations impliquées auprès des Lavalloises en situation de vulnérabilité. Ce portrait présente les problématiques vécues par les femmes en situation de vulnérabilité à Laval et les défis des organisations présentes sur le territoire dans l’accompagnement et l’intervention auprès des femmes. Depuis la publication du portrait, La TCLCF et les membres du comité aviseur travaillent aux suites à donner à ses recommandations afin d’assurer leur mise en œuvre.

Ainsi, le 28 septembre prochain, la TCLCF entamera une série d’action qui s’échelonneront jusqu’au 31 mars 2017. Tout d’abord, une campagne de sensibilisation s’adressant aux groupes communautaires, aux partenaires et à la population afin de faire connaître les réalités et besoins des femmes en situation de vulnérabilité sera lancée. Cette campagne, d’une durée de dix semaines, souhaite susciter une appropriation collective du portrait, créer une synergie régionale et mobiliser les différentes actrices et acteurs du territoire lavallois en vue d’un colloque sur le sujet.

Pour faire suite à la campagne de sensibilisation, la TCLCF vous conviera au colloque régional sur les femmes en situation de vulnérabilité à Laval, qui aura lieu le 25 janvier 2017. Nous vous invitons à ajouter cette date à votre agenda dès maintenant! De plus amples détails vous seront transmis au cours des prochaines semaines. Cette rencontre contribuera à l’approfondissement des problématiques et réalités vécues par les femmes, ce qui permettra l’amorce d’une réflexion sur la mise en œuvre des recommandations pour l’élaboration d’un plan d’action régional.

En prévision du colloque Agir pour les femmes en situation de vulnérabilité à Laval, un guide d’animation sera disponible au même moment que la campagne. Ce guide accompagnera les groupes dans la réalisation d’activité d’éducation populaire visant à donner une voix et un espace aux femmes en situation de vulnérabilité. Ainsi, elles seront incluses dans la démarche en cours et pourront exprimer leur vécu et leurs souhaits.

Afin d’assurer la mobilisation de tous les groupes et partenaires concernés pour donner suite aux recommandations du Portrait des femmes en situation de vulnérabilité à Laval et créer des changements durables au bénéfice des Lavalloises vivant des situations de vulnérabilité, nous comptons vivement sur votre participation.

Semaine 1: 5 octobre

Semaine 2: 12 octobre

Semaine 3: 19 octobre

Semaine 4: 26 octobre

Semaine 5: 2 novembre

Semaine 6: 9 novembre

Semaine 7: 16 novembre  

Semaine 8: 23 novembre

Pour connaître la programmation du colloque qui aura lieu le 25 janvier 2016, cliquez ici.

Pour visiter la page web du projet: http://www.tclcf.qc.ca/agir-pour-les-femmes-en-situation-de-vuln%C3%A9rabilit%C3%A9.html 

 

Philippe Couillard, féministe?

« Si cela veut dire l’atteinte de l’égalité entre les hommes et les femmes tout en laissant une place aux hommes dans le débat, je suis féministe », a affirmé le Premier ministre du Québec en clôture du 4e Forum des idées qui prenait place à Saint-Lambert, en Montérégie, la fin de semaine dernière[1].

Le Forum des idées pour le Québec

Le Forum des idées se veut un endroit non partisan où débattre de points de vue issus de tous les horizons politiques. Si les panélistes invité-e-s présentaient effectivement des propositions de politiques sociales tantôt plus progressistes tantôt plus conservatrices, force a été de constater que l’auditoire elle, était essentiellement d’allégeance libérale. Cela a représenté une limite importante à l’objectif du Forum qui était de regrouper des personnes issues de milieux différents et ayant diverses perspectives politiques afin de faire émaner une myriade de possibilités et de solutions novatrices aux enjeux des inégalités, de la pauvreté et de l’exclusion sociale.

L’enjeu de l’égalité femme/homme

Une conférence portant sur l’enjeu des inégalités de genre a eu lieu lors de la dernière journée du Forum. Plutôt que d’expliquer en quoi l’égalité entre les femmes et les hommes est une question d’équité, de justice et de démocratie, la conférencière de la firme McKinsey & Company a plutôt décrit en quoi l’atteinte de l’égalité salariale serait profitable économiquement pour la société. Le fait d’ancrer l’enjeu de l’égalité dans une logique de performance économique pose au moins deux problèmes.

D’une part, réduire les enjeux de genre à la question de l’égalité salariale est fort simpliste. L’égalité salariale est certes toujours un enjeu puisque malgré les lois adoptées, plusieurs mécanismes de contournement de ces lois existent. Cependant, dans un Forum sur les idées, qui se veut novateur et tourné vers l’avenir, on se serait attendu à ce que le choix du thème soit un plus d’actualité. Ou à tout le moins à ce que la conférence explique pourquoi, malgré les lois en place, l’égalité salariale n’est toujours pas une réalité pour bien des femmes au Québec en 2016.

D’autre part, cela envoie comme message que l’égalité à elle seule n’est pas une cause suffisante. Elle doit être rentable pour qu’on s’y attarde. Qu’est-ce que cela veut dire pour les autres types d’enjeux de genre comme la lutte contre les violences envers les femmes qui ne généreront jamais de profit et qui au contraire coûte des millions de dollars annuellement à l’État? L’égalité des femmes ne doit pas être quelque chose que l’on négocie. La correction d’une inégalité historique et systémique devrait suffire comme contrepartie.

Le féminisme de Philippe Couillard

Depuis quelques mois, une nouvelle tendance a émergé : les dirigeants de l’Amérique du Nord se proclament fièrement féministes. Après Justin Trudeau et Barack Obama, Philippe Couillard a choisi le Forum des idées pour affirmer son féminisme devant les médias. Une affirmation qui surprend – pour le moins – compte tenu du bilan de son gouvernement et des effets de certaines de ses politiques économiques et sociales. En effet, plusieurs recherches et essais publiés au cours des dernières années (Aurélie Lanctôt; IRIS; L’R des centres de femmes) démontrent les impacts néfastes des politiques d’austérité du gouvernement Couillard sur les femmes du Québec.

Dans ces conditions, il est difficile de considérer Philippe Couillard comme féministe. Pour être un allié, encore faudrait-il que le Premier ministre commence par accepter d’entendre les critiques qui lui sont adressées par les féministes et qu’il soit à l’écoute des demandes formulées par les groupes de femmes du Québec.

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 Rappelons que la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie est un regroupement d’organismes à but non lucratif, fondé en 1988, qui a pour principale mission l’amélioration des conditions de vie des femmes de notre région sur les plans économique, politique et social.

Pour des renseignements additionnels, prière de contacter:

Véronique Pronovost

Chargée de projet

Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie

514 792-8150

info@tcgfm.qc.ca

[1] Les 4e Forum des idées portait sur les politiques sociales du Québec et se déroulait du 23 au 25 septembre 2016.

Rencontre au Mozambique pour les droits des femmes

Article de Catherine Montambeault, La Tribune, 25 septembre 2016

(Sherbrooke) Depuis la formation des premiers groupes féministes au Québec, les droits des femmes ont grandement progressé. Toutefois, il reste encore un grand bout de chemin à faire pour atteindre l’égalité des sexes, chez nous comme ailleurs sur la planète.

C’est pour cette raison que la Marche mondiale des femmes (MMF), un réseau d’actions mondial né en 2000 à l’initiative de la Fédération des femmes du Québec, oeuvre depuis seize ans à éliminer la pauvreté et la violence envers les femmes.

Lors de sa 10e Rencontre internationale, qui se tiendra à Maputo, au Mozambique, du 11 au 15 octobre prochain, la Sherbrookoise Viviane Doré-Nadeau, directrice de ConcertAction femmes Estrie, sera l’une des quatre Québécoises représentant la province.

« Chaque cinq ans, la MMF organise une grande marche partout à travers le monde, généralement lors de la Journée de la femme. En 2015, des milliers de femmes ont marché à travers le monde sous le thème « Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires », alors lors de la rencontre au Mozambique, on va dresser un bilan de la dernière année et décider ce qu’on veut faire pour 2020. On va aussi regarder ensemble quelles sont les situations politiques dans chacun des pays », explique Mme Doré-Nadeau.

Les revendications émises par la Marche mondiale des femmes ratissent large : ses membres luttent autant pour la protection de l’environnement que contre le militarisme, l’austérité, le conservatisme et le racisme. Mais leurs actions se basent toujours sur cinq valeurs, soit celles d’égalité, de justice, de paix, de solidarité et de liberté.

« On s’attaque surtout aux principaux systèmes d’oppression : le patriarcat, qui fait que les femmes ne sont pas encore à égalité avec les hommes et qu’elles sont toujours payées moins cher, le colonialisme, qui limite les déplacements des peuples autochtones et bouscule leurs façons de vivre, et le capitaliste, qui privilégie les transnationales, instaure des mesures d’austérité et coupe les services publics », indique Viviane Doré-Nadeau.

Et chez nous?

Évidemment, la situation des femmes au Québec est enviable comparativement à d’autres régions du monde, où être née une femme signifie carrément ne pas pouvoir agir sans le consentement de son mari.

Néanmoins, Viviane Doré-Nadeau fait valoir que l’égalité entre les sexes n’est toujours pas une réalité au Québec, et que plusieurs problèmes persistent.

« Ce qu’on remarque beaucoup, c’est que la violence faite aux femmes et la banalisation du viol sont encore très présentes, dit-elle. Heureusement, il y a de plus en plus d’initiatives, comme la campagne « Sans oui, c’est non » dans les universités, qui tentent de sensibiliser les gens à ces problèmes. »

« L’austérité crée aussi un problème pour les femmes, parce qu’elles sont davantage en situation de pauvreté que les hommes, sont moins bien payées. (…) Et puis, quand on regarde la représentation politique des femmes, surtout au municipal, c’est terrible. Je pense qu’il n’y a que 10 % des maires et mairesses qui sont des femmes. C’est la même chose pour les conseillers municipaux : on n’a pas encore dépassé le 30 % d’élues féminines. »

Depuis 2015, Mme Doré-Nadeau dit avoir remarqué « un certain recul par rapport à la facilité d’échange avec les élus politiques », ce qui oblige la MMF à sensibiliser les femmes entre elles plutôt que de faire des revendications au gouvernement.

« Aussi, avant, on avait ce qu’on appelait des féministes d’État, mais maintenant, quand même la ministre de la Condition féminine [Lise Thériault] dit qu’elle n’est pas féministe, on s’inquiète un peu… », déplore-t-elle.

Au retour du Mozambique, ConcertAction femmes Estrie organisera un 5 à 7 pour témoigner des orientations qui guideront les actions de la Marche mondiale des femmes pour les années à venir. Si vous aimeriez être invité, veuillez écrire à direction@concertactionfemmesestrie.org.

 

Source: http://www.lapresse.ca/la-tribune/actualites/201609/25/01-5024215-rencontre-au-mozambique-pour-les-droits-des-femmes.php 

Égalité homme/femme : deux promesses électorales tenues

Les Tables régionales de groupes de femmes et leur Réseau demandent au premier ministre Trudeau d’être proactif

Alma, 25 août 2016 – Conjointement avec le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec, Récif 02 profite de la présence du caucus national du gouvernement libéral à Saguenay pour présenter un bilan provisoire de leur première année au pouvoir en lien avec leurs engagements lors de la campagne électorale. Sur 220 promesses électorales, seulement huit touchaient directement les femmes. Parmi celles-ci: la formation d’un cabinet libéral formé d’un nombre égal de femmes et d’hommes et le lancement d’une enquête publique nationale sur les cas des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées au Canada. Nous reconnaissons que ces deux promesses ont été tenues et que c’est une grande avancée pour les femmes canadiennes.

Le mouvement des femmes a grandement apprécié que le premier ministre Justin Trudeau  proclame sa fierté d’être «féministe» en défendant l’égalité entre les hommes et les femmes à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes et à d’autres moments en cours d’année.

Sans être des engagements électoraux, voici quelques dossiers touchant particulièrement les femmes auxquels le gouvernement fédéral a manifesté une ouverture depuis son arrivée au pouvoir et dont certaines mesures sont déjà mises en place:

  • Allocation canadienne pour enfants : Le gouvernement fédéral a créé une nouvelle allocation canadienne non imposable pour les enfants ce qui représente une avancée importante pour les familles monoparentales selon l’Association des Familles monoparentales et recomposées du Québec.
  • Éducation : Le gouvernement fédéral a instauré un crédit d’impôt sur les fournitures scolaires à l’intention des enseignantEs et des éducateurs-TRICES de la petite enfance, ce qui soutiendra les femmes cheffes de familles monoparentales.
  • Violence faites aux femmes : Le gouvernement fédéral vient tout juste d’annoncer qu’il mettra en place une  Stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe.
  • Discrimination pour les femmes autochtones: Le gouvernement fédéral a entrepris d’éliminer de la Loi sur les Indiens, dont les dispositions dépouillent les femmes autochtones de leur statut lorsqu’elles épousent un non-Autochtone.
  • Programme promotion de la femme : Le gouvernement fédéral est ouvert à l’idée de financer les groupes de femmes en défense collective des droits.
  • Conciliation famille-travail: Le gouvernement fédéral a lancé en mai 2016 une consultation visant à connaître le point de vue des citoyens sur la question de la conciliation travail-famille avant de modifier le Code canadien du Travail.
  • Équité salariale : Le gouvernement fédéral a formé un comité spécial sur l’équité salariale, en élaborant un avis sur un régime fédéral proactif sur l’équité salariale.

Nous attendons avec impatience l’avancement de ces dossiers.

Voici d’autres enjeux que les groupes de femmes jugent extrêmement  préoccupants et auxquels le premier ministre Trudeau devrait porter son attention.

  • Environnement: Les militantes de la Marche mondiale des femmes 2015 veulent être entendues sur les impacts des conditions de vie des femmes concernant les oléoducs.
  • Itinérance : Les investissements des nouveaux fonds dans la Stratégie de partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI) sont inadéquats pour toutes les régions du Québec.
  • Logement : Contrairement à ce que souhaite investir le gouvernement Trudeau, 2.3 milliards d’ici 2018, le FRAPRU estime qu’un investissement d’au moins 2 milliards devrait être fait annuellement.
  • Régimes de pensions du Canada/Femmes ayant des revenus modestes : L’entente pour une amélioration du Régime de pensions du Canada (RPC) signée par les ministres des Finances le 20 juin dernier ne donnera pas grand-chose pour la grande majorité des femmes canadiennes » affirme Mélanie Sarazin, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ).
  • Travail domestique : La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) invite le premier ministre Justin Trudeau à honorer son engagement et à poser un geste concret afin d’améliorer le sort des milliers de travailleuses domestiques qui exercent leur profession dans des conditions extrêmement précaires et qui ne bénéficient pas des mêmes droits que les autres travailleurs et travailleuses au pays.

Tous ces enjeux ont un lien direct avec la pauvreté des femmes et c’est pour ces raisons que notre gouvernement doit s’y investir. « Le Réseau et les 17 Tables de concertation des groupes de femmes du Québec reconnaissent qu’il y a une amélioration dans la volonté du gouvernement actuel à prendre en compte les spécificités des femmes pour atteindre l’égalité. Cependant, « il faut demeurer vigilantes et attendre les résultats tangibles. Les Tables poursuivront leur veille pour défendre les droits et intérêts de toutes les femmes », mentionne Madame Francine Rivest, présidente du Réseau.

Audrée Villeneuve coordonnatrice à Récif 02 et porte-parole du Réseau des Tables, rappelle qu’en 1995, à la suite de l’adoption du Programme d’action de Beijing, le gouvernement du Canada s’est engagé sur la scène internationale à appliquer l’analyse comparative entre les sexes. Cette méthode de gestion oblige les gouvernements à évaluer tout programme, politique, mesure ou loi en fonction de son impact sur les femmes et les hommes. Par le fait même, il doit s’assurer que ses décisions ne soient pas défavorables à l’un ou à l’autre sexe. « Nous comptons sur le gouvernement en place pour  mettre en œuvre des lois, politiques et stratégies favorisant l’égalité pour toutes les femmes et mettant fin à la discrimination systémique qui s’exerce contre elles ».

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Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes,  il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale.

Récif 02 existe depuis mai 1987 et a pour mission la défense des droits et l’amélioration des conditions de vie des femmes. La Table de concertation intervient dans toutes les sphères de la vie sociale, politique, économique et culturelle. Récif 02 rassemble près d’une trentaine de groupes représentant au-delà de 10 000 femmes du Saguenay—Lac-Saint-Jean œuvrant dans divers champs d’action.

Pour information:

Marie-Andrée Gauthier, coordonnatrice
Réseau des Tables
Téléphone : 450-671-5095 Cellulaire : 514-943-7879
info@reseautablesfemmes.qc.ca

Audrée Villeneuve, coordonnatrice
Récif 02
Téléphone : 418 480-8323
audree.villeneuve@recif02.com

Nouvelle coordonnatrice et déménagement pour le Réseau des Tables!

marie-andre-gauthierIl nous fait plaisir de vous annoncer l’embauche de la nouvelle coordonnatrice du Réseau des Tables régionales des groupes de femmes du Québec qui entrera en poste en août prochain. Possédant une Maîtrise en communication sociale et de nombreuses années de militance au sein du milieu féministe, Marie-Andrée Gauthier saura relever les nombreux défis à venir.

 

Déménagement

Veuillez noter les nouvelles coordonnées du Réseau des Tables :

RÉSEAU DES TABLES RÉGIONALES DE GROUPES DE FEMMES DU QUÉBEC
158, rue Charron
Longueuil (Québec) J4R 2K7

(450) 671-5095

info@reseautablesfemmes.qc.ca (ne change pas)

Ces coordonnées seront valides à compter du 1er juillet 2016. Veuillez aussi noter que le bureau du Réseau des tables sera fermé du 1er juillet au 15 août 2016. Un suivi des courriels sera assuré une fois par semaine.

En terminant, nous voulons remercier Blanche Paradis qui nous quitte avec plusieurs années de travail exceptionnel! Bonne retraite Blanche!

La TCMFM et la TCGFL en visite à Manawan!

Séjour avec les femmes Atikamekws réussi! Que de beaux moments de solidarité et de rencontres entre les mauriciennes et ces femmes de cœur. Une amitié est née et permettra la réalisation de projets futurs!

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Viste à Manawan, photo de la TCMFM.

Lancement des actes du Congrès Empreintes de femmes du Réseau des femmes des Laurentides

Saint-Jérôme, 9 mai 2016 – Le Réseau des femmes des Laurentides lance officiellement les actes du congrès régional Empreintes de femmes, disponibles en ligne à l’adresse www.empreintesdefemmes.org.

Oeuvre participative « Empreintes de femmes » de l’artiste Sophie Stella Boivin.

Oeuvre participative « Empreintes de femmes » de l’artiste Sophie Stella Boivin.

Le contenu d’une douzaine d’ateliers thématiques, de conférences-éclairs, d’un portrait statistique sexué des Laurentides, ainsi que le Magazine Empreintes de femmes, un précieux outil de référence, sont maintenant accessibles à toutes et à tous. Archives des communications et des présentations de l’événement, les actes témoignent, en écrits, en vidéos et en photos, de la qualité et de la pertinence du congrès auquel près de 150 personnes ont assisté les 14 et 15 avril 2015 à Tremblant.

Organisé par le Réseau des femmes des Laurentides et ses groupes membres, le congrès fut un moment privilégié pour se ressourcer, s’informer et réfléchir collectivement sur les enjeux actuels en condition féminine. Près d’une vingtaine d’expertes dans leur domaine respectif ont abordé quatre grands volets jugés prioritaires pour la région ; l’autonomie économique des femmes, les femmes et le pouvoir, les violences envers les femmes et la santé des femmes.

« Promouvoir l’expertise d’organisations qui interviennent auprès des femmes dans des domaines variés, leur offrir une tribune et permettre les échanges est essentiel pour trouver des solutions communes qui peuvent favoriser toute la région. On croit souvent à tort que la condition féminine, c’est seulement une affaire de femmes. C’est une vision complètement erronée puisque toute la société souffre des inégalités et des problématiques que vivent les femmes » affirme Vicky Langlais, coordonnatrice du Réseau des femmes des Laurentides.

Lieu de réseautage exceptionnel à l’échelle régionale, ce projet d’envergure a pu voir le jour grâce à la confiance accordée par les partenaires de l’Entente sur l’égalité entre les femmes et les hommes dans les Laurentides 2011-2015. Malheureusement, deux de ces partenaires – la Conférence régionale des élus des Laurentides et le Forum jeunesse Laurentides – ont été abolis dans le lot des compressions gouvernementales. Idem pour l’Entente régionale en égalité qui ne sera pas renouvelée. « Dans ce contexte d’austérité qui défavorise également le milieu communautaire, il est difficile, pour le moment, d’envisager qu’une seconde édition voit le jour, malgré les demandes des congressistes en ce sens. Le milieu doit se mobiliser pour redonner un second souffle à la concertation régionale et au développement de projets en condition féminine », conclut Vicky Langlais.

image002Le Congrès Empreintes de femmes a été retenu comme finaliste au Prix égalité Thérèse Casgrain, édition 2016.

Crée en 1987, le Réseau des femmes des Laurentides est un regroupement régional qui rassemble et représente dix-neuf groupes de femmes de la région des Laurentides. L’organisme travaille avec ses membres à améliorer les conditions de vie des femmes dans une perspective féministe d’égalité entre les sexes et de justice sociale.

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Pour information :
Farah Wikarski – 450-431-1896
www.femmeslaurentides.org

 

UN GROS MERCI! Campagne connaissez-vous la politique Madame la Ministre?

Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes tient à vous remercier d’avoir fait un succès de la campagne Connaissez-vous la politique Madame la Ministre? Vous avez été tout près de 23 000 personnes à vous impliquer d’une façon ou d’une autre dans la campagne. Nous avons pu évaluer que ce sont au moins 1 000 courriels, lettres ou télécopies qui ont été envoyés à la Ministre responsable de la condition féminine. À cela s’ajoute les 800 messages envoyés à la Ministre via notre page Facebook et le fil Tweeter. En tenant compte des messages qui ont pu nous échapper, on peut conclure que la ministre a reçu environ 2 000 messages en lien avec notre campagne.

Nous avons reçu plusieurs commentaires sur les fiches envoyées à la Ministre. La qualité de ces fiches nous a été signalée par des groupes qui s’en sont servi comme outils lors de discussion ou pour publication dans des bulletins. C’est la fiche portant sur les rapports égalitaires et la lutte aux stéréotypes sexuels qui a été la plus populaire, suivie de celle sur l’autonomie économique des femmes et la conciliation famille-travail-études et de celle sur la santé globale.

Nous savons que la Ministre a été sensible à tous ces messages et qu’elle s’active pour dévoiler à l’automne un nouveau plan d’action en matière d’égalité pour toutes les femmes dans le cadre de la politique gouvernementale Pour que l’égalité de droit devienne une égalité de fait. Nous vous invitons à demeurer vigilantes et prêtes à réagir si les annonces qui seront faites à l’automne 2016 ne correspondent pas aux nombreuses préoccupations et propositions que nous avons fait parvenir à la Ministre.

LOGO FÉMINISTES CRÉATRICES D'ÉGALITÉ FINALEn guise d’appréciation pour votre participation à la campagne, Il nous fait plaisir de vous partager notre logo Féministes créatrices d’égalité pour toutes les femmes et nous vous invitons à le porter et le diffuser fièrement.

NB : Ce logo est le fruit d’un travail collectif et a été mis en image grâce à l’habileté de Carole Benjamin de la Table des groupes de femmes de Montréal.